Le paysage de la course au large française, et tout particulièrement celui du Finistère, se prépare à une nouvelle page de son histoire légendaire. Le Conseil départemental du Finistère et Armor-lux sont très fiers d’annoncer qu’ils seront les principaux partenaires de Jean Le Cam pour le prochain Vendée Globe, dans le cadre d’un projet de territoire qui portera de belles valeurs finistériennes. Un des plus beaux défis sportifs que Jean Le Cam relève une nouvelle fois. Pour le prochain départ du Vendée Globe en novembre 2024, Jean Le Cam s’engagera à bord d’un nouveau voilier IMOCA conçu pour relever le défi de cette course légendaire suivie dans le monde entier.
La genèse d'un projet singulier : Innovation et mesure
Avec un bateau entièrement armé et équipé dans son chantier de Port-La-Forêt, Jean Le Cam lance un projet complètement nouveau, mêlant innovation et mesure. A l’heure où les budgets des nouveaux bateaux s’envolent dans le cadre d’une course à la technologie, Jean Le Cam portera un projet performant mais fondé sur la mesure, dans lequel le navigateur garde la pleine maîtrise de son bateau. Le budget global du projet s’établira à 4 millions d’euros environ. « L’innovation frugale est au cœur du défi sportif que nous lançons aujourd’hui pour un tour du monde en solitaire ! », affirme le skipper.
Armor-lux, entreprise historique et emblématique du Finistère, a construit sa réputation sur des valeurs authentiques appréciées de ses clients et partagées par ses salariés (qualité, cohésion sociale, innovation et éthique) et sur sa capacité à défendre sur le territoire son savoir-faire et ses emplois. Le Conseil départemental du Finistère a lui pour mission de développer l’attractivité du Finistère au travers de son agence « Finistère 360 » et de sa marque « Tout commence en Finistère ».
Premier département maritime de France, le Finistère a littéralement « inventé » la course au large. Les meilleurs skippers du monde viennent du Finistère, et continuent d’émerger dans ses pôles d’excellence, notamment le Pôle Finistère Course au large à Port-La-Forêt et les pôles France et Espoir de voile à Brest. La course au large est à la fois une filière économique importante pour le territoire qui génère des emplois et de l’innovation, mais elle participe aussi fortement à l’identité du Finistère, à son attractivité et à son rayonnement.
« Je suis très fier de porter pour cette course les couleurs du Finistère, et je suis très reconnaissant à Armor-lux et au Conseil départemental de me permettre de le faire. C’est un vieux rêve pour moi, j’aime tellement le Finistère que je serai heureux de contribuer à le faire rayonner ! » affirme Jean Le Cam.
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Un projet fédérateur au service de la jeunesse
« Parmi les compétences du Département, il y a le développement de l’attractivité et le soutien à l’économie. Faire rayonner notre Finistère dans le monde entier, soutenir une filière qui crée de nombreux emplois, c’est au cœur de notre responsabilité. Le faire avec Jean Le Cam, c’est une grande chance, un projet qui peut fédérer tout le territoire » affirme Maël de Calan, Président du Conseil départemental.
« Nous sommes fiers de participer à cette nouvelle aventure. Ce partenariat s’inscrit dans la tradition de l’entreprise de soutenir des marins d’exception. Jean, avec qui nous avons tissé une relation de confiance et d’amitié ces dernières années, fait partie de ceux-là. Nous l’admirons autant pour ses performances en mer que pour sa personnalité hors du commun. Un partenariat renforcé permettra à ces enfants, qui n’ont souvent pas grand-chose, d’être associés à l’ensemble du projet, depuis la construction du bateau jusqu’au départ de la course et à l’arrivée ! »
« L’enjeu est de donner à ces enfants qui nous sont confiés des motifs de joie et de fierté, de les entraîner dans une belle dynamique, de leur donner quelque chose que les autres n’auront pas », commente Maël de Calan. « Je serai fier et heureux d’aller pendant quatre ans à la rencontre de tous ces petits finistériens dont on ignore souvent les difficultés, de leur montrer le chantier et le bateau, bref de les embarquer avec moi. Nos valeurs finistériennes de solidarité et d’entraide seront directement incarnées par ce lien que je créerai avec tous ces jeunes », complète Jean Le Cam.
Structure financière : Un modèle maîtrisé
Le budget global s’élèvera à 4 millions d’euros HT environ au total sur quatre ans. Le Conseil départemental en portera la moitié, soit environ 500 K€ par an, financés par son agence d’attractivité et la marque « Tout commence en Finistère », sans impact pour le budget départemental puisqu’il s’agira de redéploiements de crédits existants déjà consacrés à la politique d’attractivité. Armor-lux en portera un quart, soit environ 250 K€ par an.
D’autres acteurs viendront se joindre au projet autour d’un Club d’entreprises qui portera une participation globale de l’ordre de 1 million, soit environ 250 K€ par an. « Le tour de table du Club Entreprises est en train de se faire, nous comptons réunir entre 5 et 10 entreprises pour s’associer à ce projet d’envergure. »
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Parallèlement, l’association Cap à l’Ouest, basée aux Sables-d’Olonne, accompagne des skippers dans la participation de courses au large. L’association est constituée d’une équipe de bénévoles avec, à sa tête, Bénédicte Foussard. « Les skippers ont besoin d’avoir une équipe derrière eux, c’est essentiel », souligne-t-elle, précisant que la mission est de valoriser les sports nautiques par le soutien et la promotion des courses. C’est notamment le cas du belge Denis Van Weynbergh, avec qui l’association prépare le Vendée Globe 2024.
