Le monde du kayak est vaste et diversifié, offrant une multitude d'embarcations adaptées à des pratiques variées. Parmi celles-ci, le kayak de mer se distingue comme une des plus anciennes et des plus raffinées, partageant son héritage avec la pirogue. Cette embarcation a su évoluer tout en conservant ses formes originelles, ce qui témoigne de ses qualités marines intrinsèques. Un kayak marin est spécifiquement conçu pour les longues sorties sur des plans d'eau de grande dimension, capable d'affronter les rigueurs des vents, des vagues et des courants. Pour explorer ce type d'embarcation, il est essentiel de comprendre non seulement ses caractéristiques générales, mais aussi les spécificités de ses matériaux, notamment la fibre de verre, et les options de navigation comme la dérive ou le gouvernail.
Kayak et ses Variétés : Du Récréatif au Marin
Avant de se pencher sur les particularités du kayak de mer, il convient de distinguer les différents types d'embarcations disponibles sur le marché. Le kayak de mer est une embarcation qui a su bien vieillir; d’ailleurs, ses formes ont peu changé avec toutes ces années. Les qualités marines de cette embarcation la destinent aux longues sorties sur un plan d’eau de grande dimension. Selon le type de sortie, le type de kayak et la nature du plan d’eau, il ne faut parfois qu’un minimum de connaissances et de techniques pour aller sur l’eau.
Le kayak de randonnée, quant à lui, offre aussi la possibilité de longues sorties, mais sur une plateforme généralement plus stable, plus facilement domptable. Il représente un excellent compromis pour ceux qui recherchent à la fois la performance et la facilité d'utilisation.
Enfin, le kayak récréatif est le prêt-à-porter du kayak, l’embarcation la moins dispendieuse, la moins exigeante… et qui donne par conséquent une moins bonne performance. Il est idéal pour les sorties occasionnelles sur des eaux calmes, sans ambition de vitesse ou de longue distance.
Bien qu’il existe des kayaks de mer dits sit on top, la grande majorité sont des sit in; on s’assoit donc à l’intérieur du cockpit, bien calé pour faire corps avec l’embarcation, ce qui offre une protection contre le froid et fournit un contrôle accru de l’embarcation. Cette immersion permet au pagayeur de ne faire qu'un avec son kayak, améliorant la sensation et la maîtrise.
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Caractéristiques d'un Kayak de Mer : Conception et Performance
La conception d'un kayak de mer est dictée par la nécessité d'affronter des conditions difficiles tout en permettant de parcourir de longues distances. De façon générale, un kayak de mer est long. On parle de 16 à 18 pieds (soit environ 4,9 à 5,5 mètres) pour une embarcation solo, et de 20 à 22 pieds (environ 6 à 6,7 mètres) pour un kayak tandem. Grâce à cette longueur, il peut atteindre la vitesse nécessaire pour parcourir de grandes distances en un temps raisonnable, procurant une sensation de glisse agréable, et peut aussi se battre contre les courants. Cette caractéristique lui confère au surplus la stabilité directionnelle indispensable pour faire échec aux vents latéraux, ainsi que la capacité de charge suffisante pour contenir tous les bagages requis pour une sortie de quelques jours.
Un kayak de mer est également relativement étroit, mesurant entre 20 et 23 pouces (soit 51 à 58,5 cm) pour un modèle solo, et entre 26 et 32 pouces (66 à 81 cm) pour un tandem. Cette étroitesse est essentielle pour la vitesse, bien sûr, mais aussi pour une position de pagaie améliorée, car l’eau est plus près. Elle contribue également au contrôle en cas de gîte, permettant au pagayeur de s'incliner pour manœuvrer l'embarcation.
Enfin, il est peu gironné. Sa courbure longitudinale est donc relativement faible, ce qui le rend nettement moins manœuvrable qu’un kayak d’eau vive, par exemple. Cette faible courbure favorise la trajectoire rectiligne et la vitesse sur les grandes étendues d'eau, mais exige une technique de pagaie plus affinée pour les virages serrés.
