Le monde de la navigation est en constante évolution, et parmi les modèles qui font sensation en France, l’Ovni 400 d’Alubat est sans aucun doute un incontournable. Ce voilier de monocoque croisière, fabriqué en France par le chantier Alubat, situé aux Sables d’Olonne, est né de la collaboration entre les architectes Mortain Mavrikios et le chantier Alubat. Ils ont travaillé pendant plusieurs années pour donner vie à cet ovni de la plaisance, marquant une nouvelle génération d'Ovni. Le chantier Alubat, réputé pour ses constructions robustes et innovantes, a misé sur une innovation bien sentie, celle qui se porte au-devant des attentes de la clientèle, d'où l'exigence du confort, qui doit être comparable à celui d’une agréable résidence secondaire.
L'Ovni 400 succède au 395, et son lancement au Grand Pavois, après le 450, a été perçu comme une très bonne nouvelle pour les amateurs et propriétaires d'Ovnis, renouvelant la gamme avec un bateau qui se distingue par son design épuré et novateur. Grâce à ses nombreuses innovations technologiques et son design élégant, l’Ovni 400 reste accessible aux amateurs de voile, et il est maintenant disponible sur le marché de l’occasion. C'est un excellent voilier d'occasion, proposant un savant mélange de performance, de confort et d'écologie, le tout avec une fabrication 100% française. Que vous soyez un marin aguerri ou un novice en quête d'aventure, l’Ovni 400 saura vous séduire par ses nombreux atouts.
Conception et Robustesse : L'ADN d'Alubat et la Coque en Aluminium
L’Ovni 400 se distingue fondamentalement par sa construction en aluminium, un matériau qui confère à ses modèles une réputation de robustesse et de durabilité, des qualités essentielles pour la croisière hauturière. La coque en aluminium et ses lignes fluides lui confèrent une allure moderne et élégante, qui ne passe pas inaperçue sur l’eau. Ce choix de matériau est une signature d'Alubat, gage d'une grande résistance et d'une longue durée de vie, permettant au bateau de faire face aux conditions les plus exigeantes en mer.
Pour répondre aux attentes de la clientèle, les architectes n’y sont pas allés de main morte, donnant à l'Ovni 400 une étrave massive et une silhouette sans complexe. Mais attention, l’Ovni 400 ne se limite pas à un petit palace flottant. Ce monocoque, signé Alain Mortain et Yannis Mavrikios, affiche des dimensions généreuses et une construction pensée pour l'aventure. Le concept de dérive lestée, déjà existant sur des dériveurs intégraux sur plan d'architecte, est ici optimisé, avec un transfert d'une partie du lest vers la dérive, donnant un bateau plus puissant et beaucoup plus performant, principalement aux allures serrées. La dérive d'une tonne va donner d'un côté plus de raideur à la toile et permet probablement de diminuer le lest total, rendant le voilier plus véloce.
Il est important de noter que si l'Ovni 400 est un dériveur en aluminium, d'autres modèles peuvent différer. Par exemple, l'Ovni 41 est un voilier de croisière conçu par le fabricant français Alubat, réputé pour ses constructions robustes et innovantes, mais il est construit en polyester renforcé de fibre de verre. Cette distinction souligne la diversité au sein de la gamme Alubat, même si la préférence pour les dériveurs en aluminium est souvent la première motivation pour l'acquisition d'un Ovni.
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Caractéristiques Techniques : Dimensions, Aménagements et Capacités
L’Ovni 400 est un voilier aux dimensions optimisées pour la croisière hauturière et le confort à bord. Sa longueur de coque est de 12,95 mètres, tandis que la longueur hors tout est de 12,90 mètres. La longueur de flottaison est de 11,95 mètres, ce qui, combiné à un bau maximum de 4,35 mètres (ou 4,29 mètres selon les sources), et une étrave droite, suggère une très bonne stabilité de forme et une grande longueur de flottaison (94% de la coque). On a l'impression d'un plus grand volume à l'avant, une tendance architecturale actuelle.
Le déplacement lège est annoncé à 11200 kg. L’Ovni 400 est un dériveur intégral, ce qui signifie qu’il est équipé d’une dérive pivotante qui lui permet d’adapter son tirant d’eau en fonction des conditions de navigation. Le tirant d'eau est annoncé à 2,88 mètres en version standard dérive basse, et la dérive remontée permet de conserver un tirant d'eau de moins d'1 mètre, ce qui est crucial pour le beaching ou la navigation en eaux peu profondes. Sur le plan de l'Ovni 400 dans l'article de Voile Magazine, on peut voir clairement que la dérive remonte entièrement dans les fonds, ce qui permet de beacher ou de se poser tranquillement. Ce n'est pas possible avec une quille pivotante qui ne rentrerait pas complètement dans les fonds. Ce concept de dérive lestée, où la plus grande partie du lest est toujours dans les fonds comme sur tous les dériveurs intégraux, est différent d'une quille où tout le lest est dans la quille. Dans ce dernier cas, on ne navigue pas quille relevée, à part pour des approches au moteur dans peu d'eau.
