La remontée au vent en kitesurf est une compétence fondamentale, souvent considérée comme le Graal de l'autonomie pour tout pratiquant. Elle signifie naviguer dans une direction plus proche du vent que celle d'où l'on vient, permettant ainsi de revenir à son point de départ sans dériver sous le vent. Cet exercice indispensable pour les débutants marque une étape décisive, transformant la frustration des longues marches sur la plage en un plaisir de glisse continu. Si sauter haut et enchaîner des figures techniques en freestyle est impressionnant, la majorité des kitesurfeurs seront déjà heureux de simplement naviguer et de remonter au vent sans problème, car on progresse bien plus vite si l'on ne passe pas son temps à remonter à pied par la plage.
I. Comprendre les Principes Fondamentaux de la Remontée au Vent
Avant même de se jeter à l'eau, quelques règles et astuces pour bien remonter au vent doivent être appréhendées. La patience est de mise, car le sixième sens de sentir le vent n’est pas un don, cela s’apprend. Il est toujours utile d'observer ceux qui sont déjà sur l'eau pour comprendre le vent dominant. Cependant, tous n'ont pas le même niveau, et il sera nécessaire de s'approprier ses propres sensations. Ces quelques minutes passées à appréhender les conditions du moment sont décisives. Le vent peut être stable, mais il peut également être très capricieux sous les nuages. Si les conditions sont trop chaotiques, la remontée sera plus technique, mais pas impossible. Il ne faut pas penser qu'un vent faible rendra la tâche plus aisée, car la plupart des pratiquants auront tendance à augmenter la taille de la voile, ce qui n'est pas toujours la solution la plus efficace.
Un élément crucial à comprendre est la conséquence de la vitesse sur la direction du vent. La vitesse du pratiquant engendre un vent apparent, comparable au vent ressenti dans les cheveux à vélo, qui déplace le lit du vent réel à l’abattée. Ce phénomène permet de lofer au-delà de l'angle idéal avec le vent réel. La vitesse permet donc de lofer davantage. Cette action s'effectue en exerçant une pression accrue sur l'arrière de la planche, qui sera positionnée à 45 degrés de la surface de l'eau. Remonter au vent doit être une action progressive, évitant toute pression inutile. Il est essentiel de se souvenir que la planche est le gouvernail de l'ensemble, elle dirige et nécessite de la pression pour permettre la remontée au vent. Apprendre à s'entraîner dans des conditions simples est primordial, sans se rajouter de la pression inutilement.
II. Les Piliers Techniques Essentiels pour Maîtriser la Remontée au Vent
La maîtrise de la remontée au vent repose sur plusieurs techniques interconnectées : la position du corps, la gestion de la vitesse, le choix du matériel, l'adaptation aux conditions et un état d'esprit adéquat.
La Position du Corps : Ancrage et Équilibre
La position du corps est essentielle. Pour une remontée efficace, le poids du corps doit se situer au centre de la planche. Il ne s'agit pas uniquement de la pression générée par la jambe arrière ou avant, mais du centre de gravité global. Si le poids est déséquilibré sur la jambe arrière, la pointe de la planche ne touchera pas l’eau, entraînant une perte de contrôle et de vitesse. Inversement, si le poids est trop avancé, il y a un risque d'enfourner la planche dans l’eau et de chuter. Pour bien centrer son poids, il est conseillé d'ouvrir les épaules et de ramener le bassin vers l’avant.
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En plus d'être centré, le poids du corps doit être en opposition par rapport à la voile, avec les épaules parallèles aux lignes. Pour créer cette opposition, il faut accepter de faire reposer son poids dans le harnais et de ressentir la traction du kite sur celui-ci. Le but est d'avoir une rétroversion du bassin, sans laquelle il ne sera pas possible d'exercer la bonne pression pour mettre la planche en opposition. Concernant la pression du talon, l’objectif est de créer une petite asymétrie au niveau des jambes : la jambe arrière est pliée et la pression du talon plus intense par rapport à la jambe avant. La jambe avant doit être semi-fléchie (ou tendue), avec moins de pression sur le talon pour éviter de déraper. Cette jambe avant semi-fléchie agit comme un ressort, limitant le manque d’équilibre, notamment si la mer est agitée.
