Le DROP 26, initialement désigné sous le nom de CHALLENGE 30 (bien qu'il s'agisse techniquement d'un 26 pieds "jupé"), représente une figure emblématique dans le monde des trimarans transportables. Fruit du travail de conception de Patrick Gaudry, répondant à un cahier des charges rigoureux défini par Samuel Boudon de Naval Force 3, ce bateau s'impose comme une plateforme d'une pertinence rare. Sa construction est superbe, caractérisée par des volumes de flotteurs modernes et rassurants qui confèrent à l'ensemble une silhouette équilibrée et efficace.
Une habitabilité surprenante et des capacités de navigation
Doté d’une habitabilité à peine croyable pour la taille, le DROP affiche aussi des performances insolentes si on ne le charge pas trop. Il est conçu pour être un véritable découvreur d’estran et de régions maritimes de charme, offrant à ses propriétaires la liberté d'économiser la place de port pour investir dans de vraies randonnées croisière. La polyvalence en sécurité sur trimaran est l'un des piliers qui pousse les passionnés vers cette unité. Pour ceux qui ont eu la chance d'essayer cette machine, l'expérience est marquante : la vitesse, l’impression de voler, les accélérations et les virages de bord ou empanages si rapides marquent les esprits. Naviguer sur un tel bolide des mers, c’est s’offrir le souvenir inoubliable d’avoir parcouru la mer en la survolant, tout en ayant la capacité de battre des records de vitesse personnels.
Équipement et configuration technique
L'unité est particulièrement complète, bénéficiant de nombreuses options récentes facilitant la vie à bord et la gestion des manœuvres : chauffage air pulsé, pilotes, rail et coulisseaux Frederiksen sur le mât, bout dehors télescopique, radar et détecteur de radars. Le jeu de voiles est à la hauteur de ses prétentions de performance, composé de Trilam et Black Technora, incluant un code 0, un génaker, une grand-voile, une trinquette et un tourmentin.
Concernant les spécificités de ce modèle, il est aménagé comme un Challenge, dispose d'une delphinière et d'une baille à mouillage à l'avant. Sa dérive basculante est un atout majeur, étant particulièrement efficace pour l'exploration de lagons peu profonds. Cependant, chaque acquisition d'occasion peut révéler des points d'attention nécessaires à la fiabilisation du navire.
Optimisation et entretien technique du trimaran
Lors d'un essai en mer, des points faibles au niveau de l'accastillage peuvent se révéler, comme une manille de poulie de grand-voile ayant lâché. Il est donc crucial d'inspecter l'intégralité du circuit de manœuvre. Un point technique spécifique sur le gréement interroge les nouveaux propriétaires : les galhaubans de mât viennent au contact des haubans. Bien que le pied de mât semble bien positionné, cette géométrie donne l'impression que le mât est trop en avant. À la longue, ce contact risque d'user prématurément les haubans. Si l'ajout d'un croisillon en caoutchouc pour éviter le contact direct est une idée souvent envisagée, il est essentiel de vérifier si ce phénomène ne découle pas d'un réglage de tension ou d'une position de mât non optimale.
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Par ailleurs, l'intégrité structurelle des flotteurs demande une attention particulière. Les trois parois d'étanchéité des flotteurs sont ouvertes, et celle dans laquelle les cadènes de haubans sont prises nécessite des travaux de réfection ou de renforcement. Ces interventions doivent être menées avec soin pour garantir la rigidité et la sécurité de l'ensemble. Enfin, pour les propriétaires souhaitant effectuer des mises à jour, la gestion de l'autonomie en eau (absence de réservoir) et le remplacement du moteur sont des chantiers courants sur ces unités après quelques années de service.
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