L'histoire de Sodebo dans le monde de la voile est une épopée jalonnée d'ambition et d'innovation, une entreprise de longue date investie dans le sponsoring voile. Cette aventure maritime a débuté de manière significative en 1997, marquant les premiers pas de la marque aux côtés de Raphaël Dinelli, alors skipper d'un IMOCA 60. Ce partenariat initial a rapidement évolué. Très rapidement après une transatlantique particulièrement exigeante, la collaboration avec Raphaël Dinelli prit fin, et c'est Thomas Coville, figure emblématique de la course au large, qui prit le relais à la barre des voiliers Sodebo. Cette transition a posé les bases d'une relation durable et fructueuse, orientée vers la performance et la conquête des océans.
L'Évolution du Projet : Du Circuit ORMA aux Records en Solitaire
Après une période intense passée sur le circuit des trimarans ORMA, une décision stratégique majeure fut prise concernant l'orientation future du projet nautique de Sodebo. Il fut décidé que Thomas Coville, en tant que marin d'exception, s'orienterait résolument vers la quête et l'établissement de records en solitaire autour du globe. Cette nouvelle ambition nécessitait un outil à la hauteur de ces défis colossaux. C'est dans ce contexte qu'un maxi trimaran d'une envergure inédite fut mis en chantier. La construction de cette bête de course fut confiée au chantier BoatSpeed, situé à l'autre bout de la planète, en Australie, soulignant l'ampleur internationale de ce projet. De ces plans audacieux, signés par des architectes navals de renom tels que Nigel Irens et Benoit Cabaret, allaient sortir des machines de course exceptionnelles. La preuve de la qualité de cette conception réside dans le fait que deux sister ships furent également construits sur la même base, à savoir les célèbres IDEC et Majan Oman Air, témoignant de la pertinence et de l'efficacité du design original.
Le parcours de ce premier maxi trimaran fut immédiatement semé d'épreuves et de remises en question techniques. Le bateau fut contraint d'entrer en chantier à Cap Town, en Afrique du Sud, une étape inévitable pour réparer une avarie cruciale au niveau de sa crash box, un élément essentiel de sa structure et de sa sécurité. Une fois ces réparations vitales effectuées, le trimaran reprit sa course vers les objectifs fixés. Le bateau rejoignit New-York, point de départ d'une tentative ambitieuse de record de l'Atlantique Nord en solitaire, une performance emblématique de vitesse et de résistance en mer. Ces défis exigeaient des ajustements et des optimisations continues.
Optimisations et Préparations pour la Compétition
Après cette tentative, le bateau fut de nouveau mis en chantier, cette fois pour une remise à neuf complète et une optimisation approfondie. Ces travaux eurent lieu durant l'hiver 2009, préparant le trimaran aux futures échéances. L'hiver suivant marqua une nouvelle phase d'améliorations significatives. Le bateau fut de nouveau optimisé, intégrant des avancées technologiques majeures pour l'époque : des foils furent ajoutés aux flotteurs, transformant considérablement la dynamique et la performance du navire. Toutes les ressources et l'ingénierie disponibles furent mises en œuvre dans un objectif précis : remporter la prestigieuse Route du Rhum, une course légendaire qui comprend trois traversées transatlantiques au programme des marins, le tout avant un dernier chantier de finalisation pour peaufiner chaque détail.
L'année 2011 fut le théâtre d'une nouvelle tentative de record sur le difficile Tour du Monde en solitaire. Le tour fut bouclé avec succès, mais, malgré les efforts et les optimisations, le record visé ne fut pas battu cette fois-ci, soulignant la difficulté extrême de cet exploit. Les années suivantes furent consacrées à la conquête d'autres performances. En 2012, le trimaran participa et réalisa divers records notables en Manche et en Méditerranée, démontrant sa polyvalence et sa capacité à exceller dans différentes conditions maritimes.
