Guide d'Achat d'un Voilier Westerly d'Occasion : Caractéristiques, Choix Stratégiques et Préparatifs

L'acquisition d'un voilier, en particulier lorsqu'il s'agit d'un modèle d'occasion, représente une étape significative et souvent l'aboutissement d'un projet de vie bien mûri. Pour de nombreux passionnés de la mer, comme un retraité expérimenté qui, après avoir été moniteur de voile en croisière en Méditerranée dans les années 70-80 et pratiqué la planche à voile et le catamaran de sport, envisage de s'installer en Bretagne Sud pour y reprendre la navigation, le marché de l'occasion offre des opportunités uniques. Son parcours, jalonné de navigations en Méditerranée, Corse et Baléares, et plus récemment de quelques locations estivales en Bretagne Sud, témoigne d'une connaissance approfondie du milieu marin. Avec le projet de naviguer seul souvent, avec son épouse moins fréquemment, et occasionnellement avec enfants et petits-enfants, en explorant les rias de Bretagne Sud, les Glénans, les îles du Ponant, puis la Bretagne Nord et les îles Anglo-Normandes, voire le sud de l'Angleterre et la côte est de l'Irlande si la forme physique le permet, le choix d'un voilier est crucial. La sécurité, le confort et le plaisir d'être en harmonie avec le milieu marin et les ports de pêche sont des priorités. Sa forte aptitude au bricolage, ayant beaucoup participé à l'entretien, aux réparations et aux modifications d'aménagements de voiliers d'écoles, est un atout indéniable dans cette quête. Ce guide vise à éclairer le cheminement vers l'achat d'un voilier d'occasion, en se penchant spécifiquement sur les modèles Westerly, réputés pour leur robustesse et leurs caractéristiques adaptées à la croisière.

La Quête du Voilier d'Occasion : Un Marché Attrayant et ses Enjeux

L'achat de son premier voilier d’occasion est une aventure excitante, mais elle demande une préparation minutieuse pour éviter les mauvaises surprises. Le marché des voiliers neufs, avec son coût souvent élevé, peut sembler intimidant, tandis que les voiliers d’occasion offrent une excellente alternative. Cette option est particulièrement populaire pour les primo-accédants, car elle permet de réaliser des économies significatives tout en accédant à un voilier plus grand ou mieux équipé qu'un modèle neuf à un prix équivalent. Selon les données de la Fédération des Industries Nautiques, le marché de l'occasion représente plus de deux tiers des transactions de voiliers en France. Cependant, acquérir un bateau d’occasion implique de bien comprendre les risques inhérents et de prendre des mesures proactives pour éviter des mauvaises surprises.

Avant de se lancer dans l'acquisition d'un voilier d’occasion, il est essentiel de se poser quelques questions clés pour affiner ses besoins et ses attentes. Tout d'abord, il convient de déterminer le type de navigation envisagé. S'agit-il principalement de navigation côtière ou de haute mer ? Pour un marin expérimenté envisageant de remonter les "rivières" et de naviguer entre les îles, un modèle polyvalent s'impose. Ensuite, la question du budget global est primordiale. Le prix d'achat n'est qu'une partie de l'équation ; l'entretien, l'assurance et les coûts de stockage sont également des éléments à prévoir. Un modèle plus ancien ou moins cher peut, à long terme, devenir un fardeau si des réparations importantes sont nécessaires, même pour un bon bricoleur.

Concernant l'équipement, il est judicieux de définir ce qui est essentiel. Pour un voilier d'occasion, il est préférable de privilégier des équipements de base mais solides, comme un GPS traceur, un pilote automatique et des voiles en bon état. Des équipements haut de gamme, tels que des systèmes de communication avancés ou des générateurs, peuvent être ajoutés ultérieurement selon les besoins et le budget. Enfin, l'état général du bateau est un critère non négociable. Il est essentiel de vérifier la coque, le moteur, le gréement et les voiles pour éviter des coûts imprévus. Une inspection par un professionnel est souvent conseillée pour repérer des problèmes invisibles à l’œil nu. Pour un premier achat ou un rachat après une pause, il est généralement conseillé de se tourner vers un voilier dont la taille se situe entre 8 et 11 mètres, offrant un bon compromis entre confort de vie à bord et facilité de manœuvre, tout en restant raisonnable en termes de coût d'entretien et d'amarrage. Les monocoques constituent souvent la solution privilégiée en raison de leur comportement marin prévisible et de leur simplicité d'utilisation. Le choix du matériau de construction est également important, les coques en polyester étant majoritaires sur le marché et représentant un excellent rapport qualité/prix pour un usage classique. Un bateau bien suivi, avec un historique d’entretien clair, limitera les mauvaises surprises et garantira des navigations plus sereines.

