Le Vendée Globe, course en solitaire autour du monde, est un défi nautique d'une ampleur inégalée, une aventure où l'homme et sa machine sont confrontés aux éléments les plus extrêmes de la planète. Cette prestigieuse épreuve, dont le départ est traditionnellement donné aux Sables-d'Olonne, a depuis longtemps tissé des liens indéfectibles avec la Bretagne, terre de marins et berceau de générations de navigateurs exceptionnels. L'histoire du Vendée Globe est jalonnée de victoires emblématiques signées par des Bretons, comme Michel Desjoyeaux qui l'a remporté deux fois, et Armel Le Cléac'h, détenteur du record de l'épreuve signé en 2016/2017 avec un temps de 74 jours 3 heures et 35 minutes, ayant atteint l'équateur en un peu plus de 9 jours. Ces succès attestent de la profondeur de l'ancrage de la course au large dans la culture bretonne et de l'excellence de ses représentants. L'édition 2024, qui s'élancera le 10 novembre aux Sables-d'Olonne, confirme cette prééminence avec pas moins de sept skippers bretons parmi les 40 participants, prêts à écrire de nouvelles pages de cette légende maritime.
La Bretagne, terre nourricière de l'océan : Les skippers bretons du Vendée Globe 2024
La liste des navigateurs qui prendront le départ du Vendée Globe 2024 met en lumière la diversité et la richesse du vivier breton. De l'expérimenté Jean Le Cam, surnommé « Le Roi Jean », aux novices Tanguy Le Turquais et Nicolas Lunven, la Bretagne est fièrement représentée. Benjamin Dutreux, bien que né en Vendée (Île d'Yeu), est souvent associé à la Bretagne en raison de ses attaches familiales et professionnelles, incarnant ces liens étroits entre les régions maritimes. Guirec Soudée, Sébastien Marsset, Maxime Sorel, Benjamin Ferré, Jérémie Beyou et Yoann Richomme complètent cette formidable délégation, chacun apportant son histoire, ses ambitions et son parcours unique à cette course hors du commun.
Des icônes et des bizuths : Portraits de navigateurs bretons
Jean Le Cam : Le "Roi Jean" et son sixième départ, un record absolu
Commençons par le doyen de cette course, Jean LE CAM, surnommé « Le Roi Jean ». Pour sa sixième participation, record absolu, le « Roi Jean » continue de marquer le Vendée Globe de son empreinte. Il est le doyen de l’épreuve, comme lors de la précédente édition - seul Rich Wilson a fait mieux en prenant le départ de l’Everest des mers à 66 ans en 2016. Le skipper expérimenté, originaire du Finistère, participe avec le bateau Tout Commence en Finistère - Armor-Lux. Sa connaissance inégalée de la course fait de lui un repère pour tous. Il est aussi celui qui la connaît le mieux, une figure appréciée pour son franc-parler et sa résilience.
Yannick Bestaven : Le tenant du titre prêt à récidiver
Yannick BESTAVEN, originaire de Saint-Nazaire, le dernier champion en titre en 2020, se relance le défi pour sa troisième participation au Vendée Globe. Sa victoire de la dernière édition fut remarquable ; il n’a pas été le premier à franchir la ligne d’arrivée cependant il a été déclaré vainqueur grâce à une compensation de 10 heures et 15 minutes pour sa participation au sauvetage de Kevin ESCOFFIER. Le vainqueur de la 9e édition du Vendée Globe remet son titre en jeu. Yannick Bestaven, figure très expérimentée de la course au large, visera donc un deuxième succès, tout comme Michel Desjoyeaux, le seul skipper à avoir remporté deux fois le Vendée Globe. Une performance qui serait historique, visant deux victoires d'affilée. Il a une formation d’ingénieur et il est co-concepteur de l’hydrogénérateur, un atout technique précieux pour une course où l'autonomie énergétique est cruciale.