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La Quête d'un Nouveau Trimaran pour la Route du Rhum 2014
L'année 2012 marqua également le début d'une nouvelle ambition majeure pour Thomas Coville et Sodebo : la Route du Rhum 2014 était déjà en ligne de mire, représentant un objectif majeur pour l'équipe. Dans cette perspective, une démarche fut entreprise pour essayer de racheter le dernier vainqueur de cette course emblématique, Groupama 3. L'affaire était quasiment conclue, mais, à la dernière minute, le célèbre trimaran fut finalement repris par la Banque Populaire, laissant Sodebo face à un nouveau défi. Le temps et le budget nécessaires n'étant pas suffisants pour lancer la construction d'un nouveau maxi trimaran à partir de zéro dans un délai si court, une solution alternative fut recherchée. L'équipe décida alors de rentrer en contact avec Olivier de Kersauson, une figure légendaire de la course au large, dans l'optique de racheter son mythique trimaran Geronimo. Ce bateau emblématique était alors à quai à Brest depuis six ans, attendant une nouvelle vie.
Pendant ce temps, pour l'ancien bateau de Sodebo, désormais connu sous le nom de Sodeb'O ou Actual, ce fut le désarmement. Le trimaran fut stocké sur le parking de Multiplast à Vannes, en attente de sa prochaine affectation. Les mois de janvier et mars 2015 virent le bateau immobile sur le terre-plein du chantier Multiplast, marquant une période de transition. Le 9 juillet, une information d'importance capitale fut confirmée officiellement, suscitant l'excitation dans le monde de la voile : le bateau allait subir un chantier d'envergure et participerait à la prestigieuse Transat Jacques Vabre, offrant ainsi une nouvelle opportunité de briller en compétition.
La Renaissance et les Défis du Trimaran "Actual"
À la mi-août, le bateau était toujours à Vannes, son apparence commençant à se transformer tandis que la nouvelle décoration était appliquée sur ses imposantes coques et flotteurs. Le 10 septembre, le projet dans son ensemble fut présenté à la presse, révélant les ambitions et les détails du renouveau du trimaran. La remise à l'eau de la machine était alors prévue aux alentours du 25 du même mois, marquant un moment clé avant le retour à la compétition.
La première course de ce nouveau chapitre eut lieu le 25 octobre, avec le départ de la Transat Jacques Vabre. Malheureusement, après près de cinq jours de course intense et exigeante, et alors qu'il se trouvait déjà à plus de 700 milles nautiques des deux leaders, le trimaran "Actual" fut contraint d'abandonner. L'équipage évita de justesse le démâtage, mais les avaries subies rendirent la poursuite de la course impossible, constituant un revers cuisant pour l'équipe.
Le trimaran fit son retour à La Trinité sur Mer huit jours plus tard, où les réparations nécessaires furent entreprises avec célérité et professionnalisme. Une fois les avaries résolues, une première sortie d'entraînement fut organisée le 10 novembre, permettant à l'équipage de reprendre ses marques. Une seconde sortie eut lieu le 24 novembre, consolidant la préparation du bateau et de l'équipage. Plusieurs autres sorties d'entraînement eurent lieu, notamment une session mémorable avec des pilotes des 24 heures du Mans le 15 décembre, témoignant de l'ouverture et de l'intérêt porté à l'innovation et au partage d'expérience.
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Le 8 janvier 2016, le bateau entreprit l'aller-retour vers Lorient, une manœuvre spécifiquement destinée à être démâté pour les besoins d'un nouveau chantier. S'ensuivit un chantier à flot, où des améliorations techniques significatives furent apportées. Toute l'électronique de bord fut remplacée pour s'aligner sur les dernières innovations technologiques, garantissant une navigation plus performante et plus sûre. Les vérins hydrauliques du système de bascule du mât furent démontés, une décision stratégique permettant un gain de poids considérable, estimé à 150 kg. Pour la saison 2016, le mât serait désormais fixe, simplifiant certains aspects de la manœuvre mais impactant également la stratégie de navigation.
