Une voile de bateau, qu'elle soit de croisière ou de course, possède une durée de vie limitée, allant généralement de 5 à 10 ans pour une voile de croisière, et parfois moins pour les voiles de course. Lorsque cette voile ne parvient plus à tenir le vent efficacement, le navigateur se retrouve face à un choix crucial : la jeter, ou lui offrir une seconde vie par le biais de solutions de valorisation. Face à l'accumulation de matériel nautique usagé dans les garages, les greniers, ou d'autres hangars, et dans le contexte d'une prise de conscience environnementale croissante, l'idée de donner une nouvelle utilité à ces voiles usagées, plutôt que de les laisser finir à la déchetterie, prend tout son sens. Cette problématique a conduit au développement de diverses filières et initiatives en France, axées sur l'économie circulaire et la réduction de l'impact environnemental du secteur nautique.
La Durée de Vie Limitée des Voiles et l'Impératif du Recyclage
La durée de vie limitée des voiles représente un défi environnemental significatif. Historiquement, la fin de vie d'une voile signifiait souvent son incinération ou son enfouissement, contribuant ainsi à la pollution et à la perte de ressources. Cependant, l'évolution des mentalités et l'émergence de nouvelles technologies ont ouvert la voie à des approches plus durables. Désormais, il est impératif de penser à la seconde vie ou à la fin de vie des équipements nautiques, une préoccupation qui s'aligne sur les objectifs plus larges de réduction des déchets et de promotion de l'économie circulaire. Des organismes comme Écologic soulignent que ceux qui mettent des produits sur le marché doivent désormais fournir une solution pour leur fin de vie, à l'image de ce qui se fait pour les réfrigérateurs et l'électroménager.
Options de Valorisation pour les Particuliers : De la Déchèterie à l'Upcycling
Pour les propriétaires de voiles arrivées en fin de cycle de navigation, plusieurs options s'offrent pour éviter que leur équipement ne devienne un déchet ultime. Ces solutions varient en termes d'impact environnemental et de potentiel de valorisation.
Le Dépôt en Déchèterie Portuaire : Une Solution Finale, Non Valorisation
La première option, souvent la plus simple en apparence, consiste à déposer sa voile en déchèterie portuaire. Les ports français sont équipés de déchèteries spécifiques conçues pour les déchets nautiques. Il est généralement possible de se renseigner auprès de sa capitainerie pour connaître les modalités. L'inconvénient majeur de cette solution est que la voile finit en déchet ultime, sans valorisation. Elle ne bénéficie d'aucune transformation ou réutilisation et est donc incinérée ou enfouie, ce qui va à l'encontre des principes de l'économie circulaire.
Le Don aux Ateliers d'Upcycling : Créativité et Seconde Vie
Une alternative bien plus vertueuse est le don à des ateliers d'upcycling. Cette approche consiste à transformer les voiles usagées en objets de design ou en produits fonctionnels, leur offrant ainsi une seconde vie créative et valorisante. Plusieurs ateliers en France se sont spécialisés dans cette démarche.
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Parmi eux, OÈST Ateliers, basé dans les Landes, est un exemple concret de cette filière. Cette entreprise se charge de récupérer gratuitement les voiles en bon état dans sa zone d'activité, ou d'organiser un envoi par transporteur pour les autres régions. Avant un don à OÈST Ateliers, il est recommandé de préparer la voile avec soin :
- Effectuer un lavage léger à l'eau douce pour ôter le sel marin séché.
- Assurer un séchage complet avant le pliage.
- Plier la voile en accordéon afin de limiter les marques de pli.
- Prendre des photos avant l'envoi pour que l'atelier puisse anticiper le projet et l'état de la voile.
Une fois reçue chez OÈST Ateliers, la voile est minutieusement triée selon sa matière et sa qualité. Les pans en bon état sont destinés à la confection de luminaires, de sacs, ou de coussins décoratifs. Les fragments présentant un caractère visuel fort sont transformés en tableaux muraux. Pour proposer une voile à OÈST Ateliers, il suffit de les contacter via le formulaire de leur atelier.
Un autre acteur majeur de l'upcycling en France est 727 Sailbags, une entreprise reconnue pour ses créations à partir de voiles recyclées. Ces ateliers transforment des matériaux destinés à être jetés en produits uniques, participant activement à la réduction des déchets et à la promotion d'une consommation plus responsable.
La Revente entre Particuliers : Prolonger l'Usage par le Marché de l'Occasion
Pour les voiles encore exploitables, la revente entre particuliers représente une excellente option pour prolonger leur durée de vie utile. Ces voiles peuvent être vendues sur des sites spécialisés ou des plateformes de petites annonces comme Le Bon Coin ou Sailing Anarchy. Pour faciliter la vente et attirer les acheteurs potentiels, il est essentiel de préciser plusieurs informations clés : la matière de la voile (Dacron, mylar, kevlar, etc.), ses dimensions exactes, et son état général. Cette transparence permet aux acheteurs de savoir exactement ce qu'ils acquièrent et d'estimer si la voile correspond à leurs besoins et à leur budget.
