Le Bénéteau Oceanis 393 Clipper est un voilier de croisière polyvalent et confortable, conçu pour offrir une expérience de navigation exceptionnelle. Apprécié pour son design élégant et ses lignes classiques, il a marqué les années 2000 comme l'un des grands succès du chantier Bénéteau. Ce croiseur de 11 mètres s’avère un très bon voilier de croisière, capable de répondre aux attentes des navigateurs en quête de confort et de performances équilibrées.
Un Succès Notoire de la Plaisance Moderne
Le Bénéteau Oceanis 393 est un voilier de croisière habitable conçu par le chantier naval français Bénéteau entre 2001 et 2006. Ce voilier quillard gréé en tête, dessiné par l’architecte naval Berret-Racoupeau, a connu un succès commercial certain. Ce succès est principalement attribué à ses qualités marines indéniables, à son confort tant en mer qu'au port, et à son habitabilité remarquable. Lancé en 2001, l’Oceanis 393 a rapidement séduit les plaisanciers par ses performances et son confort. La version finale, produite en 2006, est généralement considérée comme la plus aboutie, intégrant les améliorations issues des retours d'expérience. Le cabinet d’architecte Berret-Racoupeau, en collaboration avec le chantier Bénéteau, a créé un bateau de plaisance très accessible par sa taille et par sa facilité dans les manœuvres. Tout a été pensé pour rendre la vie à bord agréable.
Design et Qualités Marines Incontestées
Le Bénéteau Océanis Clipper 393 incarne un mariage harmonieux entre confort et performance. Avec son design élégant et ses lignes gracieuses, ce voilier offre une esthétique classique et fonctionnelle. Le pont spacieux est conçu pour une navigation aisée, avec un cockpit accueillant et des zones de détente bien agencées. L’Oceanis 393 est un voilier stable et performant, même avec un équipage réduit. Il est facile à manœuvrer et offre une navigation douce et confortable, ce qui en fait un compagnon idéal pour la croisière côtière et hauturière.
La stabilité de l'Oceanis Clipper 393 en mer est l'une de ses caractéristiques les plus appréciées par les navigateurs. Grâce à sa conception équilibrée et à son dessinateur, l'architecte naval Jean Berret, ce voilier offre un comportement marin exemplaire. Sa coque à franc-bord élevé et son tirant d'eau optimisé lui permettent de naviguer en toute confiance, même par mer agitée. Cette structure robuste minimise les gîtes excessifs, limitant ainsi les éclaboussures dans le cockpit et assurant un confort au quotidien à bord. Il tient bien le gros temps et la mer formée, et son franc-bord élevé évite de trop mouiller dans le cockpit. Que ce soit lors d'une navigation tranquille ou face à des vents capricieux, les plaisanciers peuvent compter sur la sécurité et la fiabilité de l'Oceanis 393, faisant de chaque sortie en mer une expérience sereine et agréable. Certains propriétaires ont remarqué qu'il est puissant dans les vagues et rassurant. Il est également très stable de route et agréable à barrer. Un propriétaire a même affirmé pouvoir lâcher la barre pour aller faire un réglage au piano sans mettre le pilote, car le bateau ne bouge pas, une fois bien réglé.
Concernant les performances sous voiles, le Bénéteau Oceanis 393, avec une carène fluide et un plan de voilure équilibré, allie brillamment performance marine et confort. Cependant, certains retours soulignent que dès 14-15 nœuds réels au près, et suivant les conditions de mer, un ris direct est souvent nécessaire, car le bateau, côté vitesse, n'aime pas être trop gîté et a tendance à vite passer sur sa barre. Il est donc souvent utile d'anticiper les réductions de voilure, une caractéristique partagée par de nombreux bateaux de cette époque. Il existe également une version "performance" du 393, dont la principale différence est d'avoir un mât un peu plus grand, de l'ordre de 50 cm, et donc des voiles plus grandes. L'avantage de cette version est jugé comme étant principalement dans le petit temps, bien que cet avantage doive être nuancé. Il aurait été intéressant, selon certains, que le chantier augmente le tirant d'eau d'environ 20 cm ou lui fasse une quille avec plus de poids dans le bas afin de le rendre plus raide à la toile.
