Introduction à une discipline immersive
Le hockey subaquatique est une activité toute nouvelle au sein de certains clubs, bien que ses racines soient ancrées dans une histoire plus ancienne. Il s’adresse à tout adhérent souhaitant découvrir une activité sportive s'appuyant sur des compétences physiques, d'adresse et respiratoires. Ce sport, pratiqué en apnée au fond d'une piscine, oppose deux équipes lors de rencontres dynamiques. L’activité est accessible à tous, offrant un cadre stimulant pour ceux qui cherchent à repousser leurs limites tout en intégrant une dimension collective forte.
Genèse et historique : De l’Octopush aux titres mondiaux
L’histoire de ce sport remonte à octobre 1954 dans le sud de l’Angleterre, inventé par Alan Blake au sein du Southsea Sub-aqua Club. À l’origine, il s’appelait "octopush" du fait qu’il y avait huit joueurs (octo) et que le but était de pousser le palet avec sa crosse (to push), le tout en apnée au fond d’une piscine. En 1960, dans la région de Chicago, Bill Neil, un Américain, a réinventé le hockey subaquatique avec des crosses de hockey sur glace coupées et utilisées avec les deux mains.
En France, c’est Roger Chatelain qui l’introduit, à Montauban, en 1967, sous la forme américaine au sein du Groupe d’Activités Sous-Marines (GASM). Le premier club à pratiquer le hockey anglais est le Club Sous-Marin du Nord avec Roger Renault en 1973 sous la forme anglaise, après avoir assisté à une compétition en Hollande entre des clubs anglais et hollandais. Aujourd’hui, la France fait partie des meilleures nations au monde. La première consécration de l’équipe de France masculine a été le titre de champion du monde en 1998 à San-José (USA), puis le championnat d’Europe en 2003. La France a de nouveau conquis le titre mondial à Eger (Hongrie) en 2013. En 2005, c’est l’équipe de France féminine qui a réalisé une performance en se classant première du championnat d’Europe. Elles ont conquis l’Europe en 2019, et maintenant, elles visent la planète ! L’équipe de France féminine de hockey subaquatique se prépare à plonger dans l’arène mondiale pour la Coupe du Monde CMAS en Australie. Chez les jeunes, dans les catégories U19 et U23, les équipes de France obtiennent également d’excellents résultats.
Règles du jeu et dynamique compétitive
Le jeu oppose, dans une piscine, deux équipes pendant deux mi-temps de 8 à 15 minutes. Le but du jeu est de progresser, en apnée, en poussant ou en passant un palet pesant 1 à 1,5 kilogramme, à l'aide d'une crosse spécifique afin de le faire entrer dans le but adverse. Les buts sont posés sur le fond aux extrémités de la piscine. L'équipe est, en France, composée de trois défenseurs (le pivot droit, l'arrière (centre) et le pivot gauche) et de trois attaquants (l'ailier-droit, l'avant-centre et l'ailier-gauche). Les joueurs sont au nombre de six par équipe, avec jusqu’à quatre remplaçants sur le bord de la piscine.
À la suite de certaines fautes, un joueur peut être sanctionné par une « prison », réduisant ainsi le nombre de joueurs de son équipe dans l'eau. Lorsqu'un joueur est en prison, il est assis sur une chaise à l'extérieur de la piscine. Le temps de prison, en fonction de la gravité de la faute, peut être d'une minute, deux, cinq ou une expulsion définitive. Pour se différencier dans l'eau, chaque équipe est identifiée par la couleur blanche ou noire, qui correspond à celle de la crosse et du bonnet des joueurs. Au départ, le palet est au centre du terrain. En surface, les joueurs de chaque équipe sont en contact avec le mur de leur côté de terrain. Au signal de l'arbitre, les joueurs s'élancent pour récupérer le palet, le mettre dans le but adverse et marquer un point. Les quatre joueurs hors de l'eau peuvent entrer dans le jeu à tout moment, à condition qu'il y ait au maximum six joueurs dans l'eau. Lorsqu'un but est marqué, l'engagement se fait au centre, chaque équipe étant de nouveau contre son mur.
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Environnement de jeu et dimensions du terrain
Le terrain de jeu mesure généralement entre 20 et 25 mètres de longueur sur 12 à 15 mètres de largeur, la surface totale étant de 300 m² minimum. La profondeur est comprise entre 2 et 4 mètres. Ces dimensions permettent une circulation fluide et tactique des joueurs. La pratique se déroule entièrement au fond de la piscine, ce qui nécessite une gestion rigoureuse de l'apnée et du déplacement subaquatique. Certains clubs ont des bassins qui permettent de faire du hockey, et ces structures accueillent toujours de nouveaux sportifs tout au long de la saison, se faisant un plaisir de former au jeu.
Équipement et sécurité du hockeyeur
Pour démarrer cette activité, le club a fait le choix d'investir dans du matériel permettant de faire des entraînements ou des matchs à 3 contre 3. L'équipement nécessaire comprend des palmes, un masque, un tuba, un gant de protection, un bonnet de protection noir ou blanc, une crosse flottante blanche ou noire, un palet de 1,3 kg et des buts de 3 mètres de large.
Les palmes sont généralement en caoutchouc ou en fibre, permettant une grosse accélération et une bonne vitesse de nage. Les palmes de plongée comportant des boucles ou des parties rigides sont interdites. Le masque doit être robuste et offrir une bonne vision ; il doit être composé de deux verres ou d’un verre avec renfort central, ou d’une structure plastique monobloc. La crosse peut être en bois ou en matériaux synthétiques. Par la suite, chaque adhérent pourra acquérir sa propre crosse et son propre bonnet. Les bonnets comportent des oreillettes de protection, essentielles pour la sécurité durant les contacts subaquatiques.
Arbitrage et encadrement des rencontres
Chaque match est contrôlé par un arbitre principal, placé le long de la ligne de touche, et deux ou trois arbitres aquatiques. L’arbitrage est confié à ces trois personnes pour observer le jeu en surface et au fond de la piscine. L'arbitre principal surveille le bon déroulement du jeu en surface, tandis que les deux arbitres aquatiques signalent les fautes et les arrêts de jeu au moyen d'un code gestuel à l'arbitre principal. Ce dispositif garantit une équité sportive et le respect des règles strictes régissant cette discipline.
Compétences techniques et cycles d'apprentissage
L'activité physique sollicite des compétences précises d'adresse et de gestion respiratoire. Dans un cadre de formation, l'apprentissage repose sur plusieurs piliers. Il est essentiel de savoir se déplacer sur une quinzaine de mètres sans aide à la flottaison et sans reprise d’appuis. Le pratiquant doit apprendre à plonger, s’immerger et se déplacer sur une trentaine de mètres sans aide à la flottaison et sans reprise d’appuis. Il est crucial de coordonner la respiration et la propulsion pour nager vite et/ou longtemps.
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Le cursus d'apprentissage inclut la réalisation de coulées ventrales et dorsales, ainsi que des déplacements en grand-fond sur une courte distance (5 mètres) sans matériel. Le joueur doit être capable de réaliser un parcours subaquatique avec des changements de direction et de profondeur. Enfin, le déplacement sur le ventre et sur le dos en position horizontale avec du matériel (planche, pull-buoy) sur 25 mètres et sans matériel sur 15 mètres constitue une base indispensable pour progresser vers la maîtrise du hockey subaquatique.
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