Westerly : Une Légende Britannique de la Croisière Familiale

Westerly Marine Construction a marqué l'histoire de la voile dans la deuxième moitié du 20e siècle. Le chantier a été l'un des plus grands constructeurs britanniques de yachts en fibre de verre et résine polyester et un leader dans le secteur des croiseurs familiaux. L'aventure de ces voiliers, reconnus pour leurs versions biquilles, commence en 1963. En Angleterre, le secteur de la construction navale connaissait alors un boom, comparable à celui de la France. Les voiliers anglais jouissaient d'une bonne réputation et s’exportaient bien.

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C'est en 1963 qu'Hilary Scott, un homme d’affaires bien établi, contacte le commandant Denys Rayner. Ce dernier, qui possède un chantier naval et construit des voiliers en bois depuis plusieurs années, est séduit par le projet de Scott de concevoir un voilier en polyester. Le commandant Denys Rayner fonde Westerly Marine en 1964, trois ans avant son décès, et conçoit lui-même les premiers bateaux. Cet homme s'était distingué pendant la Seconde Guerre mondiale en combattant en tant qu'officier de la Royal Navy, notamment lors de la bataille de l'Atlantique. Passionné de bateaux, comme son père qui participait aux courses de voiliers, Denis Rayner préférait le secteur de la croisière.

Le premier voilier qui sort du chantier est le célèbre Westerly 22, un petit voilier de 22 pieds qui ressemblait à une petite unité en bois qu’il produisait déjà. Il fut produit en 332 unités jusqu'en 1967. Les deux hommes sont convaincus par leur projet. Lors du salon nautique d’Earl’s Court, quelques mois avant la création de la société, la Lloyds avait annoncé une nouvelle norme de certification pour la production de petits bateaux en polyester, et Westerly va tout de suite opter pour cette nouvelle norme, gage de qualité et de sécurité.

Dès le début de sa production, en 1964, le chantier lance également l'un des plus gros succès dans le secteur de la plaisance : le Westerly 25. Ce croiseur familial biquille se distinguait déjà par un faible tirant d'eau qui le rendait facilement échouable, une caractéristique qui allait devenir emblématique de la marque. Assez rapidement, Westerly se tourne vers l’exportation. Les années 60 et 70 sont couronnées de succès. Près de 2500 exemplaires du Centaur, un modèle emblématique, seront produits, faisant de lui l'un des voiliers les plus construits au monde. D’autres unités vont également connaître le succès, comme le Longbow ou le Renown.

À son apogée, Westerly emploiera jusqu’à 700 personnes travaillant dans deux usines, construisant environ 15 modèles Westerly différents, ainsi que le J-24, construit sous licence. Au début des années 80, Westerly réalise un chiffre d’affaires de plus de 10 millions de livres par an, dont plus de la moitié à l’exportation, se positionnant comme un acteur majeur du marché européen et mondial.

Cependant, le début de la décennie voit des difficultés apparaître. De mauvais choix d’investissement, la hausse des cours du pétrole et les taux de change modifient l’environnement économique et impactent directement le marché à l’export. La production de nouveaux modèles, comme le Griffon et le Fulmar, va permettre de limiter la casse, mais la production baisse inexorablement. La situation ne permet pas de conserver les effectifs, et 250 personnes sont licenciées. Mais cela ne suffit pas, et en 1981, la Barclays Bank exige le remboursement de la dette, entraînant la nomination de liquidateurs.

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Durant plusieurs années, l’entreprise parvient à poursuivre son activité, sans toutefois retrouver le niveau de production qu’elle avait connu. En 1991, des cadres rachètent le chantier pour 2,2 millions de livres sterling, et la nouvelle société est nommée « Westerly Yacht Construction Limited ». Malheureusement, l’entreprise n’est pas en mesure de réaliser les bénéfices nécessaires pour investir massivement dans de futurs modèles. La stratégie consiste alors à retravailler l’intérieur et l’agencement des modèles existants. L’ancien Griffon est ainsi retravaillé pour devenir le Spirit. Au milieu de l’année 1993, suite à de nouvelles difficultés, l’entreprise est rachetée par Victoria Marine de Warsash, qui fabrique des embarcations commerciales telles que des bateaux pilotes, de patrouille et des semi-rigides.