Le Caractère "Marin" d'un Kayak : Robustesse et Sécurité
Un kayak marin ne se définit pas uniquement par sa longueur ou sa largeur, mais par une combinaison de facteurs alliant choix des matériaux, forme et accessoires utilisés. Un kayak marin aura les qualités pour affronter les rigueurs d’un grand plan d’eau sujet à développer vents, vagues et courants. C’est dire qu’il offrira peu d’emprise au vent latéral, caractérisé par un faible fardage. Son franc-bord sera faible et ses ponts, peu élevés, minimisant ainsi la prise au vent et l'impact des vagues. Comme un voilier, il aura une légère tendance à remonter au vent alors qu’il avance sans gouvernail ou dérive, ce qui est plus sécuritaire que de descendre avec le vent, offrant une meilleure maîtrise dans des conditions agitées.
La construction et les matériaux seront assez solides pour supporter un accostage ou une mise à l’eau un peu rock and roll, ou même une collision inattendue avec un récif à fleur d’eau. Cette robustesse est primordiale pour la durabilité de l'embarcation et la sécurité du pagayeur. Le pont avant et l’hiloire seront aussi suffisamment solides pour y déposer un kayak lors d’une récupération en T, une manœuvre de sauvetage essentielle.
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Des caissons étanches - un à l’avant et l’autre à l’arrière - assureront la flottabilité du kayak même dans l’éventualité où le cockpit serait noyé. Cette caractéristique l’empêchera de couler à pic et permettra même d’être pagayé, plein d’eau, offrant une sécurité accrue en cas de chavirement. Le siège, le dossier, les cale-genoux et les cale-pieds assureront au pagayeur de faire corps avec le bateau. Ceci permettra de transférer toute la puissance du coup de pagaie au kayak comme tel, mais aussi de contrôler l’embarcation en gîte, de faire des appuis et même des esquimautages, des techniques avancées pour redresser le kayak.
L’accastillage sera robuste, inoxydable, garantissant une longévité et une fiabilité dans un environnement marin corrosif. La lèvre de l’hiloire permettra de tenir fermement une jupette afin d’éviter l’implosion, si une vague venait s’y briser, ou l’explosion, dans le cas où le kayakiste serait en gîte (ou la tête en bas, sous l’eau). Une jupette bien ajustée est donc essentielle pour maintenir le cockpit au sec.
Enfin, une ligne de vie au diamètre généreux, bien fixée au pont, fera le tour complet du kayak, pour ces moments où les mains froides et mouillées d’un nageur veulent s’agripper à un kayak qui a tendance à s’éloigner par grand vent. Pour toutes ces raisons, et quelques autres, un kayak de mer est dit marin, offrant une expérience de navigation sécuritaire et performante.
Dérive ou Gouvernail : Un Choix Stratégique
La présence d’une dérive ou d’un gouvernail, bien que non essentielle, est souvent souhaitable pour améliorer la tenue de cap et la manœuvrabilité d'un kayak de mer. Le gouvernail se retrouve le plus souvent sur les kayaks de type nord-américain, plus larges et plus volumineux. Presque tous les tandems en sont d’ailleurs munis, compte tenu de leur taille et de la nécessité de compenser les effets du vent et du courant pour deux pagayeurs.
Les dérives, quant à elles, équipent généralement les kayaks de type groenlandais. Ces deux systèmes ont des inconvénients et des avantages distincts qu'il est important de considérer.