Jérémie Beyou : La soif de revanche avec une technologie de pointe
Parmi les plus beaux palmarès de la course au large, Jérémie BEYOU, originaire du Finistère, est impatient de reprendre sa revanche suite aux contraintes rencontrées lors de la dernière édition qui lui a valu un aller-retour aux Sables d’Olonne 9 jours après le départ officiel. Reconnu comme l'un des meilleurs marins de la flotte de cette 10e édition du Vendée Globe, Jérémie Beyou sait qu'il sera attendu pour sa cinquième participation. Équipé d'un monocoque à la pointe de la technologie en partenariat avec Charal, son bateau fait partie des leaders des bateaux volants pouvant maintenir une vitesse moyenne très élevée. Apprécié pour sa sympathie, le skipper n'en reste pas moins un concurrent redoutable qui a toujours réussi à rejoindre son port d’attache, celui des Sables-d’Olonne, lors des quatre précédentes éditions qu’il a terminées consécutivement.
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Yoann Richomme : Une première participation très attendue
Pour sa première participation, Yoann Richomme, également du Finistère, sera à la barre de Paprec Arkéa. Ses derniers résultats parlent pour lui. Yoann Richomme sera, à n'en pas douter, l'un des leaders de la flotte. Ses sponsors ont d'ailleurs construit ce projet pour lui, avec un souci d’exigence et de compétitivité pour avoir un bateau rapide, méticuleusement préparé et spécialement dédié à ce tour du monde. Ce projet ambitieux témoigne de la confiance placée en ce marin dont l'expertise technique et la préparation sont saluées par ses pairs.
Maxime Sorel : Entre ambitions, défis personnels et aléas de la course
Maxime Sorel de Saint-Malo, sur VandB-Monbana-Mayenne, visait le top 5 du Vendée Globe 2024, après avoir terminé 10e en 2020. De nouveau dans la course avec tout nouveau bateau à foils, Maxime Sorel décide de viser plus haut pour sa deuxième participation au Vendée Globe. Son approche est pragmatique : "On a beau avoir le meilleur bateau, le meilleur skipper, ce n'est pas ça qui amène forcément à la victoire. Etre au départ, c'est une victoire, être à l'arrivée, c'est une deuxième et je pense que ça va se jouer sur placer le curseur au bon endroit, ne pas attaquer en permanence, c'est une course très très longue et avoir 2.000 kilomètres de retard ce n'est pas perdu". Cependant, le parcours de Maxime Sorel lors de cette édition 2024 a été marqué par des aléas dès le début. En plus d'une blessure à la cheville, Maxime Sorel a enchaîné les pépins techniques depuis le départ du Vendée Globe dimanche 10 novembre aux Sables d'Olonne. Le skipper de Cancale (VandB-Monbana-Mayenne) a été obligé de faire route vers Madère pour réparer la grand-voile de son bateau. Le 13 novembre 2024, à 17h24, l'annonce est tombée : Le skipper VandB-Monbana-Mayenne Maxime Sorel abandonne le Vendée Globe suite à une blessure importante à la cheville. Le navigateur breton s'est dit triste de se retirer aussi vite de la course mais il a expliqué n'avoir pas eu le choix. Le 16 novembre 2024, à 05h24, Olivier Richefou, le président du Conseil départemental de la Mayenne, a annoncé que le skipper VnB-Monbana-Mayenne, Maxime Sorel, abandonnait le Vendée Globe. Contraint à l'abandon cinq jours après le départ de la course, le Breton est rentré en France le 18 novembre 2024, à 09h11, admettant que la rééducation serait longue. Au-delà du Vendée Globe, Maxime Sorel est monté sur le toit du monde en 2023. Adepte des défis sportifs extrêmes, le skipper de 38 ans a d'ailleurs sorti un documentaire intitulé Mon Double Everest pour raconter ce challenge, démontrant sa capacité à se dépasser constamment.
Benjamin Dutreux : La confirmation d'un talent aux racines bretonnes
Benjamin Dutreux (Île d'Yeu, Vendée), naviguera sur GUYOT Environnement - Water Family. Déterminé et ambitieux, Benjamin Dutreux parlait déjà du Vendée Globe au lycée. Plusieurs années plus tard, le skipper de l'île d'Yeu va prendre son deuxième grand départ. Bien qu'étant originaire de Vendée, ses liens avec la Bretagne, notamment par ses attaches familiales et professionnelles, le connectent fortement à la culture maritime bretonne.