En 1996, le groupe Westerly reprend son autonomie et annonce la sortie de nouvelles unités. En 1997, les Ocean 33 et Ocean 43 sont lancés, marquant les premiers modèles entièrement nouveaux depuis le lancement du Typhoon en 1990. Westerly conclut alors un accord commercial avec le chantier naval Trintella en Hollande et commence à mouler les coques des bateaux Westerly et Trintella à Waterlooville. On peut alors penser que le chantier est enfin relancé. Cependant, tous ces montages financiers pour sauver le chantier et les différentes alliances ne suffisent pas. En 1998, la maison mère rencontre des difficultés, et le chantier Westerly ne trouve pas de repreneurs, marquant la fin d'une ère. Malgré ces péripéties, les voiliers de croisière Westerly, particulièrement performants et dotés d'un "caractère bien anglais", sont toujours aussi appréciés, surtout sur la côte atlantique et en Manche, où leurs versions biquilles sont très répandues. Qui ne connaît pas le chantier Westerly ? Peut-être nos amis de Méditerranée, mais leurs fans sont nombreux et fidèles.

L'Avantage du Biquille pour les Eaux Côtières : Sécurité et Accessibilité

L'intérêt pour les voiliers biquilles, comme ceux proposés par Westerly, Biloup ou Moody, entre 33 et 36 pieds, s'explique notamment par la volonté d'échouer le bateau dans des zones de faible profondeur. La préférence actuelle d'un marin expérimenté pour un Westerly Seahawk 35, un modèle biquille, est motivée par son intention d'échouer à chaque fois que possible au plus haut des rias en Bretagne Sud. Cette pratique est idéale pour explorer les estuaires, les cales de pêche et profiter pleinement du milieu maritime local, comme le projet de naviguer en Bretagne Sud, aux Glénans et aux îles du Ponant l'illustre.

Le béquillage, qui consiste à utiliser des béquilles pour maintenir un voilier à quille fine en équilibre lors de l'échouage, est une manœuvre que certains marins, même expérimentés, n'ont jamais pratiquée et peut susciter une certaine appréhension. Les lectures sur le sujet peuvent rendre la perspective un peu intimidante. C'est précisément là que le concept du biquille révèle tout son avantage. Un biquille est-il vraiment un avantage au regard de la différence de prix par rapport à un quille fine de faible tirant d'eau (1,5 m par exemple) avec lequel il va falloir béquiller ?

L'un des principaux attraits du biquille réside dans sa capacité à se poser naturellement à plat sur le sable ou la vase à marée basse, sans nécessiter de béquilles. Cette caractéristique offre une grande autonomie et une simplicité d'utilisation pour l'échouage, ce qui est un atout considérable pour la navigation côtière dans des zones à forts marnages, comme la Bretagne. Le biquille permet d'accéder à des mouillages inaccessibles aux quilles profondes, de réaliser l'entretien de la carène à sec sans frais de cale, et d'offrir une grande stabilité au mouillage forain, même dans des conditions de houle résiduelle. De plus, il peut rassurer le navigateur sur sa capacité à échouer en toute sécurité et sans l'intervention complexe du béquillage, particulièrement pour un marin seul.

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En revanche, les bateaux à quille fine, même avec un faible tirant d'eau, nécessitent un béquillage pour rester stables à l'échouage. Cette opération demande du temps, de l'expérience et un équipement adapté. Si le prix d'achat initial d'un biquille peut parfois être légèrement supérieur à celui d'un quille fine équivalent, les économies potentielles sur les coûts de levage, de grutage et d'entretien régulier de la coque (anti-fouling par exemple) peuvent rapidement compenser cette différence. La tranquillité d'esprit d'un échouage facile et sûr, en particulier pour un programme de navigation qui privilégie les rias et les ports de pêche accessibles à marée basse, est un avantage non négligeable qui justifie souvent ce choix. Les voiliers Westerly, avec leurs versions biquilles très répandues, sont conçus précisément pour ce type de navigation, offrant une robustesse et une aptitude à l'échouage qui répondent parfaitement aux besoins exprimés.

Le Westerly Seahawk 35 : Un Choix Adapté au Programme de Navigation

La préférence pour un Westerly Seahawk 35, envisagée par un navigateur de 67 ans ayant une longue expérience et un programme de croisière axé sur la sécurité, le confort et l'exploration côtière, soulève la question de sa pertinence. Un Seahawk 35 est-il un bon choix au vu de l'âge, de l'expérience et du programme de navigation, ou quel autre voilier pourrait être conseillé ?