Des Initiatives Françaises pour une Économie Circulaire Nautique
Au-delà des actions individuelles, des structures plus larges se sont développées pour encadrer et optimiser la fin de vie du matériel nautique. Ces entreprises et associations œuvrent à la collecte, au recyclage et à la réutilisation d'une multitude d'équipements.
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La Recyclerie Maritime : Au-delà des Voiles, le Matériel Nautique Revalorisé
La Recyclerie maritime, située au Croisic, est une initiative qui, depuis juin 2023, s'occupe de récupérer le matériel nautique qui encombre les jardins et les garages. Son objectif est de le vendre dans sa boutique après revalorisation. Le concept de cette recyclerie va au-delà des simples voiles : des éléments comme un bar fabriqué à partir d'une vieille planche à voile ou une table basse conçue à partir d'une dérive illustrent la créativité de l'approche. Julien Carlier, l'un des créateurs, souligne leur orientation vers la fabrication de meubles. Cette démarche s'inscrit dans un mouvement plus large, comme en témoigne une table ronde organisée le 14 décembre au Croisic, à l'initiative du Nautihub. Laurent Seigner, responsable du Nautihub, a insisté sur la nécessité de penser à la seconde vie ou à la fin de vie des équipements nautiques. La Recyclerie maritime est un exemple éloquent de la façon dont le matériel nautique peut être transformé en objets utiles et esthétiques.
L'APPER et Écologic : Des Filières Structurées pour la Fin de Vie des Équipements Nautiques
En France, le cadre réglementaire et les initiatives industrielles se sont structurés pour adresser la fin de vie des bateaux et équipements. L'Aper, filière de déconstruction des bateaux de plaisance, est pleinement opérationnelle depuis 2019. Paul Clément, représentant de l'Aper, décrit le processus : il débute par la dépollution des navires, suivie par la récupération de ce qui peut l'être pour être acheminé vers leur recyclerie. Enfin, ce qu'il reste, notamment la coque, est broyé. L'Aper s'occupe spécifiquement des bateaux de plus de 2,5 mètres. Ce centre traite un volume conséquent de déchets, atteignant 25 000 tonnes de déchets divers par an, bien que pour les voiles et autres textiles, des solutions plus spécifiques soient recherchées.
Parallèlement, Écologic est un organisme qui prend en charge les plus petits bateaux ainsi que tout le matériel sportif. Pauline Villard d'Écologic explique que l'un des objectifs majeurs est d'allonger la durée de vie des produits en les réutilisant. Pour faciliter la collecte, des bacs sont par exemple installés dans les magasins de sport, et des centres de tri sont mis en place. En 2023, Écologic a collecté 7 000 tonnes de matériel, dont 3 800 ont été recyclées, ce qui équivaut à la moitié du poids de la Tour Eiffel. Ces efforts sont cruciaux pour détourner des milliers de tonnes de déchets de l'enfouissement ou de l'incinération.
Yuniboat : La Seconde Vie des Bateaux Entiers
À Batz-sur-Mer, Yuniboat incarne un autre modèle d'économie circulaire en vendant et en louant des bateaux reconditionnés. Ce chantier récupère des épaves et les remet entièrement en état, en utilisant des pièces d'occasion ou, si nécessaire, neuves. Le dirigeant, Thierry Boussion, met en avant l'avantage économique et écologique de cette approche : "C'est deux à trois fois moins cher qu'un neuf et on assure la garantie". Ayant déjà recyclé une quinzaine d'unités, Yuniboat démontre la viabilité de l'économie circulaire appliquée à des biens nautiques complexes.
Zoom sur le Projet "Second Souffle" d'All Purpose : Une Démarche RSE Intégrée
La voilerie All Purpose de Carnac a initié le projet "Second Souffle", une démarche écoresponsable et durable qui s'inscrit pleinement dans sa stratégie de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) engagée depuis 2020. Frédéric Moreau, associé, co-gérant et responsable commercial de la voilerie All Purpose de Carnac, a présenté ce projet ambitieux.
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Genèse et Philosophie du Projet : Éviter l'Enfouissement, Prolonger la Vie
La voilerie All Purpose, créée en 1996 à La Trinité-sur-Mer et déménagée à Carnac en 2013, est spécialisée dans la conception et la fabrication de voiles pour skippers de courses au large et pour la croisière milieu-haut de gamme. Depuis 2020, avec ses associés (Brice Berthier, Matthieu Souben, et Damien Seguin), l'entreprise s'est engagée dans une démarche RSE volontaire, axée sur le bien-être au travail des collaborateurs et la réduction de l'impact environnemental. L'objectif principal est de limiter l'empreinte écologique des voiles de bateaux en évitant leur enfouissement ou leur incinération, en prolongeant leur vie, et en réduisant l'utilisation de matière première neuve lors de la fabrication.