Guirec Soudée : L'aventurier au premier Vendée Globe
Guirec Soudée, des Côtes-d'Armor, aventurier et navigateur, prendra le départ avec le bateau Freelance.com. Véritable aventurier, Guirec Soudée va connaître son premier Vendée Globe, mais pas son premier tour du monde. Il a commencé sa carrière avec des projets en solitaire un peu hors des clous, mais il a toujours eu un gros esprit de compétition. Addict à l’océan, il était reparti en 2021 pour une traversée de l’Atlantique à la rame qui avait duré 107 jours. Sans sa poule emblématique, mais avec passion, il aborde cette course avec une perspective singulière. Il ne s'inquiète ni de la solitude ni de l'ennui, étant un habitué des marathons autour du monde. Il confie ne pas être trop Netflix dans les Mers du sud, par contre il a prévu des fils de pêche pour tenter d’attraper des bons poissons et changer un peu du lyophilisé.
Tanguy Le Turquais et Nicolas Lunven : Les bizuths morbihannais à l'épreuve du grand large
Pour sa première participation, Tanguy Le Turquais, originaire du Morbihan, sera à la barre de Lazare. Après avoir grandi sur un bateau, Tanguy Le Turquais a été marqué par sa rencontre avec Thierry Dubois, ce qui l'a poussé à se lancer dans le monde de la course au large. Alors que le skipper de 41 ans avait enchaîné les bons résultats en 2023, son bateau a été victime de deux ruptures de bout-dehors coup sur coup lors des deux dernières transatlantiques effectuées en 2024, des pépins techniques qui rappellent la dure réalité de la préparation.
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Nicolas Lunven, également du Morbihan, est un autre novice sur le Vendée Globe. Il naviguera sur Holcim - PRB. Sa première participation est scrutée par la communauté de la voile qui voit en lui un talent prometteur.
Sébastien Marsset : Le goût de l'aventure pour une première circumnavigation
Sébastien Marsset, d'Ille-et-Vilaine, participera pour la première fois avec le bateau Foussier. Après une première expérience sur un voilier à l'âge de 7 ans qui ne lui a pas laissé un souvenir impérissable, Sébastien Marsset a été rattrapé par son goût pour l'aventure quelques années plus tard, le menant vers ce grand défi.
Benjamin Ferré : Sur les traces des légendes
Benjamin Ferré, aussi de Saint-Malo, peut compter sur le bateau du vainqueur de l’Everest des mers en 2012, François Gabart, pour faire une entrée fracassante dans l’histoire de la plus célèbre des courses au large. Toutefois, son bateau est utilisé sans son mât d'origine, en lien avec l'histoire de Louis Duc qui a récupéré le mât du bateau de François Gabart avec lequel il a gagné le Vendée Globe après avoir démâté pendant la Transat Jacques Vabre, courue avec Marie Tabarly. Le skipper Louis Duc a d'ailleurs dû solliciter Michel Desjoyeaux pour obtenir cette pièce, illustrant la complexité et la solidarité parfois nécessaires dans le monde de la course au large.
Les défis techniques et humains d'une course hors normes
Le Vendée Globe n'est pas seulement une course de vitesse ; c'est une épreuve de résilience, de stratégie et d'ingénierie. Les skippers sont confrontés à des défis techniques constants. Romain Attanasio, originaire des Hautes-Alpes, pour sa troisième participation, a par exemple démâté en pleine nuit en tapant sur une vague en septembre dernier, un cauchemar pour le skipper qui doit trouver pas moins de 500.000€ pour réparer son bateau et pouvoir espérer prendre le départ du Vendée Globe. Manuel Cousin, le skipper de 55 ans ayant son port d’attache aux Sables d’Olonne, a vu son vérin de quille se briser lors de la dernière édition. Ces incidents mettent en lumière la fragilité des machines face à la puissance des océans et la nécessité d'une préparation irréprochable et d'une capacité à réparer en mer.