Fin février, le trimaran reprit la direction de Vannes et du chantier Multiplast, où il fut sorti de l'eau et positionné sur le terre-plein du chantier pour des travaux plus importants. Au programme de ce nouveau passage au sec, un peu de décoration pour rafraîchir son aspect, mais surtout la réparation impérative d'une cloison située à l'intérieur du flotteur tribord, assurant ainsi l'intégrité structurelle du navire.
Performances, Projets et un Tragique Épisode
Après avoir participé à la Transat Anglaise et passé quelques jours à New-York, l'équipe, à l'exception d'Yves Le Blévec, reprit la mer pour un long convoyage en direction de La Trinité sur Mer, son port d'attache privilégié. Le bateau s'engagea alors dans une série d'activités, participant à quelques sorties de Relations Publiques (RP) ou d'entraînements intenses au large de Quiberon, mettant en valeur ses capacités. Il s'imposa notamment sur les Voiles de la Baie et décrocha le record SNSM, démontrant sa compétitivité. Par la suite, le trimaran gagna Brest pour prendre part à la grande parade de Brest 2016, un événement nautique majeur. Il enchaîna ensuite avec la Drheam Cup et le Trophée Prince de Bretagne pour d'autres actions de Relations Publiques, contribuant à la visibilité de l'équipe et de ses partenaires. Le trimaran rejoignit aussitôt son port d'attache de La Trinité sur Mer, sitôt le trophée terminé, montrant l'efficacité de sa logistique. Fin août, le cap fut mis vers la Méditerranée pour des opérations de Relations Publiques au large de Marseille, élargissant son rayonnement géographique.
Durant le mois d'octobre, une nouvelle phase de préparation fut lancée. Les voiles, la dérive, les foils, les safrans et la bôme furent démontés, marquant le début d'un nouveau cycle d'entretien et d'optimisation. Le 27 octobre, le bateau fut convoyé jusqu'à la cale de St Philibert pour y entrer en chantier, signe d'une préparation approfondie pour les défis à venir. Le 11 avril (de l'année suivante), "Actual" retrouva l'eau, puis se dirigea dès le lendemain vers Lorient au moteur afin de récupérer son nouveau mât, une composante essentielle de sa performance. Au retour de New-York, après une 4ème place honorable et un long convoyage, "Actual" ne resta que 24 heures au ponton à La Trinité, avant de rejoindre Lorient pour y laisser son mât chez son constructeur, en vue de futurs ajustements ou remplacements. Fin août, "Actual" retrouva son mât, et les sorties d'entraînements reprirent, avec les derniers détails étant réglés tout au long du mois, garantissant une préparation méticuleuse. Début octobre, le trimaran semblait fin prêt à affronter les plus grands défis.
L'histoire de ce bateau connut malheureusement un épilogue dramatique. Après 19 jours de mer intense, "Actual" passa le Cap Horn le 14 décembre à 1 h 24, un moment symbolique pour tout marin. Mais quelques heures plus tard, à 4 h 20 dans la nuit, heure française, Yves Le Blévec, le skipper, déclencha ses balises de détresse. Le message était alarmant : le trimaran avait subi un bras cassé et avait chaviré dans les eaux redoutables du grand sud. Le skipper fut heureusement hélitreuillé par la Marine Nationale Chillienne, puis déposé en sécurité à terre, mettant fin à cette aventure dans des circonstances dramatiques.