L'aménagement de l'Ovni 400 prévoit jusqu'à 3 cabines et 7 couchages, pour une organisation à bord adaptée aux navigations en équipage ou en famille. Pour les unités d'occasion, il est possible de trouver une version 2 cabines, une salle d’eau et une soute à voiles, comme un Ovni 400 en très bon état et très peu utilisé avec seulement 121 heures moteur, visible sur La Rochelle. Globalement, l’espace de vie est remarquable et très bien pensé pour la vie en mer. Le volume de rangement est stupéfiant et pratique, à l'image de ces caisses de plastique faites pour s’insérer dans les fonds. On comprend qu’il faille un franc-bord considérable pour arriver à ce résultat, cette hauteur sous barrots étant une exigence de la clientèle d’Europe du Nord.
Plan de Voilure et Performances sous Voiles
La surface de voile de l’Ovni 400 est de 105 m², répartie entre une grand-voile à corne classique et un génois sur enrouleur. Cette configuration offre une grande polyvalence, permettant de naviguer aussi bien aux allures portantes qu’au près serré. Le mât en aluminium est également équipé d’un système de gréement dormant Dyform, pour une meilleure résistance à la fatigue et aux chocs. Pour les occasions, le plan de voilure comprend généralement grand-voile, solent, trinquette et spinnaker asymétrique, avec des voiles indiquées comme neuves sur certains modèles récents. Les surfaces annoncées sont de 44 m² pour la grand-voile et 41 m² pour la voile d'avant.
L'accastillage est complet, incluant enrouleur de génois, lazy bag, lazy jack, prise de ris automatique et tangon de spi, et souvent un winch électrique. La grand-voile à corne est une option, de fait pas courante pour un bateau de voyage, mais pas inintéressante non plus pour tirer partie de la plus grande puissance du bateau. Cette option permet d'ajouter de la surface lorsque le mât doit être plus court et offre un meilleur profil (vrillage) par rapport à une GV avec fort rond de chute.
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Il y a une tendance actuelle, pas seulement sur ce nouveau bateau mais sur beaucoup de voiliers équivalents, à un transfert de la surface des voiles d'avant vers la grand-voile depuis quelques années. Au près, la forme élancée d'un solent par rapport à un génois plus large et la surface de GV plus grande entraînent un recul du centre de poussée vélique, ce qui est bénéfique. De plus, par vent médium soutenu, le solent (en entier) est bien plus performant qu'un génois partiellement enroulé. Cela serait bien sûr un peu juste aux allures débridées dès le travers où la grande surface du génois était utile. Au portant, il est bon de réduire la grand-voile assez tôt. Avec une grand-voile de grande surface à corne, on ajoute souvent un quatrième ris ou ris de fond. Aujourd'hui, la majorité des voiliers auront un gennaker ou un spi asymétrique (ou les deux) dans leur garde-robe, la combinaison solent + gennaker étant évidemment plus performante qu'un génois à toutes les allures.
Un point qui interpelle est l'impossibilité, avec un solent, de naviguer génois tangonné au portant dans du vent frais. La possibilité de naviguer au portant dérive relevée, que certains propriétaires d'Ovnis précédents ont expérimentée sur des milliers de milles, est un avantage absolument déterminant. L'Ovni 400, avec sa dérive de 1 300 kg (pour un lest total de 3 900 kg), est une sorte d'hybride entre dériveur et quille relevable. S'il ne pointe pas à 30° du vent, loin s'en faut, une fois lancé il tient une moyenne honnête, à condition de souquer le hale-bas sans état d'âme. Il faut effectivement manœuvrer avec de la vitesse pour garder le contrôle, et l'allongement des safrans a porté ses fruits de ce côté-là.
Confort et Équipements à Bord
L'intérieur de l'Ovni 400 est conçu pour offrir tout le confort nécessaire pour des longues croisières, s'alignant sur l'exigence d'une "agréable résidence secondaire". L'unité essayée révélait une cabine arrière bâbord complètement aménagée, tandis que l'autre faisait surtout office de local technique. Si les invités sont nombreux, on peut aussi les faire dormir dans le carré convertible. En général, les cabines sont accessibles en descendant deux marches vers l'avant, et une seule vers l'arrière.