La dimension humaine est tout aussi prégnante. Sébastien Simon, dévoré par son échec de l’édition 2020 suite à un objet flottant lui contraignant d’abandonner au large du Cap de Bonne Espérance, revient en force avec une seule idée en tête, terminer la course. Originaire des Sables d’Olonne, son sponsor vendéen Groupe Dubreuil l’a recontacté pour retenter sa chance en 2024. Victime d’une commotion cérébrale en 2023 lors du Retour à La Base, Sébastien Simon a gagné sa course contre la montre après avoir respecté une période de convalescence et un programme de remise en forme sur mesure, prouvant la force de caractère nécessaire pour persévérer. Isabelle Joschke, après avoir fini hors course en 2020, a retrouvé le goût de repartir pour l'aventure du VG2024 grâce à l'écriture. Un échec qu’elle prend à cœur puisqu’elle souhaitait mettre fin à la course au large à la suite de nombreuses déceptions, une décision remise en question puisque son sponsor lui propose de retenter l'expérience. Lors de son premier Vendée Globe, Isabelle Joschke s’est formée à la prise de son pour faire un journal de bord parlé et ainsi documenter son aventure autour du monde malgré le manque de sommeil, un témoignage précieux des conditions extrêmes.
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Des histoires singulières qui façonnent la légende du Vendée Globe
Au-delà des performances sportives, le Vendée Globe est un formidable recueil d'histoires humaines, de destins croisés et de messages inspirants. La diversité du Vendée Globe apporte à la course une richesse des cultures et de détermination à travers le monde.
Damien Seguin : L'emblème du handisport
Damien Seguin, emblème du Vendée Globe, est le premier skipper handisport (il est né sans main gauche) à avoir terminé un Vendée Globe. Champion paralympique multimédaillé, vainqueur du Tour de France à la Voile, il possède un palmarès ahurissant lui permettant de faire passer un message symbolique : le handicap n’est pas un obstacle. Premier skipper en situation de handicap à terminer le Vendée Globe, Damien Seguin veut montrer qu'on peut réaliser ses rêves.
Clarisse Crémer : Promouvoir l'équité et repousser les limites
La femme la plus rapide de l’histoire du Vendée Globe, c’est Clarisse CRÉMER, avec 87 jours, un record féminin. Pour sa deuxième participation, Clarisse Crémer veut défendre et promouvoir l’équité dans le monde de la course au large. Passionnée de sport depuis toute petite et véritable touche-à-tout, elle a besoin de la compétition pour s'épanouir complètement, malgré un esprit contemplatif assumé.
Charlie Dalin : La quête de la victoire absolue
Arrivé sur le podium de la dernière édition, Charlie DALIN a senti un goût d’inachevé, après la première place qui lui est passée sous le nez lors du calcul de la bonification offrant la victoire à Yannick BESTAVEN. Déterminé à terminer en haut du podium du Vendée Globe, Charlie DALIN revient avec un tout nouveau bateau ultra-performant. La ville des Sables-d’Olonne réussit au skipper havrais qui a terminé en première position de la Vendée Arctique 2022 et de la New York Vendée 2024. Sans oublier le Vendée Globe 2020, où il a terminé à la deuxième position suite aux compensations attribuées à Yannick Bestaven pour le sauvetage de Kevin Escoffier. Charlie Dalin (Macif) sera d'ailleurs le premier marin à descendre le célèbre chenal du port vendéen lors du départ.
Louis Burton : La persévérance face aux rebondissements
Arrivé sur le podium de la dernière édition, Louis BURTON a dû faire face au fil des années à de nombreux rebondissements comme des démâtages lors de la Transat Jacques Vabre en 2021 et la Route du Rhum en 2022. Pour sa quatrième participation (à seulement 39 ans !), Louis Burton revient avec de grandes ambitions. Après deux démâtages sur la Transat Jacques Vabre en 2021 puis la Route du Rhum en 2022, le skipper a repris sa marche en avant en enchaînant les bons résultats lors des dernières courses qualificatives, démontrant une résilience admirable.
Paul Meilhat : Le retour d'un marin aguerri
Après 8 ans d'absence, le skipper Paul MEILHAT est de retour pour sa deuxième édition après un beau palmarès durant les 10 dernières années. Paul Meilhat est suivi de près par les amateurs de voile après plusieurs victoires et autres succès qui lui ont fait gagner en popularité sur les pontons du monde entier.
