Dans l'univers foisonnant des techniques de mise en scène, la plongée et la contre-plongée occupent une place fondamentale, constituant des aspects essentiels de la grammaire du cinéma et de la photographie. Il s'agit de procédés relativement basiques et simples à exécuter, mais d'une richesse symbolique et d'un impact significatif sur le message envoyé au spectateur ou au lecteur de l'image. Ces approches ne requièrent pas nécessairement un temps de préparation considérable et ne présentent pas la complexité d'un plan séquence, ce qui en fait des techniques particulièrement importantes, notamment pour les productions auto-produites. Héritées à l'origine de la peinture avant de s'épanouir dans la photographie, puis dans le cinéma, ces deux variations d'axes de prises de vue impliquent de positionner l'appareil photographique ou la caméra soit au-dessus (la plongée), soit en dessous (la contre-plongée) du sujet filmé ou photographié, qu'il s'agisse d'une personne, d'un groupe, d'un objet ou d'un lieu. Cette simple variation de hauteur modifie radicalement la perspective, le sentiment véhiculé et, par conséquent, l'interprétation de l'image.
Ces deux angles de prises de vue, bien que faciles et rapides à réaliser, nécessitent une réflexion préalable pour maximiser leur efficacité. Ils permettent non seulement de varier les cadrages, mais aussi d'insuffler une dynamique particulière à l'image en fonction du résultat souhaité. Un photographe, qu'il soit professionnel, amateur ou expert éclairé, sait à quel point la variation des angles est un élément important de sa pratique. Changer d'angle aide à progresser, à affiner son œil photographique et contribue activement à la construction du message artistique que l'on souhaite transmettre. La prise de vue en plongée ou en contre-plongée se distingue clairement de l'angle horizontal classique, où l'appareil est placé à la même hauteur que le sujet, offrant ainsi des possibilités narratives et esthétiques uniques.
I. La Contre-plongée : Puissance, Domination et Perspective Accentuée
La contre-plongée est une technique cinématographique et photographique puissante, dont la définition technique est précise : elle désigne une prise de vue réalisée en positionnant la caméra en dessous de la ligne de regard moyenne et en l’orientant vers le haut. La caméra est le plus souvent inclinée à environ 45 degrés, mais la flexibilité de cette technique permet de la placer, selon les besoins créatifs, à quelques centimètres seulement en dessous de la ligne de regard du sujet, ou carrément au niveau du sol, voire même au ras du sol pour des effets plus spectaculaires. Cette approche technique, qui consiste à prendre une photo ou à filmer du bas vers le haut, place le sujet en hauteur par rapport à l'appareil, créant ainsi une dynamique visuelle spécifique.
L'angle en contre-plongée, par son principe même, apporte un effet inverse à celui de la plongée, en élargissant considérablement les perspectives et en conférant une impression de grandeur au sujet. C'est le sujet lui-même qui domine la scène, un type de prise de vue qui lui attribue une grandeur manifeste et une importance indéniable. Si la plongée est généralement associée à l'infériorité, la contre-plongée, en toute logique, induit un sentiment de supériorité, de force, et de domination. Cette technique peut être employée non seulement pour exprimer un rapport de force, mais aussi simplement pour magnifier un sujet, par exemple, après une réussite impressionnante, le filmer en contre-plongée contribue à le mettre particulièrement en valeur.
L'expression de la domination et de la menace au cinéma
La plupart du temps, les cinéastes exploitent la contre-plongée pour accentuer l’effet de domination dans les rapports de force. Cette technique est un outil fondamental pour dépeindre la menace et l'imposante stature d'un personnage. Il n’est pas le fruit du hasard si le premier plan où apparaît Dark Vador dans l’opus Un nouvel espoir de la saga Star Wars est filmé en contre-plongée extrême. Cette prise de vue, exécutée dans les coulores de l’Étoile de la Mort, agit comme un amplificateur, accentuant la menace intrinsèquement incarnée par le costume et la voix du personnage, et lui octroyant un air encore plus imposant et terrifiant aux yeux du spectateur.
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Cette signature visuelle de la domination perdure et est largement présente dans le cinéma d’horreur moderne, où les figures de l'épouvante, tels les psychopathes et les tueurs en série, sont presque systématiquement filmées en contre-plongée. L'effet est clair : les rendre plus grands, plus menaçants, quasi-invincibles. La contre-plongée, étant intrinsèquement idéale pour illustrer ces rapports de force, se retrouve en abondance dans les films d’action, particulièrement ceux qui regorgent de combats et de batailles épiques. Elle est fréquemment utilisée lorsqu'il s'agit de mettre en scène des héros emblématiques, conférant une aura de puissance à des personnages comme ceux de Gladiator, Braveheart ou Rambo.
Christopher Nolan, par exemple, a su bousculer les attentes du public dans The Dark Knight en accordant à son personnage du Joker un traitement visuel généralement réservé aux super-héros. Il a réalisé une série de prises de vue en contre-plongée extrême, donnant ainsi à ce personnage une allure puissante, presque égale à celle de Batman, le dotant d'une stature qui, malgré son rôle d'antagoniste, le positionne comme une force à ne pas sous-estimer.
Des exemples emblématiques du grand écran
Pour appréhender pleinement la puissance et l'impact des prises de vue en contre-plongée, il est instructif de se tourner vers des exemples classiques du cinéma. On peut ainsi se remémorer des scènes iconiques comme celle de King Kong escaladant l’Empire State Building en 1933, ou de Godzilla ravageant les rues de Tokyo en 1954. Ces classiques de la science-fiction ont profondément marqué l'imaginaire collectif et influencé de nombreux réalisateurs contemporains. Steven Spielberg, par exemple, a cité Godzilla comme une référence importante dans l’univers cinématographique de Jurassic Park et des Dents de la mer, soulignant l'efficacité de cet angle pour instaurer la grandeur et la terreur des créatures monumentales.
Il est intéressant de noter que la contre-plongée peut également être utilisée pour traduire un sentiment de malaise ou d'écrasement chez un personnage, notamment en le confrontant à quelque chose de trop grand pour lui, montrant ainsi une vulnérabilité paradoxale. Un exemple nuancé de l'usage de la contre-plongée pour dépeindre une forme de faiblesse apparaît au début de Breaking Bad, où Walter White est systématiquement filmé en contre-plongée. Cette orientation visuelle, plutôt que de le magnifier, sert à dépeindre la faiblesse initiale de ce personnage gravement malade, soulignant l'écrasement par les circonstances et le poids du monde sur ses épaules. C'est une interprétation qui, tout en utilisant la technique de la contre-plongée, la détourne de son effet habituel de puissance pour insister sur l'accablement. De même, les enfants, souvent perçus comme intrinsèquement impuissants, passent la première partie de leur vie à devoir lever les yeux pour voir tout ce qui les entoure. Il n’est donc guère surprenant qu’un film où ils occupent une place centrale regorge de prises de vue en contre-plongée, montrant ainsi un monde d'adultes et d'objets bien plus grands qu'eux. John Hughes a cependant brisé ces codes avec le film Maman, j’ai raté l’avion !, où Kevin McCallister, contraint de défendre sa maison à Chicago, jongle habilement avec les angles de vue, en plongée ou en contre-plongée, au rythme des hauts et des bas de son duel prolongé contre les cambrioleurs.
La contre-plongée comme révélateur de la vulnérabilité
Bien que la contre-plongée soit principalement associée à la domination, elle peut paradoxalement, et de manière très efficace, souligner la vulnérabilité, non pas du sujet filmé en contre-plongée, mais du personnage qui lui fait face. La vulnérabilité est le contrepoids du pouvoir. Dans Full Metal Jacket, le soldat Joker se trouve en position de vulnérabilité face à son instructeur, incarné par l’acteur R. Lee Ermey. Ancien sergent instructeur des Marines dans la vie réelle, ce dernier s’est illustré par son interprétation très réaliste du tyrannique sergent-chef Hartman. Dans de telles scènes, les prises de vue en contre-plongée de l'instructeur, par exemple, accentuent l’effet dramatique et la puissance oppressante qui pèse sur le soldat Joker. Au cinéma, la vulnérabilité peut être un puissant vecteur d’émotion, et les prises de vue en contre-plongée en accentuent l’effet dramatique, qu’il s’agisse de filmer la source de danger pour un personnage en grand danger dans un film d’horreur, ou la menace imminente pour une victime dans un film de guerre. Dans les scènes de combat et les batailles spectaculaires de ces genres de films, le triomphe de l’héroïne ou du héros signe forcément la défaite d’un ou d’une adversaire, et la contre-plongée est souvent utilisée pour illustrer la supériorité du vainqueur ou la menace du perdant initialement dominant.
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Au-delà des personnages : l'impact sur les lieux et l'atmosphère
Les prises de vue en contre-plongée ne sont pas exclusivement réservées aux personnages ; elles s'avèrent également très efficaces pour mettre un lieu en valeur dans un plan général, ou pour définir l'atmosphère et le ton recherché d'une scène. Un exemple frappant est celui de l'imposant manoir Bates dans Psychose. En plantant le décor, sa représentation constante au fil des plans larges en contre-plongée a élevé cet édifice au rang de personnage à part entière, contribuant de manière significative à instaurer une atmosphère menaçante et oppressante tout au long du film.
En outre, une contre-plongée sur des buildings, par exemple, ne sert pas uniquement à nous renseigner sur la grandeur de ces structures architecturales. Elle peut également être utile pour nous en dire davantage sur celui qui les regarde, retranscrivant une vue subjective et son sentiment d'écrasement ou d'admiration face à la monumentalité urbaine. Cette perspective subjective renforce l'immersion du spectateur dans l'état émotionnel du personnage.
Maîtres de la contre-plongée : l'héritage d'Orson Welles
Dans l'art de la contre-plongée, personne ne réussira probablement à détrôner Orson Welles. Il est universellement reconnu comme un maître inégalé de cette technique, l'ayant élevée à un niveau d'expression et de symbolisme rarement égalé. Si des œuvres telles que La Soif du mal et La Dame de Shanghai sont toutes deux des chefs-d’œuvre incontestables à cet égard, la palme de l'utilisation magistrale de la contre-plongée revient néanmoins à Citizen Kane. Ce film est non seulement considéré comme probablement le plus grand film américain jamais réalisé, mais il détient également le record du nombre de « vues sur un plafond » en raison des innombrables plans en contre-plongée qui caractérisent sa mise en scène audacieuse. La scène représentant Leland après la défaite de Kane aux élections est entièrement réalisée en contre-plongée, soulignant l'effondrement et l'isolement du personnage. Plus encore, la quête de Welles pour l'expression parfaite était telle que, même l’angle de vue le plus bas possible, ne lui donnait pas toujours satisfaction, le poussant à innover constamment. Outre Welles, d'autres cinéastes ont marqué la technique, Michael Bay, par exemple, a quant à lui inventé une variante qui porte son nom, témoignant de l'évolution et de l'adaptation constante de cette technique.
La contre-plongée en photographie : grandeur et défis pour le visage
En photographie, la contre-plongée partage les mêmes principes de grandeur et d'importance pour le sujet. Ce type d'angle de prise de vue est idéal pour les paysages ou les photographies de monuments, car il permet de leur apporter un sentiment de majesté, de les valoriser et de les rendre les sujets principaux du cliché. C’est également un angle parfait pour photographier la nature, qu'il s'agisse de champs de fleurs ou de forêts de sapins, amplifiant leur dimension et leur immensité. Dans des champs de fleurs, par exemple, ce type de prise de vue ne fera que renforcer la dimension de grandeur apportée par l’effet de contre-plongée, immergeant le spectateur dans l'immensité de la scène.
Cependant, bien que facile à réaliser dans son principe, la photographie en contre-plongée doit être abordée avec précaution, surtout lorsqu'il s'agit de s'attarder sur un visage en gros plan. Il est crucial d'avoir à l'esprit que le sujet se trouvera au cœur même de la scène, sans possibilité de « distraction » ou de dissimulation des détails. La principale difficulté de cette prise de vue réside dans l’accentuation souvent trop forte de la perspective, qui s'accompagne inévitablement de déformations. Pour un gros plan de visage, ces déformations peuvent être prononcées, rendant le sujet potentiellement moins flatteur ou même caricatural si l'intention n'est pas d'accentuer un trait particulier ou une expression puissante et intimidante. Tandis que la contre-plongée est excellente pour conférer de la puissance et de l'importance à un sujet, son application directe sur un visage en gros plan nécessite une considération minutieuse des effets de distorsion et de la signification désirée. Si l'objectif est de montrer un visage dominant, voire menaçant, les déformations peuvent servir le propos. Dans le cas d'un portrait classique visant l'esthétique et l'équilibre des traits, d'autres angles sont généralement préférables.
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II. La Plongée : Réduire, Révéler et Humaniser
L'angle de prise de vue en plongée est le pendant symétrique de la contre-plongée, produisant des effets visuels et narratifs diamétralement opposés, mais tout aussi significatifs. Techniquement, la plongée consiste à placer l'appareil photo ou la caméra au-dessus du sujet et à l'orienter vers le bas. Le photographe ou le cinéaste est alors positionné au-dessus du sujet, ce qui a pour effet immédiat de donner à ce dernier l’impression d’être plus petit, tout en écrasant les perspectives. La photographie en plongée consiste donc à photographier un sujet en orientant la prise de vue du haut vers le bas. Cet angle de prise de vue confère une impression que le sujet est plus petit que l'observateur (le photographe ou le spectateur), le sujet se retrouvant visuellement « écrasé » par celui-ci.
Ainsi, avec la plongée, l’axe de prise de vue donne l’impression que le sujet est inférieur et plus petit, en écrasant les perspectives. Il existe des variations dans l'intensité de cet angle, allant jusqu'à la plongée totale, où la caméra est quasiment à la verticale, donc à 90° du sujet qu’elle filme. Cette inclinaison extrême accentue encore davantage l’écrasement et la réduction du sujet, renforçant l'effet de domination de l'observateur ou du contexte sur le sujet.
La plongée au service de la fragilité et de l'intimité, notamment pour le visage
La plongée, bien que souvent associée à la réduction du sujet, peut être utilisée avec une grande subtilité pour exprimer la fragilité, l'intimité, ou même pour des raisons esthétiques, particulièrement en photographie de portrait. En photographie de portrait, cet angle de prise de vue permet, lorsqu'il est utilisé avec parcimonie, d’affiner les traits du visage. Il peut également apporter une certaine fragilité au sujet, le rendant plus touchant et plus « proche » du lecteur de la photo, établissant ainsi une connexion émotionnelle plus forte.
Toutefois, il est crucial de veiller à bien « doser » la hauteur et l’inclinaison de l’appareil photo afin de valoriser le sujet sans le dénaturer. Une utilisation excessive de la prise de vue en plongée pourrait déséquilibrer la photo et donner au lecteur une sensation d’oppression du sujet, voire de déformation involontaire. C'est pourquoi, par exemple, on évite généralement de photographier un enfant en plongée trop prononcée, afin de ne pas accentuer son apparente faiblesse de manière indésirable. La variation de la hauteur et de l’inclinaison de l’appareil photo dépendra toujours du type de sujet photographié et de l'effet recherché. Pour les paysages ou la photographie de rue, un angle de prise de vue très en hauteur ne choquera pas nécessairement, car l'échelle est différente.
L'expression de l'infériorité et de l'enfermement
Si la contre-plongée symbolise la supériorité, la plongée, en toute logique, donne une impression d’infériorité. Cette technique est souvent employée pour établir un rapport de forces où le sujet filmé apparaît en position de faiblesse, de soumission, ou de vulnérabilité. Comme dans la vie réelle, lorsque l'on regarde quelqu’un de haut, on peut avoir l’impression de le dominer, d’être supérieur à lui, ou qu’il se trouve en position de faiblesse. Cette perception se transpose fidèlement au cinéma. Ainsi, la plongée sert bien souvent à mettre en place un rapport de forces où le sujet est écrasé ou soumis.
Au-delà de cette expression directe de l'infériorité, la plongée peut également être utilisée pour créer un effet d’enfermement ou de déshumanisation, comme en témoigne son usage dans certains films, tels que La Mouche. Cet angle peut aussi servir des effets de style purement esthétiques, comme dans des scènes emblématiques de Chantons sous la pluie, où la pluie elle-même est englobée dans une perspective écrasante.
La plongée comme outil narratif et stylistique
La plongée n'est pas uniquement un outil pour la représentation de l'infériorité ; elle possède d'autres utilisations qui n'installent pas nécessairement un rapport de domination-soumission. Par exemple, une faible plongée, moins accentuée, peut permettre de dévoiler un décor de manière expansive, offrant une vue d'ensemble et contextualisant l'action dans un espace donné. Cet angle de vue peut également avoir une portée symbolique forte, servant à commencer ou à finir un film, et peut revêtir un aspect de punition ou de "happy end" en fonction de la situation du personnage, soulignant son destin ou son parcours.
La flexibilité des angles de vue est essentielle dans la narration. Le choix des prises de vue, en plongée ou en contre-plongée, n’est pas nécessairement figé pour chaque personnage tout au long d'une œuvre. Dans Game of Thrones, par exemple, l’angle de vue varie régulièrement en fonction de la position des protagonistes dans la hiérarchie du pouvoir à l’instant T, reflétant les dynamiques changeantes et les aléas du destin. La plongée et la contre-plongée peuvent aussi simplement être la transcription d’une vue subjective d’un personnage, invitant le spectateur à adopter son point de vue et ses émotions. Parmi les différentes interprétations possibles de la plongée, il est souvent aisé de déduire celle qui correspond lorsque l'on en observe une, tant son impact est direct sur la perception.
III. Plongée et Contre-plongée : Deux Faces d'une Même Grammaire Visuelle
Les techniques de plongée et de contre-plongée, bien qu'opposées dans leurs effets visuels fondamentaux, sont deux faces indissociables d'une même grammaire visuelle, offrant des outils narratifs et esthétiques d'une grande richesse. Leur efficacité réside dans leur capacité à manipuler la perception du spectateur ou du lecteur d'une image, influençant profondément l'émotion et l'interprétation d'une scène ou d'un sujet.
Origines et évolution des techniques
Comme mentionné précédemment, à l’origine, la plongée et la contre-plongée sont des concepts hérités de la peinture, où les artistes ont longtemps joué avec la perspective pour accentuer la majesté d'un sujet ou l'humilité d'un personnage. Ces principes ont ensuite été adoptés et développés par la photographie, avant de trouver leur plein épanouissement dans le cinéma. Il s’agit fondamentalement d’angles de prise de vue où l’on se positionne soit en dessus - pour la plongée - soit en dessous - pour la contre-plongée - d’une personne, d’un groupe de personnes, ou de tout autre élément du cadre. Ces techniques, en dépit de leur ancienneté, demeurent des piliers de la composition visuelle contemporaine.
Adapter l'angle aux intentions : flexibilité et impact
Les techniques de la plongée et de la contre-plongée sont des variations d'axes de prises de vue qui sont utilisées autant dans l’univers du cinéma que dans celui de la photographie. Elles diffèrent notablement du classique angle horizontal où le photographe ou le cinéaste place son appareil photo face au sujet à même hauteur, offrant ainsi une perspective plus neutre. Ces deux axes de prises de vue aident à varier considérablement les cadrages, leur apportant une dynamique spécifique en fonction du résultat souhaité. Un des points cruciaux est que le choix des prises de vue, qu'il s'agisse de plongée ou de contre-plongée, n’est pas nécessairement figé pour un personnage ou une situation donnée. Il peut varier, comme dans Game of Thrones, en fonction des évolutions narratives et des dynamiques de pouvoir à l'instant T, ce qui permet d'enrichir la narration visuelle. Bien qu'ils soient tous les deux faciles et rapides à réaliser, ces angles de prises de vue nécessitent une petite réflexion en amont pour être employés à leur plein potentiel.
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