L'Aération et l'Entretien du Voilier : Un Guide Complet pour la Performance et le Confort

L’aérateur de cabine est un équipement simple et efficace pour améliorer la ventilation des espaces intérieurs à bord des bateaux. En favorisant la circulation de l’air, l’aérateur de cabine aide à réduire l’humidité et la condensation dans les cabines. Cet équipement, essentiel pour le confort et la préservation de l'habitacle, est une composante clé d'une maintenance nautique rigoureuse. L'entretien bateau, qu'il s'agisse d'un voilier, d'un bateau moteur, d'une embarcation en bois ou pneumatique, est un pilier essentiel sur lequel repose la bonne santé de votre embarcation. Il demande, au choix, du temps et de l’application, ou un budget léger, et la solution est à la portée de tout plaisancier.

1. L'Aérateur de Cabine : Essentiel pour la Ventilation Passive

L’aérateur de cabine est un élément fondamental de la ventilation à bord. Il fonctionne de manière passive, sans aucune alimentation électrique, ce qui en fait une solution autonome et économe. Conçu spécifiquement pour un usage nautique, cet aérateur est adapté aux contraintes du milieu marin, telles que l’humidité constante et l’exposition extérieure. Sa simplicité ne nuit en rien à son efficacité, puisqu'il contribue significativement à la réduction de l’humidité et de la condensation, problèmes courants dans les espaces clos des bateaux. L’aérateur de cabine peut être installé sur de nombreux types de bateaux, qu’il s’agisse de voiliers ou de bateaux à moteur, attestant de sa polyvalence et de son utilité universelle dans le monde de la plaisance.

2. Au-delà de l'Aérateur Passif : Solutions de Ventilation Active et Adaptées

Alors que l'aérateur de cabine assure une ventilation de base, les besoins spécifiques de la vie à bord, notamment en climats chauds ou lors de navigations exigeantes, ont poussé au développement de solutions plus sophistiquées.

Les Défis de l'Aération en Navigation et les Systèmes Modernes

Aérer l'intérieur d'un bateau sans se soucier de l'eau du ciel est un véritable casse-tête pour de nombreux plaisanciers. Les bonnes vieilles boites-dorades ne font plus recette, et les choses ont changé. Peu de constructeurs équipent encore leurs bateaux de systèmes d'aération dignes de ce nom. Ils se contentent souvent de placer, sur le pont ou sur le toit du roof, des capots munis d'une surface en polycarbonate. Ces capots peuvent être entrebâillés pour capter le vent et rafraîchir l'intérieur de l'habitacle dans les régions chaudes. Cependant, cela est toujours, hélas, assorti de l'obligation de tout fermer lorsque surgit le grain tropical félon ou une averse. Pour ceux qui ne veulent pas opter pour les voies dispendieuses, il existe des moyens de maintenir un flux d'air considérable, même si la pluie s'en mêle.

Innovations pour la Circulation de l'Air : Solutions Amovibles

Quelques inventeurs ingénieux se sont penchés sur le problème et proposent des solutions à base de toile amovibles qui captent beaucoup de vent et génèrent un appréciable rafraîchissement. Pour la ventilation au mouillage ou au port, l'équipement de la cabine avant avec un fantôme pyramidal à 4 entrées (WINDBAG), que l'on trouve chez Swisstech, est une option intéressante. Ce système se fixe grâce à 4 crochets sur le chambranle intérieur du capot et un bout au sommet du fantôme qui s'entoure autour des deux écoutes de génois. Il existe également un fantôme en forme de 1/4 de sphère qui se déplie sur le capot et capture bien le vent. Il a le mérite de ne pas être attaché par le dessus, car il est tendu par des joncs intégrés à la toile. Une moustiquaire sur la face avant diminue le risque de bestioles, mais freine sensiblement l'entrée d'air. Une fois replié, il se range totalement à plat sous une couchette.

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L'Aérateur Solaire : Autonomie et Performance

Le manque d'aération, principalement dans la cabine avant, est une souffrance courante lors de longues traversées, notamment en zones tropicales où la chaleur équatoriale est intense. Les aérateurs solaires représentent une solution d'aération performante et autonome. Ces modèles sont solaires, mais intègrent une batterie, permettant au moteur de tourner 24 heures sur 24 sur la batterie, laquelle est rechargée par le panneau solaire durant le jour. Un interrupteur intégré permet d'arrêter le moteur si nécessaire. Ces extracteurs sont presque silencieux, leurs bruits étant largement inférieurs aux bruits ambiants en navigation. Pour garantir un intérieur sain, les insectes sont arrêtés par des grilles incorporées, et une chicane intégrée évite à l'eau de mer de rentrer dans la cabine. En 2010, le modèle Nicro 3000 n'était plus fabriqué par le constructeur qui n'a gardé que les deux modèles plus petits.

L'installation de cet aérateur demande une certaine minutie. La pose peut faire un peu peur, car il faut découper le plexi du capot. Il est crucial de bien réfléchir à la position de l'extracteur. La position centrale est souvent considérée comme la plus esthétique. Une crainte fréquente est que l'éclairage de la cabine ou du carré ne diminue fortement après la pose de cet appareil, mais cela est rarement le cas si le positionnement est judicieux. Pour débuter, il est conseillé de coller largement le gabarit en papier livré avec le ventilateur à l'aide d'adhésif. Ensuite, il faut faire un trou de 10 mm au foret à 2 cm (à l'intérieur !) de la découpe à exécuter. Avec une scie sauteuse, il convient de suivre lentement le cercle du gabarit. L'utilisation d'une lame HSS pour l'acier est recommandée, ainsi qu'une scie avec vitesse variable dans la gâchette pour ne pas scier trop vite, ce qui ferait fondre le plexi. Le papier sous la semelle de la scie évite de rayer le plexi. Une fois la découpe réalisée, il faut présenter la base de l'extracteur et pointer les trois trous des boulons, les forer et poser la base sur le joint néoprène avec des écrous borgnes (non livrés). À l'intérieur, il faut combler proprement l'interstice avec du silicone noir. Enfin, poser le moteur puis le capot avec le capteur solaire. Ce matériel américain est disponible chez Plastimo ou West Marine.

Ventilation Intérieure et du Cockpit : Confort Actif

Le ventilateur est le grand oublié sur les bateaux. Pourtant, c’est LA solution sous les tropiques ou même en Méditerranée. Il est recommandé d'en installer partout au plafond du bateau pour un confort optimal, sans jaloux : chaque couchette peut avoir le sien, tout comme le navigateur et le chef coq. Dans les cabines, il est fréquent qu’il tourne toute la nuit. Un seul modèle tient la route : le Hella Turbo Fan. Il présente de nombreuses qualités : peu gourmand en énergie (6,5 W), garanti pour 5000 heures d’utilisation, facile à placer, orientable, il existe en 12 ou 24 V, avec deux vitesses, et n'est pas trop bruyant. Il demande seulement d'être dépoussiéré régulièrement pour éviter de faire vibrer le support à cause de pales déséquilibrées. Ce type de ventilateur est un invité obligatoire, surtout si vous vivez à bord. Par ailleurs, pour le cockpit, un ventilateur domestique compact, facile à ranger, s'avère un réel bienfait pour l'homme de quart entre 11 heures et 16 heures, ou même pour l'heure passée à faire la vidange dans la cale moteur.

Protection Contre les Éléments : Marquises et Moustiquaires

Sous les tropiques, lorsque la pluie est souvent drue mais que la chaleur persiste, le dilemme "il va bientôt pleuvoir, quand fermer et crever de chaud ?" est fréquent. La marquise des hublots répond en bonne partie à cette attente. Pour fabriquer une marquise de hublot, on peut utiliser un profil en alu, comme ceux pour auvent trouvés dans les magasins de camping, de l'alu anodisé. En complément, du rond d'alu de diamètre 8 mm, acheté dans un magasin de bricolage ou chez un ferrailleur, servira à créer les "U" de support. Le tissu, de type SUN UMBRELLA, peut être obtenu chez votre voilier. Le plus difficile est de trouver des ventouses qui s'adapteront sur les ronds en alu. La longueur des profils doit dépasser d'au minimum 10 cm de chaque côté du hublot pour être efficace. Il est nécessaire de limer les coins du profil pour faire pénétrer facilement la ralingue. Pour calculer la longueur des ronds d'alu, un petit croquis sur papier est conseillé, avec une pente de 30° de la toile comme bon compromis. Il faut tenir compte que la pliure consommera un peu de longueur. Le croquis aidera également à déterminer les dimensions du tissu à coudre, en prévoyant des ourlets latéraux et un ourlet extérieur de 1 cm pour passer le rond d'alu. Pour l'assemblage des ventouses, il faudra trouver une solution en fonction de leur forme, par exemple, du tuyau souple assemblant ventouse et rond d'alu, sécurisé par un petit boulon en nylon pour le tuyau à la ventouse et de la colle pour le tuyau au rond d'alu. Si le vent défait les ventouses, le tissu obturera simplement le hublot par le poids et la rigidité du rond d'alu.

