La Saga des Trimarans de Course et l'Empreinte de Francis Joyon et Banque Populaire : Une Histoire de Passion, de Records et de Transmissions

L'univers de la course au large est jalonné d'histoires fascinantes, où l'audace humaine se mêle à l'ingénierie navale de pointe pour repousser les limites. Au cœur de cette épopée, la Banque Populaire et le navigateur Francis Joyon ont écrit des chapitres mémorables, leurs trajectoires se croisant et se séparant, laissant derrière elles un héritage de performances et de bateaux emblématiques. Cette relation, parfois directe, souvent indirecte, a façonné des voiliers qui ont marqué leur temps, depuis les débuts modestes d'un soutien à un marin passionné jusqu'aux affrontements épiques sur les océans du monde. L'évolution de ces machines, leur transmission et les exploits réalisés à leur barre, racontent une part significative de l'histoire de la voile de compétition moderne, illustrant la résilience des hommes et la perpétuelle quête de vitesse.

Les Premiers Pas de Banque Populaire dans la Voile et l'Émergence d'un Soutien à Francis Joyon

L’histoire de Banque Populaire dans la voile est née d’un coup de cœur en 1989. Un dirigeant de la Banque Populaire de l’Ouest entend une interview de Francis Joyon à qui il manque une partie du budget pour participer à la course Lorient-Saint Barth-Lorient, une course en solitaire sur un catamaran Orma. Touché par ce marin et intéressé par les valeurs de la voile, il décide alors de l’aider financièrement afin qu’il puisse prendre le départ. Malheureusement, quelques jours après le départ, Francis Joyon démâte. Cet incident, loin de freiner l'élan, marque le début d'un engagement durable.

En 1990, la Banque Populaire de l’Ouest crée un Groupement d’Intérêt Économique avec plusieurs Banques Populaires régionales du groupe. Sept banques y adhèrent, ce qui donne naissance au projet « Voile Banque Populaire ». Avec ce nouveau soutien, Francis Joyon participe, sur son tout nouveau bateau, à la 2ème édition de la Route du Café, aujourd’hui connue sous le nom de la Transat Jacques Vabre.

L'engagement de Banque Populaire s'intensifie avec le nouveau millénaire. Le 26 avril 2000, à La Trinité-sur-Mer, Banque Populaire II est mis à l’eau, marquant une nouvelle étape dans le développement de la flotte. La même année, Banque Populaire s’engage aux côtés de la FFVoile pour l’accompagnement des filières de voile espoirs. Elle s’associe également à la FFVoile pour le développement d’une nouvelle flotte : les Tykas, démontrant une volonté d'investir dans la formation et la détection de jeunes talents. Banque Populaire devient le partenaire majeur de la Fédération Française de Voile pour l’olympiade 2001-2004, un dispositif qui prévoit notamment un plan d’accompagnement pour le développement des clubs par le cofinancement de matériel.

Les résultats en compétition ne tardent pas à suivre. Le 9 septembre 2001, Lalou Roucayrol, à la barre de Banque Populaire III, remporte le Grand Prix de Zeebrugge en Belgique. Plus tard cette année-là, dix-huit multicoques sont au départ de la Route du Rhum, une course réputée pour sa difficulté. Suite à des conditions très difficiles, seulement trois bateaux, dont Banque Populaire, franchissent la ligne d’arrivée, soulignant la robustesse et la préparation du team. Pour la 6ème édition de la Transat Jacques Vabre, Lalou Roucayrol embarque Pascal Bidégorry comme co-skipper, et ils se classent 6e. La paire Pascal Bidégorry et Sidney Gavignet terminent ensuite 2e de la Transat AG2R, confirmant la compétitivité de l'équipe. Malgré un contretemps où Pascal Bidégorry se blesse et ne peut pas prendre le départ de la Solitaire du Figaro, l'année 2005 reste une année à marquer d’une pierre blanche pour Banque Populaire. Non loin d’être découragé suite au chavirage de Banque Populaire IV, Pascal Bidégorry et son Team réparent et apportent les modifications nécessaires au bateau. Pascal s’élance donc sur la Route du Rhum et décroche une superbe 2ème place, démontrant une résilience et une capacité à rebondir remarquables. Décidément, cette course réussit particulièrement bien à Banque Populaire, qui continue d'afficher ses ambitions et son esprit de compétition. Parallèlement à ces succès en course au large, la France réalise une belle olympiade, décrochant 3 médailles en voile : Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470, et Guillaume Florent en Finn décrochent le bronze, tandis que Julien Bontemps en RS:X monte sur la deuxième marche du podium, témoignant de la vitalité de la voile française à tous les niveaux.

