Le Maxi Trimaran Ultim MACSF : Au Cœur du Défi de Guirec Soudée et de son Tour du Monde à l'Envers

Le monde de la course au large est jalonné de défis extraordinaires, mais rares sont ceux qui captivent l'imagination autant qu'une circumnavigation en solitaire et sans escale. Parmi ces aventures audacieuses, la tentative de record du tour du monde à l'envers, entreprise par Guirec Soudée à bord de l'impressionnant maxi trimaran Ultim MACSF, se distingue par son ambition et les conditions extrêmes qu'elle impose. Ce périple, loin des routes maritimes conventionnelles, représente une épreuve de résilience humaine et de performance technologique, où chaque décision, chaque manœuvre, est dictée par la mer et les vents contraires. Ce projet est soutenu par la MACSF, un partenaire dont l'engagement résonne avec les valeurs de persévérance et d'excellence incarnées par ce marin d'exception.

Un Défi Maritime Hors Normes : Le Tour du Monde à Contre-Courant

Le concept de tour du monde à l'envers est, en soi, une déclaration de courage et une quête de l'inédit dans l'univers de la voile. Guirec Soudée s’engage dans l’un des défis maritimes les plus ambitieux : un tour du monde en solitaire, réalisé à contre-sens des grandes routes océaniques. Contrairement aux épreuves de référence comme le Vendée Globe, ce parcours s’effectue face aux vents dominants et aux principaux courants marins, rendant la navigation intrinsèquement plus lente, plus technique et particulièrement éprouvante sur la durée. C'est une démarche qui exige une compréhension profonde des dynamiques océaniques et une capacité inégalée à affronter des éléments souvent hostiles.

Ce périple de près de 40 000 milles nautiques, dont le départ et l'arrivée sont prévus à Brest, conduira Guirec à franchir successivement trois des caps les plus emblématiques et redoutés des marins : le Cap Horn, le Cap Leeuwin puis le Cap de Bonne-Espérance, avant un retour vers l’Atlantique Nord. Chacun de ces caps représente une étape majeure, un jalon symbolique et physique qui teste la solidité du bateau et la ténacité du skipper. Le caractère unique de ce défi est accentué par le fait qu'il s'agit d'une tentative de record du tour du monde à l’envers en solitaire. Le record actuel en monocoque est détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede, en 122 jours et 14 heures. Toutefois, en multicoque, seules deux tentatives ont été entreprises jusqu'à présent, mais aucune n’a encore abouti à un succès. Ce défi se distingue ainsi comme l’un des plus audacieux de la course au large, Guirec ayant pour objectif de "faire en sorte d'être devant Jean-Luc au maximum" et d'établir une nouvelle référence. C'est un projet hyper ambitieux que Guirec Soudée porte "dans un coin de [sa] tête depuis longtemps", une concrétisation qui témoigne d'une préparation méticuleuse et d'une volonté inébranlable.

L'Ultim MACSF : Un Géant des Mers Repensé pour l'Endurance et la Fiabilité

Pour relever un tel défi, l'outil est aussi crucial que l'homme. Guirec Soudée s’appuie sur le maxi trimaran Ultim MACSF, un bateau emblématique de la course au large, dont les caractéristiques techniques le prédestinent à cette aventure exigeante. Long de 31 mètres et large de 21,2 mètres, ce multicoque est une véritable prouesse d'ingénierie navale. Son histoire est tout aussi prestigieuse : il s’agit de l’ancien Géronimo d’Olivier de Kersauson, un nom qui résonne dans l'histoire de la voile avec la victoire du Trophée Jules Verne en 2004. Cette origine confère au bateau une aura particulière et une lignée de performance attestée.

Le trimaran, qui a été entièrement reconstruit en 2014, a bénéficié d'une attention particulière quant à sa robustesse et sa capacité à endurer les conditions les plus rudes. Un aspect crucial de sa conception pour ce tour du monde à l'envers est son équipement en foils simples. Ces foils, contrairement à ceux de dernière génération, sont considérés comme "moins exposés à la casse". Cette particularité représente un "atout stratégique" majeur pour affronter les mers du Sud à contre-courant, où la fiabilité du matériel est primordiale et où le risque d'avaries est constamment présent. La gestion du risque de casse est un élément central de la stratégie pour une course aussi longue et exigeante.