Pour le confort, l'Ovni 400 est équipé d'un chauffage, d'un système d'eau chaude, d'un dessalinisateur, de WC électriques, d'une annexe avec moteur, et d'une télévision. La cuisine est dotée d'un réfrigérateur, d'un four, d'un micro-ondes, d'un réchaud, d'une glacière et d'une cafetière. La cuisine en long est bien équipée et dotée en rangements, facilitant la vie à bord lors de longues escales au rythme de l'océan. Le carré est bien ventilé, et la banquette tribord habille parfaitement le puits de dérive, maximisant l'espace. Le pont est également équipé pour la vie au mouillage et au port, avec un guindeau électrique, une ancre, un bimini, un taud de soleil, une douche de pont, une échelle de bain, une table de cockpit, un bain de soleil avant, une passerelle, un winch électrique et un écran de navigation, plus des haut-parleurs de cockpit et un projecteur de pont.
L'électronique de navigation est complète, comprenant l'AIS, le GPS, le radar, le pilote automatique, la VHF fixe, le lecteur de cartes, le loch speedo, le sondeur, l'anémomètre, le système MOB, la balise de détresse, ainsi que le réseau wifi et la connexion internet, garantissant une sécurité et une communication optimales en mer. De nombreux dispositifs de sécurité sont intégrés, tels que des bouchains auto-videurs, des hiloires de pont et des portes étanches, assurant une grande sécurité en toutes conditions.
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Innovation Technologique et Impact des Réglementations
L'Ovni 400 intègre des technologies avancées, notamment en matière de propulsion. Il est propulsé par un moteur Volvo D2-60 diesel, avec 560 heures au compteur pour un modèle d'occasion de 2022, et une hélice 3 pales repliable. Un propulseur d'étrave est souvent inclus pour faciliter les manœuvres. Les bateaux électriques ont désormais le vent en poupe, et l’Ovni 400 se positionne également sur ce créneau. Grâce à ses batteries de dernière génération, l’Ovni 400 dispose d’une autonomie de plusieurs heures en mode électrique, avec une vitesse de croisière de 5 à 6 nœuds. Cela en fait un modèle combinant performance, confort et écologie.
La conception de l'Ovni 400 a également été influencée par les évolutions réglementaires, notamment le calcul du STIX (Stability Index) pour la catégorie A de navigation. Cette réglementation pan-européenne ne parle que de conditions de mer (force du vent et hauteur de vagues significatives) et plus du tout d'éloignement comme c'était le cas avec les anciennes catégories françaises de 1 à 5. Il est difficile de commercialiser un bateau de grand voyage qui ne serait pas en catégorie A. Aucun avantage (dans les calculs réglementaires) n'est concédé aux dériveurs intégraux. À titre d'exemple, obtenir un bonus pour les voiliers insubmersibles n'a pas été évident, mais rien n'est prévu pour l'absence d'effet croche-pied dérive relevée, pourtant bien réel. Pour cette même raison, l'Ovni 365 est rétrogradé en catégorie B, alors que c'est visiblement un très bon voilier pour faire le tour de la planète.
Dans le calcul du STIX entre un facteur de stabilité dynamique (FDS) qui varie suivant la longueur du bateau et sa courbe de stabilité, utilisant l'aire sous la courbe. Il serait intéressant de voir l'impact de la dérive relevée sur ce FDS dans des conditions normales de navigation, la réglementation utilisant les conditions les plus critiques, comme par exemple un équipage nombreux mal positionné tous sur le pont et réservoirs vides à l'arrivée en fin de croisière. Ce nouvel Ovni plus large a visiblement une très bonne stabilité de forme, une étrave droite et une grande longueur de flottaison, et j'ai l'impression plus de volume à l'avant, une tendance architecturale actuelle.
