L'exploration des fonds marins est une aventure fascinante, mais elle exige rigueur et préparation. Pour tout plongeur, l'expression "tout est en ordre" revêt une signification profonde, englobant la maîtrise technique, la sécurité du matériel et une progression constante dans les compétences. Loin d'être une simple formalité, c'est une philosophie qui assure confort, efficacité et sérénité sous l'eau, transformant chaque immersion en un moment de pur plaisir.
L'Équilibre et la Flottabilité en Plongée : Fondements d'une Immersion Maîtrisée
Lors des premiers cours de plongée, la flottabilité est enseignée avec une grande attention, car elle constitue la capacité essentielle à se maintenir à une profondeur donnée. La « flottabilité » serait ainsi la capacité du plongeur à rester à la même altitude tout le temps. Cependant, un autre aspect crucial, l'équilibre, est souvent laissé de côté, bien qu'il soit tout aussi fondamental pour une immersion harmonieuse. En effet, vous avez peut-être déjà aperçu ces plongeurs et plongeuses qui semblent gigoter sans cesse sous l'eau. Bizarrement, ces mêmes personnes savent se maintenir à la bonne profondeur, ayant ainsi travaillé leur flottabilité, mais, dès que les coups de palmes cessent, elles ont tout le mal du monde à rester stables. Leur équilibre serait le fait qu’il ne roule pas sans cesse de droite à gauche et de gauche à droite. En plongée, c’est pareil.
Le parallèle peut être fait avec l'aéronautique : tout comme les spécialistes de l’aéronautique doivent y réfléchir pour que leur avion vole correctement, la gestion de l'équilibre est primordiale pour le plongeur. Une bonne maîtrise de l'équilibre est dans l’ordre des choses et présente de multiples avantages. Cela engendre une meilleure gestion de sa consommation de gaz, car les mouvements inutiles sont réduits. Comme vous maîtrisez votre équilibre sous l’eau, vous allez également ressentir plus de confiance en vous et plus de sérénité. Mais ce n’est pas tout. Une position stable et horizontale permet non seulement une meilleure efficience dans la propulsion, mais aussi une réduction de la fatigue, prolongeant ainsi le plaisir de la plongée.
Les Clés d'un Équilibre Parfait Sous l'Eau
Atteindre un équilibre optimal en plongée est le fruit d'une combinaison de matériel adapté et de techniques corporelles précises. Pour cela, ayez un matériel adapté, y compris la combinaison étanche ou pas, et le lestage. Il est inutile de faire la chasse au moindre gramme, mais plutôt de distribuer les masses (votre lestage) de manière à vous retrouver le plus horizontal possible. Il est primordial d’éviter à tout prix d’avoir des éléments qui « se baladent », tels que des plombs qui bougent sur la ceinture, des poches de lest qui entrent et sortent de leur emplacement, un gilet mal ajusté qui flotte autour de vous, une bouteille mal sanglée, ou des accessoires qui pendouillent tantôt à gauche, tantôt à droite. Bref, faites corps avec votre matériel de plongée pour qu'il ne fasse qu'un avec vous.
Un aspect souvent négligé est la maîtrise de la flottabilité à l'aide de votre respiration. N’oubliez pas que vos poumons sont d’excellentes « bouées » : inspirez profondément et vous allez remonter. En contrôlant votre respiration, vous pouvez affiner votre position dans l'eau, rendant les ajustements plus subtils et moins énergivores.
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Adoptez une position horizontale du corps dans l’eau. Vous pouvez utiliser l’emplacement du lestage et ajuster votre équipement pour atteindre une trim appropriée. Par exemple, évitez les palmes lourdes, sauf si vous plongez en étanche, car elles peuvent déséquilibrer votre position horizontale idéale.De même, oubliez l’idée de mettre vos bras le long du corps. On entend encore ça parfois, mais c’est une position qui n’encourage pas du tout l’équilibre. Maintenez-vous le plus possible à l’horizontale (vous n’êtes pas un hippocampe à ce que je sache !). Écartez vos bras dans le prolongement de vos épaules. Avancez vos avant-bras vers l’avant et laissez-les retomber tranquillement. Réservez-le uniquement au moment où vous devriez éventuellement palmer à contre-courant. Pour la propulsion, adoptez un palmage de type Frog Kick (comme une sorte de brasse) bien plus efficace et confortable. Mettez vos jambes dans le prolongement de vos hanches. Il est préférable de dire de vos hanches que de votre corps, car certaines personnes (souvent les femmes) ont des hanches plus larges. Vos genoux doivent être un peu repliés et vos palmes doivent se placer dans le prolongement de votre corps. Avec vos bras légèrement écartés de votre corps, en avant de vos épaules, fermez vos poings.