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Le gouvernail permet de garder le cap et faire ainsi contrepoids au vent latéral, une fonctionnalité cruciale pour maintenir une direction constante. Il permet aussi de faire tourner l’embarcation en poussant sur les cale-pieds coulissants, offrant une manœuvrabilité accrue, notamment dans les virages. Son safran peut toutefois sortir de l’eau lors des surfs ou par mer agitée, ce qui en diminue l’efficacité à des moments critiques. De plus, les câbles et surtout les supports du safran présentent un danger lors des récupérations, pouvant s'accrocher ou blesser. Un gouvernail en position rétractée (c’est-à-dire sur le pont) offre une certaine emprise au vent, ce qui peut affecter la stabilité directionnelle. Quant aux cale-pieds, certains sont spongieux en raison de leur double fonction (direction et confort).
De son côté, la dérive ne sert qu’à garder le cap. On la fera descendre plus ou moins profondément selon la force du vent latéral, ajustant ainsi la résistance latérale pour contrer la dérive. Elle ne peut donc pas contribuer à faire tourner le kayak; il faudra pour ce faire user d’une bonne technique de pagaie, impliquant des coups de pagaie spécifiques pour le pivotement. Bien cachée dans son puits, elle occupe toutefois un certain espace dans le caisson arrière, ce qui en limite l’espace de rangement. Le choix entre une dérive et un gouvernail est souvent affaire de goût personnel et de style de pagayage, certains pagayeurs préférant la simplicité et la robustesse de la dérive, tandis que d'autres apprécient la maniabilité accrue du gouvernail.
Matériaux de Fabrication : Thermoplastique ou Fibre ?
Le choix du matériau de construction d'un kayak est un élément fondamental qui influence directement ses performances, sa durabilité et son coût. Les matériaux, quant à eux, vont du thermoplastique aux matériaux composites, comme la fibre de verre, la fibre de kevlar ou de carbone.
Si les thermoplastiques résistent bien aux chocs et coûtent moins cher à l’achat, ils souffrent toutefois d’une masse plus considérable et d’un manque de rigidité (dans certains cas…) désolant. Cette flexibilité peut entraîner une déformation de la coque dans des conditions extrêmes ou sous l'effet de la chaleur, et une perte d'énergie lors du pagayage due à la déformation de la coque.
Les fibres, en revanche, sont plus fragiles et plus dispendieuses, mais leur masse inférieure et surtout leur rigidité leur confèrent des qualités nautiques intéressantes. Parmi elles, la fibre de verre offre un excellent compromis entre coût, poids et rigidité. Les kayaks en fibre de verre sont reconnus pour leur glisse fluide et leur capacité à maintenir leur forme, ce qui optimise la transmission de la puissance du pagayage. La fibre de kevlar et la fibre de carbone, encore plus légères et rigides, sont utilisées pour des kayaks de très haute performance, mais leur coût est significativement plus élevé.
Il y a aussi des kayaks entoilés ou de bois, qui affichent des qualités esthétiques au détriment de la robustesse, bien souvent. Mais là, j’entends déjà s’élever des voix; ça dépend, bien sûr, de tant de facteurs! En effet, la construction en bois, bien que magnifique, demande un entretien conséquent et peut être plus vulnérable aux chocs. Les kayaks entoilés, souvent plus légers, sont généralement moins rigides et moins adaptés aux conditions marines rudes. Bref, du côté des matériaux, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, chacun présentant un équilibre différent entre performance, durabilité et esthétique.
Le Marché du Kayak au Québec : Tendances et Équipements
Au Québec, le marché du kayak de mer a atteint une certaine maturité. Ce n’est plus la croissance fulgurante de ses débuts, et on commence à voir des acheteurs qui recherchent un deuxième voire un troisième kayak, plus adapté à leur pratique, à leur technique. Cette évolution des attentes des consommateurs conduit à une demande accrue pour des équipements de qualité et des kayaks plus spécialisés.