Pour les capots, il existe également de petites « tentes » à poser au-dessus de l'ouverture. Pour les capots de pont, un modèle spécifique fonctionne très bien. Il recouvre l'espace, et sa périphérie est lestée d'un bout plombé. Il est recommandé de prendre un modèle largement au-dessus de la taille de votre capot pour plus d'aisance. En cas de pluie, il est possible de refermer le capot en laissant la moustiquaire dehors jusqu'à la fin de l'averse. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, certaines amènent beaucoup d'insectes, d'autres moins. Pour cela, la moustiquaire pour hublot, à acheter chez le fabricant de vos hublots (Goïot ou Lewmar), est idéale. Elle se glisse simplement dans l'ouverture et tient par le joint caoutchouc périphérique, permettant même de fermer le hublot en laissant la moustiquaire en place.

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3. L'Entretien Général du Bateau : Fondation de la Pérennité Nautique

La maintenance d'une embarcation est une constante, quel que soit son type, qu'il s'agisse d'un voilier, d'un bateau à moteur, d'un bateau en bois ou d'un pneumatique.

Les Fondamentaux de la Maintenance

L’entretien bateau est un pilier essentiel sur lequel repose la bonne santé de votre embarcation. Certaines règles d’entretien sont des constantes, quelle que soit la nature du navire. C'est une tâche à la portée de tout plaisancier, nécessitant soit du temps et de l'application, soit un budget léger. Il est crucial de ne commencer aucune opération de maintenance ou de nettoyage sans être sûr de la marche à suivre, car les erreurs des propriétaires sont hélas fréquentes et parfois lourdes de conséquences pour leur bateau.

L'Environnement Marin : Un Facteur d'Usure Majeur

Le milieu marin est hautement agressif pour les matériaux. Le sel, les UV, l'humidité permanente, et les micro-organismes marins sont des facteurs qui accélèrent l'usure de votre bateau. On mesure alors l’importance d’une maintenance à la fois régulière et rigoureuse pour préserver son bateau d’une usure précoce. Un nettoyage et un entretien dans les règles de l’art sont les conditions requises pour éviter une usure hâtive.

Maintenance Préventive : Calendrier et Gestes Quotidients

À chaque saison ses interventions, il est donc essentiel de suivre un calendrier annuel pour la maintenance de son bateau. Un rinçage à l’eau douce après chaque sortie est recommandé pour limiter les effets corrosifs du sel. En plus de cela, un carénage annuel est indispensable pour limiter l’accumulation d’organismes marins sur la coque. À ce carénage annuel s'ajoute au moins un nettoyage à flot par trimestre.

L'Aspect Écologique et Réglementaire de l'Entretien

Toute opération d’entretien ou de nettoyage peut avoir un fort impact sur notre terrain de jeu favori : la mer. Les deux grandes raisons sont les produits utilisés et les rejets de matières. Il est impératif de se renseigner auprès du bureau de votre port pour éviter d’ajouter à votre budget maintenance des amendes onéreuses.

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Considérations Budgétaires et Professionnelles

Pour l’entretien d’un bateau, il faut compter en moyenne 5 % à 10 % de la valeur du bateau par an. Pour une unité de plaisance de taille moyenne, la fourchette se situe aux alentours de 4000 à 8000 € par an. Certaines opérations d’entretien bateau peuvent être réalisées par le propriétaire. Cependant, les interventions techniques ou le nettoyage spécialisé sont souvent confiés à des professionnels. Un spécialiste comme CosmétiBoat offre la garantie d'un travail bien fait, grâce à des techniques éprouvées et des produits développés en interne qui obtiennent des résultats spectaculaires sans dégrader l’environnement. Leurs solutions s’adaptent aux besoins des propriétaires, de l’intervention ponctuelle à l’abonnement sur mesure, préservant ainsi l'état et la valeur de votre bateau.