Engagement écologique et scientifique dans la course
Ce dimanche 10 novembre, 40 skippers prendront le départ de la 10ème édition du Vendée Globe. Parmi eux, au moins 6 tentent d’allier performance sportive et engagements écologiques. L’organisation du Vendée Globe, à travers les 10 engagements environnementaux pris en février dernier, tente de faire sa mutation écologique, conscient de son lourd impact. Elle a aussi demandé à 25 skippers d’embarquer du matériel scientifique pour collecter de précieuses données sur les océans.
Parmi les projets remarquables, certains tentent d’allier la recherche de performance sportive sur ce nouveau tour du monde à la voile, avec des engagements écologiques plus ou moins importants. Fabrice Amedeo, journaliste devenu skipper professionnel, se mouille pour l’environnement et repartira à bord d’un bateau qui est tout autant un laboratoire avec 3 dispositifs. Le premier va mesurer le CO2, la salinité et de la température de l’eau. Le deuxième doit permettre de mesurer la présence de microplastiques dans les mers du Sud, peu explorées. Le troisième vise à cartographier les organismes marins en collectant l’ADN qu’ils relâchent dans les océans. Enfin, Amedeo embarquera 16 bouées dérivantes pour étudier les courants et la pollution plastique.
Engagé auprès de l’ONG Surfrider Foundation ou de la Fondation Tara Ocean, Paul Meilhat le sait bien : la planète est en danger. Durant le Vendée Globe 2024, il mènera un programme de recherche à bord de son IMOCA Biotherm, en embarquant un microscope pour photographier le plancton. Ambassadeur de la Water Family, Benjamin Dutreux a lancé avec son sponsor Guyot Environnement, une école de la forêt aux Sables d’Olonne. Team For The Planet, l’entreprise à but non lucratif, va s’afficher en grand sur les voiles du bateau de Sam Goodchild. L’objectif : contribuer à augmenter le nombre d’associés au fonds, qui en vise 250 000 d’ici 2025. Enfin, sur son IMOCA, Arnaud Boissières souhaite laisser le moins de trace possible sur l’océan. Il sera le premier skipper à prendre part au Vendée Globe avec de l’hydrogène vert - 18 litres pour être précis - fabriqué en Vendée.
Portrait des forces en présence
Le plateau de cette édition est riche en profils variés :
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- Jean Le Cam : Le doyen, surnommé « Le Roi Jean », pilier de la course.
- Yannick Bestaven : Champion en titre, ingénieur et co-concepteur de l’hydrogénérateur.
- Jérémie Beyou : Équipé d’un monocoque à la pointe de la technologie en partenariat avec Charal.
- Charlie Dalin : Déterminé à terminer en haut du podium avec un tout nouveau bateau ultra-performant.
- Damien Seguin : Emblème du Vendée Globe, premier skipper handisport à avoir terminé la course. Champion paralympique multimédaillé, il fait passer un message symbolique : le handicap n’est pas un obstacle.
- Éric BELLION : Avec une équipe handivalide depuis 2010, il s’était lancé dans le Vendée Globe 2016 terminant en première position en tant que bizuth.
La diversité du Vendée Globe apporte à la course une richesse des cultures et de détermination à travers le monde. Le rendez-vous le plus important, c’est de venir les acclamer et leur souhaiter « bon vent » le long du chenal des Sables d’Olonne le dimanche 10 novembre dès 8h00.
Retour sur l'expérience du Roi Jean
Grandiose ! L'arrivée de Jean Le Cam marquera l'histoire du Vendée Globe. Acclamé le long du chenal des Sables d'Olonne, Jean Le Cam a terminé son cinquième tour du monde en solitaire et sans escale. Après avoir dévoilé de gros problèmes structurels survenus sur son bateau "Hubert", qui auraient pu le mener à l'abandon, il a avoué ne jamais avoir vécu une course aussi difficile. Jean a mené une cadence incroyable sur un bateau d'ancienne génération. A contre-courant d'une nouvelle génération de bateaux à foils, il s'inscrit pourtant totalement dans la modernité : faire aussi bien avec des moyens limités et inspirer les plus jeunes. Durant toute la course, celui qui s'est porté au secours de Kevin Escoffier, a embarqué avec lui des millions de français. YesWeCam! n'a jamais aussi bien porté son nom !
Ce Vendée Globe aura été animé jusqu'au bout par le suspense. Pour Jean Le Cam, huit égale quatre… 8e à avoir franchi la ligne d'arrivée, il est finalement 4e au classement général. Après avoir secouru le skipper de PRB, Kevin Escoffier, le temps de parcours du skipper de YesWeCam! a été calculé après la bonification de 16h15 attribuée par le jury international du Vendée Globe. Avec un temps de 80 jours, 13 heures, 44 minutes et 55 secondes, il prend la 4e place derrière Yannick Bestaven, Charlie Dalin et Louis Burton.
« Je n’ai jamais coupé une ligne comme cela de ma vie ! Je ne sais pas comment je suis arrivé là c’est une délivrance. Ce Vendée Globe a été un truc de malade. » A peine la ligne d'arrivée coupée, Jean Le Cam laissait promettre le récit d'une course dantesque.
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