Pour orienter le corps, on prendra un point de référence avec le regard par-dessus l’épaule afin de faire pivoter cette même épaule et les hanches. Ce pivot contribue à la bonne orientation générale du corps.
Le Pilotage du Kite : Générer la Bonne Puissance
Un bon pilotage du kite est essentiel. Si le pratiquant génère trop de puissance avec son kite, il ne réussira pas à créer de l’opposition et prendra trop de vitesse, risquant une chute violente. Dans tous les cas, il lui sera impossible de remonter au vent. À l'inverse, si la puissance n'est pas suffisante, la planche coulera et la remontée au vent sera peu probable. L’objectif est donc de faire un waterstart, puis de stabiliser la voile.
Il est conseillé de stabiliser la voile à une hauteur non inférieure à 45° (environ 10h30 ou 1h30, selon le côté de navigation) dans la fenêtre de vent. Cela offre un meilleur confort de navigation, réduit la pression que les jambes doivent générer pour contrer la traction de la voile, et assure une plus grande sécurité en cas d'arrêt d'urgence. Il est essentiel d’avoir une vitesse adéquate, c’est pourquoi il est interdit d’arrêter de déplacer le kite dans la partie de la fenêtre de vent où l’on navigue. Si le pratiquant manque de vitesse, le kite devra se remettre en mouvement pour générer de la traction, et la planche devra être remise à plat pour glisser plus facilement, évitant ainsi de couler. Le point important est de toujours relancer le kite vers le haut avant de le faire redescendre et de le stabiliser. Inversement, si la vitesse est trop élevée, il faudra garder le kite aussi stable que possible tout en l’amenant au zénith et mettre tout le poids en arrière en poussant sur les talons (encore une fois de manière asymétrique) pour résister à la traction. Le kite ne doit (presque) jamais aller dans la direction (fenêtre) opposée au sens de la glisse. Ce principe est fondamental pour maintenir une trajectoire efficace. Cependant, dans les vents légers (7-10 nœuds), les mouvements devront être bien plus amples si l'on souhaite avancer avec un twin tip, même s'il est quasiment impossible de faire du près dans ces conditions, cela reste intéressant pour améliorer l'équilibre et la coordination entre la planche et la voile.
La Gestion de la Planche : Le Rôle du Gouvernail
C'est bien la planche qui dirige, c'est le gouvernail de l'ensemble. Pour tirer un premier bord, au début, il faudra laisser la planche glisser, sans qu’elle soit trop en opposition avec la direction choisie. La planche doit être à plat, ce qui permettra de commencer à naviguer et de prendre une vitesse convenable, en direction du grand largue. Il est important d'éviter de se diriger trop tôt vers le vent (upwind) sous peine de perdre toute vitesse et de ne plus pouvoir glisser. Ce n’est que dans un second temps, dès que la planche commence à glisser, que la pression sur la jambe arrière permettra de donner de l’opposition à la voile, de créer une bonne tension dans les lignes, et d’orienter la planche plus sur une allure de travers.
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La planche devra reposer davantage sur la carre back (côté talon) pour créer la résistance nécessaire. Plus la planche crée de la résistance, plus la vitesse ralentit. Le but est de trouver un bon compromis pour bénéficier d’une vitesse contrôlée qui apporte un meilleur équilibre. Évidemment, pour reprendre de la vitesse, il faut remettre la planche à plat, en relâchant la pression exercée par les talons.
L'Importance du Regard : Direction et Sécurité
Comme on dit dans tout sport d'équilibre, il faut toujours regarder dans la direction où l'on veut aller. Cependant, il convient d'apporter une nuance pour les débutants. Si le pratiquant regarde dans la direction dans laquelle il souhaite avancer, il risquera de perdre de vue son kite. Il est donc impératif de n'adopter cette technique que si le contrôle du kite est impeccable, sinon, privilégier un regard sur le kite. Il est primordial de se rappeler que si le pilotage est raté, la remontée au vent est impossible.
III. Stratégies et Astuces pour une Progression Efficace
La progression en kitesurf et la maîtrise de la remontée au vent s'appuient sur des stratégies d'apprentissage éprouvées et la correction des erreurs courantes.
L'Apprentissage Progressif : Des Bords Courts à l'Autonomie
Il est crucial d'apprendre à s'entraîner dans des conditions simples. Le premier jour où l'on apprend à faire du vélo, on ne roule pas tout de suite un kilomètre pour trouver son équilibre. Il en va de même pour le kite. Il est recommandé de faire des bords courts et de revenir au point de départ. Si cela réussit, quelques mètres supplémentaires peuvent être tentés. Sinon, il est préférable d'enlever la planche, de retourner au point de départ en marchant et de recommencer. Il ne sert à rien d’aller loin si l'on part totalement au grand largue (downwind), cela ne satisfait que l'ego. La priorité est l’apprentissage. Si l'on opte pour des bords longs, on se prive du temps consacré à réaliser les bons mouvements, au profit de l'amusement. Cela gaspille énergie et concentration. Il faut privilégier les bords courts et se concentrer sur la zone qui semble la meilleure. Les premiers bords visent à se familiariser avec la navigation ; il faut chercher les sensations sans se soucier de la direction. Ce n’est qu’ensuite qu'il est pertinent de se focaliser sur les techniques permettant d’améliorer l'équilibre et la position sur la planche. Entre les premiers bords et la remontée au vent, tout est question de pratique.
Éviter les Erreurs Courantes et les Idées Reçues
Une erreur fréquente chez 90 % des débutants est de vouloir remonter au vent dès le waterstart. La bonne technique consiste à abattre d'abord pour prendre de la vitesse et avoir une bonne glisse, puis de remonter progressivement au vent. Une autre idée reçue est que lorsque le vent faiblit et que la remontée devient difficile, le réflexe classique est d'augmenter la taille de l'aile. Cependant, la solution efficace est souvent de changer de planche pour une plus adaptée. En effet, une aile surdimensionnée génère plus de traction latérale et se tient moins bien en bord de fenêtre.
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Il est également conseillé de naviguer plus au large ou de choisir un vent side-shore si l'on se sent constamment sous pression en longeant la plage. Cela procure un sentiment de sécurité avec une marge en cas de chute ou de vent qui forcit. Fixer un repère à atteindre, comme un arbre, une maison ou un bateau sur le spot, peut aider à maintenir un cap.
Quand le Vent Faiblit : Adapter sa Planche avant son Aile
Le mythe selon lequel une planche plus grande (par exemple, 140-145 cm pour un gabarit moyen) offrirait plus de portance et faciliterait la remontée est à nuancer. Bien que la surface de la planche aide pour le départ et le maintien du planning, elle n'est pas le seul facteur déterminant pour la remontée au près. La plupart des pratiquants peinent à remonter au vent dans 90 % des cas simplement en raison d’un manque de surface adaptée de la planche, ce qui oblige à travailler l’aile en sinusoïdes.
Imaginez remonter au vent tranquillement avec une voile de 12 m² sur une planche de 170 x 50 cm (soit 7500 cm²), une surface conséquente. Votre voile est bien calée en bord de fenêtre. Il suffit de choquer l’aile pendant les risées pour ne pas se faire emporter au largue par une puissance excessive. Maintenant, si cette planche magique rétrécit progressivement, l’effet immédiat est que l’arrière de la board va s’enfoncer dans l’eau par manque de surface portante, augmentant ainsi la traînée. Pour augmenter la vitesse, il faut alors enclencher des mouvements de sinusoïdes avec l'aile pour recréer un vent relatif plus important, retrouvant ainsi la puissance perdue lorsque la board a ralenti. Le résultat est une accélération, mais aussi une progressive abattée, car la sinusoïde fait voler la voile plus en retrait dans la fenêtre, ce qui a un coût et fait abattre. L’allure de navigation au travers étant plus rapide que l’allure de près, on retrouve alors progressivement un point d’équilibre où les vitesses de l’aile et de la planche seront à nouveau synchronisées. Si la planche passe de 6500 cm² à 4800 cm², le cercle vicieux se remet en place, obligeant à abattre encore plus et à tracer des sinusoïdes avec l'aile pour créer de la traction via une augmentation du vent relatif. On se retrouvera alors calé sur une allure de largue. Si l'on arrive à gérer une voile plus puissante, cela peut être une solution potentielle pour retourner naviguer et faire un cap correct.
Cependant, il existe une limite physique impossible à dépasser : en fonction du gabarit, chaque planche d'une surface donnée nécessite une vitesse minimale pour pouvoir remonter au vent. Avec une 150 x 44 cm dans 14 nœuds, un débutant de 60 kg s’en sortira pour remonter au vent, mais si 90 kg sont posés dessus, cette planche aura peut-être besoin de 18 nœuds minimum pour remonter au vent. Si un gabarit de 110 kg utilise cette board, aucune taille d'aile ne permettra quasiment de remonter correctement au vent, car cette planche aura besoin d’une vitesse trop élevée, donc d’un vent bien plus fort (disons 22 nœuds), pour glisser à la surface de l'eau au près sans générer trop de traînée. Or, 22 nœuds, c'est la garantie d’un plan d'eau très agité, une situation rédhibitoire pour débuter.
IV. L'Influence du Matériel sur la Remontée au Vent
Le matériel joue un rôle déterminant dans la capacité à remonter au vent, au-delà des compétences techniques du rider.
La Taille de la Planche : Plus Grande N'est Pas Toujours la Solution Universelle
La surface de la planche est réellement très importante. C'est facile à constater : dès que le vent chute, ceux qui ont une planche trop petite remontent la plage à pied. Si la vitesse est insuffisante par rapport à la puissance de la voile et au gabarit, la board traîne dans l'eau et réduit la vitesse au près, et donc le cap. Ce qui permet de ne pas s'enfoncer est bien la surface et sa répartition. Il s'agit ici d'une planche qui ne s'appuie que sur la surface et non une planche à grands ailerons qui s'appuie sur ses ailerons. Le twin tip n'est pas terrible pour le près quand il n'est pas adapté à un débutant. Pour l'instant, les écoles utilisent des twin tips développés pour des pratiquants réguliers ou pour le petit temps. Par exemple, la dernière Flysurfer Door fait 159 x 45 cm, soit 0,71 m². Alors que quand on débute, du fait que l'on ride sous-toilé, il faudrait au moins 50 % de surface en plus, soit 1,07 m². C'est pourquoi certains designers comme Laurent Ness développent des twin tips avec une surface plus importante, atteignant 1,0 m² par exemple, pour faciliter la remontée au vent en école, même dès 10 nœuds.
Le Rôle du Plan Anti-Dérive et des Ailerons
Pour bien remonter au vent, ce qui est important est le plan anti-dérive. Cela inclut la longueur du rail et sa forme, ainsi que les ailerons. Sur un twin tip, les ailerons permettent de maîtriser le lacet, ils ne sont pas prévus pour caper, à l'exception du 5ème aileron dont c'est la fonction. D'accord sur la longueur du rail, c'est pourquoi certaines planches de développement peuvent faire 210 cm pour 48 cm. Le ratio d'une telle planche est de 4,37, contre 3,4 pour la Flysurfer XL (170 x 50 cm) ou 3,5 pour une 159 x 45 cm, montrant une tendance à l'augmentation du ratio.
Innovations et Planches Spécifiques pour la Remontée au Vent
Certaines expérimentations visent à améliorer la remontée au vent des twin tips. Des moniteurs comme Laurent Ness ont développé des "Easyboards" pour leurs élèves, leur permettant de remonter au vent même à 10 nœuds. Dans le cadre de recherches plus poussées, il a été question de créer un twin tip qui ne nécessite pas ou peu de transfert d'appuis quand il prend de la vitesse, ce qui est le cas de certains prototypes.
Le sujet de l'aileron central est également évoqué. Un gros twin tip avec un aileron central peut être très efficace. Des essais dans cette direction suggèrent qu'il est possible de donner plus d'anti-dérive en travaillant sur des profils asymétriques de cet aileron central et d'éviter l'effet portance avec de la gîte. Il est normal d'avoir de la gîte pour nos petites chevilles, c'est naturel ; sinon, avoir les chevilles en extension n'est pas confortable. Des planches comme le "dagger" ou le kit "fuck-the-foil" (FTF) développé par Laurent Hemard, ainsi que la Flyrace, intègrent des dérives. La Flyrace, par exemple, permet de faire varier la profondeur de la dérive, ce qui change énormément le comportement de la board. Autour de 5 à 10 cm, cela ajoute un peu d'appuis sur la carre, mais le comportement reste similaire à un twin tip. Au-delà, la planche prend appui sur la dérive jusqu'à naviguer complètement à plat, ce qui est très différent d'un twin tip classique. Il ne faut pas chercher à revenir sur la carre lorsque la dérive est enfoncée à plus des 3/4, car cela provoque un changement d'appuis brusque et désagréable. Le kit dagger/FTF est binaire, avec ou sans dérive. Bien que la Flyrace ne soit pas adaptée à un débutant, sa capacité à faire bouger la profondeur de la dérive est très intéressante pour la compréhension du comportement.
Le Débat sur l'Importance du Kite vs. la Planche
Il existe différentes philosophies concernant l'apprentissage et la remontée au vent. Certains, comme "pyb", sont d'un point de vue opposé, arguant que le problème n'est pas ce que l'on a sous les pieds, mais ce que l'on a entre les mains. Une fois que le kite est maîtrisé, que l'on ait un twin tip, un surf sans strap, des skis ou un mountainboard, c'est la même chose. L'expérience de formation, même limitée, a montré que les apprenants ayant une bonne maîtrise du cerf-volant ont fait des bords carrés rapidement. L'idée est de consacrer du temps à la maîtrise du cerf-volant avant d'aller dans l'eau.
Évidemment, le pilotage de l'aile est primordial, mais comme il est long à acquérir, il faut composer avec le pilotage imprécis d'un débutant (quelques heures de pilotage) et lui mettre sous les pieds ce qui lui facilite la vie. La recherche se concentre sans cesse sur l'amélioration du pilotage, par exemple en utilisant des ailes à caisson adaptées à l'apprentissage, surtout dans les vents légers. Cela permet aux élèves de progresser en pilotage tout en ayant un matériel sous les pieds qui minimise les difficultés.
V. Facteurs Externes et Perfectionnement Continu
La remontée au vent est une compétence qui se développe avec la pratique et l'adaptation aux diverses conditions, incluant le mental et la capacité à faire des compromis.
L'Adaptation aux Conditions : Vent Stable ou Capricieux
Préparer et se poser quelques instants sur la plage pour appréhender les conditions du moment est crucial. Le vent peut être stable, mais il peut également être très capricieux sous les nuages. Si les conditions sont trop chaotiques, la remontée sera plus technique. Ne pensez pas qu'un vent faible vous rendra la tâche plus aisée. L'observation des autres sur l'eau peut donner des indices sur le vent dominant, mais chacun doit s'approprier ses propres sensations.
Le Compromis "Vitesse Utile" et "Gain au Vent"
Savoir naviguer, c'est maîtriser son équilibre et sa vitesse. Avec les premiers bords, il faut développer les premières sensations, ce qui permettra ensuite de se concentrer sur les points techniques pour atteindre l’autonomie et commencer à remonter au vent. Une chose importante apprise des sports de voile est ce que nous appelons le bon compromis entre la « vitesse utile » et le « gain au vent » (cap-vitesse), qui dans notre cas se résume à trouver la vitesse de croisière optimale pour naviguer sans bouger la voile.
L'Expérience et la Pratique Régulière
Ne désespérez pas si vous devez parcourir des kilomètres le long de la plage avant de pouvoir remonter et revenir au même point. Avec des cours et de la pratique régulière, la plupart des kiteurs deviennent autonomes en remontée au vent après 10-15 heures de navigation. La progression n'est pas terminée, mais à cette étape, le frisson de la glisse sur l'eau tant attendu se fait enfin ressentir. À chaque leçon ou sortie, il sera possible de tirer quelques bords et de prendre plus de plaisir.
De nombreux facteurs peuvent influencer la remontée au vent : le matériel, la météo, les conditions de mer, et la technique du rider. La persévérance et la volonté d'améliorer continuellement sa technique sont les clés pour devenir un kitesurfeur autonome et profiter pleinement de chaque session.
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