Guide complet de l'occasion : Acheter un voilier Hamac d'occasion et sélection de bateaux intemporels

La recherche du voilier idéal sur le marché de l'occasion ressemble souvent à la quête d'un mouton a cinq pattes, la quadrature du cercle, l'Alpha et l'Oméga. Appelez-le comme vous voulez : trouver la perle rare relève parfois du miracle. Qu'il s'agisse d'un petit croiseur transportable pour les sorties en famille, d'un monotype affûté pour la régate ou d'un grand baroudeur en aluminium pour le voyage, le marché de l'occasion regorge de modèles de caractère.

Depuis un bon moment, Voile Magazine publie des essais de bateau d’occasion (presque) tous les mois. Nous nous sommes penchés sur nos archives pour en extraire une vingtaine de bateaux intemporels : nos chouchous ! Mis à jour le 10/03/2022 à 16h30, ce guide passe en revue les spécificités de ces modèles emblématiques, avec un focus particulier sur les expériences de navigation et les aspects pratiques pour l'achat.


Le voilier Hamac : le choix du transportable et de la simplicité

Ayant la bougeotte et ne disposant pas d’une place de port, il me fallait un bateau transportable et tractable par ma Mégane. Je ne compte plus les nuits d’insomnie à relire les essais de tout ce qui se faisait en matière de voilier. Après une visite à Didier Leroy et un essai en rivière, j’étais convaincu de mon choix et commande fut passée. De retour à Toulouse où je réside, je me suis empressé d’apporter quelques aménagements pour transformer mon Hamac en petit croiseur côtier. Des batteries sèches furent installées pour pourvoir à l’éclairage intérieur comme au balisage de sécurité.

N’ayant jamais mis à l’eau le moindre bateau de ce type, j’avais une petite appréhension au moment de le faire. Et pourtant, en suivant bien les consignes données par Mr Leroy, aucun problème ! Ce bateau est vraiment bien adapté à la voile familiale ou en solitaire ! La barre de flèche du mât est très prononcée, et au vent arrière, la voile appuie beaucoup dessus. Nous avons ajouté des filières de chaque coté, et un filet. Pour améliorer l'ergonomie, une question se pose souvent aux propriétaires : trouver un moyen rapide et pratique pour ranger la grande voile (lazy-jack ? autre ?).

Sensations de barre et comportement marin du Hamac

Un petit mot pour témoigner de notre satisfaction à naviguer sur un Hamac bi-quille. Pour les sensations, pas de problème, il en procure pour mon plus grand plaisir !… Nous avons surfé à trois reprises … 10 noeuds sur plusieurs secondes !!! Que du bonheur pour notre première sortie en mer. C’était un week-end de mai 2005 dans le Golfe du Morbihan. Nous sommes partis malgré tout un peu vite, sans prendre de ris alors que le vent force 4 et raffales à 5/6 nous chahutait. Le retour au port fut plus calme et le plaisir plus intense. Arrivés au port, un gros grain s’approchait de nous, nous avons juste eu le le temps de nous abriter à l’intérieur et de tout fermer. Enfin, nous étions en couple et nous avons hâte de partager d’aussi bons moments avec nos deux filles.

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Jusqu’ici, nous avions apprécié, par temps très calme, la capacité du Hamac à réagir au moindre souffle, et le confort de son grand cockpit (génial l’ouverture arrière pour l’embarquement, l’entretien et pour le contact avec la mer). Avec un vent bien plus établi, on s’aperçoit que ce cockpit est aussi très bien conçu ! La position est parfaite. Protégé par le franc-bord important, le dos bien appuyé contre le dossier, les pieds se calent naturellement et on y prend vraiment plaisir à la gîte. Mes premières impressions sont donc très bonnes ! On sent un bateau simplissimement bien conçu. L’essentiel de ce qui fait qu’un bateau est vraiment fait pour naviguer est présent : des réactions saines, un vrai mouillage (une CQR, la ligne de mouillage et même l’orin pour « oringuer ») rentre dans la baille avant. Les déplacements sont possibles en sécurité grâce aux filières, aux mains courantes et au balcon ( les prises de coffre en solo à la voile se font sans problème) et la rigidité de l’ensemble donne vraiment confiance.

Aménagements, motorisation et électronique à bord du Hamac

Côté rangements, les volumes sont gigantesques pour un si « petit » bateau. Là encore c’est spartiate mais efficace et bien échantillonné. La voile avec ses lattes se glisse en entier sous un des bancs du cockpit et, sous l’autre, l’annexe gonflable trouve très largement sa place avec l’aviron de godille. Le jeu avec les amis, c’est de leur demander la taille de ce bateau.