Lire aussi: Voile : l'engagement de Banque Populaire

La performance de l'Ultim MACSF a été mise à l'épreuve et s'est avérée fiable, comme l'atteste Guirec qui, avant son départ, exprimait : « Ce qui est cool, c'est que je sais que j'ai un bateau qui marche bien, je n'ai pas cette pression de me dire qu'il va falloir le pousser à 100% en permanence. » Cette confiance dans le matériel est essentielle pour le skipper en solitaire, lui permettant de se concentrer sur la navigation et la gestion de son effort. La performance affichée au passage du Cap Horn, avec une vitesse moyenne de 13,7 nœuds et une avance significative, confirme la capacité de ce trimaran à relever les attentes placées en lui et à incarner la fiabilité nécessaire pour un tel exploit. L’Ultim MACSF est ainsi plus qu'un simple bateau ; il est le prolongement de la détermination de Guirec et un symbole de la recherche de l'excellence technique au service de l'aventure humaine.

Guirec Soudée : Un Navigateur Aventureux, Résilient et Engagé

Derrière chaque défi hors norme, il y a un homme d'exception. Guirec Soudée, le skipper de l'Ultim MACSF, est une personnalité unique dans le monde de la voile, connu pour son esprit d'aventure et sa ténacité. Marin aventurier, il s’est fait connaître par ses expéditions engagées qui ont marqué les esprits, telles qu'un tour du monde à la voile par les pôles, un hivernage sur la banquise avec une poule pour seule compagnie, ou encore des traversées de l’Atlantique à la rame. Ces expériences ont forgé une résilience et une adaptabilité rares, le préparant à des situations extrêmes. Avant de se lancer dans ce tour du monde à l'envers, il a également enchaîné plusieurs saisons en IMOCA, jusqu'à terminer cinquième bateau à dérive au Vendée Globe 2024-2025, démontrant sa capacité à performer au plus haut niveau.

Sa gestion de l'attente avant le départ est révélatrice de son caractère posé et pragmatique. « J'ai géré l'attente de façon sereine parce qu'il y avait du boulot à faire sur le bateau, pas mal de petits trucs à finaliser », explique-t-il, soulignant l'importance de la préparation technique. Il reconnaît toutefois la difficulté mentale d'une telle attente : « c'était compliqué, aussi, parce que dans ma tête, je m'étais dit qu'un départ le 15 novembre, c'était bien. » Mais il a su relativiser, comprenant la nécessité de la patience : « Au final, c'était important de prendre le temps parce que les vents n'étaient pas forcément super bien orientés et il y avait beaucoup de mer. » Cette capacité à faire preuve de patience, même face à l'impatience personnelle, est une qualité essentielle pour les navigateurs solitaires.

La veille du départ, son état d'esprit était empreint de sérénité. « Ma dernière nuit avant le départ s'est super bien passée. J'étais debout vers 5h30, 6h, je me réveille toujours tôt, mais j'ai dormi d'une traite, de façon très paisible. » Cette tranquillité d'esprit, même à l'aube d'un défi monumental, est un atout précieux. Guirec Soudée incarne les qualités humaines et l’engagement dans la durée qui font écho à l’identité mutualiste de la MACSF. Il exprime son enthousiasme : « L'objectif, c'est de bien naviguer, prendre beaucoup de plaisir et ça, ça sera le cas… » Pour lui, il n'y a « pas plus beau cadeau de Noël que de partir et pouvoir naviguer sur l'Ultim MACSF ».

Son approche de la course est également marquée par une certaine sagesse : « Avant tout, le maître-mot, ça va être de prendre du plaisir. » Cette philosophie du plaisir, associée à une détermination féroce, lui permet d'aborder les premières phases de la course avec un certain soulagement, même s'il ne nie pas la tension inhérente à tout départ. « Il y a toujours du stress quand même au départ et ça, il faut en tenir compte, surtout en solitaire. » Malgré les difficultés rencontrées, notamment une météo instable et la fatigue accumulée, il conserve une vision optimiste de son voyage. L'acclimatation progressive aux conditions du large et la diversité des situations météorologiques mobilisent pleinement le skipper MACSF, confirmant que son engagement est total.

Lire aussi: Découvrez l'Ocean-Alchemist et son impact

La Préparation Minutieuse : Du Test Transatlantique au Grand Départ

Le succès d'un tour du monde en solitaire ne s'improvise pas ; il est le fruit d'une préparation minutieuse et rigoureuse. La phase préparatoire de Guirec Soudée pour son tour du monde à l'envers a été jalonnée d'étapes cruciales, dont une épreuve en conditions réelles qui a permis de valider de nombreux aspects techniques et humains.