Le Westerly Seahawk 35 s'inscrit pleinement dans la philosophie des croiseurs familiaux robustes et marins qui ont fait la réputation de Westerly. Avec une longueur d'environ 35 pieds, il offre un bon équilibre entre habitabilité et facilité de manœuvre, des critères essentiels pour naviguer seul ou en équipage réduit. Sa conception biquille, typique de nombreux Westerly, est un atout majeur pour le programme de navigation prévu en Bretagne Sud, permettant des échouages aisés dans les rias et les ports à marée. Cette caractéristique réduit significativement les contraintes liées au tirant d'eau et à la nécessité de béquiller, offrant une liberté d'exploration précieuse.

L'expérience de l'utilisateur en tant qu'ancien moniteur de voile, sa maîtrise de la navigation et ses compétences en bricolage sont des facteurs importants. Un voilier d'occasion de cette génération, même bien entretenu, nécessitera toujours une certaine attention et des travaux de maintenance, ce qui ne devrait pas poser de problème à un "bon bricoleur". La robustesse de construction des Westerly, héritage de l'ingénierie britannique, est également un gage de sécurité en mer, un critère essentiel pour le programme envisagé, incluant potentiellement le sud de l'Angleterre et l'Irlande, où les conditions peuvent être plus exigeantes.

Le confort à bord est un autre aspect que le Seahawk 35, comme beaucoup de Westerly, est en mesure d'offrir. Avec un programme incluant l'épouse, les enfants et les petits-enfants, un espace de vie suffisant, des cabines confortables et des équipements bien pensés sont appréciables. Le cockpit est généralement sécurisant et bien protégé. En termes de performances, les Westerly sont souvent décrits comme des voiliers sûrs plutôt que des bêtes de course, ce qui correspond bien à une navigation de croisière privilégiant la sérénité et l'harmonie avec le milieu marin.

En considérant d'autres options, les voiliers Biloup et Moody, également mentionnés par l'utilisateur, partagent des philosophies similaires en matière de robustesse et d'aptitude à la croisière. Biloup est un autre constructeur français réputé pour ses biquilles, offrant des intérieurs généralement très habitables. Les Moody, bien que souvent à quille plus profonde, sont des croiseurs de qualité britannique avec un excellent confort et une bonne tenue en mer. Le choix entre ces marques dépendra souvent de l'état spécifique du bateau trouvé, de son agencement intérieur et de son prix. Cependant, le Seahawk 35, avec son héritage Westerly et sa configuration biquille, semble être un choix très cohérent avec le programme de navigation et l'expérience du futur propriétaire. Il offre une combinaison solide de robustesse, de confort et de flexibilité d'utilisation, particulièrement adaptée aux eaux de la Manche et de la Bretagne.

L'Équipement du Voilier : Stratégie d'Achat entre Complet et à Compléter

La question de l'équipement est cruciale lors de l'achat d'un voilier d'occasion : faut-il privilégier un bateau plus cher déjà équipé (hormis l’électronique, à moins qu'elle ne soit très récente) ou un moins cher à compléter ? Le choix dépendra en grande partie de la capacité du propriétaire à réaliser les travaux lui-même, de son budget total et de son désir de personnaliser son navire. Pour un bricoleur averti, comme l'utilisateur, l'option d'un bateau moins cher à compléter peut être très attrayante et économiquement avantageuse.

Un voilier d'occasion "nu" ou avec un équipement de base offre souvent un prix d'achat inférieur, laissant une marge pour investir dans des équipements neufs et adaptés aux besoins spécifiques. Pour un marin qui a une vision claire des équipements qu'il souhaite installer, cette approche permet une personnalisation optimale et garantit la modernité et la fiabilité des systèmes installés. Par exemple, l'installation d'un étai volant et d'une trinquette est essentielle pour la sécurité en cas de coup de vent ou pour une meilleure répartition de la voilure. L'ajout d'un spi ou d'un gennaker peut considérablement améliorer les performances du voilier aux allures portantes, augmentant le plaisir de la navigation et réduisant les temps de parcours par petits airs.

Le guindeau électrique est un équipement de confort majeur, surtout pour la navigation en solitaire ou en équipage réduit, rendant les manœuvres de mouillage moins physiques. Une échelle de mât, bien que non indispensable, facilite les interventions en hauteur et augmente l'autonomie pour l'entretien du gréement. Les panneaux solaires sont devenus quasi incontournables pour l'autonomie énergétique à bord, permettant de recharger les batteries sans recourir systématiquement au moteur ou aux prises de quai. Le confort à bord est également amélioré par l'installation d'un système d'eaux chaudes et d'un chauffage au fioul, indispensables pour des croisières prolongées en Bretagne ou en Manche, où les températures peuvent être fraîches même en saison.