Il est intéressant de noter que la plongée loisir et sportive peut s’inspirer généreusement et sans aucune difficulté des pratiques de la plongée technique pour améliorer ces aspects. L'adoption de ces techniques avancées, même pour le plongeur récréatif, conduit à une expérience sous-marine plus fluide, plus confiante et plus agréable.
Le Rituel d'Équipement Avant l'Immersion : Une Procédure Essentielle
S'équiper pour plonger n’est pas seulement enfiler du néoprène, porter un bloc comme un déménageur motivé, et sauter à l’eau en pleine mer alors que le bateau est en parfait état de fonctionnement ! C’est un véritable rituel qui met l'esprit en mode « immersion » et constitue une routine de sécurité primordiale. Cette « procédure », bien réalisée, garantit confort, efficacité et sérénité. Mal réalisée, vous risquez (au mieux) d’offrir un spectacle gratuit à tout le bateau, ou (au pire) de vous mettre dans une situation inconfortable, voire dangereuse. L'oubli des palmes, par exemple, peut se produire comme lors d'un voyage en Indonésie sur le site de « Tatawa Besar ». Un bloc mal ouvert, comme lors d'une croisière SuperMix en Mer Rouge où un plongeur se retrouve à environ dix mètres de profondeur avec une ventilation très difficile, est une situation critique qui souligne l'importance d'un protocole strict. Il faut garder son calme et appliquer le rituel simplement, et strictement !
Avant de penser à enfiler quoi que ce soit, il faut préparer « le matériel lourd ». C’est important de le faire très tôt, car s’il y a quoi que ce soit qui ne va pas (une fuite sur un détendeur, un flexible défectueux, un deuxième étage qui fuse…), il est plus facile de réparer à terre. Il y a toujours un plongeur qui vient plonger en amenant sa boîte « SOS » ! Une étape clé est la manœuvre du Direct-System : on gonfle un peu le gilet, on prête l’oreille afin de détecter une éventuelle fuite d’air, et on manœuvre au moins la purge haute. Une fois ces vérifications réalisées, on referme le robinet. Cela permet au détendeur de rester en pression, et donc de ne pas se dévisser du robinet. Si le deuxième étage se met en débit continu, il n’y a que peu de gaz à évacuer. On jette alors un coup d’œil rapide au manomètre. Si l’aiguille descend, c’est qu’il y a une petite fuite que l’on n’avait pas détectée. Il est crucial de s’assurer préalablement que le scaphandre est en parfait état de marche.
Concernant la combinaison, en plein été, il est conseillé de ne pas l’enfiler trop tôt, sous peine de surchauffe garantie. Il est également recommandé de vérifier assez attentivement l’état du vêtement et des éventuelles fermetures éclair existantes pour ne pas avoir de mauvaises surprises comme une déchirure, ou un zip qui casse au moment fatidique !
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Après avoir revêtu vos habits de lumière, c’est le moment idéal pour vous « accessoiriser » ! On passe l’ordinateur au poignet, ainsi que le compas (sauf bien sûr si votre ordinateur assure aussi cette fonction, ce qui est le cas de plus en plus d’ordinateurs du marché). Quoi de pire que de se rendre compte qu’on a oublié son masque dans le sac de plongée, alors que le bateau a déjà quitté le port ? Au mieux, le Directeur de Plongée aura un masque en surplus qu’il pourra vous prêter, au pire, vous serez venus sur le bateau pour rien d’autre qu’une petite balade en mer ! Il est impératif de garder le masque « autour du cou » et pas sur le front. Quant au tuba, son utilité est remise en question. Si certains plongeurs ne le prennent plus, jugeant que les gilets stabilisateurs permettent de se maintenir en surface la tête largement hors de l’eau, les écoles de plongée récréatives poussent leurs élèves à le fixer au masque pendant l’apprentissage d’un brevet.
