La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. Ces deux formes de plongée sont largement pratiquées au sein de la plongée loisir qui a pour but principal la détente, la pêche, la pratique sportive ou la découverte du monde subaquatique. Elle peut se pratiquer en piscine ou dans les mers, lacs, carrières, rivières, cénotes ou grottes marines. La mer a toujours été une source précieuse pour l'Homme, de nourriture bien sûr mais aussi de matériaux et d'objets précieux comme les perles. La volonté d'y plonger plus profond et plus longtemps a donc sans doute toujours habité de nombreux peuples côtiers.
Évolution Historique : De la Préhistoire aux Technologies Modernes
La plongée en apnée en poids constant est le mode de plongée naturel chez les mammifères, dont l'Homme, et est donc vraisemblablement pratiquée dès la Préhistoire, notamment pour la pêche et le ramassage de crustacés, mollusques et coquillages. Certains peuples, comme les Bajau d'Indonésie, ont développé des adaptations physiologiques et génétiques accroissant leurs performances en apnée. On retrouve également des traces historiques fascinantes : au Japon, les Amas, pêcheuses de coquillages, et en Corée, les Haenyo, illustrent une tradition séculaire. En Méditerranée, l'apnée était encore pratiquée jusqu'au milieu du XXe siècle pour le ramassage du corail rouge et des éponges.
L'idée d'objets ou de machines permettant de prolonger les séjours sous l'eau est ancienne. On fait remonter au règne d'Alexandre le Grand la conception d'une « cloche de plongée » imaginée par le philosophe Aristote, vers 322 av. J.-C. Cette invention fut perfectionnée en 1690 par le physicien Edmond Halley, permettant des travaux jusqu'à près de 20 mètres de profondeur. Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane : il s'agissait d'un gros casque hermétique alimenté en air sous pression par un tuyau relié à un compresseur mécanique en surface. Toutefois, c'est l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'exploration marine. Perfectionnée par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943, l'invention capitale pour la plongée autonome, sans aucun tube relié à la surface, est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».
Physiologie et Environnement : Les Contraintes de la Pression
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer, mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer. Cette pression inhabituelle pour un être humain adapté au milieu terrestre provoque des phénomènes que le plongeur doit connaître. Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, par exemple via la manœuvre de Valsalva.
Le dioxygène (O2) devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar, soumettant le plongeur à un risque de crise hyperoxique et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. Par ailleurs, les gaz inertes, outre leur rôle dans l'accident de décompression, ont des propriétés narcotiques à partir d'une certaine pression partielle. Le plongeur bouteille doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression. Les plongeurs en apnée n'effectuant pas de ventilation pulmonaire sous l'eau n'ont, de leur côté, pas besoin d'utiliser ces tables.
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Pratique de la Plongée Loisir et Cadre Réglementaire
La plongée ne se pratique en aucun cas seul. Où que vous soyez, il est indispensable de commencer avec un organisme agréé et un moniteur diplômé. Pour découvrir cette activité, vous pouvez effectuer un baptême de plongée, une première immersion d'environ 20 minutes, en piscine ou en mer. Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l'encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées en fonction de 5 niveaux de plongée, devant être validés dans des centres agréés. Une visite médicale est obligatoire avant la plongée pour garantir la sécurité du plongeur, le médecin fédéral vérifiant l'absence de contre-indications médicales majeures (cardiaques, pulmonaires, neurologiques, ou autres). La grossesse est une contre-indication formelle.
Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage. Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Si vous restez près des côtes et plongez en apnée, masque, palmes et tuba pourront vous suffire. Pour le bateau, il est impératif de hisser un pavillon (Alpha, croix de Saint-André ou rouge à diagonale blanche) indiquant que vous êtes en plongée. Ces équipements peuvent être coûteux ; il est intéressant de les louer ou de les emprunter dans les clubs pour tester ce qui vous convient avant d'investir.
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