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L'Analyse Post-Chavirage et la Genèse d'un Nouveau Projet
Après cet événement majeur, le trimaran, l'ancien Sodebo Ultim, se retrouva à Lorient. L'équipage venait à peine de quitter le bord que le trimaran entamait déjà une nouvelle phase de sa vie, celle de l'analyse détaillée et du chantier de récupération et d'évaluation. À première vue, le bateau surprit les observateurs par son état général, jugé remarquable compte tenu des circonstances extrêmes. Les coques, les bras et la plateforme montraient étonnamment peu de stigmates visibles, malgré une navigation longue et soutenue dans des conditions difficiles. Il n'y avait pas de structure fatiguée apparente et aucune réparation lourde en urgence ne semblait avoir été nécessaire. Ce point est loin d'être anecdotique, car il témoigne de la robustesse intrinsèque de la conception et de la construction du navire. Sur un trimaran de cette taille, un safran endommagé peut très rapidement devenir critique pour l'équilibre général du bateau et son contrôle directionnel. Le fait qu'il soit resté en position jusqu'à l'arrivée de l'équipage et des secours témoigne de la solidité de ses équipements et de leur capacité à résister aux contraintes les plus intenses, offrant des enseignements précieux pour les futurs développements.
L'Avènement du Sodebo Ultim 3 : Une Révolution Technologique et Ergonomique
C'est sur cette toile de fond d'expériences riches, de succès et de défis surmontés que s'inscrit la naissance d'une nouvelle ère pour Thomas Coville et Sodebo. Le Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville vient d’être mis à l’eau ce lundi après-midi à Vannes, marquant un jalon important dans l'histoire de la course au large. Cette opération s'est déroulée face au chantier Multiplast d’où le trimaran était sorti le 2 mars, fruit de mois de travail acharné. Immédiatement après sa mise à l'eau, le Sodebo Ultim 3 a été mâté, une étape cruciale pour sa configuration de navigation. Il est ensuite parti vers 18h, propulsé par son moteur et assisté par des semi-rigides, en direction de La Trinité-sur-Mer, son nouveau port d'attache.
La scène de la mise à l'eau à Vannes fut un spectacle impressionnant, empreint de la magie des grands événements nautiques. C'était un lundi, aux alentours de 15h30, au fond du golfe du Morbihan. Le ciel était gris et une pluie fine tombait, ajoutant une atmosphère particulière à l'événement. Au bout des trois élingues robustes d’une grue géante, le Sodebo 3, l’Ultim de Thomas Coville, était suspendu avec majesté, à une vingtaine de mètres dans les airs. C'était un instant véritablement magique, où l'ingénierie et l'ambition humaine se rencontraient. Thomas Coville lui-même, accompagné de deux de ses équipiers, se tenait sur le pont du trimaran géant. Sur cette machine aux proportions gargantuesques, ils apparaissaient comme de minuscules Lilliputiens, perdus sur un engin long de 32 mètres sur 23 mètres de large. Pour donner une idée plus concrète de cette immensité, la surface en pont équivaut à celle de quatre courts de tennis ! Le mât, une colonne imposante de 35 mètres de long, rejoindra sa platine sur le trimaran environ deux heures plus tard, achevant l'assemblage essentiel de ce géant des mers. Au moment où le Sodebo 3 toucha l’eau, son brion, la pointe avant de sa coque centrale, se trouvait à dix centimètres de la surface, comme prévu par les architectes. L’engin était donc parfaitement "dans ses lignes", une preuve de la précision de sa conception et de sa construction. La centaine de personnes venues assister à cette mise à l’eau, malgré le temps maussade, manifesta sa joie par des applaudissements nourris, saluant le travail accompli. C'est Thomas Coville lui-même qui dirigea la manœuvre délicate de la mise à l’eau, supervisant chaque étape avec l'expérience et la précision d'un maître.