Lorsque le bateau est arrivé sur le site de plongée, une certaine effervescence règne sur le pont ! Que l’on soit sur un semi-rigide, ou un bateau plus classique, il est conseillé de bien ranger ses palmes près du scaphandre, et de les passer au pied de façon à être prêt pour la suite. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, il n’y a aucune honte à éprouver des difficultés, l’espace peut être exigu (comme sur un zodiac) et notre mobilité réduite, du fait du port de la combinaison de plongée.
Quand on débute en plongée, on utilise en général un gilet stabilisateur fourni par le club. La règle d’or est de ne passer la ceinture de plomb autour des hanches qu’après avoir mis ses palmes au pied, pour une raison évidente de sécurité. Il est conseillé de privilégier les ceintures avec un largage rapide, plutôt que les ceintures « marseillaises » avec une boucle classique. La question du bon lestage, déterminée par de nombreux facteurs comme la morphologie, le type d'eau ou de combinaison, est fondamentale et a fait l'objet de nombreuses réflexions.
Une fois le lestage en place, il est temps d’ouvrir le bloc. On tourne le robinet dans le sens inverse des aiguilles d’une montre jusqu’à la butée, on s’arrête immédiatement et on ne force pas sur la poignée. La pratique obsolète du 1/4 de tour en arrière provient des anciennes robinetteries (celles du Moyen-Âge, dans les années 80) qui étaient très fragiles. On craignait qu’elles se bloquent ouvertes en butée, ou qu’elles s’abîment si elles étaient forcées à fond, d'où ce léger recul pour soulager la pression sur les joints internes. Cependant, le 1/4 de tour crée de la confusion (robinetterie bien ouverte ou presque fermée ?) et a été à l’origine d’incidents en plongée. Pour vérifier que le robinet est bien ouvert, on effectue trois cycles ventilatoires sur le détendeur principal ou l’octopus, tout en regardant le manomètre. Si l’aiguille bouge, c’est un signe d’alerte sur le fait que le robinet n’est pas correctement ouvert.
Ça y est, nous sommes quasiment arrivés au bout du rituel. Il ne reste plus qu’à enfiler le gilet stabilisateur sur les épaules ! Sur un semi-rigide, il faut positionner le scaphandre sur le boudin du navire, se contorsionner un peu et c’est gagné. C’est le moment de mettre le gilet gréé sur le dos. C’est le grand moment, vous allez sauter du bateau ou basculer dans l’élément liquide, mais il reste une dernière série de vérifications à faire avec votre binôme, ou celui (ou celle) que l'on appelle le régulateur de palanquée.
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Le Buddy Check : La Vérification Ultime Avant le Grand Plongeon
Le contrôle pré-plongée, connu sous le nom de "buddy check", est une étape incontournable pour plonger en sécurité. La plongée sous-marine est une activité sûre et qui ne présente pas de risques particuliers, mais c'est aussi parce qu'elle s'accompagne de précautions. Et parmi les éléments de sécurité les plus importants figure le contrôle pré-plongée. C'est une façon d'être certain d'avoir tout le matériel requis. Comme pour un pilote d'avion avant le décollage, il s'agit de s'assurer que tout l'équipement est bien en place et en parfait état de marche. C'est une véritable routine qui est effectuée dans la plupart du temps avec son binôme, d'où le terme de "buddy check". Cela permet également de vérifier que l'on connaît le fonctionnement du matériel de ce dernier, car celui-ci peut légèrement différer du vôtre. Si les plongeurs expérimentés effectuent la manœuvre de manière presque automatique, il faut souvent quelques essais pour ne rien oublier. Il s'agit d'ailleurs d'une des étapes importantes de la formation Open Water SSI.
