Les joutes nautiques, un sport pratiqué depuis l’Antiquité, représentent bien plus qu'une simple confrontation physique sur l'eau. Elles sont le fruit d'une coordination complexe où chaque acteur, du jouteur aux rameurs, joue un rôle déterminant. Au cœur de cette mécanique navale et sportive se trouve le barreur, souvent désigné sous diverses appellations selon la méthode pratiquée et la région, mais dont l'influence est invariablement primordiale. C'est lui qui, par sa maîtrise de l'embarcation, crée les conditions optimales pour la "passe", cet instant décisif où deux jouteurs cherchent à faire chuter leur adversaire. Sa fonction transcende la simple direction du bateau pour embrasser une dimension stratégique, technique et même culturelle, faisant de lui un pilier indispensable de la joute nautique.
Histoire et Évolution des Joutes Nautiques : Une Tradition Millénaire
Les joutes nautiques sont un sport pratiqué depuis l’Antiquité. À l'époque, il s’agissait plutôt de combats que de loisirs, car l’affrontement se déroulait sans aucune protection. Ces confrontations sur l'eau sont déjà représentées sur des bas-reliefs de l’Égypte ancienne, de la Grèce antique et de l’Empire romain, attestant de leur longue histoire. Elles se développent au Moyen-Âge, où les joutes nautiques seraient alors inspirées des tournois de joutes pratiqués à l’époque par les chevaliers, les barques ayant ici remplacé les chevaux. Les seigneurs et les nobles organisaient ces joutes. Quelques rares traces écrites confirment l’existence de joutes nautiques au Moyen-Âge sur le quart sud-est du territoire français contemporain. Plutôt répandues sur le littoral méditerranéen, elles sont très fréquentes dès le XVIIe siècle lors de fêtes royales.
Au fil des siècles, cette pratique a évolué de combats à des compétitions sportives structurées. Le sport s'est modernisé et organisé, entraînant la création de sociétés et de fédérations. Par la suite, plusieurs sociétés se créent et se fédèrent au XXe siècle. En 1971, les joutes nautiques acquièrent l’agrément du Ministère des Sports, marquant une étape importante dans leur reconnaissance officielle. La Fédération des Joutes et Sauvetages Nautiques (FFJSN) est aujourd'hui l'organe de référence pour cette discipline. Les joutes nautiques sont un sport pratiqué essentiellement en France, en Allemagne, en Suisse et en Belgique. En France, elles sont particulièrement ancrées dans certaines régions, avec des méthodes distinctes qui reflètent les spécificités locales. Dans le Pas-de-Calais (62), il existe deux clubs de joutes dont l’un à Arras ; deux autres se trouvent dans le département du Nord (59). La Société des jouteurs d’Arras a été créée le 12 juillet 1812 et est membre de la Fédération des Joutes et Sauvetages Nautiques (FFJSN), participant aux différentes compétitions nationales.
Ce tournoi traditionnel implique l'affrontement de deux jouteurs sur l'eau, par catégorie, tenant compte du niveau, du sexe et de l'âge. Les jouteurs s'éliminent ainsi au fur et à mesure de l'avancée du tournoi, le vainqueur étant celui resté debout. Plus de 70 équipes se confrontent lors des joutes, avec des équipes de tout âge, masculines et féminines. Initialement exclusivement masculines, les joutes se sont peu à peu ouvertes aux femmes, et les enfants peuvent pratiquer ce jeu à partir de 8 ans.
Le Barreur au Cœur de l'Action : Désignations et Responsabilités Fondamentales
Indépendamment des spécificités régionales et des méthodes, le rôle du barreur est unanimement reconnu comme étant "primordial lors du croisement des deux bateaux". C'est lui qui dirige la flotte et donne la cadence aux rameurs, ou manœuvre le moteur. Dans le langage commun des joutes, le barreur est souvent appelé « Patron ». Cette désignation souligne son autorité et sa responsabilité à bord de l'embarcation. Sa tâche principale est d'assurer que le bateau est positionné suivant l’axe approprié afin que les deux jouteurs se croisent en se faisant face, permettant ainsi une passe loyale et compétitive.
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La précision du barreur est capitale pour la sécurité des participants et l'équité de la confrontation. Une passe, définie comme la rencontre entre deux jouteurs, dépend en grande partie de la capacité du barreur à maintenir une trajectoire stable et une vitesse constante. Le barreur ne se contente pas de diriger ; il est également en charge de la coordination de l'équipage. Que ce soit en donnant le rythme aux rameurs ou en ajustant la propulsion du moteur, il orchestre le mouvement du bateau pour optimiser la performance du jouteur. La réussite d'une joute repose sur l'harmonie entre le barreur, les rameurs (le cas échéant) et le jouteur. Les bateaux à fond plats, une rouge et une bleue, portent des inscriptions distinctives : sur le bleu est écrit « Tu iras » et sur le rouge, « Toi aussi », ce qui ajoute au caractère unique et symbolique de chaque embarcation sous la direction du barreur.