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L'Ère des Maxis-Trimarans : De Banque Populaire V aux Records du Monde

L'ambition grandissante de Banque Populaire se concrétise avec la mise à l'eau de navires de plus en plus imposants et performants. Le Maxi Trimaran Banque Populaire V est mis à l’eau à Lorient, marquant une nouvelle ère dans la course aux records océaniques. Ce géant des mers est ensuite baptisé à Nantes le 8 octobre 2008 par l’acteur Jacques Perrin, après plus de quatre jours de fêtes et de partage avec le public. Animations, jeux, feux d’artifice, tout était réuni pour que le baptême soit une vraie réussite, célébrant l'arrivée d'une machine exceptionnelle.

Les performances de ce nouveau Maxi Trimaran sont quasi immédiates. Première tentative et premier record pour le Maxi Banque Populaire V ! Pascal Bidégorry et son équipage pulvérisent le record de la traversée de l’Atlantique Nord en seulement 3 jours, 15 heures, 25 minutes et 48 secondes, une prouesse technique et humaine. Ils battent également le record du monde de la distance parcourue en 24 heures à la voile avec 908 milles parcourus à une vitesse moyenne de 37,8 nœuds, des chiffres qui témoignent de la puissance et de l'efficacité du trimaran. Après une première campagne de records couronnée de succès sur le Maxi Banque Populaire V, Pascal Bidégorry se lance sur la saison de D35. Profitant d’une belle fenêtre météo, Pascal Bidégorry et les treize équipiers du Maxi s’élancent le 22 janvier 2011 pour de nouvelles aventures.

La stratégie de l'écurie Voile Banque Populaire continue d'évoluer et d'intégrer de nouveaux talents. Le 12 avril 2011, Banque Populaire annonce l’arrivée d’Armel Le Cléac’h au sein du Team et l’achat du Mono 60′ Banque Populaire, l'ancien Foncia de Michel Desjoyeaux, diversifiant ainsi ses ambitions vers la course en solitaire sur monocoque. Quelques mois plus tard, le 7 juin 2011, Banque Populaire annonce l’arrivée de Loïck Peyron qui succède à Pascal Bidégorry à la barre du Maxi Trimaran Banque Populaire V, un changement de barre symbolique pour un bateau déjà légendaire. Le 30 juin 2011, à Lorient, le Mono 60′ Banque Populaire est mis à l’eau, consolidant la flotte et les objectifs du team.

À peine un mois après avoir pris la barre du Maxi Banque Populaire V, Loïck Peyron se lance dans une campagne de records couronnée de succès. En à peine deux mois, son équipage et lui battent le record SNSM, celui du Tour des îles Britanniques et le Fastnet, démontrant une adaptabilité et une maîtrise exceptionnelles. Le Maxi Trimaran Banque Populaire V a battu notamment le record de la Rolex Fastnet Race en temps réel, dans des conditions incroyables à bord du Maxi. Ces exploits préfigurent un défi encore plus grand. Après plus de 24 jours de mer, Loïck et l’équipage croisent le fameux B15G, très gros iceberg de la taille de Belle-île-en-mer, un témoignage des dangers affrontés lors de ces circumnavigations. La ligne d’arrivée est en approche et Loïck Peyron et l’équipage du Maxi Banque Populaire V établissent un nouveau temps de référence pour le Trophée Jules Verne en 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes, inscrivant définitivement ce bateau et son équipage dans l'histoire.