Pour ne rien laisser au hasard, des acronymes ont été inventés pour marquer les étapes du contrôle pré-plongée. En français, les plus courants sont AGLLO et BALLO. Si vous plongez à l'étranger comme à Koh Tao, vous pouvez aussi entendre parler du BWRAF, utilisé par les plongeurs anglophones. Chaque lettre correspond à une partie de votre matériel.
Le A représente l'Air. En premier lieu, vous devez vérifier que la bouteille de votre binôme est correctement ouverte. La sangle de sécurité du gilet doit être correctement placée autour de la robinetterie, et la bouteille doit être fermement maintenue par la sangle du gilet. Puis, vous allez respirer sur le détendeur de secours de votre binôme pendant qu'il respire sur son détendeur principal. En même temps, il faut contrôler que l'aiguille du manomètre ne bouge pas et que la pression est suffisante pour la plongée. En général, il y a entre 180 et 220 bars.
Le G représente le Gilet stabilisateur. Il est parfois remplacé par le B pour bouée ou BCD (Buoyancy Control Device ou système de contrôle de la flottabilité). Lors de cette étape, il s'agit de contrôler que le gilet se gonfle et se dégonfle correctement. Il est donc demandé à chaque plongeur de manipuler l'inflateur ou "direct system" de son binôme et le système de gonflage "à la bouche". Le gilet est ensuite dégonflé en utilisant les différentes purges. Le contrôle pré-plongée permet de vérifier l'équipement et sa fonctionnalité essentielle.
Le premier L est pour le Lestage. Chaque plongeur va vérifier que son binôme est équipé d'un lestage. Cela peut prendre la forme d'une ceinture de plombs ou de poches à plombs. La quantité doit être adaptée, mais elle dépend de nombreux facteurs comme la morphologie, l'eau douce ou salée, et le type de combinaison utilisée par exemple.
Le deuxième L est pour Largage ou Liens. Il s'agit de contrôler que la ceinture de plombs est correctement placée avec une ouverture main droite. Rien ne doit entraver l'ouverture rapide et le largage d'urgence. Dans le cas des poches à plombs, il faut s'assurer qu'elles sont correctement accrochées. Encore une fois, selon les fabricants, le système de largage des poches à plombs diffère, c'est donc l'occasion de découvrir l'équipement de son partenaire. Puis il faut vérifier l'ensemble des boucles et sangles du gilet qui doivent être correctement accrochées et serrées. Pour les plongeurs, cela devient un automatisme.
La dernière lettre est le O. Et ce n'est pas pour autant qu'elle est moins importante que les autres. C'est le OK final et le moment de vérifier que tout le reste de votre équipement est bien en place. Ce serait dommage de se jeter à l'eau sans palme. Masque, ordinateur de plongée, compas, lampe (indispensable pour la plongée de nuit), marqueur de surface, il faut s'assurer que tout est bien attaché et ne risque pas de se perdre lors de la mise à l'eau. C'est aussi le moment de s'assurer que son binôme est toujours enclin à l'immersion et n'a pas subitement changé d'avis. C'est très rare, mais sait-on jamais.
Ces cinq étapes peuvent paraître fastidieuses. Mais rassurez-vous, après quelques plongées, vous effectuerez la manœuvre de façon instinctive en quelques minutes. Surtout, elles permettent de s'assurer que vous et votre binôme êtes parfaitement prêts. Il vaut mieux multiplier les contrôles de sécurité pour que la plongée reste toujours un plaisir.
Parcours de Formation en Plongée : De l'Initiation à l'Expertise
Pour vivre pleinement la passion de la plongée sous-marine, la formation et la certification sont des étapes essentielles. Il existe aujourd’hui plusieurs niveaux de formation, du baptême de plongée à la certification de moniteur, reconnus par des organisations internationales comme PADI (Professional Association of Diving Instructors) ou SSI, et des fédérations nationales comme la FFESSM (Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins). PADI, reconnue comme la plus grande organisation internationale de plongée sous-marine dans le domaine du loisir, licencie pas moins de 946 000 personnes chaque année, avec 136 000 professionnels et 6200 centres autour du globe. Où que vous alliez, vous trouverez forcément un instructeur ou un centre PADI pour vous orienter.