Pour ce qui est de la propulsion, le choix du moteur dépend du plan d'eau. Le moteur électrique est un 54 lbs, ce qui procure 26 kilos de poussée. Rien d’exceptionnel, mais suffisant pour naviguer en eaux intérieures. Egalement essayé : un moteur essence 2 temps de 2.2 cv… ça décoiffe !

Pour l'installation des instruments de navigation, une astuce simple évite de fragiliser la structure : pour le sondeur, il suffit, pour ne pas faire de trou dans la coque, de placer le capteur au fond du bateau, en le collant à la colle epoxy, tout en veillant à ne pas laisser d’air entre le capteur et la coque.


Les voiliers de 6 à 8 mètres : des références côtières abordables

Le Muscadet : l'icône en contreplaqué

Iconoclaste en 1963 - sa silhouette fait scandale -, il se fait remarquer par son comportement très sain et ses performances étonnantes. Construit par le chantier Aubin de 1963 à 1981, toujours en contreplaqué, il participera aux premières Mini-Transat, avec à la barre des marins comme Jean-Luc Van Den Heede ou Roland Jourdain, dix-neuf ans en 1983, dont le Muscadet coule au large du cap Finisterre. Dans les années 1990 et 2000, de plus en plus de passionnés restaurent des Muscadet en mettant à profit les progrès de la construction contreplaqué et la nouvelle résine miracle, l’époxy.

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  • Longueur : 6,40 m
  • Largeur : 2,23 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,10 m
  • Déplacement : 1 200 kg
  • Lest : 520 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 25 m²
  • Génois : 14,40 m²
  • Grand-voile (GV) : 10,60 m²
  • Architecte : Philippe Harlé
  • Matériau : contreplaqué
  • Constructeur : Aubin
  • Années de production : 1963-1981

Le Serpentaire : le pionnier de la Mini-Transat

Daniel Gilard a d’ailleurs raconté cette victoire dans un récit célèbre, « Petit Dauphin sur la peau du diable », écrit avec Jean Noli. L’origine de l’histoire, c’est qu’il avait couru - et beaucoup gagné - en double avec Bernard Veys, l’architecte du Serpentaire, sur le prototype mis à l’eau en 1976. Mais c’est un bateau difficile à acheter, car après quelques années de construction professionnelle chez Pétrel à Nantes (coque polyester, pont contreplaqué) de 1977 à 1981, puis au chantier gascon SNP qui produira une cinquantaine d’unités entièrement en polyester, il a beaucoup été construit en amateur. Autant dire qu’il y a de tout. Mais l’excellent Imessouane essayé à Lorient prouve que certains de ces amateurs ont très bien travaillé.

  • Longueur : 6,48 m
  • Largeur : 2,48 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,15 m
  • Déplacement : 1 150 kg
  • Lest : 500 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 29 m²
  • Génois : 14,50 m²
  • Grand-voile (GV) : 13,50 m²
  • Spi : 38 m²
  • Architecte : Bernard Veys
  • Matériau : selon origine
  • Constructeur : Pétrel/SNP
  • Années de production : 1977-1982

Le Surprise : la vivacité intemporelle

Construit depuis plus de quarante ans, le Surprise est un phénomène. Mais c’est surtout un bateau jubilatoire, rapide, marin et très fin à la barre. Notons à ce sujet la réussite du biquille, souvent méconnu, parfaitement adapté à la croisière côtière et à peine moins performant que le quillard. Le Surprise est désormais construit par le chantier malouin BG Race où un nouveau patron, Jean-Charles Thomas, entend bien s’appuyer sur les Suisses pour relancer le mythique plan Joubert, ainsi que ses grands frères.

  • Longueur : 7,65 m
  • Largeur : 2,48 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,60 m
  • Déplacement : 1 250 kg
  • Lest : 500 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 33,50 m²
  • Génois : 17 m²
  • Grand-voile (GV) : 16,50 m²
  • Spi : 45/65 m²
  • Architecte : Michel Joubert
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Archambault/BG Race
  • Années de production : 1976 à nos jours

Les unités de 8 à 10 mètres : l'équilibre entre habitabilité et performance

Le Pogo 8.50 : la glisse accessible

Qui n’a pas rêvé de naviguer en Pogo ? De profiter d’une carène surpuissante pour garder de la toile dans la brise sans se mettre dans le rouge et s’offrir de longs surfs dans la houle ? Oui mais voilà, ces bateaux en sandwich ne sont pas donnés. On en trouve aujourd’hui à des prix allant de 50 000 à 70 000 €. Lancé en 2001, le 8.50 est le premier Pogo de croisière. Dessiné, comme le premier Pogo 6.50, par Pierre Rolland, le Pogo 8.50 employait le même type de construction en sandwich-feutre, qui s’apparente plutôt à un monolithique.