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Confort et Habitabilité : Un Intérieur Pensé pour la Vie à Bord
L’intérieur du voilier reflète un souci du détail, offrant un espace de vie lumineux et aéré grâce à de grandes ouvertures et des finitions de qualité. Les cabines sont bien agencées pour assurer un confort optimal aux occupants, tandis que le salon offre un espace convivial. L’Oceanis 393 dispose généralement de 3 cabines doubles et de 2 salles de bain, ce qui lui permet d’accueillir confortablement jusqu’à 8 personnes. Le carré est spacieux et lumineux, avec une cuisine bien équipée et une table à manger pouvant accueillir 8 personnes. L'intérieur du modèle Oceanis Clipper 393 se distingue par un agencement réfléchi qui maximise le confort et l'habitabilité. La cuisine, souvent conçue en U, offre une surface de travail généreuse, facilitant la préparation des repas en mer. Équipée de nombreux rangements, elle permet de maintenir l'ordre à bord, tout en offrant un accès facile aux ustensiles et provisions. Les espaces de rangement sont judicieusement dispersés dans tout le bateau, permettant à chaque occupant de trouver facilement ses effets personnels tout en profitant d'un cadre lumineux et accueillant grâce à ses larges fenêtres, qui filtrent la lumière naturelle et offrent une vue imprenable sur l'horizon maritime. L’espace intérieur de l’Océanis 393 est merveilleusement éclairé par plusieurs panneaux et hublots ouverts sur l’extérieur. L’espace est parfaitement optimisé et offre des volumes intéressants. Le carré en U est confortable et le coin cuisine fonctionnel.
Certains propriétaires apprécient particulièrement la configuration à deux cabines, la trouvant plus spacieuse que le 411 et beaucoup plus lumineuse grâce aux hublots zénithaux. Dans cette configuration, on bénéficie d'une immense cuisine en U, située en bas de la descente, ainsi que d'un grand placard en face du carré. Le coffre de cockpit est également immense, jugé indispensable pour caser tout le matériel et les joujoux du bord, tels que spi, TMT, pièces de rechange moteur, matériel de carénage, matériel de plongée, vélos pliants, canoë-kayak gonflable, jouets de baignade, et moteur d'annexe. La menuiserie en merisier est souvent citée comme étant superbe et vieillissant très bien. Pour certains, cette version offre des rangements et un espace habitable supérieurs à ceux de bateaux plus grands, autour de 42/43 pieds. Cependant, l'existence de deux cabinets de toilette, bien que perçue comme un avantage par certains pour des équipages nombreux, est considérée comme un reproche par d'autres qui auraient préféré un seul pour permettre l'aménagement d'un lit breton.
Le Bénéteau Océanis 393 sur le Marché de l'Occasion : Points à Considérer
Lors de l'acquisition d'un Bénéteau Oceanis 393 Clipper d'occasion, plusieurs aspects méritent une attention particulière. Premièrement, il est recommandé de faire réaliser une expertise avant l'achat final, notamment pour vérifier l'état de la coque et la présence éventuelle d'osmose. De nombreux 393 ont été d'anciens voiliers de location. Cela n'en fait pas de mauvais bateaux pour autant, mais les niveaux de finition (charter vs cruiser) ne sont pas les mêmes, ce qui peut être un détail ou non. Il est crucial d'intégrer le coût du remplacement des éléments passés ou arrivés en fin de vie, tels que les voiles, la survie, ou le pilote automatique, s'ils n'ont pas déjà été remplacés ou révisés, dans le coût total d'acquisition. Les voiles d'origine en Dacron, par exemple, peuvent être très fatiguées au bout de 8 saisons. En 2012, une grand-voile et un génois sur enrouleur en mylar taffetas pouvaient coûter environ 8 749 € TTC.
Concernant le tirant d'eau, il existe des versions PTE (petit tirant d'eau) et GTE (grand tirant d'eau). Certains conseillent d'éviter les versions PTE, les trouvant moins confortables en mer et estimant que le gain en tirant d'eau reste faible, ne changeant pas grand-chose à moins que la place de port ne pose un problème spécifique. Le modèle standard (non "Performance") est souvent considéré comme n'ayant aucune tendance à passer par-dessus la barre, contrairement à certaines observations faites sur les versions plus orientées performance. Enfin, il est important de bien s'assurer d'avoir une place de port sur le long terme, ou d'avoir un plan de navigation plus éloigné géographiquement. Un Bénéteau Oceanis 393, même un modèle de 2001, peut paraître vraiment neuf intérieurement si bien entretenu, notamment grâce à la qualité de sa menuiserie.
