Le hockey subaquatique est un sport qui se joue au fond d'une piscine. C'est un sport collectif opposant deux équipes de 6 joueurs (plus quatre remplaçants) évoluant en apnée. Le hockey subaquatique ou hockey sub est donc un sport ludique mais complet : les joueurs vont développer leurs capacités physiques, leur technique individuelle et surtout le sens du jeu collectif. Muni d’un masque, d’un tuba, de palmes et dans sa main, un gant protecteur et une crosse, le hockeyeur évolue entre la surface et le fond de la piscine. En surface, il respire et nage pour se positionner au sein de son équipe. Au fond, il est en apnée. Il cherche alors à récupérer le palet à l'aide de sa crosse puis à le transmettre à ses partenaires pour atteindre le but adverse. Il doit faire preuve de technique et de stratégie pour feinter un adversaire et le franchir par une accélération. L'apnée dynamique est au cœur de ce sport. Le hockey subaquatique introduit un niveau de jeu tridimensionnel inédit dans d’autres sports, car les joueurs doivent respirer à la surface de l’eau tandis que le jeu se déroule au fond de la piscine.
La Genèse Britannique : Naissance de l'Octopush et le Premier Confrontation
L'histoire du hockey subaquatique prend racine en Angleterre. Tout commence en Angleterre avec Alan Blake qui découvre la plongée - encore balbutiante - en 1949. Il plonge seul, jusqu’à entendre parler du British Sub-Aqua club en 1953. Il s’en rapproche, et crée sa section à SOUTHSEA (sud de l'Angleterre) dans la foulée (60 membres en 1954). À la fin de l’été 1954, il cherche une idée pour maintenir les entraînements l’hiver. Les combinaisons ne sont pas encore très efficaces, et il est hors de question de continuer à plonger en mer. Il faut de plus trouver une idée convenant aux responsables de la piscine, notamment pour éviter tout bris de carreaux ou danger pour les joueurs.
Le Hockey-subaquatique est né dans le sud de l'Angleterre en Août 1954. C’est autour d’un thé que six des membres de la section n°9 du British Sub-Aqua club, à savoir Alan Blake et sa femme Sylvia, Jack et Ena Willis, Frank et Hazel Lilliker, vont baptiser ce nouveau sport. Il se joue dans sa première version à huit, d’où le préfixe OCTO, et les joueurs poussent (en anglais, « to PUSH ») un palet. Cette combinaison a conduit à la création du barbarisme OCTOPUSH, faisant de plus référence à la pieuvre (en anglais, « octopus »). Le hockey subaquatique est apparu en octobre 1954 dans le sud de l’Angleterre, inventé par Alan Blake au sein du Southsea Sub-aqua Club. Il s’appelait octopush du fait qu’il y avait 8 joueurs (octo) et que le but est de pousser le palet avec sa crosse (to push), le tout en apnée au fond d’une piscine.
La première édition des règles, en date du 26 octobre 1954, précise que les joueurs seront équipés d’un masque, de palmes, et d’une crosse. À ce stade, le tuba n'était pas encore inclus dans l'équipement réglementaire. Le premier « match » de cette nouvelle discipline a eu lieu en deux contre deux, opposant John Ventham et Jack Willis à Alan Blake et Frank Lilleker. Suite à cette confrontation inaugurale, le sport a été jugé viable, sans nécessiter d'ajustement majeur. Les entraînements ont ensuite eu lieu à la piscine d’Eastney, en collaboration avec les commandos de la marine royale. En novembre 1954, le magazine Neptune, l'équivalent de l'actuel Subaqua, a publié le tout premier article sur l'octopush, officialisant ainsi sa reconnaissance.
La Recréation Américaine et la Diversification des Styles
Bizarrement, la discipline est créée une seconde fois en Amérique, avec quelques différences notables. Des photos prises en juin 1959 dans la piscine du Carillon Hotel, à Miami Beach, montrent Cam Baird et Jack Rainey, alors employés de cet hôtel comme maîtres-nageurs, se servant de crosses de hockey sur glace tenues à deux mains, ainsi que de scaphandres autonomes. Le magazine Argosy y consacre un article (n°352, février 1961), témoignant de l'émergence de cette variante. C’est un plongeur de la région de Chicago, Bill Neil, qui va permettre le développement de cette version dans le Nord-Ouest des États-Unis. En 1960, dans la région de Chicago, Bill Neil, un américain, a réinventé le hockey subaquatique avec des crosses de hockey sur glace coupées et utilisées avec les deux mains. Le jeu dans cette version américaine est moins aéré que dans la version anglaise : la crosse autorise moins de techniques de maniement et les déplacements sont beaucoup plus lents.
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Suite à la publication d’un article sur le hockey subaquatique dans la revue « Skin Diver Magazine » en octobre 1961, la version américaine du hockey fait des émules en Afrique du Sud, qui sera imitée par des pays voisins. Parallèlement, la version anglaise quant à elle rencontre un succès notable en Australie et au Canada. La rencontre des techniques canadiennes et américaines conduira à l’abandon progressif de la crosse longue aux États-Unis, celle-ci étant beaucoup moins maniable que la version courte anglaise.
L'Évolution de l'Équipement et des Tactiques de Jeu
Les principales évolutions depuis la (ou les) création(s) de la discipline sont bien évidemment l’abandon des bouteilles et des crosses longues. La forme de la crosse courte a elle-même évolué, passant d’un dessin en tête d’os, visible sur certaines photos, à une forme courbée asymétrique, permettant des tirs et des gestes techniques plus efficaces.