  • Longueur : 8,50 m
  • Largeur : 3,60 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,75 m
  • Lest : 850 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 53 m²
  • Génois : 27 m²
  • Grand-voile (GV) : 26 m²
  • Spi : 74 m²
  • Architecte : P. Rolland/P. Roséo
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Pogo Structures
  • Années de production : 1999 à 2010

Le Super Challenger : l'élégance classique

Construit en bois moule dans les années 1960 et 70 par des chantiers comme Craff, Quéré ou Yachting Service, ce plan Mauric lancé en 1966 a marqué son époque et reste un super bateau, élégant sur l’eau et très bon marcheur. De fait, un Challenger est une base motivante pour un projet de refit. Un vrai candidat au coup de cœur. Sur une unité en bois, il y aura probablement du boulot sur le pont (souvent gorgé d’humidité), dans les fonds et autour de la quille… Le Super Challenger a aussi été construit en polyester sous les noms de Super Challenger Mk III et Super Arlequin (emménagements différents).

  • Longueur : 9,07 m
  • Largeur : 2,72 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,40 m
  • Déplacement : 2 200 kg
  • Lest : 1 200 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 29 m²
  • Architecte : André Mauric
  • Matériau : bois moulé ou stratifié de verre (selon chantier)
  • Constructeur : Polo, Craff, Quéré, Gaubert, ACNAM…
  • Années de production : 1966 à 1984

Le Figaro 1 : le monotype exigeant

Le premier monotype de la Solitaire du Figaro. En effet, en 1990, l’organisateur de la course décide d’imposer une unité pour cette épreuve déjà mythique et choisit un plan du groupe Finot construit par Bénéteau. Technologiquement, il s’agit d’une construction en monolithique qui vieillit bien malgré toutes ses années de régate. Evidemment, les aménagements sont sommaires, mais pensez que cette carène a donné naissance au First 310 puis au 31.7 mais aussi aux Océanis 300 et 311. Reste avant tout achat à bien vérifier ses points faibles : gréement dormant (en Rod), moteur (peu protégé), et coque. Reste qu’un Figaro de première génération, comme le titrait Bernard Rubinstein dans Neptune en 1990, est une unité affûtée et exigeante qui nécessite une très bonne maîtrise, notamment si l’on navigue en solitaire où il faudra nécessairement remplir les ballasts s’ils sont toujours en place.

Lire aussi: Tout savoir sur les types de voiles

  • Longueur : 9,14 m
  • Largeur : 3,22 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,83 m
  • Déplacement : 2 400 kg
  • Lest : 900 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 55,50 m²
  • Génois : 30,50 m²
  • Grand-voile (GV) : 25 m²
  • Spi : 73 m²
  • Architecte : Groupe Finot / Jean Berret
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Bénéteau
  • Années de production : 1990-1998

L'Arpège : le best-seller historique

C’est un Dufour qui n’en porte pas encore le nom. Véritable best-seller entré dans les annales de l’histoire de la plaisance, il se tient pourtant loin du musée et près des plans d’eau grâce à une belle association de propriétaires (APA). Avec sa carène qui se caractérise par ses sections arrière en V et des formes pleines au-dessus de la flottaison, son style est évidemment daté. De fait, l’Arpège est un voilier assez performant au près, adapté à un équipage réduit (au-delà de trois on est à l’étroit dans son cockpit baignoire). Attention, c’est un voilier bas sur l’eau où l’équipage est assez mal protégé dans la mer formée.

  • Longueur : 9,25 m
  • Largeur : 3 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,35 m
  • Déplacement : 3 300 kg
  • Lest : 1 750 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 48,50 m²
  • Génois : 31,50 m²
  • Grand-voile (GV) : 17 m²
  • Architecte : Michel Dufour
  • Matériau : stratifié polyester
  • Constructeur : Le Stratifié Industriel
  • Années de production : 1967-1978

Le First 31.7 : la valeur sûre

Le plan commence à dater puisqu’il est issu de la carène du Figaro, premier du nom, sorti en 1989. Mais le First 31.7 a beaucoup gagné en IRC, notamment en équipage réduit sur les Vieux Safrans et autre Transquadra. Diffusé à 1 400 exemplaires, un record pour un course-croisière, c’est ce qu’on appelle une valeur sûre… et un bateau facile à trouver sur le marché de l’occasion.