L'Épreuve en Conditions Réelles : La Traversée de l'Atlantique avec Inoxtag

Le 9 juillet 2025, Guirec Soudée et Inoxtag ont quitté Lorient pour rejoindre la Martinique dix jours plus tard. Leur arrivée à la marina du Marin a été chaleureusement accueillie par de nombreux spectateurs, témoignant de l'intérêt porté à cette traversée. Pour le navigateur, cette transatlantique avait un double objectif fondamental : d'une part, tester l’Ultim MACSF dans des conditions réelles de navigation, loin de la terre ferme et des infrastructures portuaires ; d'autre part, se préparer physiquement et mentalement aux exigences extrêmes de son prochain défi majeur : un tour du monde à l’envers, en solitaire. Au fil des jours de navigation, Guirec Soudée a pu évaluer de manière concrète les performances de son trimaran, ajuster les réglages à bord pour optimiser sa vitesse et sa maniabilité, et affiner ses réflexes de navigation, des compétences essentielles pour affronter les défis futurs. Cette transat réussie a constitué une étape clé et indispensable dans la préparation du tour du monde à l’envers de Guirec Soudée, solidifiant sa confiance dans le bateau et dans ses propres capacités. Le fruit de cette aventure, le film « Dix jours pour traverser l’océan Atlantique », disponible sur la chaîne YouTube d’Inoxtag depuis le 20 septembre 2025, offre un aperçu captivant de cette expérience.

L'Attente de la Fenêtre Météo Idéale

Le départ d'une tentative de record est toujours conditionné par la météo, et celle-ci est d'une importance capitale pour un défi aussi exigeant. Guirec Soudée a attendu longtemps avant de prendre le départ de son tour du monde. Comme il l'explique lui-même, « On a attendu longtemps parce qu'il n'y avait pas eu, jusque-là, de fenêtre assez longue avec du vent portant. » Le choix de la fenêtre météo est une science complexe, cruciale pour minimiser les risques. Le météorologue Christian Dumard détaille les critères d'une bonne fenêtre : « L'objectif, c'est de ne pas avoir de près sur les premières journées, de ne pas avoir du vent trop fort ni trop de mer, quitte à avoir une fenêtre qui ne soit pas top, pas très rapide pour l'Equateur. » La rapidité vers l'Équateur n'est pas la priorité absolue dans cette phase initiale. La priorité est avant tout la sécurité et la préservation du matériel : « ce sont les conditions de navigation, la facilité des enchaînements et le fait de minimiser les risques de casse sur la descente jusqu'à l'Equateur. »

La visibilité des prévisions météo est également un facteur déterminant. « C'est la météo des premiers jours qui décide », affirme Christian Dumard. Les marins regardent tout de même jusqu'aux Canaries et un peu après. Pour le départ de Guirec, « la météo est plutôt bien pour les trois premiers jours ». Cependant, la prudence est de mise car « après, il y a une zone très molle du côté des Canaries ». La prévision s'étend jusqu'au Cap Vert, bien que la situation puisse y être volatile, mais la vision à long terme est limitée : « on ne voit pas du tout jusqu'au Cap Horn, on n'a aucune idée de ce qu'on aura pour le pot au noir et après. » Cette incertitude sur le long terme rend la gestion stratégique d'autant plus complexe, exigeant des ajustements permanents en fonction des évolutions météorologiques. Guirec, pour sa part, a trouvé un avantage à cette attente prolongée : « Au final, ça va me permettre d'arriver au bon moment pour le passage du Cap Horn. Nickel. » Une perspective résolument optimiste qui souligne sa capacité à transformer l'adversité en opportunité.

Le Lancement de l'Aventure : Les Premiers Jours en Mer

Le jour tant attendu du départ est finalement arrivé, marquant le début officiel de cette extraordinaire odyssée maritime. Guirec Soudée s'est élancé, ce mardi 23 décembre, au nord de l'île d'Ouessant, point de passage symbolique pour les records océaniques. Le navigateur a quitté le ponton de Lorient, non sans que son bateau n'ait été baptisé par le navigateur Eugène Riguidel, un geste de bonne fortune et de tradition maritime. Il a passé la ligne de départ fictive de tous les records, la longitude du phare du Créac’h, situé au nord de l’île d’Ouessant, à 11H36 heures précises, dans une mer formée, signe des défis qui l'attendaient.

