Naviguer face à la tempête : Guide de survie et stratégie pour le dériveur et le voilier

Vous qui aimez la mer et ce qu’elle a à nous offrir, vous appréciez également la navigation. Cette navigation qui peut créer de sublimes souvenirs, comme devenir l’un de vos pires cauchemars d’ailleurs. Car, naviguer, ce n’est pas toujours synonyme de bon temps. Quand la météo tourne à l’orage, mieux vaut savoir comment agir et quoi faire. Il est vrai que le temps en mer n’est pas forcément la chose la plus sûre que vous rencontrerez dans votre vie. Mais, tout de même. Avant de prendre le large, il est crucial de vérifier la météo, les bulletins météorologiques. Ne vous lancez pas dans l’inconnu de cette manière, la fin risque d’être salée. Si la météo vous annonce une tempête, calmez votre aventurier interne, restez à l’abri et retardez simplement votre départ. En mer, chaque minute compte. Gardez en tête toutes les précautions qui vous sont nécessaires, ne vous engagez pas dans des navigations qui sont connues pour être risquées.

L’art de l’anticipation météorologique

N'attendez surtout pas que les nuages d'orage s'amoncellent. Quelles mesures de précaution faut-il prendre pour sécuriser et préparer le bateau à des situations inattendues comme une tempête ? Le skipper doit surveiller et évaluer en permanence les conditions météorologiques et le niveau de la mer prévus et actuels, de préférence à partir de plusieurs sources si possible.

Gardez l'œil sur la mer et le ciel, littéralement. Le type d'observation le plus élémentaire depuis l'époque des anciens marins est de garder un œil sur la météo. Cela semble simple, voire banal, mais c'est la méthode la plus fiable pour détecter les conditions météorologiques. La plus importante est l'observation des nuages. En effet, les orages sont liés aux cumulonimbus, communément appelés nuages d'orage. Si vous voyez cette forme dans le ciel, attendez-vous à un orage. D'autres facteurs importants à surveiller sont le niveau de la mer et les vagues.

Étudiez les cartes météorologiques synoptiques. Ces cartes montrent les conditions météorologiques actuelles et comprennent des caractéristiques telles que les modèles de pression atmosphérique et les fronts. Il s'agit d'une ressource vraiment essentielle pour l'analyse du temps. Sur une carte synoptique, vous trouverez des isobares, qui sont des lignes reliant des points de pression barométrique égale, des modèles de pression (zones de haute et de basse pression) et la position des fronts.

Tenez compte des applications intelligentes. Les temps modernes impliquent des outils modernes. Tout marin disposant d'un téléphone mobile ou d'une tablette utilise une variété d'applications, de l'alarme d'ancre aux cartes et prévisions météorologiques. Parmi les applis les plus utilisées pour les prévisions de tempêtes, de vents et de rafales figure l'appli Windy. Toutefois, veillez à prendre tout avec une pincée de sel car il s'agit d'un modèle météorologique mathématique et rien n'est précis à 100 %. N'oubliez pas les prévisions locales. Il est également très utile de consulter les sites web et les prévisions locales. En Croatie, par exemple, vous pouvez consulter le site de l'Institut météorologique croate, qui donne les dernières prévisions météorologiques.

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Préparation matérielle et entretien du navire

Les équipements et les pièces du bateau doivent être vérifiés régulièrement pour éviter toute mésaventure et d'avoir à effectuer une première vérification lorsque les conditions se dégradent. Dès la remise du bateau par la société de location, ainsi que pendant le voyage, le skipper doit prendre le temps de vérifier le gréement pour s'assurer que toutes les manilles, les ferrures et même le mât sont fermement fixés au pont, que rien ne vacille et qu'il ne manque aucun ridoir.

Gardez les lignes tideles (organisées) à tout moment. Cela évitera qu'elles ne tombent dans l'eau et s'emmêlent dans l'hélice, ou qu'un membre de l'équipage ne trébuche dessus dans le cockpit. Lors d'une tempête, mais aussi dans des conditions normales, le canot pneumatique doit être fermement attaché sur le pont. Bien entendu, cela est particulièrement important pendant une tempête.

En premier lieu, assurez-vous que vos ancres et vos amarres sont correctement installées. Un bon mouillage, avec une chaîne solidement attachée à l'ancre, peut prévenir bien des soucis. En cas d'urgence, un mouillage double avec deux ancres permet de stabiliser votre navire face aux vents et aux vagues. La sécurité de votre navire dépend en grande partie de la qualité de votre ancre. Optez pour une ancre lourde et robuste, adaptée au poids de votre bateau, et utilisez une chaîne suffisamment longue pour garantir un bon ancrage au fond.