  • Longueur : 9,50 m
  • Largeur : 3,23 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,90 m
  • Déplacement : 3 600 kg
  • Lest : 1 050 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 53,40 m²
  • Génois : 24,70 m²
  • Grand-voile (GV) : 28,70 m²
  • Architecte : Finot-Conq
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Bénéteau
  • Années de production : 1997 à 2010

Les voiliers de 10 à 11 mètres : confort et polyvalence hauturière

Le Dufour 34 : le course-croisière moderne

Né dans les années du renouveau du chantier Dufour, peu après le rapprochement avec Grand Soleil, le Dufour 34 a tous les attributs de cette génération signée Umberto Felci. D’abord plébiscité par un certain nombre d’équipages de régate, il s’est aussi avéré un croiseur très agréable.

  • Longueur : 10,30 m
  • Largeur : 3,48 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,92 m
  • Déplacement : 4 700 kg
  • Lest : 1 500 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 65 m²
  • Génois : 34 m²
  • Grand-voile (GV) : 31 m²
  • Architecte : Umberto Felci
  • Design : Patrick Roséo
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Dufour
  • Années de production : 2003 à 2012

Le Feeling 1040 : le marcheur infatigable

Le chantier Kirié ne l’a construit que pendant deux ans, passant dès 1987 au Feeling 1090 (le même avec un rouf panoramique). Pourquoi ? D’abord parce que ce plan Harlé est un redoutable marcheur, très efficace en régate comme peuvent le confirmer, par exemple, les concurrents de Jean-Luc Van Den Heede aux Sables d’Olonne. Le Feeling 1040 est un bateau à tout faire, et il fait tout bien. Régate, croisière, et même grande croisière : on a vu des Feeling 1040 en année sabbatique autour de l’Atlantique, et à leur bord des équipages heureux. On a souvent dit que la structure des Feeling de cette époque n’était pas d’une raideur à toute épreuve… Rien ne prouve néanmoins que la construction Kirié de l’époque est moins sérieuse que d’autres.

  • Longueur : 10,40 m
  • Largeur : 3,60 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,80 m
  • Déplacement : 4 900 kg
  • Lest : 2 000 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 67,10 m²
  • Génois : 41,50 m²
  • Grand-voile (GV) : 25,60 m²
  • Architecte : Harlé/Mortain
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Kirié
  • Années de production : 1985 à 1987

Le Malango 10.45 : l'originalité bretonne

Perle rare, le Malango 10.45 est un bateau qui ne reste généralement pas longtemps en vente. Les connaisseurs sont à l’affût car le concept d’un croiseur rapide qui s’échoue, doté d’un garage pour l’annexe est unique. Un détail important pour un chantier attaché au caractère marin de ses unités. Et le Malango l’est, notamment dans la brise où il s’avère puissant et rassurant. Marin aussi avec sa cuisine en U, sa grande table à cartes. Pour une occasion, inspectez bien le tunnel où l’eau stagnante peut faire vieillir prématurément le composite, ainsi que les points de contact à l’échouage (structure au niveau des béquilles télescopiques, quille).

  • Longueur : 10,45 m
  • Largeur : 3,70 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1 à 2,70 m
  • Déplacement : 3 700 kg
  • Lest : 1 300 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 63 m²
  • Génois : 30 m²
  • Grand-voile (GV) : 33 m²
  • Architecte : Julien Marin
  • Matériau : sandwich de verre/PVC
  • Constructeur : IDB Marine Structures
  • Années de production : 2008 à 2016

Le RM 1050 : l'espace et la luminosité

La formule du biquille en contreplaqué-époxy coiffé d’un pont panoramique n’était pas inédite, mais elle était parfaitement confidentielle. Et c’est bien le RM 1050, Voilier de l’année 1999, qui a permis à Fora Marine de populariser ce type de bateau très large, spacieux et lumineux, et néanmoins capable de performances honorables si vous n’avez pas prévu de serrer le vent à l’excès. Tout cela est possible avec ce RM qui a fait chavirer les cœurs de tout une génération de marins. Et de Voile Magazine qui, en partenariat avec le chantier, a pu envoyer trois jeunes lecteurs découvrir la Caraïbe à bord d’un superbe 1050 aux couleurs du magazine. L’exposition du bateau au Nautic, suspendu - avec de fausses quilles - à la structure du hall 1 de la porte de Versailles, a également marqué les esprits ! Aujourd’hui, le RM 1050 - coté 45 600 € par l’Argus du Bateau - est plus accessible que jamais, mais il n’est pas si courant sur le marché de l’occasion, ce qui tend à tirer cette cote vers le haut.

  • Longueur : 10,50 m
  • Largeur : 3,90 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,60 m
  • Déplacement : 4 500 kg
  • Lest : 1 882 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 63,20 m²
  • Génois : 25 m²
  • Grand-voile (GV) : 38,20 m²
  • Architecte : Marc Lombard
  • Matériau : contreplaqué-époxy
  • Constructeur : RM-Fora Marine
  • Années de production : 1998 à 2010

Le J/109 : la polyvalence sportive

Il aime la régate : normal, c’est un J. Mais il sait aussi offrir suffisamment de confort autour de son carré cossu et généreusement boisé pour de belles croisières familiales. Et ça, c’est un peu la signature de Didier Le Moal, le constructeur français de ces bateaux américains qui était pour la première fois impliqué dans la conception d’un modèle. C’était en 2001. Depuis, pas moins de 400 J/109 ont été construits par ses équipes en Vendée ! Bien entretenus, on pourrait presque dire qu’ils ne vieillissent pas… Gaia, le J/109 de Jean-Marie Barrière que nous avions essayé l’an dernier (VM n°255), aurait même tendance à rajeunir ! Il est vrai que l’histoire de ce bateau, construit aux États-Unis puis laissé à l’abandon dans le sud de la France suite à un drame de mer et finalement restauré aux petits oignons par ce Lorientais passionné, est un peu particulière… Mais quel bateau ! Que ce soit pour une Transquadra, des régates en équipage ou un programme de croisière rapide, le J/109 est à son aise avec son grand bout-dehors rétractable.

  • Longueur : 10,75 m
  • Largeur : 3,51 m
  • Tirant d'eau (TE) : 2,10 m
  • Déplacement : 4 950 kg
  • Lest : 1 769 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 83 m²
  • Génois : 38 m²
  • Grand-voile (GV) : 45 m²
  • Architecte : Rod Johnstone
  • Matériau : verre/balsa/vinylester
  • Constructeur : J Composite
  • Années de production : 2001 à 2015

Les grands croiseurs et bateaux de voyage : au-delà de 11 mètres

Le Sun Fizz : la légende de la grande série

Au chantier Jeanneau, en ce temps-là, il y avait jusqu’à quarante Sun Fizz en construction au même moment, et il en sortait un toutes les seize heures… Au total, pas moins de 651 Sun Fizz ont été faits aux Herbiers de 1980 à 1986. La raison de ce succès ? Le talent, tout simplement ! A l’époque, notre confrère Patrice Carpentier en a mené un en course sur La Baule-Dakar, et aujourd’hui encore on en voit qui trustent les podiums en Osiris, à l’image du Hiva Oa que nous avions essayé à Cherbourg en 2011 (VM n°181). Son skipper, Thierry Fortin, avait remporté plusieurs fois le Tour des Ports de la Manche avec un équipage mixte valides/handicapés mentaux.

  • Longueur : 11,75 m
  • Largeur : 3,85 m
  • Tirant d'eau (TE) : 1,95 m
  • Déplacement : 7 300 kg
  • Lest : 3 000 kg
  • Surface de voilure (SV) au près : 81,50 m²
  • Génois : 49,50 m²
  • Grand-voile (GV) : 32 m²
  • Architecte : Philippe Briand
  • Matériau : stratifié de verre
  • Constructeur : Jeanneau
  • Années de production : 1980 à 1986

Le Dufour Performance 40 : l'élégance à l'italienne

C’est en 2009 que le chantier Dufour, peu après le rapprochement avec Grand Soleil, présente cette unité « performante » qui succède au très classique 40 de 2002. Les aménagements à l’italienne ont insufflé une nouvelle jeunesse au chantier et font que cette unité garde un style actuel. Les finitions ne devraient pas jouer de tour à l’acheteur pour peu que le propriétaire en ait pris soin.

  • Longueur : 12,35 m
  • Largeur : 3,89 m
  • Tirant d'eau (TE) : 2,10 m
  • Déplacement : 7 300 kg (approx.)
  • Architecte : Umberto Felci
  • Constructeur : Dufour
  • Années de production : 2009 à 2012

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