La Diversité des Méthodes de Joutes et l'Influence du Barreur
Les joutes nautiques se déclinent en plusieurs méthodes, chacune ayant ses propres règles, ses types de bateaux et ses particularités quant au rôle du barreur. Ces adaptations environnementales, issues des différences régionales entre la mer et les fleuves, les pêcheurs et les bateliers, les sauveteurs et les jouteurs, ont enrichi la pratique.
La Méthode Languedocienne : Le Timonier Patron et les Barques Lourdes
Dans la méthode languedocienne, les barques sont lourdes et sont propulsées par huit à dix rameurs. Le barreur est désigné sous l'appellation de « timonier patron ». Il est un acteur central de l'équipage, aux côtés des rameurs et des deux musiciens, qui accompagnent la passe avec tambour et hautbois. Le rôle du timonier patron est de faire en sorte que les barques se croisent à droite, une manœuvre essentielle pour permettre aux jouteurs de réaliser « la passe ». La tintaine, cette plateforme sur laquelle les jouteurs sont montés à près de trois mètres de l'eau, exige une grande stabilité du bateau, assurée par la navigation précise du barreur.
La Méthode Parisienne : Le Patron et la Propulsion Motorisée
La méthode parisienne se distingue par l'utilisation de barques propulsées à l’aide d’un moteur. Dans ce contexte, le barreur est appelé « patron ». Sa compétence réside dans la maîtrise de la motorisation pour diriger les barques avec précision. Comme pour la méthode languedocienne, les barques se croisent à droite. La Fédération des Joutes et Sauvetages Nautiques (FJSN) a adopté la méthode parisienne comme l'une de ses méthodes officielles, soulignant la pertinence du rôle du barreur qui guide les bateaux grâce au moteur. Les bateaux sont guidés par des barreurs à l’aide d’un moteur. Les bateaux utilisés pour cette méthode sont en acier de 5 cm d’épaisseur et peuvent être utilisés autant lors de la pratique de la méthode arrageoise que de la parisienne.
La Méthode Alsacienne : Le Capitaine, les Rameurs et l'Absence de Moteur
La méthode alsacienne présente des similarités avec la méthode parisienne, mais avec des différences notables dans la propulsion et la composition de l'équipage. L’équipage est composé de six personnes : un jouteur, 4 rameurs et un « capitaine », qui est le barreur de la barque ou du bateau de joute. Contrairement à la méthode parisienne, les bateaux alsaciens sont plus longs et ne possèdent pas de moteur, ce qui rend le rôle des rameurs et, par extension, du capitaine, d'autant plus crucial pour la propulsion et la direction. La joute alsacienne aligne quatre rameurs assis les uns derrière les autres à cheval sur un banc central, chacun étant équipé d’un seul aviron tenu par une dame de nage. L'habileté du capitaine est donc essentielle pour synchroniser les rameurs et assurer la trajectoire.
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La Méthode Arrageoise : Guidage par Cordes et Précision du Barreur
La méthode arrageoise, pratiquée notamment à Arras, présente un système de guidage particulièrement intéressant. Bien que les bateaux soient munis de moteurs, des cordes sont tendues sur chaque berge afin de guider les embarcations. Des cordes sont tendues le long du canal afin de guider les bateaux jusqu’à ce qu’ils se croisent. Dans cette configuration, un barreur dirige chaque embarcation qui est positionnée suivant l’axe approprié à l’aide des cordes afin que les deux jouteurs se croisent en se faisant face. Des moteurs sont également utilisés lors de l’approche. Les bateaux de joutes sont prolongés d’une barre d’acier de 6m50 sur laquelle est fixé le plateau où se tient le jouteur. Les bateaux mesurent alors environ 8m50 de long. Ils sont en acier de 5 cm d’épaisseur. Cette méthode arrageoise est utilisée lors de fêtes locales et lors de démonstrations, et notamment le 14 juillet à Arras.
L'Implicite Nécessité du Pilotage dans Toutes les Méthodes
Même si les méthodes provençale et lyonnaise-givordine ne nomment pas explicitement un "barreur" ou "patron" dans les informations fournies, la nature même de la joute nautique implique une direction précise des embarcations. Que les barques soient propulsées par des rameurs, par un moteur, ou encore en tirant des cordes arrimées entre les deux rives (pratiqué à Thuin, en Belgique), leur mouvement est contrôlé. La méthode provençale voit deux jouteurs se trouvant chacun sur un bateau, en haut d’un plateau appelé en Provence « teinteine ». La méthode lyonnaise et givordine, avec ses lances allant de 4,6 m à 6 m pour les seniors mi-lourds et lourds, et qui sont de loin les plus lourdes de toutes les méthodes de joutes, nécessite également une stabilité et une approche calculée de l'embarcation pour que le jouteur, campé sur la plate-forme arrière du bateau nommée tabagnon, puisse effectuer sa passe dans les meilleures conditions. La capacité à "caler les bateaux" au moment de la passe, par la force des jouteurs, ne peut se faire sans une approche préalable contrôlée, ce qui souligne l'importance universelle d'une personne responsable de la navigation.