Lutte Contre les Mauvaises Odeurs : Le Cas du Puisard

Les odeurs du puisard peuvent être un problème persistant à bord. En traversée, une solution efficace consiste à jeter une pastille de chlore de ménage (disponible en grandes surfaces en Europe) tous les soirs directement dans le puisard, après avoir pompé l'eau. Cela permet d'arrêter le cycle de décomposition, de fermentation et donc de putréfaction. Ce problème est exacerbé par la chaleur équatoriale et peut être aggravé par la remontée des odeurs du puisard par les évacuations des douches.

Nettoyage Professionnel des Systèmes Complexes

Les équipes expertes effectuent des tests de qualité de l’air à bord des yachts et des bateaux. Suite à une évaluation et une visite initiales, elles examinent les unités de traitement de l’air, le ventilateur de l’unité de traitement de l’air, les conduits d’air, les bouches d’aération et les grilles, etc. Le nettoyage des conduits de ventilation des gros bateaux est devenu un élément crucial dans le programme de maintenance. En effet, les conduits d’air à bord des navires qui sont en mauvais état et sales constituent un terrain idéal pour les moisissures, les bactéries et les mauvaises odeurs. Le nettoyage et la restauration du système de climatisation doivent être considérés comme de la plus haute importance dans le système d’entretien professionnel du yacht. De plus, afin de minimiser les risques d’incendies à bord, le nettoyage des sèches-linge et des conduits de buanderie doit être effectué régulièrement.

4. Entretien Spécifique du Voilier : Sécurité et Performance du Gréement

Un voilier, avec sa complexité de gréement et d'accastillage, exige une attention particulière pour garantir à la fois la sécurité de l'équipage et la performance de l'embarcation.

Le Gréement Dormant : Sécurité et Inspection

Le gréement dormant, comprenant le mât, les haubans, les étais et les ridoirs, est soumis à de fortes contraintes mécaniques. L’entretien de ce gréement est un des points les plus critiques pour la sécurité d’un voilier. Un défaut peut entraîner des dommages graves, qui peuvent aller jusqu’au démâtage. Il est donc essentiel de réaliser des inspections régulières. Cela inclut des vérifications visuelles depuis le pont, complétées par des contrôles plus approfondis en montant au mât. Une inspection approfondie par an est un strict minimum pour anticiper et prévenir tout risque. Lors d'un incident dans l'Atlantique, la rupture de l'étai principal a souligné l'importance de ces vérifications.

Le Moteur Auxiliaire : Un Allié Indispensable

Même si le voilier utilise d’abord la force du vent, il est presque toujours équipé d’un moteur auxiliaire, souvent un moteur diesel. Un moteur marin bien entretenu peut dépasser 7000 heures de fonctionnement, ce qui correspond souvent à plusieurs décennies d’utilisation pour un plaisancier. De quoi voir venir, certes, mais à condition d’en prendre soin. Pour des conseils concernant son entretien, il est bon de se référer aux recommandations spécifiques aux bateaux à moteur.

L'Accastillage : Éléments Cruciaux pour la Manœuvre

L’accastillage comprend des éléments essentiels tels que les winchs, les poulies, les taquets et les rails d’écoutes. Ces composants doivent être nettoyés et lubrifiés régulièrement pour assurer leur bon fonctionnement et prolonger leur durée de vie. La fiabilité de ces éléments est directe- ment liée à la sécurité et à l'efficacité des manœuvres à bord.

Détails et Améliorations du Gréement

Des expériences spécifiques de navigation ont conduit à des observations et des améliorations notables sur le gréement.

Voiles d'Avant et Étais

Le foc de route ou le tourmentin servent à la navigation au près, notamment à partir de 35 nœuds de vent. Il est souvent conseillé de gréer le foc le plus bas possible sur le pont afin que la voile ne se fasse pas emporter par les paquets de mer. Un ridoir à volant peut être frappé sur une élingue partant d'une cadène sur le pont. L'importance de la solidité de l'étai principal a été cruellement mise en évidence lors de la rupture de l'étai en Martinique.

Le Pataras : Un Élément Stratégique

Concernant le pataras, certaines configurations incluent un simple pataras unique, fixé à partir de deux points de la poupe du bateau. Des doutes peuvent subsister sur la fiabilité de ce type de pataras. Un gréement peut être inutilement installé dans les hauts, certains pouvant même s'en servir d'antenne pour la radio BLU. Il est important de s'assurer de la solidité de tous les éléments du gréement. Un ridoir à poignées s'étarque facilement quand il est graissé régulièrement, ce qui contribue à la fiabilité générale.