La vente des accessoires suit aussi la tendance. Le pagayeur recherche de plus en plus un accessoire de qualité, conscient que l'équipement optimal contribue grandement à l'expérience de navigation. Ainsi, la pagaie choisie sera souvent fabriquée de fibre de verre, de carbone ou de bois, et non de plastique. Ce choix de matériaux, encore une fois, l’allège et lui donne plus de rigidité, des attributs essentiels pour une performance efficace et un confort de pagayage sur de longues périodes. Une pagaie de qualité sera souvent démontable afin de prendre moins de place lors du rangement mais aussi de servir de pagaie de rechange, glissée sous les élastiques de pont, une précaution de sécurité en mer. Son manchon n’aura pas de jeu une fois serré, permettra d’ajuster l’angle des pales et même la longueur hors tout de la pagaie, offrant une personnalisation et une ergonomie optimales.
Le VFI (vêtement de flottaison individuel) sera avant tout confortable, permettant une liberté de mouvement essentielle pour le pagayage. La pompe sera efficace pour vider rapidement l'eau du cockpit en cas d'infiltration ou de chavirement. La corde de remorquage ne sera plus rangée dans un simple sac mais plutôt intégrée à une ceinture de remorquage, facilitant son accès et son déploiement rapide. La jupette de nylon pourrait être reléguée à un rôle de soutien alors que celle de néoprène, plus chaude (ce qui est souvent un avantage en eau froide mais pas forcément sur un lac au mois de juillet…), offre une meilleure étanchéité et une meilleure élasticité, assurant une meilleure protection contre les éléments. Enfin, le traditionnel sifflet sans bille fera toujours l’affaire, un équipement de signalisation simple mais efficace.
En ce qui concerne le budget, l'acquisition d'un équipement complet pour le kayak de mer représente un investissement. Un kayak solo peut coûter entre 2000 et 5000 dollars. Une pagaie de qualité s'inscrit dans une fourchette de 200 à 400 dollars. Un VFI, essentiel pour la sécurité, est généralement vendu entre 150 et 200 dollars. Une trousse de sécurité incluant une pompe (environ 30 dollars) et un sifflet (entre 5 et 10 dollars) est indispensable. Une ceinture de remorquage coûtera de 60 à 100 dollars, et une jupette de néoprène entre 60 et 100 dollars. Le coût total partiel de l'équipement obligatoire se situe donc entre 2505 et 5840 dollars.
Des équipements facultatifs peuvent s'ajouter à ce budget. Des barres de toit et un support à kayak pour le transport sur l’automobile représentent un coût de 250 à 500 dollars. Deux sacs étanches sont généralement vendus autour de 50 dollars. Un ballon de pagaie, utile pour l'auto-sauvetage, coûte entre 40 et 60 dollars. Une combinaison isothermique en néoprène (type Farmer John ou Jane) est proposée entre 100 et 150 dollars, et un anorak de pagaie peut varier de 100 à 500 dollars. Ainsi, le budget total pour s'équiper peut atteindre entre 3045 et 7100 dollars, en fonction des choix et des besoins. Ces informations et tarifs sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d’évoluer en fonction du type de bateau, d’accessoire ou de transport.
Acquérir un Kayak d'Occasion : Conseils et Précautions
Il n’y a pas que du neuf sur le marché du kayak. Un bon kayak d’occasion pourrait très bien faire l’affaire, surtout s’il est à moitié prix, offrant une opportunité d'accéder à un équipement de qualité à moindre coût. Il faudra généralement être plus patient, plus ouvert quant aux modèles et un peu plus connaissant pour dénicher la perle rare.
Pour trouver un kayak d'occasion, les petites annonces, plus particulièrement celles spécialisées, présentent souvent plusieurs bateaux. Les sites Web traitant de kayak, comme celui de Kayak de mer dans le nouveau monde (www.w10.ca/kayakdemer/annonces/avendre.php) et ceux des clubs (Kayaclick, Chinook, Squall, Le partage des eaux…), même s’ils n’ont pas tous une section de petites annonces, permettent d’affiner la recherche. Enfin, il y a les pourvoyeurs d’aventures et les boutiques qui organisent des ventes de fin de saison en… juillet, offrant souvent des occasions intéressantes sur des modèles de démonstration ou de location.