Le Vendée Globe et les Nouveaux Défis avec Armel Le Cléac’h : Entre Solitaire et Stratégie d'Équipe

Après avoir établi un nouveau record sur le Trophée Jules Verne, Banque Populaire se lance un nouveau défi majeur : le Vendée Globe avec Armel Le Cléac’h, le marin qui allait devenir une figure emblématique de la course en solitaire. Avant cela, la polyvalence de l'écurie se manifeste à travers d'autres compétitions. Pour la troisième fois de sa carrière et toujours en compagnie de Gérald Véniard, Jeanne Grégoire monte sur le podium de la Transat AG2R, illustrant la profondeur des talents au sein du Team Banque Populaire. Un mois et demi de tournée en huit escales compose également le programme d’été de la magnifique flotte des Pen Duick, rappelant l'ancrage de Banque Populaire dans le patrimoine maritime français. Cependant, les Jeux Olympiques de Londres 2012 ne resteront pas dans les annales de la voile comme une olympiade particulièrement faste pour la France.

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C'est dans ce contexte que pour la première fois de son histoire, Banque Populaire prend le départ d’un Vendée Globe. Armel Le Cléac’h, le skipper du Mono 60′ Banque Populaire, fait partie des favoris de la course. La vie à bord du Mono 60' Banque Populaire est ponctuée d'anecdotes, comme le champagne à bord, la présence du Master Chef ou les préparatifs d'Armel pour accueillir le père Noël à bord de Banque Populaire, humanisant l'aventure solitaire. Après plus de 52 jours de mer, Armel franchit le cap Horn en deuxième position, juste derrière François Gabart, démontrant une ténacité et une stratégie de course exceptionnelles. Le 27 janvier 2012, Armel franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe en deuxième position à seulement 3 heures et 17 minutes du vainqueur François Gabart, une performance exceptionnelle pour sa première participation sous les couleurs de Banque Populaire.

Après cette période intense, des changements interviennent au sein du team. D’un commun accord avec Banque Populaire et après huit ans de collaboration, Jeanne Grégoire quitte le Team Banque Populaire pour naviguer vers de nouveaux horizons. Bon vent Jeanne, est le souhait formulé pour cette navigatrice talentueuse. Désireuse de continuer l’aventure avec Armel Le Cléac’h et après avoir cédé le Maxi Banque Populaire V à l’écurie Spindrift, la Banque de la Voile décide de racheter l’ancien Groupama 3 de Franck Cammas, une machine qui a déjà prouvé son potentiel, notamment sur le Trophée Jules Verne. Cette acquisition stratégique montre la volonté de Banque Populaire de rester au plus haut niveau en multicoque.

Armel Le Cléac’h, quant à lui, continue d'accumuler les succès. Il remporte la 2ème étape de La Solitaire du Figaro 2013 après un final digne d’une manche de match race, confirmant son statut de régatier hors pair. À bord du Maxi Solo Banque Populaire VII, Armel Le Cléac’h pulvérise ensuite le record de la traversée de la Méditerranée de plus de 6 heures, 40 minutes et 23 secondes, après 18 heures, 58 minutes et 13 secondes de traversée, démontrant l'exceptionnelle performance du nouveau bateau et du skipper. Après une année 2018 particulièrement difficile, marquée par des incidents en course, la Banque de la Voile fête son trentième anniversaire dans la voile, un jalon important soulignant la longévité de son engagement. Pour sa 7ème participation à la Solitaire du Figaro, Corentin Horeau évolue sur le Figaro Banque Populaire, poursuivant la tradition de l'écurie à soutenir de multiples marins. Armel Le Cléac’h, avec deux victoires sur La Solitaire du Figaro (2003 et 2010), prend le départ avec pour objectif de confirmer l’adage « jamais deux sans trois », et c’est réussi, ajoutant une nouvelle victoire prestigieuse à son palmarès.

Le Maxi Banque Populaire XI et la Vision "Cap 2029" : Préparer l'Avenir de la Course au Large

La course à l'innovation et à la performance ne connaît pas de répit. Mélange de haute technologie et d’artisanat, la construction du Maxi Banque Populaire XI a mobilisé, pendant 24 mois, 150 entreprises afin d’être mis sur pied malgré la crise sanitaire, soulignant la complexité et l'ampleur d'un tel projet. Ce nouveau géant incarne la vision de la Banque Populaire pour les années à venir dans la course au large.