Maîtrise de la Bôme : Le Frein de Bôme et ses Défis

Une des difficultés majeures du frein de bôme réside dans son réglage. Il s'agit d'étarquer la bôme sans toutefois la bloquer, ce qui demande un peu d'habitude. L'efficacité du frein de bôme dépend de la forme que prend le bout de frein. La géométrie de ce bout est donc critique et doit être bien étudiée, un peu comme un triangle dont la somme des deux côtés serait constante. Il faut aussi prendre en compte que la bôme a une position plus relevée à chaque prise de ris. Lors d'un accident survenu dans le Golfe du Lion, le bout de frein de bôme était bloqué à bâbord et à tribord par deux bloqueurs. Avec les vibrations, ces bloqueurs se sont avérés peu fiables, et il a été soupçonné que le bout soit sorti du bloqueur pendant la nuit, avant un empannage intempestif. Les coinceurs Spinlock XA, qui équipaient l'embarcation, étaient très insuffisants et deux d'entre eux ont explosé lors d'un convoyage. La joue du coinceur cassait lors de l'ouverture du taquet sur une drisse sous tension. Par la suite, les drisses de Grand Voile, Génois et Foc 2 ont été équipées de coinceurs Spinlock XT, beaucoup plus fiables et performants, un choix sans regret.

Optimisation de la Prise de Ris

Le choix d'une prise de ris entièrement depuis le cockpit offre un avantage considérable en protégeant le marin des éléments. Pour cela, des commandes sont ramenées à la bôme, sur les coinceurs et winch du roof, permettant d'effectuer les prises de ris à l'abri du cockpit. Il est nécessaire d'être au pied de mât seulement pour mettre la cravate de ris sur le croc de ris. Un bon système assure également que le bout ne rague pas entre la bôme et la bosse de ris, ce qui procure une grande satisfaction. Cependant, cette configuration peut entraîner l'usure de la drisse de grand-voile dans son coinceur. L'alternative est de manœuvrer la prise de ris entièrement depuis le pied de mât, avec la bosse de ris sur un winch et les ris repris sur un winch sous la bôme, la grand-voile étant également manœuvrée au pied du mât. Cette méthode expose davantage le marin au pied du mât.

Fiabilité des Équipements de Grand-Voile

Les anciens chariots de grand-voile se sont souvent avérés fragiles. Leurs réas et galets en acétal s'ovalisaient et s'usaient rapidement, nécessitant des renouvellements fréquents. Le remplacement de ces chariots par des modèles avec réa en alu a prouvé son efficacité, et aucune usure des écoutes n'a été observée après 7000 miles parcourus.

Innovations pour l'Amortissement des Chocs

Pour maintenir le génois enroulé ou pour les poulies de renvoi d'écoute de génois, une écoute élastique a été "inventée". Cette solution permettait, quand le bateau se cabrait puis se regonflait, d'amortir les chocs. Elle a été remplacée par une corde d'escalade, amortissant ainsi les chocs de manière encore plus efficace. Sous pression, cette corde s'allongeait d'environ 50 cm. Lors de l'empannage involontaire du Golfe du Lion, les galets en acétal du bateau, qui avait 6 ans à cette époque, n'ont pas supporté le choc, ce qui interroge sur leur état d'usure préalable.

Autres Accessoires Essentiels

Le rail d'écoute Amiot est un élément de l'accastillage reconnu pour sa robustesse. La chaîne et l'ancre lors du mouillage nécessitent également une attention particulière pour faciliter cette manœuvre cruciale. Enfin, le tangon de spi est un accessoire extrêmement utile. Mâté, il n'encombre pas le pont et permet de préparer la manœuvre du spi très facilement. Il suffit de faire descendre la cloche de tangon pour amener le tangon à l'horizontale.

5. Maintenance des Matériaux Spécifiques : Teck et Bateaux Pneumatiques

En plus de l'entretien général et du gréement, certains matériaux spécifiques, très répandus, demandent une attention particulière pour leur entretien et leur nettoyage, ceux-ci étant souvent très délicats.

Le Pont en Teck : Beauté et Résistance

Le teck est l’un des bois les plus utilisés dans le nautisme. Il est apprécié pour sa résistance, son adhérence naturelle et son esthétique. Cependant, son entretien nécessite des précautions. Il est impératif d'éviter les nettoyants agressifs, car certains produits chimiques peuvent blanchir le teck ou dégrader sa structure. Un rinçage à l’eau douce est donc à réaliser après chaque sortie pour préserver son intégrité.

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