C’est le point délicat lorsqu'on achète un kayak d'occasion : il faut savoir faire la part des choses entre un défaut cosmétique et un autre de structure, une aubaine et une arnaque. Il est crucial d'avoir l’œil pour toute perforation ou déchirure de la coque ou de l’hiloire, car ces dommages peuvent compromettre la flottabilité et la rigidité du kayak. Une détérioration par les ultraviolets, qui se manifeste souvent par une décoloration ou une fragilisation du matériau, est également un signe à surveiller, surtout pour les kayaks en plastique. L’usure excessive, particulièrement sous le siège, peut indiquer une utilisation intensive. Un gouvernail ou une dérive en mauvais état (câble coincé dans sa gaine, safran tordu…) pourrait nécessiter des réparations coûteuses et affecter la maniabilité. La délamination de la fibre, un problème spécifique aux kayaks composites comme ceux en fibre de verre, se manifeste par des séparations entre les couches du matériau, ce qui réduit significativement la rigidité et l'intégrité structurelle. Une déformation exagérée du plastique est également un signe d'usure ou d'un mauvais stockage. Dans le doute, il est toujours préférable de s’abstenir pour éviter un achat regrettable.
Exemples de Modèles de Kayaks : Une Plongée dans l'Offre
Pour illustrer la diversité des kayaks de mer et les options de matériaux, voici un aperçu de quelques modèles phares.
Le fabricant Boréal Design (www.borealdesign.com) propose la Série Baffin. Cette série offre des kayaks polyvalents de style groenlandais en trois formats (petit, moyen, grand) et en quatre matériaux : plastique, fibre de verre, fibre de kevlar, et fibre de carbone. La longueur de ces kayaks varie de 5,02 à 5,33 m (16 pi 6 po à 17 pi 6 po) pour une largeur de 53,3 à 58,4 cm (21½ po à 23 po). La hauteur du pont est de 30,5 cm (12½ po). Leur coque présente un fond semi-arqué avec un bouchain vif. Le volume interne est de 345 à 415 litres (75,9 à 91,3 gal Imp) et leur masse de 20,9 à 27,2 kg (46 à 60 lb). Ils sont équipés d'un caisson de jour et d'une dérive. Le prix suggéré par le fabricant est de 1999 dollars pour la version plastique et de 3499 dollars pour la version en fibre de verre. Ce sont des kayaks relativement longs et étroits qui sauront plaire au pagayeur intermédiaire ou expérimenté qui recherche un bon compromis entre vitesse, stabilité et capacité de charge.
Point 65 (www.point65.com) propose le Modèle Whisky 16. Ce kayak, dont la longueur est de 4,89 m (16 pi) et la largeur de 56 cm (22 po), présente une forme de coque avec un fond semi-arqué et un bouchain vif. Sa masse est de 25 kg (55 lb). Il est équipé d'un caisson de jour et d'un tube avant, ainsi que d'une dérive avec option gouvernail. Le prix suggéré par le fabricant est de 2899 dollars pour la version en fibre de verre. À regarder la forme de la coque, on y reconnaît la touche de Nigel Foster, celui-là même à qui on doit la série Silhouette / Legend / Shadow chez Seaward. Le Whisky est toutefois différent. Dessiné pour être avant tout un kayak agile, il est à l’aise dans le surf et les espaces restreints entre les récifs. Stable, il n’est pas le plus rapide ni le plus volumineux des kayaks. Fortement gironné, il tourne sur un dix sous, son fond plat favorise le surf et son volume important à l’avant prévient l’enfournage. Si les vagues de Skookumchuck sont dans votre mire, le Whisky est à considérer!