Lire aussi: Exploits pionniers des marins chinois

Les premiers jours en mer, même si la fenêtre météo a été choisie avec soin, sont toujours une période d'adaptation intense, surtout en solitaire. « Les premiers jours s'annoncent assez sereins, oui », avait anticipé Guirec. Cependant, il tempère cette vision idyllique avec une part de réalisme humain : « Après, il y a toujours du stress quand même au départ et ça, il faut en tenir compte, surtout en solitaire. » Ce stress est souvent amplifié par la fatigue accumulée durant les préparatifs intenses qui précèdent le départ. « Il y a pas mal de fatigue sur les deux, trois premiers jours », une réalité physique à laquelle s'ajoute une complexité environnementale importante : « et beaucoup de trafic maritime, avec des pêcheurs… » La vigilance doit être constante, même dans les zones initiales du parcours.

Au-delà des aspects pratiques et physiques, le départ est chargé d'une forte dimension émotionnelle pour le skipper. Guirec Soudée l'exprime avec sincérité : « Il y a de l'émotion, de l'excitation, de la gratitude envers plein de personnes dont mon équipe, mes partenaires. » C'est le résultat d'un travail acharné et collectif : « C'est un boulot qui n'était pas évident, on a bien enchaîné les choses depuis le retour du Vendée Globe, on n'a pas eu trop le temps de souffler, mais c'est tellement de plaisir, de bonheur de pouvoir naviguer sur ce bateau que je n'ai qu'une envie, c'est de traverser les océans. »

Une question délicate pour un départ si proche des fêtes était celle de Noël. Pour Guirec, la réponse était claire et sans équivoque : « L'objectif, c'était de partir dès que les conditions étaient réunies. Pour moi, il n'y a pas plus beau cadeau de Noël que de partir et pouvoir naviguer sur l'Ultim MACSF, je suis donc très content d'y être avant les fêtes. » Il a même pu partager un moment familial avant de prendre le large : « On a fait Noël avec les enfants quelques jours avant. Ils sont très jeunes, donc ils ne se rendent pas trop compte, mais le Père Noël est passé, et peut-être qu'il repassera après, on ne sait pas (sourire)… » Cette note personnelle apporte une touche d'humanité à l'ampleur du défi.

Quant aux premiers obstacles et appréhensions, Guirec les envisage avec son flegme habituel : « Pour le début, il y aura un peu de vent avec un peu de mer. Au bout de 2 jours, je vais gagner en chaleur et me rapprocher des latitudes un peu plus chouettes ; j'aurai ensuite 10 jours vraiment trop cool ». Le passage vers des latitudes plus clémentes offre une perspective de navigation plus sereine, un répit avant les grandes épreuves à venir.

L'Épreuve du Cap Horn : Un Jalon Crucial et Redouté dans la Course

Le Cap Horn est sans conteste l'un des passages les plus mythiques, mais aussi les plus redoutés, de toute circumnavigation. Il marque non seulement une transition géographique majeure, mais aussi une épreuve psychologique et physique d'une intensité rare pour les marins. C’est dans la nuit de mardi à mercredi que Guirec Soudée a franchi la longitude du cap Horn, après près de trois semaines de navigation, un jalon capital dans son tour du monde à l'envers. Ce faisant, il devient l’un des rares marins à réussir ce passage mythique à contre-sens, en solitaire, face aux vents dominants d’ouest, une performance qui souligne la difficulté exceptionnelle de son défi. Ce franchissement représente une phase délicate du parcours, qui impose une attention constante et une gestion rigoureuse du bateau, particulièrement exposé dans cette zone.

Le Cap Horn : Un Lieu de Légende et de Danger

Situé à l’extrême sud du continent américain, le cap Horn marque la frontière géographique et symbolique entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique. Il se trouve dans une zone où les conditions météorologiques sont parmi les plus hostiles de la planète, réputée pour ses tempêtes, ses vents violents et ses vagues monstrueuses. Historiquement, le Cap Horn était une falaise sombre culminant à plus de 400 mètres, et fut, entre le XVIIIe et le début du XXe siècle, l’un des passages les plus redoutés de la navigation à voile. Pour les marins de l'époque des grands voiliers, le franchissement du Cap Horn était souvent synonyme d'une lutte acharnée pour leur survie, et nombreux furent les navires et les vies perdus dans ses eaux impitoyables. Même avec les technologies modernes, son franchissement reste un test ultime.