Niveau Débutant : PADI Discover Scuba Diver, Scuba Diver et Open Water / Niveau 1 Français
Avant toute chose, une première étape est nécessaire : la PADI Discover Scuba Diver, autrement dit, votre baptême de plongée ! Ce passage est obligatoire pour l'obtention du premier niveau de formation. C’est à ce moment précis que vous découvrez les premières sensations en immersion totale.
Pour ceux qui souhaitent s'engager davantage, il existe une formation parallèle permettant de suivre les trois premiers cours (sur cinq) de la formation de plongée PADI Open Water : la PADI Scuba Diver. Si vous n’avez pas le temps de vous consacrer corps et âme à la certification niveau 1 Open Water, cette formation est faite pour vous ! Le Scuba Diver est le mix parfait avec trois plongées en piscine et deux en milieu marin.
Le PADI Open Water Diver est le diplôme le plus populaire de la PADI qui correspond au premier niveau de plongée FFESSM. Mêlant à la fois théorie et pratique de la plongée sous-marine, il vous permettra d’aller jusqu’à la barre des 20 mètres aux côtés d’un guide de palanquée (groupe de quatre plongeurs maximum). C’est également le premier niveau qui vous accorde une autonomie jusqu’à 18 mètres de profondeur de jour.
Le niveau 1 de plongée ou l'Open Water sont réputés équivalents, surtout dans les écoles de plongée où les formations sont identiques pour les deux certifications. Ce "passeport" plongée reconnu internationalement vous permet de plonger partout dans le monde. Dans la formation niveau 1 ou Open Water, l'utilisation de l'ordinateur de plongée ainsi que du parachute (la bouée de signalisation que l'on gonfle vers la surface pour signaler la fin de plongée) est incluse. Vous apprendrez en e-learning les bases théoriques nécessaires pour comprendre les phénomènes physiques, physiologiques et réglementaires auxquels vous êtes soumis, et surtout la pratique de la plongée, directement en mer en milieu naturel.
Niveau Avancé : PADI Advanced Open Water Diver / Niveau 2 Français (PA20/PE40) / Advanced Adventurer
Dans la continuité de votre parcours, le PADI Advanced Open Water est la prochaine étape à suivre pour compléter le PADI Open Water. Cette certification vous autorise désormais à accéder aux 30 mètres et à la plongée de nuit !
Le niveau 2 de plongée français, le N2 plongée, se passe généralement sur 4 à 5 jours après avoir pris un peu d'expérience en plongée avec votre niveau 1 (un minimum de 10 plongées est idéal). Le niveau 2 vous permet de plonger en autonomie - sur autorisation d'un directeur de plongée (un moniteur) - jusqu'à 20 mètres, et jusqu'à 40 mètres avec un guide de palanquée niveau 4 minimum. C'est ce que l'on appelle la combinaison du PA20 pour plongeur autonome 20 mètres et PE40 pour plongeur encadré 40 mètres.
L'Advanced Adventurer est très accessible et se passe juste en 2 à 4 jours après le premier niveau de plongée sous-marine, avec des découvertes d'aventures qui permettent de découvrir des spécialités comme la plongée profonde, l'orientation, la maîtrise de la flottabilité, l'identification de poissons, les épaves. Avec votre certification plongée "Advanced Adventurer", vous pourrez plonger jusqu'à 30 mètres - uniquement pour une courte durée d'une dizaine de minutes max pour ne pas avoir de paliers de décompression obligatoires, mais uniquement des paliers de sécurité en fin de plongée - en autonomie à l'étranger, sachant que dans la majorité des cas vous serez accompagné d'un guide plongée Divemaster.
Sauvetage et Responsabilité : PADI Rescue Diver / Niveau 3 Français (PA40/PA60)
Le PADI Rescue Diver est par définition la formation de secourisme en plongée sous-marine. Le niveau de plongée Rescue Diver se passe en ayant passé une formation de secourisme incluant notamment la gestion de l'oxygénothérapie.
Le niveau 3 de plongée donne accès aux grandes profondeurs, de 40 mètres à 60 mètres (sur autorisation d'un directeur de plongée) et nécessite une grande expérience de plongées profondes en tant que niveau 2. Avant d'envisager une formation N3 plongée qui cumule les aptitudes PA40 et PA60 pour plongeur autonome 40 mètres et 60 mètres, un grand minimum de 40 plongées semble indispensable, ainsi qu'un diplôme de secourisme plongée. Il est important de noter que la plongée à l'air au-delà de 50 mètres devient particulièrement technique. Il est alors recommandé d'envisager de l'équipement et de la formation plongée Tek ainsi qu'une formation Nitrox confirmé permettant l'utilisation de gaz de décompression Nitrox optimum à la remontée.
Leadership et Professionnalisation : PADI Divemaster / Niveau 4 Français (Guide de Palanquée)
Le PADI Divemaster est la consécration pour les plongeurs amateurs puisque c’est désormais le premier niveau de certification chez les professionnels. Pour devenir Divemaster, il faut avoir acquis le Rescue Diver ou le niveau 3, avoir fait des expériences variées avec un minimum de 50 plongées et avoir suivi des cours de spécialité profonde, spécialité plongée de nuit ou visibilité réduite et spécialité orientation. Il est recommandé de suivre la formation e-learning sur la théorie plongée et de la terminer de préférence avant de commencer la formation pratique.
En un grand minimum de 6 jours selon vos acquis et vos expériences préalables, ou beaucoup plus si vous êtes peu expérimenté, vous apprendrez à gérer toutes les situations d'accueil, de briefing, et d'encadrement de plongeurs certifiés. Durant les cours de plongée, on enseigne aussi comment démontrer les exercices de plongée pour faire de vous un modèle et vous préparer ainsi déjà à l'étape suivante de l'assistant instructeur de plongée. Le Divemaster est à l'étranger un diplôme professionnel qui permet d'être rémunéré, sachant qu'il s'agit vraiment du premier échelon de la plongée pro de loisirs, et il ne faut pas s'attendre à des monts et merveilles en termes de conditions de recrutement. Le Divemaster est un guide de plongée pour des plongeurs qui sont déjà certifiés. Il peut emmener les plongeurs (jusqu'à 4 binômes eux-mêmes autonomes, soit 8 plongeurs) Open Water jusqu'à 18 mètres et jusqu'à 40 mètres s'ils disposent de la spécialité profonde, mais toujours dans un cadre sécuritaire, c'est-à-dire sans palier de décompression obligatoire autre que le palier de sécurité de 3 minutes. Le guide de plongée Divemaster ne peut pas délivrer de formation de plongée et a donc une employabilité limitée par rapport à un instructeur de plongée qui lui peut guider et aussi former.
En France, le diplôme de plongée de Divemaster n'est pas reconnu. Pour pouvoir guider des plongées, il vous faudra le niveau 4 français, sachant que ce niveau 4 ne permet pas en France d'être professionnel et de prétendre à une rémunération, vous serez juste bénévole. Pour devenir pro en France, il faut, après avoir réussi le niveau 4, passer les certifications d'état : le BPJEPS ou le DEJEPS, qui sont délivrés par les CREPS.
La formation niveau 4 plongée français permet, à la suite de la formation et d'un examen de plusieurs jours (le stage complet est d'un minimum de 10 jours), d'obtenir un diplôme de guide de palanquée niveau 4 ANMP équivalent FFESSM. Ce diplôme N4, accessible avec un PA40 et beaucoup d'expériences en plongée sous-marine, vous permet d'encadrer des plongeurs certifiés, avec la présence d'un directeur de plongée (un moniteur) qui doit être présent sur le site de plongée, soit en surface soit sous l'eau. Avec le niveau 4, vous êtes responsable d'une palanquée, c'est-à-dire d'un groupe de plongeurs qui doivent rester ensemble toute la plongée. Pour les épreuves pratiques, vous aurez des épreuves à 40 mètres. Celles-ci consistent à maîtriser sa descente dans le bleu jusqu'à 40, sa stabilisation à 40 mètres, les réactions à des situations, puis une démonstration de remontée assistée. Le N4 vous prépare donc à encadrer jusqu'à 4 plongeurs en France bénévolement. À l'étranger, vous pouvez travailler, mais dans ce cas, il vaut mieux choisir une formule N4 + Divemaster.