Formation de l'équipage et protocoles de sécurité

Comme le dit le proverbe : "Ce qui est difficile à l'entraînement devient facile au combat", ce qui est particulièrement vrai pour les exercices d'urgence comme l'homme à la mer (MOB) ou la navigation dans des conditions météorologiques plus difficiles. Avant de lever l'ancre, même les membres d'équipage inexpérimentés doivent être formés sur l'équipement de sécurité, notamment savoir où se trouvent les gilets de sauvetage, les harnais, la trousse de premiers soins et les autres équipements de sécurité tels que les bouées de sauvetage, les fusées, la corne de brume.

La procédure MOB (homme à la mer) peut être considérée comme faisant partie de l'équipement de sécurité. Chaque membre de l'équipage doit connaître chaque étape de cette procédure de sauvetage et savoir où se trouve le bouton MOB sur le bateau. Un bon skipper pratique toujours la procédure MOB avec l'équipage immédiatement après avoir pris la mer. Exercez-vous à hisser les voiles de tempête. Soyez honnête et avouez qui parmi vous a hissé des voiles de tempête et a de l'expérience avec elles. Si vous n'avez pas envie de sortir le kit tempête, voyez au moins où il se trouve sur le bateau et faites-le savoir à l'équipage.

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Il est évident que tous les membres de l'équipage n'ont pas de licence VHF, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne doivent pas savoir comment utiliser la radio. Montrez-leur au moins comment allumer la radio, comment parler dans la radio et comment régler les canaux. Une précaution très pratique contre le mal de mer consiste à charger un membre de l'équipage de veiller à ce que tout le monde ait régulièrement à manger et à boire.

Gestion de la tempête en mer : Stratégies tactiques

Mettons nous dans un contexte précis. Vous êtes en pleine mer, vous êtes en sortie tout se passe bien… Puis d’un coup, un nuage. Puis, rapidement, c’est une armée de nuages qui vient s’abattre sur votre navire. La mission est simple : sécuriser le bateau et l’équipage à bord. L'urgence est l'ennemi de calme, or, il est primordial pour vous de rester calme en cas de tempête trop intense et agressive. La première chose à faire est simple, il faut que vous soyez sûr que tout le monde ait un gilet de sauvetage sur eux, chaque personne à bord du navire doit porter son gilet de sauvetage.

Si vous êtes pris dans une tempête en mer, la priorité est la sécurité de votre équipage et de votre bateau. Réduisez la vitesse de votre bateau pour conserver le contrôle face à des vagues violentes. Si vous êtes sur un voilier, réduisez la taille de vos voiles ou enroulez-les totalement en cas de besoin. Vous le savez aussi bien que nous, les voiles sont comme des électrons libres… Et lorsqu’elles ne sont pas maîtrisées, elles aggravent très rapidement les choses et peuvent vite devenir un facteur destructeur.

Dans le monde de la plaisance, il existe autant de théories sur la façon d'éviter une tempête que de skippers. Il n'existe pas de recette magique pour naviguer en toute sécurité dans une tempête qui fonctionne 100 % du temps. D'une manière générale, si vous avez du temps, de l'espace et une baie à proximité, cachez-vous de la tempête à cet endroit. Si la mer devient trop agitée, essayez de diriger votre bateau vers une baie ou un port sécurisé. Trouver un abri naturel peut réduire l'impact des vagues et du vent sur votre navire.

Particularités du dériveur face aux conditions extrêmes

Objectivement on peut citer les avantages et inconvénients du dériveur intégral sur un quillard. Inconvénients du dériveur : sur un dériveur intégral le lest est bien évidemment positionné plus haut que sur un quillard, il faut donc un lest plus lourd pour obtenir un couple de redressement identique. Il existe toujours un risque d'avoir des problèmes avec un mécanisme de relevage, voire de perdre complètement la dérive. En général au près un dériveur se comporte moins bien qu'un quillard. Dans le gros temps, il y a plus de difficulté à tenir la cape sèche et le puits de dérive tient de la place et peut gêner l'aménagement du carré.

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Avantages du dériveur : il n'y a pas d'effet "croche-pied" dérive relevée. Ceux qui pratiquent le dériveur léger dans la brise et empannent en oubliant de relever leur dérive peuvent en témoigner. C’est très important lorsqu'en fuite dans la tempête. Les déplacements légers se comportant mieux en fuite qu'à la cape, c'est d'autant plus critique de pouvoir fuir la tempête en sécurité. Cela permet un accès à des zones de mouillages plus sûres en eaux peu profondes, par exemple amarrage dans une mangrove lors du passage d'un cyclone, voire de carrément monter sur la plage. Ce meilleur comportement au portant, notamment en fuite dans le gros temps, ajoute au confort : mouvements plus doux du bateau et moins d'efforts sur le pilote, ce qui est une contribution positive à la sécurité.

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