La Préparation et le Passage de Guirec Soudée

À l’approche du cap Horn, la vigilance a été de mise pour Guirec Soudée. Ces derniers jours précédant le passage, il a dû composer avec des zones de pêche très fréquentées. Cette présence de trafic maritime l’a amené à réduire drastiquement ses temps de repos afin de limiter tout risque de collision, une précaution essentielle en solitaire où le moindre incident peut avoir des conséquences désastreuses. Parallèlement, il a également procédé à un contrôle technique complet de son IMOCA Ultim MACSF, portant notamment sur le puits de foil, une vérification cruciale pour aborder ce passage dans les meilleures conditions possibles et assurer l'intégrité structurelle du bateau. Cette phase de préparation minutieuse était essentielle car, à ces latitudes australes, chaque manœuvre exige une concentration maximale. Les températures chutaient nettement, avoisinant les 10 °C à proximité des îles Malouines, ajoutant à l'inconfort et à la difficulté des opérations sur le pont.

Le passage du Cap Horn a été un moment clé de cette aventure. Guirec Soudée a su exploiter une fenêtre météorologique lui permettant de franchir le cap dans des conditions qu'il qualifie d'« acceptables ». Pour un marin expérimenté confronté au Cap Horn, "acceptables" signifie en réalité des conditions « musclées », caractérisées par des vents soutenus et une mer formée. Cette évaluation nuancée reflète la réalité des éléments en jeu dans cette région du monde. Au moment du passage, Guirec Soudée a signé un temps impressionnant de 21 jours, 18 heures et 44 minutes. Il avait déjà parcouru 6 595 milles nautiques, ce qui équivaut à plus de 12 200 kilomètres, avec une vitesse moyenne remarquable de 13,7 nœuds. Ces chiffres témoignent non seulement de la performance du bateau, mais aussi de l'efficacité de sa navigation. Il affichait également une avance significative sur le record de référence, avec plus de 2 000 milles nautiques d’avance. Ce passage marque également la latitude la plus australe du parcours, un cap symbolique qui est autant un défi sportif qu'un défi humain.

Vigilance Maintenue après le Passage du Cap

Malgré ce succès retentissant, la prudence reste de mise. Le skipper MACSF a clairement indiqué que la vigilance devait être maintenue dans les jours suivant le franchissement. « Je me réjouirai vraiment dans trois ou quatre jours », expliquait-il, évoquant l’arrivée de systèmes dépressionnaires marqués. Ces systèmes annonçaient des conditions encore plus extrêmes, avec une mer pouvant atteindre 5 mètres et des vents déjà proches de 33 nœuds, appelés à se renforcer jusqu’à 40 voire 50 nœuds. Cette prévision souligne la nature impitoyable des mers du Sud et la nécessité de ne jamais baisser la garde. En franchissant le cap Horn, Guirec Soudée a confirmé son engagement, sa maîtrise de la navigation et la fiabilité de l’Ultim MACSF, mais chaque jour en mer reste une nouvelle épreuve.

Le Soutien de la MACSF : Un Partenariat Engagé dans la Course au Large et les Valeurs Humaines

Le projet ambitieux de Guirec Soudée ne serait pas possible sans un soutien solide, et c'est la MACSF, un acteur majeur dans le monde de l'assurance et de la mutualité, qui a choisi d'accompagner cette aventure hors normes. La MACSF devient ainsi le sponsor principal de Guirec Soudée sur son tour du monde, un partenariat qui s'inscrit dans une stratégie plus large de la mutuelle dans la course au large.

L'Engagement de la MACSF dans la Voile : Une Année de Transition

Ce tour du monde à l’envers s’inscrit dans une année de transition pour le programme IMOCA MACSF. Après une première participation remarquée au Vendée Globe 2024-2025 avec Isabelle Joschke, puis l’annonce de Corentin Horeau comme nouveau skipper en vue de l’édition 2028, le programme IMOCA de la MACSF connaît une phase de réorganisation stratégique. Leur nouvel IMOCA, actuellement en pleine saison nautique sous les couleurs de Paprec-Arkéa, ne sera livré qu’au début de l’année 2026, imposant de facto une pause temporaire sur ce circuit. Afin de maintenir une présence forte dans le paysage de la course au large et de poursuivre la dynamique engagée avec le dernier Vendée Globe, la MACSF a donc choisi d’accompagner un projet exceptionnel : un tour du monde à l’envers en multicoque. Cette décision démontre une volonté constante de la mutuelle à s'investir dans des projets maritimes de grande envergure, même en dehors de son programme principal.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *