Dans la pratique du ski de randonnée, la sécurité et la fiabilité du matériel sont des préoccupations majeures pour tout skieur. Un élément souvent discuté, mais dont l'importance est unanimement reconnue, est le leash de ski. Ce dispositif simple joue un rôle crucial en prévenant la perte du matériel dans des conditions souvent exigeantes. En effet, en ski de randonnée, la plupart des fixations ne sont pas équipées de freins, et les skis peuvent ainsi glisser et se perdre lorsqu’ils ne sont pas fixés à une chaussure, représentant un risque non négligeable. C'est pourquoi, à l'instar d'une planche de surf, de nombreux skieurs choisissent d'équiper leurs skis d’un leash.
Qu'est-ce qu'un Leash de Ski de Randonnée et Pourquoi l'Utiliser ?
Le leash est un accessoire de sécurité fondamental en ski de randonnée, dont le rôle principal est de maintenir le lien entre le skieur et son matériel. Pour plus de sécurité, nous vous conseillons d'utiliser un leash. Concrètement, le leash va relier votre ski à votre chaussure de ski. Cette connexion est essentielle pour éviter des situations délicates et potentiellement dangereuses en montagne.
En cas de déchaussage en descente, l'utilisation d'un leash est particulièrement avantageuse car ça vous permettra de ne pas perdre votre ski dans la poudreuse, ou de le voir partir dans la pente. La nature même du ski de randonnée, avec ses terrains variés, souvent non damés et ses neiges profondes, rend cette protection d'autant plus pertinente. Un ski perdu en pleine pente, surtout dans des conditions de neige fraîche ou de visibilité réduite, peut non seulement compromettre la suite de la sortie mais également mettre le skieur en danger. L'absence de freins sur la majorité des fixations de randonnée accentue ce risque, le ski n'ayant aucun mécanisme naturel pour s'immobiliser une fois détaché.
Installation et Fixation du Leash : Une Procédure Simple et Efficace
Installer votre leash est une opération facile et rapide, rien de plus simple. La mise en place de cet accessoire de sécurité ne requiert pas de compétences techniques particulières et peut être effectuée en quelques instants, même sur le terrain.
Il vous suffit simplement de l'accrocher à la butée avant de votre fixation. Cette fixation se fait grâce à la boucle de fil métallique prévue à cet effet sur la butée elle-même. Le processus consiste ensuite à repasser le crochet dans la boucle du leash, assurant ainsi une attache solide et sécurisée. Une fois cette étape réalisée, vous pouvez ensuite relier le leash à votre chaussure en fixant le crochet à la boucle présente sur l'avant de votre chaussure de ski de randonnée. Ce système garantit que le ski reste solidaire de la chaussure, même en cas de déchaussage involontaire, offrant ainsi une tranquillité d'esprit appréciable lors de vos descentes.
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Avantages du Leash : Prévention des Pertes et Amélioration du Confort dans Diverses Conditions
L'utilisation d'un leash offre une multitude d'avantages, s'étendant de la prévention pure et simple de la perte du matériel à l'amélioration du confort général du skieur en différentes circonstances. L'un des arguments les plus convaincants en faveur du leash est sa capacité à retenir le ski. En effet, en montagne, la perte d'un ski peut avoir des conséquences désastreuses. Si un skieur se retrouve bloqué en pleine pente sans l'un de ses skis, cela peut rapidement devenir une situation périlleuse. Perdre un ski, suivant là où vous êtes, ça peut vous mettre en danger de façon non négligeable, le pire étant en haut de glacier.
Le leash trouve son utilité dans une grande variété de situations. Certains skieurs attestent que le leash les aurait servis parfois pour des chaussages merdiques. Dans des conditions de neige poudreuse abondante, où la visibilité peut être réduite et le ski s'enfonce profondément, le risque de perdre un ski qui se déchausse est très élevé. En revanche, le leash permet de retenir ton ski. De même, sur des pentes raides et exposées, où un ski qui file pourrait parcourir une longue distance et devenir irrécupérable, le leash est une assurance précieuse.
Les conditions météorologiques et le type de neige peuvent également rendre le leash indispensable. Lors de nos dernières sorties, il a été noté que l'on a brassé comme des bêtes, ce qui a pu conduire à des déchaussages inattendus. La neige peut se ficher dans la fixation, réduisant sa tenue, ce qui provoque des redéchaussages. Lorsque la fixation gèle, elle ne tient plus aussi bien. Dans de telles circonstances, être content d'avoir un leash pour ne pas devoir sortir la pelle pour retrouver son ski est une réalité pour de nombreux pratiquants. Même en montée, l'utilité du leash peut se manifester. À la montée, alors que le risque de déchaussage est quasi nul, c'est bien plus "sécurit" de ne pas mettre de leash/lanière pour certains, mais d'autres expériences contredisent cette affirmation. Vous faites du ski de rando sur piste ou quoi ? Lors de notre dernière sortie on a brassé comme des bêtes, du coup on finit bien par déchausser, la neige se fout dans la fix, ça tient moins bien, du coup ça redechausse, la fix gel, ça tiens plus, et bien moi je suis bien content d'avoir un leach pour pas devoir sortir la pelle pour retrouver mon ski. Pareil à la descente, super méga étroit, dans la forêt, de nuit, des cailloux et des racines traîtres, même bon skieur tu finis par te prendre une gamelle ou 2. Ensuite qui n'a jamais eu une fixe qui tourne en position descente en pleine montée ? Obligé de déchausser en pleine pente : je préfère avoir mon ski accroché. Le déchaussage, pour certains, c'est quasi toujours à la montée.
L'aspect psychologique est également à considérer. Le fait de savoir que l'on peut arriver crevé à un col et déchausser sans avoir l'esprit clair sans que les skis ne redescendent sans soi apporte une sérénité indéniable. Même si les gamelles avec déclenchement sont rarissimes pour certains, et que leurs potes bons skieurs skient aussi sans lanière, l'accident est toujours une possibilité. En général, je skie bloqué, à part par condition de peuf ou de neige merdique.
Le leash peut aussi être envisagé pour d'autres usages. Je compte également utiliser ce système pour sécuriser mes chaussons d'escalade à la cheville en grandes voies, pour pouvoir les enlever au relais sans craindre là aussi qu'ils ne redescendent sans moi.
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Les Différents Types de Leashes : Des Solutions Commerciales aux Innovations Personnelles
Le marché propose diverses solutions de leashes, mais de nombreux skieurs se tournent également vers des alternatives "maison" pour des raisons de confort, de légèreté ou de fiabilité. Les leashs manufacturés ont une durée de vie limitée qui les rend très vite beaucoup moins fiables lors des chutes ou déchaussages intempestifs. Avec le temps, le fusible casse facilement, ce qui peut pousser à envisager des solutions personnalisées.
Parmi les systèmes commercialisés, on retrouve les marques telles que Plum et G3. La sangle qui retient le ski au skieur en cas de déchaussage avec les fixations PLUM est parfois jugée merdique par certains. Il faut faire passer la sangle autour de la chaussure au niveau de la cheville, ce qui, une fois fait, est galère pour refaire les serrages de la chaussure car la sangle empêche de lever le pantalon qui tombe sur la chaussure. Bien que rien ne soit insurmontable, cela peut finir par énerver certains utilisateurs. Quant aux G3, les lanières G3 sont suffisamment courtes pour rester à demeure accrochées aux fixations. Il suffit de les raccrocher sur elles-mêmes à la montée et elles ne gênent pas. Une question se pose : pour les lanières G3, les accrochez-vous sur une boucle de câble passée dans la chaussure, comme le bricolage à base de mini-mousqueton des compétiteurs ?
Les solutions "maison" sont une voie explorée par de nombreux randonneurs. À l'origine, certains sont partis non d'une recherche d'allègement, mais d'une recherche de confort. Par exemple, certains ont enlevé les sangles d'origine (pesant 36 g) et les ont remplacées par une cordelette et un bloqueur, utilisant le même système et matériaux que pour les haubans de tarp. Le total de ce nouveau système ne pèse que 3 g, ce qui représente un gain non négligeable de 33 g. À coup de 33 g qu'on fait progresser la MUL (Matériel Ultra Léger) ! Bien sûr, on peut aussi supprimer les sangles d'origine et ne rien mettre à la place, on gagne 3 g par rapport à ce système. Le système d'origine est souvent jugé difficile à manipuler avec des sous-gants et impossible avec des moufles. En comparaison, la cordelette et le bloqueur sont faciles à manipuler avec des sous-gants, même si l'essai a été réalisé bien au chaud dans un salon. Une fois la cordelette bien coincée dans l'autobloqueur, ça ne bouge pas.
La question de savoir si les compétiteurs ont des leashes se pose parfois. Certains se demandent si les compétiteurs ont des leashs ou si ils n'en ont jamais vu en course. C'était peut-être il y a longtemps, et ça ne doit plus être obligatoire aujourd'hui.
Les Enjeux de la Sécurité : Le Leash Face au Risque d'Avalanche et la Question des Fusibles
L'un des débats les plus vifs concernant l'utilisation des leashes concerne leur impact potentiel en cas d'avalanche. La sécurité en montagne est un domaine où le moindre détail peut avoir des conséquences importantes. L'idée de relier le skieur à son ski de manière indissociable, bien que bénéfique pour la prévention de la perte du matériel, soulève des interrogations sérieuses en matière de survie en avalanche.
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Les leashes, même lorsqu'ils sont équipés de fusibles, ne sont pas exempts de critiques à cet égard. Les fusibles sont des éléments conçus pour céder sous une certaine contrainte, afin de libérer le skieur de ses skis dans des situations extrêmes. Par exemple, les fusibles de Plum sont donnés pour une rupture à 65 kg. Cependant, cela signifie qu'en cas d'avalanche, vous pouvez avoir une traction de 130 kg qui s'exerce sur les jambes avant que les "fusibles" ne lâchent. Une telle force exercée sur le bas du corps doit bien favoriser les conditions d'ensevelissement, alertent certains.
Le problème réside dans la calibration de ces fusibles. Les solutions maisons sont à mon loin d'être idéales puisque je vois mal comment trouver un compromis satisfaisant entre un leash qui casse à une valeur "acceptable" en cas d'avalanche tout en ne cassant pas lors d'une chute dans laquelle l'effort "pic" doit facilement atteindre des valeurs de plusieurs dizaines de kg. La difficulté de calibration de ce genre de truc, rend sceptique certains skieurs quant à leur réelle efficacité et sécurité. La question est posée : mais s'il peut se casser dans une avalanche, c'est bien aussi ? Il est clair que cet aspect n'est pas toujours implémenté de manière satisfaisante dans les sangles du commerce.
L'expérience personnelle de certains skieurs renforce ces préoccupations. Personnellement, depuis un accident d'avalanche, je ne mets plus jamais de leashs, témoigne un pratiquant. Cette décision, prise après un événement traumatisant, souligne la gravité des risques perçus par certains. De plus, la fiabilité des fusibles avec le temps est remise en question. Avec le temps, le fusible casse facilement, ce qui suggère une durée de vie limitée des dispositifs manufacturés. Du coup je ne suis pas sûr que ce soit plus fiable qu'une solution maison où l'on peut facilement remplacer l'élément qui vieillit mal. Un petit collier rislan sur la fix ou la chaussure peut faire fusible non ? C'est une question que se posent certains, cherchant des alternatives plus modulables et potentiellement plus fiables sur le long terme.
Les leashs peuvent aussi lâcher facilement et sauter rapidement en cas de choc, avec des seuils de rupture parfois estimés à moins de 8/10 kg, ce qui contraste fortement avec les données plus élevées pour les fusibles spécifiques comme ceux de Plum. Cette variabilité dans la résistance à la rupture complexifie le choix et la confiance dans ces dispositifs.
Fiabilité, Durabilité et Ergonomie : Les Limites des Leashes et les Débats d'Utilisation
Au-delà des considérations liées aux avalanches, les leashes font l'objet de discussions quant à leur fiabilité générale, leur durabilité à long terme et leur ergonomie d'utilisation en conditions réelles.
La fiabilité est une préoccupation majeure pour les skieurs. Les leashs manufacturés ont une durée de vie limitée qui les rend très vite beaucoup moins fiables lors des chutes ou déchaussages intempestifs. Avec le temps, le fusible casse facilement, ce qui peut engendrer une perte de confiance dans le système. Le mousqueton peut-il lâcher facilement ? Cette question est pertinente car la solidité des composants est primordiale. Certains observations indiquent que oui, les leashs lâchent facilement et sautent rapidement en cas de choc, sous des forces relativement faibles (peut-être moins de 8/10 kg). Cette fragilité apparente pour certains types de leashes contredit l'idée d'un dispositif de sécurité robuste pour toutes les situations.
L'ergonomie d'utilisation est un autre point de friction. Les leashs, pour certains, sont jugés chiants à manipuler, surtout lorsqu'il faut enlever les moufles si on les a, ou avec des gants épais. Pour les sangles d'origine, par exemple celles que certains ont enlevées, elles sont difficiles à manipuler avec des sous-gants et impossibles avec des moufles. Ces contraintes peuvent décourager l'utilisation régulière du leash, surtout lorsque les conditions sont rudes (froid, vent, givre). Et tu as déjà fait une bonne chute dans la poudre avec ? À mon avis, ça casse direct. Cependant, avec certains systèmes à mousqueton, la manipulation est décrite comme "méga simple", même sans enlever les moufles.
Le risque, bien que peu probable, de se prendre le ski dans le visage est parfois évoqué. Par contre, le coup de se prendre le ski dans la gueule à cause de la sangle, sauf à utiliser un truc très élastique genre sandow long, ça me semble suffisamment peu probable pour être négligé. De plus, on ne se gaufrerait pas tant que ça en rando, et pour ceux qui ont appris à skier en rando et n'ont pas toujours vérifié cette proposition, cela ne leur est jamais arrivé.
Le débat sur la nécessité du leash est également très présent. Certains skieurs pratiquent sans leash depuis de nombreuses années. Cela fait 26 ans que je skie sans leash. J'ai eu des fix avec stop-skis, mais comme dit précédemment si neige dure, le ski file. Le leash m'aurait servi parfois pour des chaussages merdiques, mais il est vrai, pas super souvent. En général, je skie bloqué, à part par condition de peuf ou de neige merdique. Mes gamelles avec déclenchement sont rarissimes, et mes potes bons skieurs skient aussi sans lanière. De ce fait, certains ne sont pas sûrs de prendre des leashes ou peut-être juste pour certaines sorties. D'autres skieurs affirment que le risque de déchaussage est quasi nul à la montée. Ce sont quand même des conditions un peu particulières que vous décrivez au sujet d'une neige très profonde, et qui peuvent justifier des lanières ou leash. Pour le reste, chacun ses habitudes.