Les Embarcations de Joutes : Conception et Manœuvre
Les embarcations utilisées dans les joutes nautiques sont conçues pour la stabilité et la confrontation. Les deux bateaux sont des barques à fond plats, généralement une rouge et une bleue, avec des inscriptions symboliques : sur le bleu est écrit « Tu iras » et sur le rouge, « Toi aussi ». Ces bateaux peuvent varier considérablement en taille, poids et mode de propulsion selon les méthodes. Par exemple, les barques lourdes languedociennes sont propulsées par de nombreux rameurs, tandis que les barques parisiennes sont motorisées. Les bateaux arrageois, quant à eux, sont des structures imposantes, mesurant environ 8m50 de long, en acier de 5 cm d’épaisseur, et sont dotés d'une barre d’acier de 6m50 sur laquelle est fixé le plateau du jouteur.
La tâche du barreur est d'adapter sa conduite à ces différentes caractéristiques techniques. Que ce soit en contrôlant un petit moteur de bateau pour diriger la barque, en dirigeant les rameurs avec précision, ou en utilisant les cordes tendues le long du canal pour guider les embarcations, la maîtrise de l'engin est fondamentale. Le barreur doit prendre en compte la poupe (arrière du bateau) et la proue (avant du bateau), ainsi que le maître-bau (mesure de la partie la plus large de la barque ou du bateau) pour anticiper les mouvements et garantir que la passe se déroule dans l'axe idéal. Des équipements comme l'arpaillette, désormais appelé gouvernail, et les tolets, ces pièces de bois fixées dans le plat bord d'une barque pour tenir les rames, sont des éléments avec lesquels le barreur ou les rameurs interagissent pour le contrôle de la direction et de la propulsion. L'écope, une pelle en forme de godet pour enlever l'eau des barques et bateaux, est également un outil à disposition de l'équipage pour maintenir l'embarcation en état.
L'Équipement du Jouteur et la Préparation de la Passe : L'Environnement du Barreur
Le barreur prépare le terrain pour le jouteur, dont l'équipement est spécifiquement adapté à l'affrontement. Le jouteur se tient sur une plateforme surélevée à l'arrière de la barque, dont le nom varie : tintaine (Languedoc, Provence), tabagnon (Lyon, Givors), ou trinquet/bock (Alsace, Nord de Loire, Arras). Le trinquet, dans la méthode arrageoise, a une forme de parallélogramme et se rétrécit vers l’arrière, mesurant environ une cinquantaine de centimètres de long. Sur cette plateforme, des rebords de bois sont fixés à l’arrière afin que le jouteur puisse prendre appui avec son pied arrière et posséder la force nécessaire à la fois pour rester sur la plateforme mais aussi pour pousser son adversaire.
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Le jouteur est équipé d’un plastron et d’une lance. Le plastron, protection de crin recouvert de toile épaisse, ou un gilet de grosse toile garnie de crin, s'attache sur la poitrine grâce à deux sangles passant dans le dos du jouteur. Dans la méthode arrageoise, le plastron est marqué d’une ligne blanche ; si l’adversaire tape sur cette ligne, il est éliminé même si le joueur tombe à l’eau. Pour la méthode lyonnaise-givordine, le carré blanc du plastron, appelé "neuf", est l'endroit où le jouteur doit obligatoirement piquer sa lance. La lance, une longue perche de bois (souvent en pin de « low », résistant aux chocs), est terminée par un petit tampon de cuir rembourré, ou un embout capitonné/emboulé. Sa taille varie selon la catégorie des jouteurs. Dans la méthode lyonnaise-givordine, la lance peut avoir une bague d'acier dentelée appelée "crampon" fixée au bout.
La position du jouteur (une jambe tendue vers l’arrière et l’autre fléchie devant lui, le torse droit) est intrinsèquement liée à la stabilité offerte par le bateau et la précision de sa trajectoire, garanties par le barreur. Le barreur doit non seulement amener le bateau à la bonne vitesse et au bon angle, mais aussi le maintenir stable pour que le jouteur puisse se concentrer sur son adversaire. Le "coup de lance", le "frappe" (moment du choc de la lance sur le plastron ou le pavois), ou la "pique" (moment où les lances touchent les plastrons) sont des actions qui ne peuvent être exécutées efficacement sans la base solide et bien positionnée fournie par le barreur. La "passe nulle", sans vainqueur, peut parfois résulter d'un manque de coordination ou de positionnement inadéquat du bateau, soulignant l'impact direct du barreur sur le résultat.
