Aviron Paralympique: Types de handicap éligibles et classification

Alors que les Jeux olympiques se terminent, l'attention se tourne déjà vers les Jeux paralympiques de Paris 2024, qui débutent le 29 août. Cet événement majeur met en lumière l'importance de la classification dans le sport paralympique. La classification est un système qui détermine l'éligibilité des athlètes handicapés à participer aux compétitions et les regroupe en catégories en fonction de leur handicap. L'objectif est de minimiser l'impact du handicap et d'assurer une compétition équitable. Cet article explore les types de handicaps éligibles pour le para-aviron et le système de classification utilisé.

Importance de la classification paralympique

Le mouvement paralympique repose sur la classification pour garantir l'équité et l'inclusion. La classification permet de déterminer qui peut participer aux parasports et rassemble les athlètes dans différentes catégories. Ce processus garantit que l'impact du handicap est minimisé et que chaque athlète a une chance équitable de succès sportif.

Principes de la classification

La classification dans le sport paralympique suit des principes précis pour garantir l'équité. Chaque sport utilise un système de classification spécifique, mais certains éléments sont communs à tous.

  • Lettres et chiffres : Une lettre (ou deux) fait référence au sport concerné en anglais. Un chiffre (ou deux) est associé aux lettres, et plus le nombre est élevé, plus le handicap est léger.
  • Équité : La classification vise à regrouper les athlètes ayant des handicaps similaires afin d'assurer une compétition équitable. Des ajustements peuvent être apportés, tels que l'utilisation de masques occultants pour les athlètes malvoyants.

Catégories de handicap en para-aviron

Le para-aviron s'adresse principalement aux personnes ayant des handicaps visuels, des amputations et des handicaps des membres inférieurs et supérieurs (perte de force musculaire ou de mobilité articulaire). Il existe trois types d'embarcations et d'équipages en para-aviron : PR1, PR2 et PR3.

PR1 : Bras et épaules uniquement

La catégorie PR1 est réservée aux personnes qui ne peuvent pas utiliser leurs jambes (siège fixe) et leur tronc (avec sangles). Les athlètes de cette catégorie utilisent uniquement leurs bras et leurs épaules pour ramer. Ils rament en skiff (un seul rameur) et utilisent deux rames. Des flotteurs sont fixés sur les côtés du bateau pour augmenter la stabilité et compenser le handicap. Les athlètes PR1 rament principalement avec leurs bras, leurs épaules et une fonction minimale du tronc, selon leurs capacités. Ils utilisent un bateau spécifique avec des flotteurs et un siège fixe avec au moins une sangle pour maintenir leur tronc.

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PR2 : Bras, tronc et fonction minimale des jambes

La catégorie PR2 comprend les athlètes qui utilisent principalement leurs bras et leur tronc pour ramer, avec une fonction minimale ou inexistante des jambes. Les deux rameurs ne peuvent pas utiliser leurs jambes pour se propulser, et leurs sièges sont fixes.

PR3 : Bras, tronc et jambes

La catégorie PR3 regroupe les athlètes qui utilisent leurs bras, leur tronc et leurs jambes pour ramer. Les équipages sont composés de quatre rameurs (deux hommes et deux femmes) et d'un barreur. Chaque rameur utilise une seule rame.

Exemples de classification dans d'autres sports paralympiques

Pour mieux comprendre le système de classification, il est utile d'examiner d'autres sports paralympiques.

  • Boccia : Il existe quatre catégories de handicap (BC1 à BC4). Les athlètes BC1 et BC3 peuvent avoir des assistants pour stabiliser le fauteuil (BC1) ou manipuler la rampe de lancement (BC3).
  • Cécifoot : Les joueurs de champ sont classés en catégorie B1 (cécité totale ou très faible acuité visuelle). Tous les joueurs portent un masque occultant, à l'exception du gardien de but.
  • Escrime fauteuil : Les athlètes doivent avoir une acuité visuelle inférieure à 1/10.
  • Badminton : Il existe cinq catégories (SL3, SL4, SU5, etc.) correspondant à différents types de handicaps des membres inférieurs et supérieurs.
  • Para cyclisme : Les catégories vont de C1 à C5 pour les athlètes amputés ou ayant une perte fonctionnelle des membres supérieurs et/ou inférieurs.
  • Para dressage : Il existe cinq grades (I à V) en fonction du type et de la gravité du handicap.
  • Para judo : Ce sport est réservé aux athlètes malvoyants.
  • Para natation : Les classifications vont de S1 à S10 (handicaps physiques) et de S11 à S13 (handicaps visuels).
  • Para tennis de table : Les joueurs sont classés de 1 à 5 (en fauteuil roulant) et de 6 à 10 (debout) en fonction de l'impact du handicap sur le jeu.
  • Para tir : Les tireurs sont classés en SH1 (pas de difficulté à utiliser l'arme) et SH2 (difficulté à supporter le poids de l'arme).
  • Goalball : Les athlètes sont classés en B1, B2 ou B3 en fonction de leur acuité visuelle.
  • Basket fauteuil : Un système de points (0,5 à 3,5) est appliqué aux athlètes en fonction de la gravité de leur handicap.

Déficience intellectuelle

Bien que 22 sports soient présents aux Jeux paralympiques, seuls 3 sont ouverts aux personnes ayant une déficience intellectuelle : para athlétisme, para tennis de table et para natation.

Le processus de classification

Tous les athlètes français de haut niveau doivent passer des tests de classification obligatoires (effectués par les classificateurs de l'IPC) pour participer aux compétitions de l'IPC et aux Jeux paralympiques.

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Adaptation du matériel

Le para-aviron, comme d'autres sports paralympiques, adapte le matériel pour assurer la sécurité, le confort et l'efficacité des para-rameurs. Ces adaptations sont principalement faites sur le matériel et la pédagogie d’apprentissage. La classification permet également d'échanger sur le matériel pour la pratique de l'activité, même en loisir. Du matériel est mis à disposition pour permettre à un plus grand nombre de personnes handicapées de découvrir l'aviron.

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