Armel Le Cléac’h connaît une très belle première transat à bord du Maxi Banque Populaire XI. « Armel Le Cléac’h a bouclé la plus prestigieuse des transatlantiques ce dimanche, malgré un arrêt forcé à Lorient pour une avarie de dérive, à l’issue de 10 jours, 22 heures et 49 minutes de course. » Franchir la ligne d’arrivée est une récompense en soi pour le skipper, mais aussi pour tout le Team Banque Populaire qui n’a pas ménagé ses efforts afin de réparer et lui permettre de repartir, illustrant la force collective et la résilience face aux imprévus.

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Plus récemment, Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse ont remporté la Transat Jacques Vabre, un autre succès majeur pour l'écurie. Depuis Brest, le bateau a pu embarquer un équipage d’exception, représentant la réussite française, aux côtés d’Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse. Dès le lendemain, Armel et Sébastien sont épaulés par un équipage qui fait rayonner le sport Antillais avec Coralie Balmy, Laura Flessel, Kéni Pipérol-Dampied et Thomas Debierre. Ils sont également accompagnés par Tony Estanguet, ajoutant une dimension médiatique et sportive de haut niveau à l'événement. Pour la première fois, une course d’Ultim arrive en Méditerranée, ouvrant de nouvelles perspectives pour ces machines volantes.

En mars 2025, la Banque de la voile a réaffirmé son engagement dans la voile et le surf avec une vision 2029. Ce programme « Cap 2029 » vise à la conduire jusqu’à son 40ème anniversaire dans la voile, témoignant d'une stratégie à long terme et d'une fidélité indéfectible à l'univers maritime.

Les Trimarans emblématiques de Francis Joyon : De l'Orma Historique à IDEC Sport, une Double Trajectoire de Transmission

Parallèlement à l'épopée Banque Populaire, la carrière de Francis Joyon est intimement liée à des trimarans qui ont eux aussi connu plusieurs vies. L'un des récits les plus remarquables concerne un trimaran Orma emblématique, ex-Banque Populaire et ex-Eure-et-Loir, que Francis Joyon avait fait construire en 1994. À son bord, Francis Joyon a notamment remporté la Transat anglaise en 2000, un succès retentissant. La légende est de retour, ou plutôt les légendes ! Remercié au printemps 2023 par IDEC, son sponsor historique depuis 20 ans, Francis Joyon a depuis repris la barre de ce même trimaran Orma. C'est un retour aux sources pour le marin de 68 ans qui continue à fonctionner comme il sait si bien le faire, avec simplicité, sobriété et efficacité. Francis Joyon décrit ce trimaran comme "un poème". Son dernier propriétaire a été un Portugais qui l’a transformé en bateau de croisière mais sans le dégrader. Après le décès de ce monsieur, il est resté à l’abandon quelques années à Lisbonne. Il a été mis en vente, mais il s’est avéré difficile de trouver un acquéreur pour une machine aussi spécifique. Le fils du propriétaire a fini par contacter Francis Joyon en lui disant qu’il serait content si le marin reprenait le bateau. C’était il y a cinq ans. À l’époque, Francis Joyon était très occupé avec ses records sur l’Ultim IDEC Sport mais il a tout de même rapidement pris l’avion pour Lisbonne, avec un ciré et une boîte à outils dans ses bagages, signe de son attachement viscéral à cette machine. Une fois récupéré, Joyon a trouvé le bateau "un peu alourdi mais encore performant". Il l’a allégé du mieux qu’il a pu pour le remettre dans sa configuration course, tel qu’il le connaissait finalement. Il a par exemple enlevé le propulseur d’étrave, le système de mouillage à l’arrière et des aménagements intérieurs. Comme le bateau n’avait pas couru depuis très longtemps, un travail de fond a été nécessaire au niveau de l’accastillage et de la position des points de tire, une remise en état méticuleuse pour redonner vie à ce témoin de son passé.

