L'Odyssée Pacifique en Paddle : Un Exploit Humain et Solidaire

Au cœur d'une aventure maritime sans précédent, six femmes, surnommées les "waterwomen", ont réalisé un exploit monumental. Elles ont décidé de traverser le Pacifique pour les enfants atteints de cancer, transformant une prouesse sportive en un acte de solidarité retentissant. Leur périple les a menées du Pérou jusqu'à l'île de Moorea en Polynésie française, à bord de simples paddles. Après 80 jours de rame et d'épreuve, six femmes sont arrivées à l'île de Moorea (Polynésie française), lundi 27 mars, après 8 000 km de voyage. Elles avaient quitté le Pérou en janvier 2023 et ont traversé l'océan Pacifique sur de simples paddles.

Un Défi Inédit et une Performance Historique

Parties le 4 janvier 2023 du Pérou, ces six femmes ont traversé l’Océan Pacifique en paddle board. Il s’agit d’une simple planche sur laquelle elles ont pagayé couchées à la seule force des bras, sans pagaie. Cet exploit les consacre comme les premières à réaliser cet incroyable défi. Il leur a fallu 2 mois pour parcourir 4 000 milles et rejoindre Moorea, en Polynésie française depuis Lima, mais c'est après 80 jours de rame et d'épreuve que l'intégralité de leur voyage de 8 000 km s'est achevé. ELLES L’ONT FAIT ! Stéphanie Barneix-Geyer, Alexandra Luz, Itziar Abascal, Emmanuelle Bescheron, Margot Calvet et Marie Goyeneche sont les noms de ces pionnières.

Ces six championnes se sont relayées jour et nuit, quatre heures chacune, en repoussant leurs limites malgré la fatigue et une météo parfois difficile. Les six amies se sont relayées toutes les quatre heures, 7 jours sur 7, 24h sur 24. Un combat permanent à mener contre les éléments et contre elles-mêmes a marqué chaque journée de cette traversée exigeante. Cinq Landaises et leur amie espagnole sont parvenues à retrouver la terre ferme ce samedi 25 mars, sur l'île de Moorea, en Polynésie française, pour la première fois depuis 80 jours. Elles sont surnommées les "waterwomen". "Wonderwomen" leur irait bien aussi, mais c'est vrai que ce surnom reste plus approprié. 80 jours passés en mer, enfin dans l'océan pour être exact, l'océan Pacifique, témoignent de la grandeur de leur audace.

La Cause : L'Espoir pour les Enfants Atteints de Cancer

L'odyssée de ces six "waterwomen" s'inscrivait dans un but profondément altruiste et motivant. Six femmes ont décidé de traverser le Pacifique pour les enfants atteints de cancer. Leur défi, nommé Cap Optimist, avait pour mission de récolter des fonds pour une association qui aide des personnes à vaincre leur cancer par le sport. Une expédition, à onze (six participantes et cinq membres d’équipage), au beau milieu de l’océan Pacifique sud, au profit d’une noble cause : encourager la pratique du sport chez les enfants souffrant de cancer. Cette traversée historique n'était pas seulement une démonstration de force physique, mais un puissant message d'espoir et de résilience.

La gestion des fonds récoltés a été planifiée avec soin et transparence. 60 % des fonds levés serviront à financer des totems pédagogiques qui seront distribués dans les hôpitaux, offrant ainsi un soutien concret et direct aux jeunes patients. Les 40 % restants permettront d’amortir les frais du périple, assurant ainsi la pérennité de l'initiative. Il était également question de prouver, avec l’association Hope Team East, que toute femme peut vivre ses rêves et mener ses combats, tout en assumant pleinement, le cas échéant, son rôle de mère de famille - un sujet d’actualité dans la voile.

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Les Héroïnes de l'Océan : Parcours et Préparation

À l’origine de cette aventure océanique se trouve la Landaise Stéphanie Barneix-Geyer, nageuse-sauveteuse de son métier, qui collectionna très jeune les titres européens et mondiaux dans sa spécialité, le paddle board. Cette pratique d’origine australienne, issue du sauvetage côtier, est devenue un sport, sport dans lequel elle excelle au plus haut niveau. Stéphanie Barneix-Geyer était d'ailleurs au centre du groupe des six nageuses du défi Cap Optimist lors du départ début janvier à Lima, Pérou.

