Pratiquer le Bodysurf Pendant la Grossesse : Conseils, Risques et Alternatives Adaptées

La passion pour les vagues, qu'elle se traduise par la glisse sur une planche ou directement dans le sillage de l'océan, anime de nombreuses adeptes. Pour celles qui, un jour, se sont rêvées en surfeuses accomplies, ou qui vivent la mer comme une seconde nature, l'annonce d'une grossesse soulève inévitablement une question cruciale : est-il possible de continuer à pratiquer le surf, et par extension le bodysurf, sans compromettre la santé de la mère et de l'enfant à naître ? Si le sport est généralement fortement conseillé durant la grossesse, il n'en reste pas moins que chaque activité doit être adaptée aux bouleversements physiques et physiologiques du corps de la femme enceinte. Cet article explore les risques spécifiques liés à la pratique du surf et du bodysurf durant cette période délicate, tout en offrant des conseils éclairés et des alternatives pour concilier bien-être et sécurité.

L'Appel des Vagues et la Réalité de la Grossesse : Entre Passion et Prudence

Pour beaucoup, l'océan est une source d'évasion et d'énergie. Passionnée par le surf, vous avez peut-être déjà vu des films emblématiques sur le sujet et investi dans du matériel de qualité. Mais depuis quelques mois, une autre aventure a commencé : vous êtes enceinte. La question se pose alors avec acuité : est-il possible de surfer pendant la grossesse ?

Il y a quelques mois encore, avant la naissance de son fils, la surfeuse de grosses vagues Justine Dupont glissait enceinte sur les vagues, démontrant une certaine audace et un haut niveau d'expérience. Toutefois, cette image ne doit pas occulter les réalités pour la majorité des femmes. « Le surf est un sport qui peut être intense, alors débuter pendant la grossesse, ce n’est pas le meilleur moment », préconise la Dr Émilie Gerbron, gynécologue du sport. Comme d’autres sports nautiques, le surf est fortement déconseillé aux femmes enceintes et plus encore aux débutantes. « Si en début de grossesse, on veut tester une fois, que quelqu’un est là pour nous guider et nous accompagner, pourquoi pas tant que ça reste calme et récréatif », assure Emilie Gerbron, ouvrant une infime parenthèse pour une pratique extrêmement encadrée et occasionnelle.

Le sport n'est pas interdit pendant la grossesse, bien au contraire ! En dehors de certaines grossesses à risques ou pathologiques, il est recommandé de pratiquer régulièrement une activité physique. Le sport est toutefois fortement conseillé pendant la grossesse ! Chaque sport pratiqué doit cependant être adapté aux bouleversements physiques et physiologiques de la femme enceinte. Il n'est pas question de s'épuiser ou de chercher la performance.

Le Surf et la Grossesse : Une Compatibilité Douteuse

La pratique du surf, discipline prisée par les amateurs de sensations fortes, présente de nombreux avantages pour notre santé. Cependant, elle implique des mouvements dynamiques et une concentration maximale pour faire face aux vagues, ce qui soulève des préoccupations importantes en matière de sécurité pour les femmes enceintes. Vous l’aurez sans doute deviné, le surf est totalement déconseillé pendant la grossesse - et ce dès le premier trimestre.

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« Les exigences physiques de ce sport, combinées aux bouleversements physiologiques et aux aléas environnementaux peuvent mettre en danger les femmes enceintes et leurs enfants à naître », prévient Iban Ithurbide, expert dans le domaine. Et l’expert de préciser : « Vous souhaitez vous (re) mettre au sport en début de grossesse ? Pas question de miser sur le surf ! » Il est donc clair que, malgré la passion, la prudence est de mise. La pratique du surf n'est pas compatible avec une grossesse. Durant les premiers mois, vous vous sentirez peut-être trop nauséeuse pour vous mettre à l’eau, puis la proéminence du ventre rendra la rame très inconfortable. Le surf est une activité à risques pour la femme enceinte et son fœtus.

Les Dangers Spécifiques du Surf pour la Femme Enceinte

La décision de pratiquer le surf pendant la grossesse implique de comprendre et d'évaluer les risques inhérents à cette activité. Ces risques ne sont pas anodins et peuvent avoir des conséquences graves pour la mère et le fœtus.

Le Risque de Chute, une Menace Majeure

« Le risque principal, c’est le risque de chute », assure la Dr Emilie Gerbron. En effet, le surf reste une discipline à risque pour une femme enceinte. Il suffit d’un coup de vent, d’une vague puissante, d’un surfeur égaré ou simplement d’une perte d’équilibre et c’est la chute. Or, pour une femme enceinte, ça n’a rien d’anodin. Un des principaux dangers du surf est le risque de chute, rappelle Iban Ithurbide. Même une chute légère peut causer un choc abdominal et entraîner de graves complications, comme un décollement du placenta. Tout le monde a probablement déjà fait un plat dans une piscine. Tomber dans l’eau à grande vitesse et d’une certaine hauteur peut entraîner de sévères blessures, des hématomes voire des fractures. Et, même si certaines surfeuses sont assez expérimentées pour ne pas tomber, ou savent comment sauter à l’eau pour ne pas se blesser, il ne faut pas oublier que le corps change avec la grossesse.

Les Modifications Corporelles : Équilibre et Coordination Altérés

Le corps des femmes enceintes subit de nombreux changements, notamment l’arrondissement du ventre et la modification du centre de gravité, ce qui affecte la coordination, l’équilibre et les sensations sur la planche. Pendant la grossesse, la morphologie se modifie, le centre de gravité se déplace et vous aurez plus de mal à garder l’équilibre. Cette altération de l'équilibre, même minime, augmente considérablement la probabilité de chutes, rendant la pratique du surf particulièrement dangereuse.

Une surfeuse enceinte de 17 semaines a partagé son expérience, notant une baisse d'énergie significative. « La différence physique majeure, dans mon cas et pendant cette période, est la baisse d'énergie, il m'a fallu réduire les efforts, les sessions, me reposer entre les séries, et sortir dès le moindre signe de fatigue ou d'essoufflement. » Elle a également constaté que son ventre commençait à l'handicaper pour le surf.

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L'Impact de la Rame et du Take-off : Une Gêne Croissante

La proéminence du ventre rendra la rame très inconfortable. La surfeuse a décrit la difficulté rencontrée à la rame : « À la rame, pour éviter de m'écraser sur mon ventre, même s'il n'est pas encore énorme, j'ai une espèce de position semi-levrette, le cul en arrière et les appuis sur les seins et le haut des côtes… pas trop efficace, en plus mes bras sont plus lents donc j'ai dû partir un peu plus late pour avoir une chance de surfer. » De même, le take-off devient un défi : « Au take-off, vu la position sexy de départ, les genoux qui remplacent un peu les hanches en points d'appui, j'ai galéré à me lever correctement sans passer par la case "4 pattes" qui est pour moi la honte suprême. » Ces adaptations forcées ne sont pas seulement "comiques" comme elle le décrit, mais elles altèrent la technique et la capacité à réagir aux vagues, augmentant encore le risque.

Les Conditions Marines Imprévisibles et l'Exposition Solaire

Le surf est un sport exigeant qui nécessite une force physique considérable, de l'endurance et une bonne condition physique générale. Les conditions maritimes peuvent pour le moins être imprévisibles et dangereuses. Les vagues puissantes, les courants et la présence d'autres surfeurs augmentent les risques de collision ou de se faire emporter, ce qui est inenvisageable dans un état de grossesse avancé. La surfeuse témoigne d'une « vigilante accrue à 300% en cas de taxage ou de risque de collision, qui est pour moi in-envisageable dans mon état. La solution est d'avoir surfé sur le peak de côté, avec un gros channel, pour éliminer ce risque de collision. »

Enfin, l’exposition prolongée au soleil et à la chaleur peut entraîner une déshydratation et une hyperthermie. Moins grave mais inesthétique, l’exposition prolongée au soleil contribue à l’apparition de taches brunes sur le visage. L’exposition solaire est déconseillée en raison du risque d’apparition de taches brunes sur le visage : c’est ce qu’on appelle le masque de grossesse ou chloasma. Pour le prévenir, il est nécessaire de porter un chapeau à larges bords et de s’appliquer de l’écran total sur le visage.

L'Impératif de l'Avis Médical et l'Adaptation de la Pratique Sportive

Faire du sport bien encadrée est une bonne idée de pratiquer une activité physique durant la grossesse. La première chose à faire est de demander l’avis de votre médecin, gynécologue (obstétricien) et/ou de votre sage-femme, qui sauront très certainement vous guider et vous donner les conseils adaptés à votre grossesse. RAPPEL IMPORTANT : avant toute pratique sportive, il est crucial de demander l’avis de votre médecin, et de respecter la surveillance médicale de la grossesse.

Plus la grossesse avance et plus il faudra modérer les efforts et se ménager. La grossesse doit se dérouler sans complication. Toute grossesse pathologique ou la présence d’un facteur de risque, justifie un avis médical et une surveillance rapprochée. Si vous avez une grossesse qualifiée de "grossesse à risques", alors il y a de fortes probabilités pour que tous les sports soient à éviter. Au moindre doute, n'hésitez jamais à en parler à la personne qui vous suit.

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Il est important de s'écouter et d'adapter sa pratique à l'évolution de la grossesse. « ÉCOUTEZ-VOUS, ADAPTEZ VOTRE PRATIQUE À L’ÉVOLUTION DE VOTRE GROSSESSE ET LÂCHEZ PRISE !! », un conseil qui résonne avec l'expérience vécue : « Je l’ai appris un peu à mes dépens en début de grossesse et une fois que je l’ai compris et accepté, je me suis sentie mieux dans ma tête et dans mon corps. »

Bénéfices du Sport Pendant la Grossesse : Santé Maternelle et Fœtale

Bien que la pratique de certains sports, comme le surf, soit fortement déconseillée, le sport en général est non seulement autorisé mais recommandé pendant la grossesse. Faire du sport enceinte présente de nombreux bénéfices ! Et le discours a bien changé en quelques décennies. Le sport contribue à améliorer l’humeur, à réduire le stress, à augmenter l’énergie, à mieux dormir et à renforcer notre système immunitaire. Sans compter que les exercices adaptés peuvent diminuer les douleurs dorsales, les gonflements des jambes et les autres inconforts physiques courants pendant la grossesse. Ils aident aussi à maintenir un poids de santé, ce qui facilite potentiellement le déroulement de la grossesse et de l’accouchement.

Une activité physique régulière permet de limiter la prise de poids et améliore le retour veineux, ce qui permet de diminuer les œdèmes. De plus, avoir une activité physique diminuerait le risque de dépression post-partum, qui survient généralement 4 à 8 semaines après l’accouchement et est plus persistante et plus grave que le baby blues. Elle permet à la future maman d’améliorer son bien-être physique et psychique, de mieux accepter ses modifications corporelles et d’améliorer l’image de soi. Le sport est connu pour ses actions anti-stress, grâce à la libération de différentes hormones. En continuant la pratique du sport, votre corps restera tonique malgré la prise de poids.

L'Organisation mondiale de la santé recommande aux futures mamans n'ayant pas de contre-indication de consacrer 2 h 30 par semaine à une activité d’endurance d’intensité modérée. Elle conseille également de varier les plaisirs en alternant ces activités à du renforcement musculaire. L'objectif est d'éviter la sédentarité et ses effets délétères sur le poids, le souffle, la circulation sanguine (gare aux jambes lourdes, si fréquentes enceinte), le transit, le sommeil, la souplesse, le tonus musculaire. Tout ceci ne doit pas vous empêcher de bien vivre votre grossesse. La sédentarité entraîne fatigue, perte de tonus musculaire, voire diabète gestationnel.

Adapter son Activité Physique : Principes et Précautions Générales

Même si la grossesse ne doit pas devenir une excuse pour stopper toute activité physique, au contraire, il est crucial de l'adapter. Chaque sport pratiqué doit être adapté aux bouleversements physiques et physiologiques de la femme enceinte. Il n'est pas question de s'épuiser ou de chercher la performance.

Il est important de ne pas faire de raccourci trop rapide : il est possible de faire du sport enceinte. Toutefois, il faut continuer, mais à plus faible intensité, tout en vous écoutant. N'essayez pas de forcer, d'être trop essoufflée afin de ne pas mettre votre bébé en manque d'oxygène. Généralement, le corps nous aide à lever le pied naturellement. Si vous êtes en forme, vous pourrez continuer le sport jusqu’au 8ème mois voire jusqu’à la fin de votre grossesse, mais toujours sous contrôle médical et en adaptant la pratique.

Il est préférable d'éviter de commencer un sport pendant la grossesse, à moins qu'il ne s'agisse d'une activité douce, ou considérée comme une préparation à l'accouchement. En revanche, si vous pratiquez un sport depuis longtemps, alors il est possible que votre sage-femme vous donne le feu vert, tout en vous demandant d'éviter certaines positions, certains exercices, de revoir la cadence. Il ne s'agit pas d'un excès de zèle, mais bel et bien d'une précaution indispensable au bon déroulement de la grossesse.

En fonction des trimestres et de la taille de votre ventre, votre pratique sportive devra être adaptée. Après le 4e mois par exemple, il faut éviter les exercices allongés sur le dos qui peuvent entraîner une compression de la veine cave.

Explorer les Alternatives Aquatiques et Douces

Si vous tenez à rester les pieds dans l’eau, préférez la nage, la piscine, le paddle (sur une mer ou un lac calme) ou l’aquagym. Ces activités sont bien plus sûres et permettent de conserver le contact avec l'élément aquatique.

La natation est LE SPORT de prédilection durant la grossesse. Elle ne présente aucune contre-indication puisqu’il s’agit d’un sport porté. On recommande aussi la natation si vous souffrez de problèmes de circulation sanguine, puisqu’elle améliore le retour veineux. Elle permet également de renforcer notre système cardio-vasculaire, de galber/tonifier nos fesses, nos cuisses et de diminuer la cellulite (effet drainant de l’eau sur la peau).