Parallèlement à cette histoire de "retour aux sources", une autre transmission majeure a eu lieu dans le monde des maxi-trimarans. Officiellement vendu depuis le 17 février et l'annonce, par Banque Populaire, de la construction d'un nouveau maxi multicoque, le maxi-trimaran Banque Populaire VII a changé de propriétaire, sans que le nom de l'acheteur ne soit révélé immédiatement. Cependant, le 18 février, des informations filtraient : le maxi-trimaran Banque Populaire VII, sur lequel Loïc Peyron a remporté la dernière Route du Rhum (et établi un nouveau record), a été vendu. Selon l’Equipe.fr, l’acheteur serait Idec, le sponsor du skipper Francis Joyon. Ce sont donc de nouvelles couleurs pour ce navire, qui avait déjà remporté l’édition 2010, sous celles de Groupama et avec Franck Cammas, sous l'appellation Groupama 3.

Ce bateau, anciennement connu sous les noms Groupama 3 puis Banque Populaire VII, est aujourd'hui appelé le maxi-trimaran IDEC SPORT. Il possède un palmarès exceptionnel : détenteur du Trophée Jules Verne en 2010, 2012 et 2017, le bateau a également remporté les trois dernières éditions de la Route du Rhum, parmi de nombreuses autres performances, témoignant de sa longévité et de son excellence. Douze ans après sa mise à l’eau, ce multicoque polyvalent continue de démontrer sa fiabilité et ses performances, alliées à l’expertise de Francis Joyon, qui en est devenu le skipper emblématique sous la bannière IDEC.

C'est en décembre 2004 que Groupama avait annoncé la construction d’un trimaran géant destiné à battre les plus grands records océaniques avec pour objectif ultime le mythique Trophée Jules Verne. À une époque où la course à l’armement maritime battait son plein, Groupama décida de concevoir un bateau de taille raisonnable, le « plus petit » trimaran capable de rivaliser avec Orange II. Franck Cammas et son équipe optent pour une longueur de 31,50 mètres (105 pieds), un choix audacieux conçu par les architectes Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP. La construction débute en 2005 au chantier Multiplast à Vannes. Après près de 130 000 heures de travail, le bateau est mis à l’eau le 7 juin 2006. Franck Cammas souligne alors : « Nous avons décidé de concevoir un trimaran de puissance moyenne. Groupama 3 est léger mais suffisamment long pour assurer la sécurité dans les mers du Sud. Sa puissance provient de sa largeur, tandis que sa légèreté résulte de l’optimisation de la structure, de la rationalisation de l’équipement et de la qualité de construction. » Groupama 3 innove par son concept, plus proche des trimarans Orma de 60 pieds (comme Groupama 2) que des géants précédents, plus lourds et conçus pour affronter le Grand Sud. Si Orange II (36,80 mètres) excellait dans les mers formées mais peinait dans les vents légers, Groupama 3 se révélait beaucoup plus polyvalent, performant aussi bien dans le gros temps que par conditions modérées. Le trimaran est actuellement sur le terre-plein de la BSM de Lorient devant le chantier du Team Banque Populaire, avec sa nouvelle décoration, qui n'est pas rouge, mais bleu et blanc, attendant une nouvelle vie sous la bannière d'IDEC. Renaud Laplanche, un Français qui a très bien réussi aux États-Unis à travers la création de plusieurs entreprises, dont une revendue il y a quelques années à Oracle, est également impliqué dans ce projet. Monsieur Laplanche a la particularité d'avoir été champion de France en Laser. Renaud Laplanche navigue avec le skipper américain Ryan Breymaier. C'est ce dernier qui est actuellement à Lorient pour mener à bien ce nouvel armement avec le Team Banque Populaire, marquant une nouvelle ère pour ce trimaran historique. Il est également à noter qu'un nouveau maxi-trimaran Banque Populaire est en construction pour le prochain Rhum en 2018, avec à la barre Armel Le Cléac’h, le skipper officiel de Banque Pop’, qui avait fait de la dernière Route du Rhum l’un de ses objectifs, mais s’était blessé trois mois avant le départ, d’où son remplacement de dernière minute par Loïc Peyron, assurant la continuité du programme de l'écurie malgré les aléas.

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