Thomas Ruyant : Méthode, technique et passion au service de la performance
Pour sa troisième participation au Vendée Globe, Thomas RUYANT est décrit comme un skipper méthodique, technique et passionné. Le skipper de Dunkerque n'avait pas prévu de faire carrière dans le monde de la course au large. Toutefois, Thomas Ruyant s'est rendu à l'évidence grâce à ses résultats au-dessus de la moyenne. Pour se préparer de la meilleure manière possible à son troisième Vendée Globe, le marin de 47 ans a commencé à faire de la course à pied puis du trail avec sa compagne, spécialiste de la discipline, soulignant une préparation physique complète.
Arnaud Boissières : Le "chouchou des Sables" et sa régularité
Amoureux des mers du globe, Arnaud BOISSIERES, natif de Bordeaux avant de venir vivre aux Sables d’Olonne, est le seul skipper ayant terminé les quatre derniers tours du monde, ce qui fait de lui l’un des chouchous du public et des Sablais. Apprécié pour sa sympathie, le skipper sablais n'en reste pas moins un concurrent redoutable qui a toujours réussi à rejoindre son port d’attache, celui des Sables-d’Olonne, lors des quatre précédentes éditions qu’il a terminées consécutivement.
Éric Bellion : La force de la différence
Avec une équipe handivalide depuis 2010, Éric BELLION s'est lancé dans le Vendée Globe 2016 terminant en première position en tant que bizuth. Touché par les injustices subies par son père bègue, Éric Bellion promeut la différence comme une force à travers les compétitions auxquelles il participe, apportant une dimension sociale et humaine forte à son projet.
Autres figures et l'esprit global du Vendée Globe
Antoine Cornic, qui a commencé la course au large en 2001, à 21 ans seulement, a ensuite pris du recul pour ouvrir son premier restaurant sur l’île de Ré. Il admet un "petit match dans le match" entre les skippers, même s'ils s'entendent tous bien. Pourtant, les mots manqueraient presque à ce jeune cap-hornier quand on l’interroge sur ses appréhensions pendant la course.
Plusieurs navigateurs internationaux enrichissent également cette compétition. Pip Hare, révélation du dernier Vendée Globe alors qu'elle naviguait à bord d'un bateau de l'ancienne génération, est de retour pour sa deuxième participation à la barre d'un foiler plus puissant qui lui a permis de flirter avec ses limites. Boris Herrmann, le skipper allemand, est monté en puissance depuis le début de l'année en signant deux deuxièmes places consécutives lors des deux dernières traversées de l'Atlantique en solitaire. Grâce à ses superbes performances, Boris Herrmann fait déjà office de favori à la victoire finale pour sa deuxième participation seulement. Justine Mettraux va pouvoir prendre son premier grand départ d'un Vendée Globe avec l'ambition de revenir aux Sables-d'Olonne malgré son statut de bizuth, grâce à une équipe compétitive et à un bateau performant. Le projet de Giancarlo Pedote, le skipper italien, se trouve à mi-chemin entre performance, sobriété, simplicité et convivialité. Il utilise d'ailleurs un foiler ancienne génération, fiabilisé au maximum pour maîtriser les coûts. Kojiro Shiraishi, après avoir mis près de trente ans pour prendre son premier départ d'un Vendée Globe, en est maintenant à sa troisième participation. Ambitieux, son sponsor lui a même donné pour mission de terminer l'Everest des mers dans le top 8. Samantha Davies a appris à marcher sur le bateau de ses parents, étant née dans une famille qui a toujours cultivé un lien viscéral avec l’océan. Conrad Colman, en 2016, est devenu le premier skipper à terminer la course à bord d'un Imoca alimenté à 100 % par des énergies renouvelables. Szabolcs Weöres, dit « Chabis », baigne dans le monde de la voile depuis sa plus tendre enfance grâce à son père. Le skipper chinois, en situation de handicap, véritable autodidacte, a repoussé ses limites pour se faire une place dans le monde de la voile. Le marin suisse, après avoir participé à la campagne d’Alex Thomson comme team manager en 2020, prend le départ à son tour, avec un voyage qui lui permettra de collecter des données scientifiques et ainsi donner du sens à son projet. Fabrice Amedeo, ancien journaliste pour le Figaro, a décidé de se consacrer à sa passion pour la voile et de devenir skipper professionnel pour sa deuxième participation.