L'aquagym offre des bénéfices similaires, permettant de travailler le corps en douceur et en portance, ce qui soulage les articulations et le dos. Quant au paddle, il reste une option envisageable uniquement sur une mer ou un lac calme, en veillant à l'équilibre et en évitant les conditions venteuses ou agitées. La surfeuse mentionne d'ailleurs que pour ses prochaines sessions, "ça va être soi en longboard, rame à genoux, sur mini-vagues qui ferment pas, ou alors en matelas gonflable (avec poignées, spécial vague) !", montrant une adaptation vers des pratiques plus douces et sécurisées.

Activités Recommandées pour une Grossesse Active

Parmi les sports recommandés pour les jeunes mamans dont la santé le permet, le yoga, la marche et la natation sont dans le trio de tête. À condition, bien sûr, de les pratiquer sans objectif de performance, car lorsqu'on attend un enfant, on est plus facilement essoufflée. Loin d'être une preuve de faiblesse, c'est tout à fait normal : le volume sanguin étant plus important, le cœur travaille davantage pour pomper cet afflux, entraînant un (potentiel) essoufflement. Mais pas besoin de ressentir une gêne respiratoire pour s'arrêter : en cas de contraction, de fatigue ou de douleurs, stoppez-vous !

La Marche Rapide : Accessible et Bénéfique

La marche rapide peut être débutée à tout moment de la grossesse (le plus tôt étant le mieux). Elle présente un faible risque de blessure et est accessible à toutes. À l’inverse de la course à pied, elle ne crée que de faibles impacts au niveau des articulations permettant d’être pratiquée jusqu’à terme (ou presque).

Le Vélo d'Appartement : Sécurité et Mobilité

Le vélo d'appartement est une excellente alternative pour rester active. Ses bienfaits sont nombreux : avec la diminution de mobilité due au grossissement du ventre, le vélo permet de rester active sans être trop embêtée par le poids du bébé. Il est recommandé de le pratiquer en salle ou chez soi afin de limiter le risque de chutes.

Yoga Prénatal et Pilates : Harmonie Corps-Esprit

Le yoga, et plus spécifiquement le yoga prénatal, travaille aussi bien sur la sphère corporelle que sur la sphère émotionnelle et psychologique. Physiquement, il permet de tonifier votre corps et aidera à protéger votre dos de femme enceinte. Mentalement, il aide à appréhender au mieux les événements à venir.

Tout comme les autres sports, le Pilates prénatal permet de diminuer les douleurs, notamment au niveau du dos et du bassin et est adapté en fonction de l’avancée de votre grossesse. Praticable chez soi (idéalement en étant accompagnée par un coach afin d’adopter les bonnes positions et de ne pas se blesser) et avec de faibles charges, le renforcement musculaire permettra de soulager bon nombre de douleurs liées à la grossesse en renforçant certaines zones musculaires. Pensez à bien respirer tout au long des exercices et à varier les exercices pour solliciter votre corps tout entier.

Sports à Éviter : Une Liste Non Exhaustive

Pour toutes les femmes dont la grossesse n'est pas à risques, les sports impliquant des risques de chute et de traumatisme, comme les sports de combat, les sports collectifs et les sports acrobatiques, sont à éviter ou à aménager. Parmi eux, on compte notamment : l'équitation, le ski nautique, la planche à voile par grand vent, le canoë-kayak, le hockey, l'alpinisme, le VTT, le judo, le karaté, le kung-fu, l'aïkido, la lutte, le basket-ball, le volley-ball, le hand-ball. Une consultation avec votre spécialiste de santé est impérative si vous tenez à en pratiquer.

Les sports avec risques de chute (cheval, vélo de course, ski, surf, wakeboard, kite-surf), l’escalade et la musculation avec charges lourdes sont déconseillés. Quant aux activités d'endurance sollicitant fortement l'organisme, comme la course à pied, l'aérobic ou le squash, elles aussi sont à éviter, tout du moins si vous n'êtes pas une sportive aguerrie.

Certaines activités sont rapidement abandonnées par instinct de protection. La surfeuse a par exemple arrêté le skate depuis une semaine (manque d'abdos en cas de déséquilibre) et a cessé le surf tandem il y a un mois, car elle se prenait trop de plats. Elle ne fait plus de portés au sol avec son mari Fred, à part ceux des débutants, car elle n'a plus d'abdos et ne peut plus rester gainée. Elle continue néanmoins à faire des étirements et échauffements, des écarts.

En revanche, il y a un sport qui fait l'unanimité en matière d'éviction, c'est la plongée sous-marine, interdite enceinte.

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