Acheter un bateau moins cher à compléter permet non seulement de maîtriser le budget final mais aussi de s'assurer de la qualité de l'installation et des composants, un avantage certain pour un bricoleur expérimenté qui peut réaliser les travaux avec soin. Cette démarche peut également étaler les dépenses dans le temps, en priorisant les équipements les plus urgents pour la sécurité et la navigation, puis en ajoutant les équipements de confort.

À l'inverse, un bateau déjà très équipé peut sembler attrayant pour sa facilité d'utilisation immédiate. Cependant, il est essentiel d'évaluer l'état et la date de fabrication des équipements. L’électronique, si elle n'est pas très récente, peut être obsolète ou sur le point de tomber en panne, nécessitant un remplacement coûteux. Les voiles, même si présentes, peuvent être usées. Un équipement existant mais vieillissant peut rapidement se transformer en un poste de dépense important, annulant l'avantage du prix d'achat initial. L'expertise d'un bricoleur comme l'utilisateur est un atout formidable pour évaluer ce qui doit être conservé, réparé ou remplacé, orientant ainsi le choix vers l'option la plus judicieuse.

L'Origine de l'Achat : France ou Royaume-Uni pour un Westerly ?

La question de l'origine de l'achat, entre la France et l'Angleterre, est particulièrement pertinente pour un voilier Westerly, étant donné les racines britanniques de la marque. Vaut-il mieux acheter en France ou en Angleterre, quitte à devoir ramener un bateau que l'on ne connaîtra pas vraiment ? Cette décision implique des considérations logistiques, financières et administratives.

Acheter un Westerly au Royaume-Uni peut sembler logique, puisque c'est son pays d'origine. Les voiliers Westerly sont réputés pour leur "caractère bien anglais" et sont particulièrement nombreux sur la côte atlantique et en Manche. Il est probable d'y trouver un choix plus vaste de modèles et éventuellement des prix plus compétitifs, surtout compte tenu de la faiblesse de la livre sterling face à l'euro. Les annonces sur des sites comme Yachtworld ou Boats.com, ainsi que les courtiers spécialisés britanniques, offrent un large éventail d'options. Cependant, l'achat en Angleterre présente plusieurs défis. Le ramener un bateau que l'on ne connaîtra pas vraiment est une source d'incertitude. Cela implique un voyage pour l'inspection, des frais de convoyage (carburant, droits de port, assurance), et potentiellement des démarches administratives pour l'immatriculation en France. Il faut également considérer les différences de normes électriques, de gaz et parfois d'équipement entre les deux pays, qui pourraient nécessiter des adaptations. La TVA peut également être un sujet complexe si le bateau n'a pas été en circulation libre dans l'UE avant le Brexit. L'inspection par un expert maritime reste cruciale, et il est conseillé d'en choisir un indépendant qui connaît bien les spécificités des voiliers britanniques.

Acheter en France, bien que le choix de Westerly puisse être plus restreint, simplifie considérablement les démarches administratives et logistiques. Le bateau sera déjà sur le territoire de l'Union Européenne, évitant les formalités douanières et de TVA post-Brexit. L'inspection et les essais en mer seront plus faciles à organiser, sans la contrainte d'un déplacement international. Un courtier spécialisé en France pourra aider à trouver un modèle correspondant aux besoins et aux attentes, facilitant la négociation et les formalités. De plus, un bateau acheté en France aura généralement une immatriculation française, simplifiant son transfert de propriété.

Pour un marin expérimenté, mais qui privilégie la sécurité et le confort, l'option française pourrait être plus sereine. Cependant, la rareté de certains modèles spécifiques comme le Seahawk 35 en biquille pourrait le pousser à regarder au-delà des frontières. Dans ce cas, une préparation méticuleuse est indispensable : engager un expert maritime britannique de confiance, budgétiser précisément le convoyage et les éventuels travaux d'adaptation, et se renseigner sur toutes les implications administratives et fiscales liées à l'importation. La possibilité de rejoindre la future branche française de la Westerly Owners Association (WOA), mentionnée par l'utilisateur, suggère un intérêt pour une communauté de propriétaires qui pourrait être une source précieuse d'informations et d'assistance, quel que soit le lieu d'achat.

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