Les premiers pratiquants utilisaient des palmes de chasse sous-marine, dont les arêtes étaient protégées afin d’éviter les blessures. Les palmes utilisées actuellement sont plus courtes, globalement plus souples, et permettent des accélérations et des mouvements plus rapides. Les palmes sont généralement des palmes en caoutchouc ou en fibre permettant une grosse accélération et une bonne vitesse de nage. Les palmes de plongée comportant des boucles ou des parties rigides sont interdites. Le masque doit comporter deux verres pour éviter les accidents et doit être robuste tout en offrant une bonne vision. Il doit être composé de deux verres ou d’un verre avec renfort central, ou encore un masque à structure plastique monobloc. La crosse peut être en bois ou en matériaux synthétiques.
Pour se protéger, le joueur porte un bonnet de type water-polo, ainsi qu’un protège-dents, obligatoire depuis cette année. Les casquettes de water-polo sont utilisées pour protéger les joueurs d’éventuelles blessures à l’oreille. La main tenant la crosse est gantée, afin d’éviter les blessures lors des contacts. Les gants sont importants pour protéger la main du joueur pendant qu’il joue. Les gants peuvent être achetés ou fabriqués à la maison à l’aide de silicone, d’un gant et de peinture. La couleur d’un gant doit clairement contraster avec la couleur de la crosse du joueur et la couleur du palet.
Les tubas sont utilisés pour permettre aux joueurs de regarder le match tout en respirant. Un protège-dents est placé sur l’embout du tuba pour protéger les dents et la bouche des joueurs contre les blessures accidentelles. Le bâton de hockey subaquatique est une pièce de bois ou de plastique de 25 à 30 cm de long, dont le crochet est orienté vers le joueur qui la tient. Les masques sont les mêmes que ceux généralement utilisés pour la plongée avec tuba. Pour éviter qu’ils ne se cassent, les masques sont généralement dotés de deux lentilles et doivent être fabriqués dans des matériaux incassables. Le palet pèse environ 1.3 kg, il est en plomb entouré de caoutchouc. Il existe plusieurs types de rondelles utilisées en hockey sous-marin. Parallèlement à cette évolution de la technique de jeu, on assiste à la mise en place de tactiques de plus en plus élaborées.
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L'Enracinement en France et ses Premiers Pas Compétitifs
En France, c’est en 1967 que Roger Chatelain présente ce sport aux membres du club subaquatique de Montauban, avec des crosses longues. En France, c’est Roger Chatelain qui l’introduit, à Montauban, en 1967 sous la forme américaine au sein du Groupe d’Activités Sous-Marines (GASM). En 1973, Roger Renault initie les plongeurs du Nord avec des crosses anglaises. Le premier club à pratiquer le hockey anglais est le Club Sous-Marin du Nord avec Roger Renault en 1973 sous la forme anglaise, après avoir assisté à une compétition en Hollande entre des clubs anglais et hollandais. Dans la foulée, une équipe se crée à Lille en 1975 mais avec des crosses américaines. Une activité Hockey-subaquatique démarre au sein du « Club Sous-Marin du Nord » à Lille en 1973. À Nantes, le Centre Subaquatique Nantais est créé en 1967, et on commence à y jouer au hockey subaquatique vers la fin des années 1970, sur la base du jeu américain.
Les premiers Championnats de France à Reims en Mars 1982 marquent le véritable début de la discipline dans notre pays. Actuellement, les compétitions de hockey subaquatique en France sont organisées au niveau régional et national. Le Hockey-subaquatique dans l'Est a toujours été bien représenté. Des championnats de hockey subaquatique sont organisés par la FFESSM : régionaux, nationaux hommes et femmes pour les différentes catégories d’âge. En France, même si ces évolutions ont été suivies avec un peu de retard, le niveau de jeu est maintenant au premier rang mondial.
Règles et Structure du Jeu
Un match de hockey subaquatique réglementaire se déroule en deux mi-temps de quinze minutes chacune, avec un temps mort de trois minutes entre les deux périodes. Chaque équipe dispose d’un temps mort d’une minute par mi-temps. Le sport se joue généralement à 6 contre 6 avec 4 remplaçants dans chaque équipe. Comme au hockey sur glace, les joueurs sont remplacés à la volée, ce qui signifie qu’un joueur peut entrer dans la zone de remplacement à n’importe quel moment du match et qu’un joueur remplaçant prend sa place. Le hockey subaquatique oppose deux équipes de 6 joueurs et de 4 remplaçants.
Le terrain mesure entre 12 et 15 m de large pour 21 à 25 m de long et une profondeur entre 2 et 3,65 m (selon les piscines). Au début du match et à chaque engagement, le palet est déposé au centre du terrain. A chaque engagement, le palet se situe au centre du terrain de jeu et les équipes sont positionnées dans leur camp contre le mur. L'objectif est d'emmener le palet dans le but adverse par des tirs, des feintes, et des passes. Lorsqu'une faute est commise, un des arbitres aquatiques indique l'équipe fautive. L'arbitre de surface peut alors accorder un entre-deux, un coup franc ou un penalty. Chaque match est contrôlé par un arbitre principal, placé le long de la ligne de touche, et deux ou trois arbitres aquatiques.
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