Innovations Architecturales et Gains de Performance Attendus
Appartenant à la prestigieuse Classe 32/23, celle des Ultims, le trimaran a certes été conçu comme un patchwork ingénieux, s'appuyant sur la base de moules existants pour optimiser les coûts et les délais. Cependant, et c'est là l'une des grandes surprises de ce projet, jusqu’au dernier moment, à la sortie du chantier le 2 mars dernier, Thomas Coville avait réussi à cacher une petite révolution architecturale qui allait marquer les esprits : cette nacelle, qui abrite le poste de pilotage et l'essentiel de l'électronique, n’est plus située à l’arrière du mât comme traditionnellement, mais bien à l’avant cette fois. Cette inversion est une audace de conception. Thomas Coville a clairement exprimé la philosophie derrière cette approche : « Pour progresser, il faut savoir sortir des zones de confort. » Il a ajouté, avec une humilité propre aux grands navigateurs confrontés à l'inconnu : « Avec ce concept nouveau, nous avons accepté de ne pas tout savoir. La marge d’inconnu est grande mais en touchant l’eau, enfin notre concept ne sera plus une vue de l’esprit. Et dès le mât en place, nous partons. »
Le programme pour les semaines à venir est clair et ambitieux. Le skipper précise que : « Il est trop tôt pour quantifier les gains que nous espérons. Dès la fin des tests à La Trinité, nous partirons naviguer pour valider notre projet. » Le bateau est véritablement "bourré de capteurs", une véritable mine d'informations sera collectée, car "tout sera calculé, mesuré, quantifié" avec la plus grande précision. Le skipper a conclu en soulignant ce qui était déjà certain concernant le programme du bateau : « Ce que nous savons déjà, c’est le programme du bateau : Pour les semaines à venir, des navigations pour tout valider avec le team des concepteurs. Et une grande traversée sans doute. » Ces phases intensives de tests et de validation sont cruciales pour affiner les réglages et comprendre pleinement le comportement de cette nouvelle machine.
En termes de gains espérés, les inventeurs et architectes de ce concept novateur ont prévu des avantages significatifs. L’avancement de 7 mètres de la nacelle, combiné au recul corrélatif du mât, permettra concrètement de baisser le centre de gravité de l'ensemble du trimaran. Cette modification majeure est également censée améliorer le centrage des poids, des facteurs essentiels pour la stabilité, la performance et la capacité du bateau à affronter les conditions extrêmes en haute mer. Le recul du mât derrière la "zone vie" à l'avant est une autre conséquence directe de ce repositionnement de la nacelle. Cette configuration permettra d’autre part à la bôme de raser le pont, une approche que l'on peut retrouver sur des bateaux de haute performance comme ceux de la Coupe de l’America et les actuels F50 du Sail GP. En rasant le pont, cette bôme favorisera ainsi un "effet de plaque" aérodynamique, réduisant la traînée et augmentant l'efficacité globale sous voile.
Yann Penfornis, le directeur général du chantier Multiplast, a partagé son point de vue sur le processus de construction et de conception. Il explique que : « Technologiquement, ce projet ne nous a finalement pas posé de problèmes insolubles », témoignant de l'expertise et de la capacité d'innovation de son équipe. Malgré le déroulement sans accroc de la mise à l'eau du Sodebo Ultim 3, Yann Penfornis a exprimé sa prudence professionnelle, indiquant qu’il allait "rester attentif quelques jours encore". Il a précisé les conditions de validation définitive : « Pour nous, tout sera OK quand le bateau aura réussi les tests de tensions. Le mât est en place, le bateau a touché l'eau. Beau boulot ! »
Le processus de conception a été d'une rigueur exemplaire, où "le tout a évidemment été calculé et simulé plutôt cent fois qu’une". Cependant, comme c'est souvent le cas pour les bateaux en général, et encore plus pour les prototypes en particulier, la réalité de l'eau peut toujours réserver des surprises. Ainsi, "tant qu’on n’a pas expérimenté « en vrai » sur l’eau…", une part d'incertitude demeure. Reste que pour le moment, tout se déroule comme sur du papier à musique, attestant du succès initial de l'ingénierie et de la préparation. Propulsé par deux gros semi-rigides, le nouveau trimaran géant a quitté Vannes avec fluidité et puissance. Il s’en est allé à travers le golfe du Morbihan, les amarres ayant été larguées vers 18h10, entamant sa première navigation significative.