Le projet Second Souffle est né du constat qu'un grand nombre de voiles de particuliers et de coureurs au large étaient stockées un peu partout, prenant la poussière avant de finir à la déchetterie. Bien que le marché des voiles d'occasion ait toujours existé, Second Souffle a innové en organisant un système de collecte structuré, une expertise rigoureuse et une détermination à trouver des débouchés pour chaque voile.
Organisation de la Collecte et Sensibilisation : Un Réseau en Morbihan
Le projet Second Souffle a été concrétisé grâce au travail de deux alternants en 2022-2023, Luisa Bertho et Gauthier Cavrois. La première phase a débuté avec le lancement du premier bac de collecte le 31 mars 2023 à l'École Nationale de Voile et des Sports Nautiques (ENVSN) de Quiberon, à l'occasion des Foils Journées. Le succès fut immédiat, avec 40 voiles récoltées en un mois et 8 déjà revendues en août 2023.
Aujourd'hui, neuf points de collecte sont ouverts dans le Morbihan. Pour toucher un public diversifié, allant de la voile légère à la course au large, All Purpose a contacté des écoles de voile, des magasins, des chantiers navals, des capitaineries, et des structures comme Cap Ressourcerie à Crac'h. Ces points de collecte s'accompagnent d'actions de sensibilisation, notamment des participations à des manifestations au port de La Trinité et une communication active lors du Salon nautique international du Grand Pavois à La Rochelle. Les retours positifs des coureurs et du public encouragent la poursuite de l'effort. Pour cette première étape, l'expérimentation a été limitée dans l'espace et dans le temps afin de ne pas se disperser. Devant les excellents résultats, l'essai est prolongé jusqu'en mars-avril 2024 pour obtenir une année complète de retours d'expériences. L'objectif est de déployer la collecte sur les autres voileries All Purpose dès l'année prochaine, avec la conviction que Second Souffle a vocation à perdurer.
Le Processus de Valorisation des Voiles Récupérées : Du Réemploi à l'Élimination
Une fois collectées, les voiles arrivent à la voilerie de Carnac. Elles sont étalées, expertisées, mesurées, puis catégorisées en trois "packs" distincts, selon leur état :
Pack Voile - Le Réemploi : Ce pack concerne les voiles qui peuvent encore servir à naviguer. Elles sont revendues en tant que voiles d'occasion, soit en l'état, soit reconditionnées après de petites réparations. Il est également possible de les retailler pour les adapter à d'autres bateaux, offrant ainsi une solution économique et écologique aux plaisanciers.
Pack Tissu - La Réutilisation : Ce sont les voiles trop abîmées pour la navigation mais dont les tissus sont encore en bon état pour une seconde vie. Toutes les pièces métalliques et plastiques récupérables (ferrures, taquets, boîtiers de latte, etc.) sont prélevées et pourront resservir pour les réparations des voiles du pack Réemploi. Les tissus encore utilisables sont découpés puis échangés contre des bons d'achat auprès d'entreprises partenaires spécialisées dans l'upcycling. Ces bons d'achat sont ensuite reversés aux donateurs de voiles, les incitant à poursuivre leur action vertueuse.
Pack Déchet - L'Élimination : Ce pack regroupe les voiles jugées irrécupérables. Pour le moment, ces voiles sont envoyées à la déchetterie. Cependant, All Purpose est en discussion avec des industriels pour mettre en place une filière de recyclage spécifique pour ces matériaux. Le projet Second Souffle vise à s'aligner sur le plan de gestion et de prévention des déchets de la Région Bretagne, qui ambitionne zéro déchet enfoui d'ici à 2030 et zéro déchet produit à l'horizon 2040. L'objectif est donc de trouver des solutions innovantes pour éviter d'exporter ces déchets.
Partenariats pour l'Upcycling : Créer de Nouveaux Objets à Partir de Tissus Récupérés
Pour la valorisation des tissus du "Pack Tissu", Second Souffle collabore avec des entreprises expertes de l'upcycling. Ces partenaires transforment les voiles de bateaux usagées de manière créative et durable. Les possibilités sont vastes, allant des sacs aux accessoires de décoration, en passant par des toiles tendues. Par exemple, Le Rouquin qui Roule, représenté par Patrick Pardy, fabrique des sacoches et d'autres accessoires dédiés au vélo à partir des chutes de tissus de voile. Des discussions sont également en cours avec La Virgule, qui conçoit des sacs de toutes sortes.