Le Petit Lexique du Jouteur et du Rameur : Termes Clés Liés à la Navigation et au Pilotage
Le monde des joutes nautiques possède un langage riche, avec des termes spécifiques qui décrivent l'équipement, les actions et les rôles, y compris ceux du barreur et des éléments de navigation.
Dans le langage commun, outre "Joute" et "Jouter", le "bateau de joute" est universellement reconnu, bien qu'en Occitanie on parlera plus facilement de "barque". "Patron" est un terme désignant le barreur du bateau. La "passe" est la rencontre entre deux jouteurs, le moment clé que le barreur s'efforce de faciliter. Le terme "caler" signifie "caler les bateaux", c'est-à-dire le fait pour les deux jouteurs de stopper les bateaux au moment de la passe, par leur force, une action qui dépend de l'approche initiale du barreur.
Le "timonier patron" est explicitement identifié comme le barreur dans la méthode languedocienne. En méthode alsacienne, le "capitaine" endosse le rôle de barreur de la barque ou du bateau de joute. Ces appellations régionales illustrent la diversité de la pratique, tout en conservant la fonction essentielle de pilotage.
Des termes liés à l'embarcation elle-même sont également pertinents pour le barreur. Le "maître-bau" est la mesure de la partie la plus large de la barque ou du bateau, une donnée importante pour la stabilité et la manœuvre. La "proue" désigne l'avant du bateau et la "poupe" l'arrière, des points de référence constants pour le pilotage. L'équipement de la rame est également détaillé, avec l'estrope (cordage qui sert à tenir la rame au tolet) et le tolet (pièce de bois fixée dans le plat bord d'une barque pour tenir les rames), éléments essentiels pour les méthodes propulsées par rameurs, et donc indirectement pour le barreur qui coordonne leur effort. L'arpaillette, ancien nom de l'aviron de gouverne, désormais appelé gouvernail, est l'outil direct du barreur pour la direction.
Les Joutes Nautiques comme Phénomène Culturel et Sportif : Au-delà de la Compétition
Les joutes nautiques sont un sport, reconnu depuis 1964 par le ministère de la Jeunesse et des Sports, comprenant des clubs, comités et ligues affiliés à la FFJSN. Cependant, elles représentent également un formidable événement culturel et social, où le rôle du barreur s'inscrit dans une tradition plus large. Les 24 et 25 août ont eu lieu les finales du Championnat de France de joutes nautiques au sein de la nouvelle halte fluviale d’Ampuis avec 76 participants, démontrant l'ampleur nationale de ces compétitions.
L'ambiance des joutes est souvent festive et animée par la musique. Dans toutes les régions et les méthodes de joute, la musique est omniprésente, composée d'airs populaires, de haute tradition séculaire, souvent racontant l'histoire d'un village ou d'une ville, ou d'une province. Les cliques, fanfares, penas, parfois des harmonies musicales rythment les défilés et chaque passe de joute. Des airs comme la Bella Ciao en Occitanie, la fabuleuse Barquette (aujourd'hui les Barket's) dans la région Rhône-Alpes, dont l'hymne annonce les joutes lyonnaise-givordine, ou la Coupo Santo en Provence, sont des hymnes qui galvanisent les participants et le public. Ces airs ancestraux sont réellement un hymne à la joute, souvent joués après la Marseillaise lors des championnats de France. Plusieurs chansons et arias populaires animent les tournois, d'un rythme soutenu, invitant les jouteurs à faire de belles passes, et aux spectateurs à chanter et encourager son ou ses jouteurs. Tout est présent pour transformer un tournoi en liesse, en joie partagée, avec des encouragements très vivifiants à chaque passe, un chauvinisme très marqué pour ses couleurs.
La Société des jouteurs d’Arras, par exemple, s'engage dans la vie locale et participe aux manifestations culturelles, notamment le 14 juillet à Arras. Les joutes sont exécutées en présence des trois « Géants » Colas, Dédé et Jacqueline, figures emblématiques de la ville d'Arras. Les jouteurs sont les gardiens de ces figures qui « participent » à diverses manifestations et surtout lors du 14 juillet ou la Fête d’Arras. Hors temps de fête, ils sont exposés dans le beffroi de la ville, ayant été restaurés plusieurs fois après avoir souffert des deux guerres mondiales, mais gardant leurs traits d’origine. Leur présence est attestée dans les archives dès 1812, mais il n’est pas exclu qu’ils existaient déjà avant cette date. La municipalité elle-même s’occupe de fournir les lances et les plastrons en bois de pin « de low », avec des bagues de lances en métal.