Mais comme si ces combats ne suffisaient pas, Stéphanie Barneix-Geyer avait déjà réalisé en 2009 une première traversée de l’Atlantique en paddle board avec ses co-équipières Alexandra Luz et Flora Manciet, de Cap Breton (Canada) à Capbreton (Landes). Cet antécédent témoignait de son expérience et de sa détermination hors normes. Alexandra Lux, également maître-nageuse native de Dax et championne du monde de sauvetage côtier (2010), était une figure clé de l'expédition. Avec Stéphanie Barneix et Flora Manciet, Alexandra détient le record du monde de la plus longue traversée en paddle pour leur expédition dans l’Atlantique en 2009 : 4 830 kilomètres à la force des bras, de Cap Breton au Canada à Capbreton dans les Landes, en 54 jours.

Le groupe des "waterwomen" était composé de Stéphanie Barneix-Geyer, Alexandra Luz, Itziar Abascal, Emmanuelle Bescheron, Margot Calvet et Marie Goyeneche. Toutes ne sont pas des spécialistes du genre, loin de là, mais ces six waterwomen sont parvenues à tout donner pour arriver à destination. Elles ont été préparées pour le défi Cap Optimist, que la maître-nageuse native de Dax tentera de boucler avec ses camarades, Stéphanie Barneix, Emmanuelle Bescheron, Margot Calvet, Marie Goyeneche et Itziar Abascal, en 90 jours. « C’est le délai maximum que nous nous sommes fixé pour rejoindre Moorea (Polynésie française). Nous avons toutes des contraintes professionnelles », expliquait Alexandra Lux. Elle a dû demander une disponibilité à la Ville de Bayonne pour se consacrer à la traversée. Les amies des rameuses, licenciées dans le même club de sauvetage, le Capbreton Sauvetage Côtier, saluent l'exploit, affirmant : "Elles sont hyper inspirantes dans la manière qu'elles ont de rayonner, d'être avec les autres".

La Vie en Océan Pacifique : Défis et Merveilles

La traversée de l'Océan Pacifique n'est pas sans son lot de défis et de beautés inattendues. Le sacrifice financier peut sembler anecdotique comparé au reste : coupées du monde, ou presque, durant trois mois, les waterwomen devront lutter contre la déshydratation, les UV, les rafales de vent… Sans oublier, bien sûr, la fatigue et une météo parfois difficile. Un combat permanent à mener contre les éléments et contre elles-mêmes. Il y a eu des jours de galère bien sûr. Il a fallu ramer la nuit, sous la pluie, parfois avec le vent. Il a parfois fallu ramer sous la pluie. Mais (presque) jamais sans le sourire… Sauf les jours où l'océan en avait décidé autrement. Les six championnes se sont relayées jour et nuit, quatre heures chacune, en repoussant leurs limites malgré la fatigue et une météo parfois difficile.

Les rencontres avec la faune marine ont jalonné leur parcours. Des baleines, des tortues… Et aussi des requins, des méduses ont croisé leur route. « On a croisé quelques méduses, des requins. Parfois, on prend quand même des petits coups de flip ! » raconte l'une des Landaises, soulignant les moments d'appréhension. Garder le cap demandait une concentration constante.

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Malgré les difficultés, l'océan a offert des spectacles inoubliables. Pendant l'effort, les six rameuses ont eu droit à de beaux paysages. Ou même l'océan qui s'illumine comme par magie grâce au plancton fluorescent, qui s'embrase même quand le soleil vient à se coucher. "Des moments merveilleux" a résumé celui qui les aura suivies pendant cette odyssée, témoignant de la beauté brute et imprévue de la nature. "On est sur le Pacifique ou en Bretagne ?" plaisantait l'une d'elles, ayant beaucoup communiqué sur les réseaux sociaux, montrant un esprit positif malgré les conditions.