Ce sont les conséquences absurdes de l’évolution de la réglementation, qui condamne de fait les dériveurs de taille moyenne. Il est très instructif de comparer les ratios d’un excellent 385 à ceux de la production moderne, les écarts se comptent en tonnes et en dizaine de cm de hauteur sur l’eau. On peut difficilement reprocher à une réglementation sur la sécurité d'être trop restrictive, avec un calcul avec réservoirs vides (à 10% je crois) et pour un CE A-8, un bonhomme à la barre et les 7 autres dans le cockpit ou sur le pont, soit 600 kg placés haut, sans doute pas le cas dans une tempête. Pour un DI de 12m c'est beaucoup (plus de 20% du lest de moins de 3T sur un 385) et cela impacte sérieusement la courbe de stabilité utilisée pour le stix minimum. Ce qu'on peut lui reprocher, c'est de ne pas tenir compte des particularités des DI et, à terme, de condamner les "petits" DI ou pire de faire fabriquer de moins bons bateaux que prévu initialement. Le stix minimum pour la catégorie A étant le même (32 de mémoire) pour un 40 ou un 50 pieds, ce sera plus facile à obtenir pour ce dernier car la plus grande longueur et le lest augmentent rapidement (impact moindre de l'équipage sur le pont). Dans le cas de l'Ovni 400, les architectes, connaissant la nouvelle réglementation en place depuis 2016, ont eu le temps de rechercher une optimisation (par exemple, stabilité de forme accrue, transfert d'une partie du lest vers la dérive). On comprend mieux aussi le pourquoi de l'option GV à corne, pour ajouter de la surface lorsqu'un mât doit être plus court, en dehors des caractéristiques d'une telle voile, comme un meilleur profil (vrillage) par rapport à une GV avec fort rond de chute.
Comportement en Mer et Manœuvrabilité
Le comportement en mer de l’Ovni 400 est un aspect crucial pour tout navigateur. Lors d'essais, notamment entre Vendée et Charente, le bateau a montré un caractère bien trempé et des possibilités remarquables. La grand-voile est envoyée en vitesse et sans se fatiguer, avec l’assistance du winch électrique situé sur le rouf. Les manœuvres de pied de mât (drisses, bosses de ris), ainsi que l’écoute de grand-voile dont les poulies excentrées sont frappées sur l’arceau en dur, et les écoutes de génois et de spi reviennent autour des postes de barre. À la barre, on n’est pas mal non plus, soit debout, soit assis sur le banc matelassé tant que la gîte est modérée. De toute façon, sur un long bord, le pilote est privilégié, d’autant que les sensations de barre ne sont pas toujours exceptionnelles. Cependant, les safrans ont été rallongés d’une vingtaine de centimètres pour garder le contrôle en toutes conditions, ce qui a été validé. Des vitesses de 6, 7, 8 nœuds sont atteignables au gré des risées, et la carène puissante offre un plaisir de navigation.
Un point fort des dériveurs intégraux est leur capacité à s'échouer. L'Ovni 400 est conçu pour se poser tranquillement. L'échouage, c'est un moment pour faire escale au rythme de l'océan. La pente de la quille correspond parfaitement à celle de la grève, de telle sorte que le pont est parfaitement horizontal une fois posé. La jupe bien garnie en mains courantes facilite la descente vers le sable et la remontée à bord.
Pour ce qui est de la motorisation, la propulsion est assurée par un Volvo D2-60 diesel. Avec les deux safrans, la question d'un propulseur est pertinente, et l'Ovni 400 en est généralement équipé pour faciliter les manœuvres délicates, notamment dans les ports.
Prix et Marché de l'Occasion : Trouver un Ovni 400
Le prix de l’Ovni 400 est bien entendu un élément à prendre en compte lors de l’achat d’un tel voilier. Neuf, il représente un investissement significatif. Un Ovni 400 d'occasion (2022) en aluminium, visible sur demande, peut être proposé à 618 000 € TTC, ce qui témoigne de la valeur et de la qualité de ces bateaux, même après une courte période d'utilisation. Pour ceux qui n’ont pas les moyens d'acquérir un modèle neuf, le marché de l'occasion offre des opportunités.
Les annonces de Alubat Ovni 400 d'occasion se trouvent sur des plateformes spécialisées, comme Seanaut en France. Lors de l'achat d'un voilier d'occasion, il est essentiel de vérifier l'inventaire. Pour un Ovni 400 d'occasion, on peut s'attendre à un bateau annoncé prêt à naviguer, avec un inventaire haut de gamme, incluant souvent un pack électronique complet avec deux traceurs, transpondeur AIS et radar, un pack voiles complet avec une GV full batten, Solent, trinquette et gennaker, un winch électrique, des coussins de cockpit, un cockpit en teck synthétique, des panneaux solaires, un pack amarrage, un pack mouillage, un pack sécurité, etc. Un Ovni 400 d'occasion en très bon état et très peu utilisé, avec seulement 121 heures moteur, peut être une excellente opportunité. Pour ceux qui souhaitent personnaliser leur Ovni 400, le chantier Alubat propose également un service de modification du code du bateau.
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