Manœuvrabilité et Équipements Spécifiques : Le Débat du Propulseur d'Étrave et du Gennaker
La manœuvrabilité du Bénéteau Oceanis 393, bien que jugée facile par la majorité des utilisateurs, fait l'objet de discussions concernant l'utilité de certains équipements, notamment le propulseur d'étrave. Le voilier est parfaitement adapté pour des navigations en équipage réduit, doté d’un système de barre ergonomique et de dispositifs de réduction de voilure simplifiés, rendant les manœuvres aisées et plus sûres.
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Cependant, sa prise au vent, due à son franc-bord élevé, peut rendre les manœuvres de port un peu plus délicates, voire "rock-n-roll". Dans ce contexte, la question de l'indispensabilité du propulseur d'étrave est fréquemment soulevée. Pour certains, particulièrement ceux qui naviguent en Méditerranée, le propulseur est pratiquement indispensable. Ils soulignent le fardage du bateau et la configuration de certains ports, parfois minuscules (3, 4 ou 10 places seulement), où l'espace pour manœuvrer est très limité. La capacité à virer sur place dans la longueur du bateau devient alors cruciale, et le propulseur s'avère indispensable pour cela. De plus, le couple de l'hélice d'origine du 393 est décrit comme très fort, faisant venir l'avant du bateau en grand à droite en reculant, un effet que le propulseur permet de bien corriger. Pour ceux qui envisagent une navigation en Méditerranée, où il faut parfois rentrer directement en marche arrière dans le port, le propulseur est également très utile en cas de vent. L'installation d'un propulseur par un professionnel peut représenter un coût significatif, estimé entre 5 000 € et 8 000 €.
À l'inverse, d'autres propriétaires, naviguant par exemple sur la façade Atlantique, estiment que le propulseur d'étrave n'est pas indispensable. Ils expliquent qu'à force de faire des manœuvres, on apprend à connaître les réactions du bateau et à se servir du pas de l'hélice en marche arrière en s'aidant du vent, même dans de petits espaces. Ils suggèrent même de s'entraîner en eaux libres avec une bouée comme repère. L'utilisation d'un ouvrage spécialisé sur la manœuvre au moteur est également recommandée pour ceux qui souhaitent perfectionner leurs compétences sans propulseur.
Concernant le gennaker, son utilisation sur enrouleur est décrite comme un véritable plaisir et un retardateur de la mise en route du moteur, offrant des performances améliorées dans le petit temps. Cependant, certains estiment que, avec le gréement performance, le gennaker peut paraître superflu dans des conditions de petit temps, suggérant que la risée du moteur Yanmar est déjà très efficace.
L'Expérience des Propriétaires : Retours et Appréciations
Les propriétaires et utilisateurs de l’Oceanis 393 sont généralement très satisfaits de leur bateau. Ils apprécient ses qualités marines, son confort, son habitabilité et sa fiabilité. C'est un excellent voilier de croisière qui offre un excellent rapport qualité-prix. Un propriétaire heureux confirme que c'est un excellent bateau dans tous les cas d'utilisation, le décrivant comme stable en navigation, avec peu de gîte (même avec 18 nœuds de vent et toute la toile hissée, sans mettre les chandeliers dans l'eau), et offrant un grand confort au mouillage. Il note que, en navigation et en fonction de l'allure, le lit de la cabine avant peut ne pas être utilisable. Malgré cela, il réalise les mêmes moyennes qu'auparavant avec des bateaux plus ou moins performants. Pour lui, le Bénéteau Océanis Clipper 393 offre une promesse de plaisir et de sérénité à chaque sortie.
Le bateau vieillit bien et son isolation est jugée tout à fait correcte. Certains, ayant parcouru environ 13 000 milles, n'ont signalé aucun problème de coque, de pont ou de boiseries. La capacité de ce modèle à être manœuvré facilement le rend attrayant pour des projets de voyage en équipage réduit, comme un tour de l'Atlantique à deux. Le bateau est loué pour sa luminosité, sa superbe aération (particulièrement importante en été en Méditerranée), sa fiabilité et sa capacité à bien marcher.
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