Depuis trente ans, les voiliers destinés aux tours du monde en solitaire ont connu des évolutions architecturales significatives, motivées par des impératifs de sécurité et l'adaptation à une jauge de plus en plus stricte. La voile océanique a considérablement évolué, notamment avec l'apparition des foils. Ces appendices, inspirés de la Coupe de l'America, permettent de sustenter le bateau, augmentant ainsi sa vitesse de 10 à 15% aux allures travers au vent. Cependant, l'innovation constante dans le domaine de la voile a également des répercussions sur les coûts, incitant les skippers à envisager l'adoption d'un monotype pour limiter les budgets. L'idée a été rejetée, mais certains éléments des 60 pieds IMOCA ont été standardisés, tels que le mât et la quille, et le volume des ballasts a été limité.
Évolution architecturale des voiliers
Les premiers voiliers de 60 pieds (18,28 mètres) destinés aux tours du monde datent du BOC Challenge 1996. Le vainqueur, Crédit Agricole III, était construit en aluminium, lourd (15 tonnes) et surdimensionné. Les architectes se sont ensuite concentrés sur l'augmentation de la puissance tout en diminuant le poids. En 1996, Yves Parlier s'élance avec le premier mât aile autour du monde. Dès 2000, Michel Desjoyeaux s'impose avec une quille pendulaire qui permet d'augmenter la raideur à la toile. Les voiliers IMOCA passent sous la barre symbolique des cent jours en 2001, font le tour du monde en moins de 90 jours en 2005, puis en moins de 85 jours en 2009 et en 78 jours en 2013 !
Les contraintes de jauge sont de plus en plus drastiques, avec aujourd'hui une largeur maximale de 5,85 m, un tirant d'eau maxi de 4,50 m, un tirant d'air de 29 m, un maximum de cinq appendices, un franc-bord et un volume de rouf minimum. Les architectes Finot-Conq, Lombard, Owen-Clarke, Farr, Kouyoumdjian, puis VPLP-Verdier se succèdent aux avant-postes.
L'innovation des dérives-foils
La jauge 2016 limite le nombre d'appendices à cinq (une quille, deux safrans, deux dérives). Les concepteurs ont donc imaginé une double fonction pour un même appendice : un rôle antidérive pour empêcher le bateau de déraper sur l'eau aux allures contre le vent et une fonction de sustentation pour soulager la coque en lien avec la quille pendulaire qui a aussi un effet sustentateur. L'extrémité verticale de cette dérive-foil joue ce premier rôle (« tip ») tandis que le coude (« elbow ») provoque la portance, la partie oblique qui sort de la coque (« shaft ») n'ayant qu'un rôle de porte-tip. Cette nouveauté architecturale est désormais au point après plus d'une saison d'essais.
Le débat foil ou pas foil pour le Vendée Globe
La question de savoir si les bateaux à foils ou les voiliers plus légers domineront le Vendée Globe reste ouverte. Les bateaux à foils survolent l'eau, tandis que les voiliers légers effleurent les mers. La performance de ces deux types de bateaux sera mise à l'épreuve lors d'une navigation de deux mois et demi au cœur des trois océans, avec des conditions météorologiques variées, allant des dépressions australes aux calmes équatoriaux.
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Planche à voile pour débutants : Comment choisir ?
Pour ceux qui souhaitent s'initier à la planche à voile, le choix de la première planche est crucial. Une planche adaptée permettra de progresser rapidement et de profiter des premières sensations de glisse. En revanche, une planche inadaptée peut freiner la progression et décourager la pratique de ce sport.
Les questions essentielles à se poser
- Quelle est votre fréquence de pratique ? La fréquence de pratique est un facteur déterminant dans le choix de la planche. Une pratique régulière permettra de progresser plus rapidement et d'opter pour une planche plus performante.
- Quel est votre niveau ? Maîtrisez-vous les virements de bord et les empannages ? Mettez-vous les pieds dans les footstraps au planning ? Si vous êtes un vrai débutant, optez pour un flotteur assez large, confortable avec une dérive. Si vous êtes déjà parti au planning, pieds dans les footstraps, vous pouvez choisir un flotteur dit funboard (sans dérive).
- Quel volume de planche choisir ? Le volume de la planche de windsurf est une unité définie en litre qui permet de connaître « l’indice » de flottaison de la planche. Plus la planche a du volume/litrage moins elle coule si on y met du poids dessus. Le volume de la planche de windsurf que vous allez choisir est très important. Si vous choisissez une planche avec trop peu de volume, vous risquez de ne pas réussir à garder l’équilibre et chuter régulièrement.
- Quel est votre objectif ? S'amuser, avoir des sensations ou progresser ? Votre objectif influencera le choix de la planche. Pour s'amuser et avoir des sensations, une planche intermédiaire de type funboard est idéale. Pour progresser, il faudra choisir une planche adaptée à votre niveau et à vos ambitions.
- Quelle voile choisir ? En général, on peut choisir une surface de voile en fonction de son poids. C’est votre force/poids qui va déterminer votre capacité à relever la voile et à la sortir de l’eau. Une voile trop petite va vous paraitre ridicule et vous n’aurez aucune sensation dans les bras.
Les modèles de planches pour débutants
- Le WindsupAir : Offre une bonne option tout-terrain/croisière pour le stand-up paddle, mais surtout une excellente expérience de planche à voile. Cette planche de windsurf débutant est parfaite pour une utilisation en famille et pour l’apprentissage (ce modèle convient bien aux jeunes enfants). L’aileron central permet une meilleure performance au vent.
- La Link Windsup 2020 de chez Exocet : Est la référence des écoles et centre de windsurf. Idéale pour une utilisation en freeride et en eaux plates. C’est une planche solide et légère, sa construction la rend résistante à tous les mauvais traitements, tandis que leur pont entièrement recouvert d’un matelas en EVA les rend ultraconfortables et rassurantes en cas de chute.
- La Windsurfer d'Exocet : C’est une planche pour les mélancoliques qui se souviennent des bons moments qu’ils ont pu passer sur l’eau avec cette planche dans leur jeunesse. C’est une planche à dérive, parfaite pour la pratique de windsurf et du stand up paddle, pour les débutants comme pour les experts.
L'importance des ailerons
Les ailerons jouent un rôle crucial dans la performance d'une planche de windsurf. Ils influencent la maniabilité, la stabilité et la vitesse de la planche. Il existe différents types d'ailerons, chacun ayant ses propres spécificités.
- Single fin : Ce type de configuration se trouve principalement sur les longboards. Idéal pour les surfeurs qui souhaitent une expérience de glisse détendue. Les singles fins sont parfaitement adaptés pour les virages lents ou pour les lignes droites.
- 2+1 : Également monté sur des longboards, ce type de configuration de dérive se compose d’une dérive centrale de longboard, ainsi que de deux petites dérives latérales. Ces deux dérives que l’on appelle également « sidebites » permettent d’avoir plus de portance, offrant aux débutants une meilleure stabilité.
- Twins fins : Les twins fins, qui signifient « jumeaux », en anglais, sont apparues à la fin des années 1970. Contrairement à un single fin, les twins donnent plus de maniabilité et sont montées sur des planches plus courtes. Ces planches sont réputées pour être fun et ludiques à surfer sur des petites vagues.
- Thruster : Certainement le montage le plus connu dans le monde du surf. Le thruster fait son apparition dans les années 1980 grâce à Simon Anderson. Spécialement conçue pour la performance, c’est la configuration la plus polyvalente.
- Quad : Les deux dérives extérieures (à l’arrière) permettent plus de stabilité, tandis que celles à l’intérieur (à l’avant) permettent de donner plus de vitesse. Les quad assouplissent le tail de la board.
Ailerons biomimétiques ADAC
La technologie d'aileron biomimétique ADAC intègre le meilleur de ce qui a été fait dans ses gènes. Le poids dynamique d'un aileron peut varier considérablement en fonction de son cambre et de son incidence. Le système ADAC permet d'obtenir du drive et 70% de poussée supplémentaire grâce à son bord d'attaque et son cambre dynamiques, tout en gardant un centre de poussée très proche de la planche afin de réduire le devers. De plus, le système ADAC associe l'augmentation de performances à l'augmentation de sécurité, en optant pour une rupture controlée en cas de force excessive, abimant l'aileron plutôt que le surfeur ou sa planche.
Avantages de l'ADAC
- Position haute des centres de portance des ailerons favorisant l'accroche du rail par limitation de l'effet de dévers.
- Une pièce "fusible" calculée pour se déformer lorsque une force 2 fois supérieure à celle que peut produire l'eau dans les manœuvres les plus radicales, est appliquée au système.
- Avancée de l'axe de rotation au niveau de la colonne vertébrale générée par la variation d'incidence automatique.
Les différents types de virages
- Le virage coupé permet une conduite précise en courbe à vitesses élevées. La déperdition de vitesse est très faible. De plus, l'appui reste centré pendant toute la phase de conduite du virage et le contrôle peut être très efficace et intuitif.
- Un centre de poussée proche de la planche limite son dévers et l'effort à fournir pour accrocher le quart dans la vague.
Wind-SUP : La polyvalence entre windsurf et stand-up paddle
Le Wind-SUP, également connu sous le nom de windsup ou wind paddle, est une pratique nautique qui combine les éléments du windsurf et du stand-up paddle (SUP). Cette fusion des deux sports offre aux amateurs de sports nautiques une expérience unique, alliant la sensation de glisse du windsurf à la stabilité et à la polyvalence du SUP.
Caractéristiques du Wind-SUP
La planche peut être rigide comme une planche de windsurf standard ou encore gonflable comme une planche de sup paddle en général. La particularité de cet équipement viendra donc du fait que la planche bénéficie d’un insert de pied de mât permettant d’y visser une plaquette de windsurf et donc d’y installer un gréement (voile+mât+wishbone) et de pouvoir naviguer.
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Utilisation du Wind-SUP
Quand il y a peu ou pas de vent, il peut facilement s’utiliser avec une pagaie en tant que stand-up paddle. A partir de 10 nœuds, on peut l’utiliser en windsurf avec une voile dédiée au windsup ou standard. C’est génial quand on ne sait pas vraiment s’il va y avoir du vent et qu’on ne veut pas choisir entre planche de windsurf et sup.
Avantages du Wind-SUP
- Peu encombrant / stockage : une fois dégonflé et plié, il tient dans un sac de transport de sup gonflable standard.
- Facilité de transport : il peut s’emporter en avion ou dans un coffre de voiture sans problème.
Foil flottant : Avantages et inconvénients
Le foil flottant est une partie sous la planche qui flotte et ne se dresse pas à la verticale sous la planche.
Avantages
- Foil flottant = léger donc facile à manipuler hors de l'eau.
- La planche penche, on peut décoller sans straps plus facilement puisque le foil ne se met pas à la vertical dès qu'on lâche la planche pour piloter l'aile.
- Visibilité accrue quand on la perd…
- Le foil pris par une vague risque aussi de moins taper le fond en restant à flot.
- Autre avantage du foil flottant, il ne coule pas au fond de la mer en cas de casse.
Inconvénients
- Si la planche pointe dans la mauvaise direction avec le foil sous le vent, il faut faire pivoter la planche pour la mettre sur l'autre carre.
- Taux de dérive inférieur : en cas de perte derrière soi, elle nous rejoint moins vite.
- En cas de retour à la nage (chute du vent) : le foil aime beaucoup s'attraper dans les fils du kite qui sont sous votre vent.
- En cas de retour à la nage : impossible de la pousser devant soi en nageant car elle ne reste pas à plat comme une planche normale vu qu'elle repose sur le flanc.
Les sports de glisse : Un aperçu
Chaque année, mers, rivières et lacs deviennent les terrains de jeu des amateurs de sports de glisse. Voici un aperçu des principaux sports de glisse et de leurs avantages et inconvénients :
- Surf : Apprendre à maîtriser les vagues. Le surf permet d’évoluer en harmonie avec la mer, de comprendre ses mouvements et ses forces. Chaque vague est différente, ce qui peut être très motivant. Réussir à “dompter” une vague est très appréciable. En revanche, l’apprentissage peut s’avérer difficile et ce sport est dépendant des vagues.
- Kitesurf : Dompter le vent pour vibrer sur l’eau. Le kitesurf permet de s’élever dans les airs, offrant une sensation de liberté incomparable. De nombreuses plages dans le monde sont adaptées à la pratique du kitesurf. En kitesurf, les sensations fortes arrivent assez rapidement. Le coût du matériel peut être élevé et le kitesurf dépend de la force des vents.
- Windsurf : Entre voile et glisse. Le windsurf peut se pratiquer dans des conditions variées. Le windsurf procure des sensations de vitesse. Le matériel peut cependant être encombrant et l'apprentissage est long.
- Wakeboard : Un dérivé du ski nautique. Se faire tracter à grande vitesse et réaliser des sauts offrent des sensations fortes immédiates. Le wakeboard peut se pratiquer presque partout où un bateau peut évoluer. En revanche, les chutes peuvent être fréquentes et assez brutales, surtout lors des tentatives de figures.
- Stand Up Paddle (SUP) : Un sport en toute sérénité. Le SUP est très simple à apprendre, et les débutants peuvent rapidement en profiter. Que ce soit pour une balade tranquille, une session de fitness, de yoga, ou même du surf sur petites vagues, le SUP s’adapte à vos envies. Ce sport est une excellente manière de se reconnecter à la nature et de se relaxer. Comparé à d'autres sports de glisse, le SUP est moins orienté vers les sensations fortes et le matériel peut s’avérer encombrant.
- Skimboard : La glisse à la limite de l'eau. Le skimboard nécessite très peu d’équipement et peut être pratiqué presque partout où il y a du sable et de l'eau, aussi bien sur le rivage que dans de petites vagues. Les figures et les tricks sont au cœur de cette discipline, offrant des défis constants. Les chutes sont fréquentes et parfois assez violentes, surtout sur le sable mouillé.
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