Gestion des Risques et Préparation Mentale

La sécurité et la préparation mentale étaient des aspects cruciaux de cette expédition. Mais les six waterwomen devaient aussi se prémunir contre les attaques de requin. « En acceptant de participer à cette aventure, on assume la part de risque qu’elle comprend. Mais on met en place des outils pour vivre la traversée le plus sereinement possible », raisonne la jeune femme de 37 ans, Alexandra Lux. Parmi ces « outils » , un dispositif baptisé « Shark shield » a été accroché sous le paddle. Ce système consiste à effaroucher (sans les blesser) les requins, grâce à une électrode qui émet un champ électromagnétique dans l’eau, offrant une couche de protection essentielle.

La vigilance était constante. « Il y a aussi en permanence quelqu’un sur le pont du bateau pour scruter l’horizon », détaille la championne du monde de sauvetage côtier (2010), Alexandra Lux. Des protocoles stricts étaient en place pour gérer les rencontres dangereuses. « Mais si un aileron se profile dans les jumelles, le mot d’ordre est de ne pas nous alerter. Le bateau se rapproche de nous, ce qui est censé perturber le poisson. Mais si, malgré tout, il continue son approche, on grimpe à bord du navire », renseigne Alexandra Lux avec sa voix calme, démontrant un plan d'action clair face au danger.

La préparation psychologique était tout aussi importante que la physique, notamment pour faire face à des maux comme le mal de mer. Alexandra Lux a aussi suivi une préparation mentale pour faire face à l’autre pire ennemi des marins livrés à la houle : le mal de mer. « Je n’ai vraiment pas le pied marin », avoue la nageuse, reconnaissant une vulnérabilité personnelle. Rien que d’y penser, elle en avait le ventre noué. « Mais ça aussi, je l’accepte. Je sais que je serai malade pendant trois jours, le temps que je m’amarine. Mon corps comprendra alors que ces mouvements sont normaux et l’appétit reviendra. » Cette acceptation et cette connaissance de soi ont été déterminantes pour surmonter les épreuves.

Les participantes ont dû faire face à d'autres défis personnels. L’aventurière est devenue mère. Et ce qu’elle redoute le plus (plus que la nausée et une bande de requins), c’est d’être séparée de sa petite Charline, 5 ans. « J’ai essayé de la faire participer aux préparatifs et je lui ai préparé plusieurs surprises à la maison, comme on me l’avait conseillé. Je sais aussi qu’avec sa classe, ils ont prévu de suivre notre périple. Mais la séparation reste quand même extrêmement difficile. » De l’autre côté de la Webcam, les yeux de la championne s’embuent de nostalgie, révélant la dimension humaine et émotionnelle de l'exploit. « Heureusement, elle a un papa génial et nos amis seront aux petits soins ! » Le sourire revient, soulignant la force du soutien familial et amical.

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L'Équipe d'Assistance et le Ritme du Voyage

Une expédition de cette envergure nécessite une logistique et un soutien impeccables. Une expédition, à onze (six participantes et cinq membres d’équipage), au beau milieu de l’océan Pacifique sud, témoigne de la complexité de l'organisation. Un bateau d'assistance les a accompagnées, et elles s'y reposaient d'ailleurs quand elles ne ramaient pas. Le bateau d'assistance a joué un rôle vital pour la sécurité et le bien-être des rameuses.

Le rythme effréné de la traversée imposait une discipline de fer. Les six amies se sont relayées toutes les quatre heures, 7 jours sur 7, 24h sur 24. Du cata à la planche et de la planche au cata, il s’agit de garder le rythme… et la forme ! Tout en cohabitant à bord pendant de longs mois, les équipes ont dû faire preuve d'une cohésion exemplaire. Les six championnes se sont relayées jour et nuit, quatre heures chacune, en repoussant leurs limites malgré la fatigue et une météo parfois difficile. Ces conditions ont exigé une persévérance remarquable.

Il faut dire que l’athlète Alexandra Lux n’en est pas à son périple d’essai. « On a tendance à ne garder en mémoire que les bons souvenirs, mais nous avons quand même essuyé plusieurs gros coups de vent », se souvient la Landaise. Plusieurs fois, elle a cru devoir renoncer, ce qui souligne la difficulté même des expériences passées et la force mentale nécessaire pour persévérer. Depuis, de l’eau a coulé sous les pontons, marquant le passage du temps et l'accumulation d'expériences.

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