L’été arrive à grands pas et l’envie de partir à la mer se fait ressentir ? Si vous prenez le chemin de la mer (ou de l’océan) pour vos vacances d’été, la plage fera forcément partie de votre quotidien ! Profitez de la plage autrement en vous essayant à l’un de ces sports nautiques. La France dispose de 5 500 km de côtes, de centaines de lacs alpins et d’un réseau fluvial parmi les plus denses d’Europe. Ce patrimoine hydrographique nourrit une offre étendue de sports nautiques et aquatiques : surf atlantique, voile méditerranéenne, kayak de rivière, stand-up paddle sur lac. Chaque discipline répond à un milieu, un niveau et une intensité distincts.
Définitions et distinctions : Sports nautiques et aquatiques
Un sport nautique désigne toute discipline pratiquée à la surface d’un plan d’eau, qu’il s’agisse de la mer, d’un lac ou d’une rivière. Cette définition le distingue du sport aquatique, pratiqué dans l’eau : natation, water-polo, plongée sous-marine. Les deux familles relèvent de fédérations distinctes et de cadres réglementaires différents. En France, les fédérations délégataires nautiques totalisent plus de 500 000 licenciés. La Fédération Française de Voile recense 115 000 adhérents à elle seule. La Fédération Française de Canoë-Kayak compte environ 100 000 licenciés répartis dans plus de 1 000 clubs. Le terme “activité nautique” couvre souvent les deux familles, mais la distinction surface/immersion reste utile pour choisir un club ou une formation adaptée. Les bases nautiques françaises proposent généralement les deux types de disciplines sur un même site, ce qui facilite la découverte progressive.
Classification des grandes familles de pratiques
Les sports nautiques se répartissent en quatre catégories principales selon le mode de propulsion et le type d’embarcation ou de support :
- Glisse : surf, windsurf, kitesurf, bodyboard, foil.
- Voile : dériveur, catamaran, voilier de croisière, régate hauturière.
- Pagaie : kayak, canoë, stand-up paddle, aviron, outrigger.
- Motorisé ou tracté : ski nautique, wakeboard, jet ski, bateau à moteur.
Cette classification correspond aux disciplines reconnues par les fédérations agréées par le ministère des Sports. Elle sert de socle aux diplômes d’État de moniteur nautique et aux niveaux de qualification définis par chaque fédération.
L'univers de la glisse : Surf, bodyboard et variantes
Le surf regroupe 600 000 pratiquants réguliers en France selon la Fédération Française de Surf. Le surf est un sport de glisse dont la pratique nécessite de bonnes conditions de vagues. Les surfeuses et surfeurs pratiquent donc leur discipline sur des spots, c’est-à-dire des plages ou des endroits précis d’une plage où les conditions de vent et de houle sont optimales. Le but de cette discipline est donc de « surfer sur la vague », c’est-à-dire tenir debout sur sa planche de surf tout en glissant sur une vague. Sachez qu’un surfeur qui se tient sur sa planche le pied droit en arrière est dit regular. Le surf se pratique à travers le monde entier, de la Californie à Tahiti en passant par la France. Mais n’oublions pas de citer Hawaï, qui est considéré comme le lieu de naissance du surf. Ce sport fait en effet partie de la culture hawaïenne depuis des temps immémoriaux. Les spots de Lacanau, Hossegor et Biarritz accueillent chaque année des compétitions classées sur le circuit mondial WSL.
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Le bodyboard est un sport de vagues, proche du surf qui se pratique sur une planche plus courte. Ce sport se pratique majoritairement en position allongée (prone) et nécessite de porter une paire de palmes courtes pour faciliter le départ sur la vague. Toutefois, certains bodyboardeurs optent pour d’autres positions comme le dropknee qui consiste à se relever et à poser un genou sur la planche et l’autre pied à plat. Enfin, les plus téméraires pratiquent le stand up, c’est-à-dire la position debout, mais elle est bien plus rare.
Le skimboard, quant à lui, a vu le jour dans les années 1930 aux États-Unis et en Polynésie. Accessible à un plus large public que le surf, il consiste à surfer sur une vague en se lançant de la plage.