All Purpose cherche à développer des relations avec des artisans locaux, privilégiant une économie circulaire et des produits de qualité. La voilerie stocke actuellement près de 500 m² de tissus, et les données collectées sur la première année du projet sont essentielles pour estimer la quantité de tissus pouvant être recyclée et structurer ces partenariats.
Bilan et Perspectives d'Avenir du Projet Second Souffle : Un Succès Prometteur
À la mi-octobre de la première année d'activité, le bilan du projet Second Souffle était très positif : 107 voiles avaient été collectées, et 17 d'entre elles revendues, soit quatre fois plus que les ventes de voiles d'occasion réalisées au cours des trois années précédentes. Ce chiffre est considéré comme un "énorme succès" par les initiateurs du projet. Sur ces 107 voiles, 59 ont été intégrées au pack de réemploi, et seulement 4 ont été destinées à l'élimination, ce qui représente moins de 5% de voiles bonnes à jeter. Ce faible pourcentage démontre la viabilité économique du modèle et l'intérêt du public pour remettre en service des voiles encore utiles.
La demande de voiles d'occasion s'accroît, en partie grâce à la communication autour de la disponibilité croissante de voiles. Second Souffle offre une solution pertinente pour les personnes souhaitant investir dans des voiles de seconde main, que ce soit pour des raisons économiques ou par conviction écologique. Pour les croisiéristes, les performances de ces voiles d'occasion sont équivalentes à celles de voiles neuves, mais à un coût nettement inférieur. De plus, les clients ont l'assurance que la voile a été expertisée par un professionnel et que les réparations nécessaires ont été effectuées.
Deux tarifs sont proposés pour les voiles d'occasion vendues en l'état. Dès l'expertise, les maîtres voiliers d'All Purpose identifient les petites réparations minimales à réaliser. Si les clients désirent des modifications, comme l'ajout d'une latte, un devis est proposé avec plusieurs options, et les équipes réalisent les travaux en fonction des besoins.
All Purpose apporte toute sa crédibilité et son expertise à cette aventure. Le réseau est désormais reconnu pour sa démarche RSE et son engagement à trouver des solutions innovantes pour réduire son impact environnemental, de la conception des voiles à leur utilisation, en passant par la fabrication. Second Souffle contribue à augmenter la durée de vie des voiles et à limiter le nombre de voiles enfouies.
Le projet Second Souffle, porté personnellement par Frédéric Moreau, a pu voir le jour rapidement grâce à l'investissement des alternants. Bien que l'équipe projet soit réduite à Vincent Keruzoré et lui-même après le départ des alternants, l'intention est de soutenir et de développer le projet, qui est financièrement supporté par All Purpose. De nombreuses étapes restent à mettre en place, notamment l'organisation de tournées régulières pour la collecte, l'expertise, la mesure et l'enregistrement des voiles, leur mise en ligne pour la vente, la gestion des relations clients, et la réalisation des travaux nécessaires avant l'expédition. La nécessité d'échanger avec les partenaires et de prendre contact avec les industriels est également primordiale. D'ici six mois, l'embauche d'une à deux personnes est envisagée pour répondre à ces problématiques.
L'idée est aussi d'expérimenter et de formaliser un "package" transposable à d'autres voileries du réseau All Purpose, et, à plus long terme, de voir cette démarche écoresponsable et durable adoptée par l'ensemble du milieu nautique.
Innovation et Écoconception dans la Fabrication des Voiles : Le Projet Bio-tex
Au-delà de la gestion de la fin de vie des voiles existantes, All Purpose s'investit également dans l'innovation et l'écoconception des voiles de compétition, une démarche préventive et d'avant-garde dans sa stratégie RSE. La voilerie fait partie d'un consortium avec CLM, fabricant de membranes basé à Najac dans l'Aveyron, Kairos, la société du navigateur Roland Jourdain, et l'IRDL, le laboratoire de l'Université Bretagne Sud. Ce consortium soutient le projet collaboratif Bio-tex, également appuyé par l'ADEME au niveau national, à hauteur de 3 millions d'euros sur 5 ans.
Le premier objectif de ce projet est de maintenir le même niveau de performances en course tout en améliorant la performance écologique des voiles actuelles. Ceci est réalisé en biosourçant les membranes existantes. Lancé en 2020 avec une grand-voile de Figaro 3 intégrant 30% de fibres de lin dans sa membrane, le projet a progressé en augmentant la taille des voiles testées et le pourcentage de fibres naturelles. Aujourd'hui, le consortium travaille sur une grand-voile d'Imoca avec 50% de fibres naturelles au sein de sa membrane.
Le deuxième objectif de Bio-tex est de créer un tissu entièrement biosourcé. Bien que potentiellement moins performant techniquement pour la compétition, ce tissu serait parfaitement adapté à la croisière, par exemple, offrant un impact écologique nettement supérieur sur l'environnement.