Stellar (www.stellarkayaks.com) offre le Modèle S18. Ce kayak, conçu pour la performance, mesure 5,5 m (18 pi) de long et 32 cm (21½ po) de large, avec une hauteur de pont avant de 32 cm (12,6 po). Sa coque a un fond semi-arqué et un bouchain arrondi. Sa masse varie de 13 à 22,6 kg (28,5 à 49,5 lb) selon le matériau. Il est équipé d'un gouvernail. Le prix suggéré par le fabricant est de 2425 à 3080 dollars pour la fibre de verre, 4120 dollars pour le kevlar, et 5690 dollars pour le carbone. Long et effilé, ce kayak a été dessiné pour couvrir rapidement de longues distances. Sa bonne capacité de charge en fait aussi un bateau d’expédition pour ceux qui aiment la glisse. Les ponts assez élevés le rendent sec et sa longueur contribue à l’empêcher de taper dans la vague. Ce n’est toutefois pas un bateau pour jouer près des côtes, car il n’est pas très agile. Son faible poids et sa grande vitesse de pointe en font une vraie machine de course.
Pour les adeptes du kayak en duo, Seaward (www.seawardkayaks.com) propose le Modèle Passat G3. Ce tandem mesure 6,7 m (22 pi) de long et 66 cm (26 po) de large, avec une hauteur de pont de 38,1 cm (15½ po). Sa coque présente un fond semi-arqué et un bouchain arrondi, avec un volume de 694 litres (152,6 gal Imp). Sa masse est de 40,8 kg (90 lb). Il est équipé d'un caisson central, d'un siège d’appoint et d'un gouvernail. Le prix suggéré par le fabricant est de 5085 dollars pour la version en fibre de verre. De tous les kayaks de mer, les tandems sont les modèles les moins vendus à des particuliers, probablement en raison de leur longueur et de leur masse imposantes. Ils sont toutefois populaires auprès des pourvoyeurs d’aventures, dans leur version plastique. Ainsi, la plupart des tandems qu’on voit sur l’eau sont larges et stables. C’est justement ici que le Passat G3 se démarque: il est plus effilé, plus rapide et plus agile que la moyenne. Vive les gîtes et les esquimautages, en tandem! Son caisson central étanche le rend encore plus sécuritaire et permet même d’y fixer un siège pour enfant optionnel, question de tripler le plaisir.
Enfin, P&H (www.phseakayaks.com) propose le Modèle Scorpio, décliné en versions 168 et 170. Ce n’est pas un secret: les kayaks de plastique sont plus résistants aux chocs que leurs cousins en composite. Un tel kayak suscite moins d’inquiétude quand c’est le temps de mettre à l’eau dans les roches ou de faire un accostage délicat entre les récifs. Se démarquant par sa structure en trois couches (une mousse bordée de deux couches de polyéthylène), le Corelite de P&H est relativement léger, très résistant aux chocs et à l’abrasion et surtout, surtout, rigide! Wow! Les plaisirs combinés d’une coque qui ne se déforme pas au soleil ou dans les vagues et d’une coque sans entretien. Les longueurs sont de 5,09 ou 5,16 m (16 pi 7 po ou 16 pi 11 po) pour une largeur de 54 ou 56 cm (21 po ou 22 po) et une hauteur de pont avant de 32 ou 35 cm (12,6 po ou 13,7 po). La coque présente un fond en V arrondi avec un bouchain arrondi, et le volume est de 285 ou 305 litres (75 ou 80,5 gal Imp). La masse varie entre 25 et 28,5 kg (55 ou 63,5 lb). Il est équipé d'un caisson de jour et d'une dérive. Le prix suggéré par le fabricant est de 1975 dollars pour la version en sandwich de polyéthylène. Le Scorpio se décline en deux versions: standard (170) et petit volume (168). Son style groenlandais est marqué par son pont surbaissé laissant moins d’espace pour les jambes et les bagages, certes, mais offrant aussi moins d’emprise au vent et facilitant les manœuvres d’esquimautage.