Kitesurf, windsurf et innovations à foil
Le kitesurf est également un sport de glisse qui consiste à évoluer sur une planche à la surface de l’eau, tout en étant tracté par un cerf-volant, nommé aile ou voile. Le kitesurfeur est relié à l’aile par un harnais et dispose d’une barre qui lui permet de piloter. Le vent est la condition sine qua non pour la pratique de ce sport. Les plages d’Almanarre, de Leucate et de Beauduc comptent parmi les meilleurs spots de kitesurf de France.
La planche à voile (ou windsurf) est un sport de glisse, mais c’est aussi le nom de l’embarcation à voile utilisée pour la pratique de cette discipline. En l’absence de gouvernail et d’écoutes, c’est donc au véliplanchiste de soulever puis de maintenir le mât et la voile en position active. Les spots les plus fréquentés se situent en Méditerranée, à Leucate et Port-Saint-Louis, et en Bretagne.
Apparu en 2019, le wingfoil est le dernier né des sports de glisse. Il consiste à surfer sur une planche de foil à l’aide d’une aile tenue via un wishbone. Le foil, variante aérienne du surf et du kitesurf, utilise une lame hydrostatique qui soulève la planche au-dessus de la surface. Discipline en forte croissance, elle exige une bonne maîtrise préalable d’une discipline de glisse pour être pratiquée en sécurité. Le fliteboarding est l'un des sports nautiques les plus récents de la Côte d'Azur : surfer sur une planche électrique qui flotte au-dessus de l'eau.
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Sports de pagaie : Stand-up paddle, canoë et kayak
Le stand up paddle, plus communément appelé paddle ou encore SUP, est un sport de glisse nautique. L’objectif est de se tenir debout sur la planche et de se propulser à l’aide d’une pagaie. Cette discipline était autrefois pratiquée par les rois polynésiens. Le stand-up paddle a connu une adoption massive depuis 2015. Une heure de pratique suffit pour maîtriser l’équilibre et les bases de la propulsion debout sur la planche. Une variante fitness, le yoga sur paddle, attire un public orienté bien-être plutôt que performance sportive. Il existe aussi le Paddle Stepper, équipé d’un pédalier et d’un guidon pour un parfait équilibre, rendant la pratique très simple.
Le kayak de rivière se pratique sur des rapides classés de 1 à 6. Les gorges du Verdon, l’Ardèche et les rivières pyrénéennes figurent parmi les sites les plus courus en France. Le kayak de mer offre une pratique contemplative et itinérante le long des côtes et des estuaires. Le wave-ski, aussi appelé kayak de vagues, est à mi-chemin entre le surf et le kayak : assis sur une planche de surf épaisse et muni d’une pagaie, il conjugue sensations de glisse et osmose avec la mer.
Activités motorisées et tractées
Le wakeboard est un sport nautique qui combine les techniques de ski nautique, de surf et de snowboard. Il tient ses origines du skurfing, né en Australie et en Nouvelle-Zélande à la fin des années 1970. Le wakeboardeur, tracté par un bateau à moteur ou un téléski, glisse sur l’eau à l’aide d’une planche. Le téléski nautique se pratique sur un plan d’eau sans bateau à moteur, à l’aide d’un système de traction par câbles.
Le flyboard est un engin à sustentation hydropropulsée, reliée à un jet ski. Le pilote se tient sur une plateforme, les pieds fixés par une paire de bottes. C’est grâce à l’eau sous pression produite par l’hydrojet du jet ski que le pratiquant peut « prendre son envol ». Le seabob, quant à lui, est un engin aquatique à moteur qui se déplace aussi bien sur l’eau que sous l’eau, permettant de se déplacer à des vitesses impressionnantes.
Le jet ski nécessite le permis mer côtier pour circuler au-delà des zones côtières réglementées. Enfin, des activités ludiques comme la banane tractée, consistant à rebondir sur les vagues derrière un hors-bord, restent des classiques sur les plages touristiques.
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