Qui est le meilleur surfeur de l'histoire ?

Le monde du surf a été témoin de l’ascension de nombreux athlètes talentueux, mais seuls quelques-uns ont véritablement transcendé le sport pour devenir des légendes. Cet article se penche sur certains des noms les plus emblématiques du surf, explorant leurs réalisations, leurs styles et leurs contributions au monde du surf. Des pionniers comme Duke Kahanamoku aux icônes modernes comme Kelly Slater, nous examinerons ce qui les distingue et pourquoi ils sont considérés comme les meilleurs de tous les temps.

Mick Fanning : Un champion australien résilient

Mick Fanning, un célèbre surfeur australien, a laissé une marque indélébile dans l’histoire du surf grâce à ses performances exceptionnelles et sa personnalité attachante. Né en 1981, Fanning a commencé sa carrière de surfeur professionnel en 2002, participant au circuit de la World Surf League.

Ascension vers la gloire

Au cours des années qui ont suivi ses débuts, Fanning s’est fait un nom dans le monde du surf, remportant plusieurs compétitions prestigieuses. Parmi ses victoires remarquables, on peut citer le Bells Beach en 2001, une étape du championnat du monde de surf. En 2007, Mick Fanning est devenu champion du monde pour la première fois de sa carrière, battant de grands noms du surf tels que Kelly Slater et Joel Parkinson. Cette année-là, il a également remporté l’Australian Open of Surfing, confirmant ainsi son statut de star du surf.

Rivaux redoutables et un incident de requin traumatisant

Tout au long de sa carrière, Mick Fanning a été confronté à des adversaires redoutables, tels que le légendaire Kelly Slater, 11 fois champion du monde et dominateur de la scène mondiale du surf. Fanning a également croisé des surfeurs de renom tels que Joel Parkinson, John John Florence, Andy Irons et Jeffrey Bay.

Le 19 juillet 2015, lors de la compétition du Jeffreys Bay Open en Afrique du Sud, Mick Fanning a vécu un événement traumatisant qui aurait pu mettre fin à sa carrière. Le monde du surf a retenu son souffle lorsque Fanning a réussi miraculeusement à échapper à une attaque de requin en donnant des coups de poing et en utilisant sa planche pour se défendre.

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Résilience et retraite

Après cet épisode traumatisant, Mick Fanning a fait preuve d’une résilience extraordinaire et est revenu aux compétitions quelques semaines plus tard. En 2018, Mick Fanning a annoncé sa retraite sportive après 16 ans sur le circuit professionnel. Son dernier événement a été le Rip Curl Pro Bells Beach, où il a atteint la finale et a terminé à la deuxième place, derrière le Brésilien Italo Ferreira.

Héritage

L’héritage de Mick Fanning perdure, le triple champion du monde ayant ouvert la voie à une nouvelle génération de surfeurs australiens talentueux, tels que Julian Wilson, Owen Wright et Mikey Wright. Mick Fanning restera à jamais dans les mémoires comme l’un des meilleurs surfeurs de tous les temps et une figure emblématique du surf australien.

Kelly Slater : Une légende du surf inégalée

Quand on parle de surf, un nom s’impose naturellement : Kelly Slater. Plus qu’un simple champion, il incarne une légende vivante, un athlète hors normes, une icône planétaire qui a transcendé les vagues et les générations. De Cocoa Beach à Teahupo’o, des planches de compétition au Surf Ranch high-tech, Kelly Slater a tout vu, tout gagné, tout bousculé. Kelly Slater est considéré comme le plus grand surfeur de tous les temps, une véritable icône du sport. En 2024, il n’est pas qualifié pour la deuxième moitié du CT. Il continue de s’entraîner, de surfer, d’apparaître dans les compétitions majeures. La WSL pourrait lui offrir un wildcard pour les épreuves mythiques comme Pipeline ou Teahupo’o.

Les premières années et l’ascension vers la gloire

Né le 11 février 1972 à Cocoa Beach, en Floride, Robert Kelly Slater grandit dans une ambiance familiale contrastée. Son père, pêcheur, quitte le foyer lorsqu’il est encore enfant. Sa mère, d’origine irlandaise, élève seule Kelly et ses deux frères, Sean et Stephen. Il découvre le surf très tôt, encouragé par ses frères, et se fait rapidement remarquer sur les plages floridiennes. Ce n’est pas seulement le plaisir qui attire Kelly à l’eau : c’est aussi une forme de thérapie. La glisse devient son langage, sa structure, son terrain de maîtrise. Il apprend vite, très vite. Son équilibre est naturel, sa lecture des vagues presque instinctive.

En 1992, Kelly Slater marque l’histoire du surf en devenant le plus jeune champion du monde de tous les temps à 20 ans. De 1994 à 1998, il enchaîne cinq titres mondiaux consécutifs. Jamais le surf professionnel n’avait connu une telle domination. En 1999, il se retire une première fois, las du rythme effréné du tour. Il explore d’autres passions, notamment la musique, et fait des apparitions à Hollywood. En 2003, il revient sur le circuit. 1992, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 2005, 2006, 2008, 2010, 2011 : les années défilent, mais Kelly reste en tête. Ce n’est pas seulement son nombre de victoires qui impressionne, c’est leur régularité. Il gagne à 20 ans. Il gagne à 39 ans.

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Domination et records

Au fil de sa carrière, Slater accumule 56 victoires sur le Championship Tour, et plus de 60 en comptant les épreuves hors-tour. S’il fallait associer un spot à sa légende, ce serait le Banzai Pipeline, à Hawaï. Il y a remporté 8 fois le Pipe Masters, dont sa dernière victoire en 2022, à 50 ans. Kelly n’est pas le plus costaud, ni le plus puissant, mais sa compréhension de l’océan est quasi mystique. Il anticipe, il improvise, il s’adapte. Il cite souvent Tom Curren comme mentor. « Le surf est une ligne, une courbe, une danse », disait Curren.

Reconnaissance grand public et projets entrepreneuriaux

Dans les années 90, sa relation avec Pamela Anderson le propulse au rang de célébrité mondiale. L’icône de Baywatch et le surfeur prodige forment un couple aussi médiatisé qu’éphémère. Kelly apparaît dans Alerte à Malibu, joue son propre rôle dans des documentaires, et double un personnage dans Les Rois de la glisse. En 2015, Kelly dévoile le Surf Ranch, une piscine à vagues révolutionnaire située à Lemoore, en Californie. Une vague de compétition, constante, creuse, longue et tubulaire. Certains puristes crient à la trahison, d’autres saluent l’innovation. En 2014, il quitte Quiksilver et lance sa propre marque : Outerknown, en collaboration avec le designer John Moore. Kelly est également impliqué dans des projets environnementaux, notamment la préservation des récifs coralliens avec Reef Check.

Vie personnelle et héritage

Père d’une fille, Taylor, née en 1996, Kelly partage aujourd’hui sa vie avec Kalani Miller, créatrice de la marque Mikoh. Slater inspire des générations entières. Il échange souvent avec les jeunes surfeurs, comme John John Florence ou Italo Ferreira. Slater inspire des générations entières et reste une figure marquante du monde du surf.

John John Florence : Le prodige hawaïen

Dès l’âge de 12 ans, « JJF » était déjà considéré comme un talent générationnel, notamment grâce à sa maîtrise exceptionnelle de Pipeline, sa vague locale, qu’il surfait comme un vétéran. Il fait ses débuts sur le World Tour en 2011 et décroche deux titres mondiaux consécutifs en 2016 et 2017. Mais en 2018, une déchirure partielle du ligament croisé droit le freine, suivie d’une rupture complète en 2019. Il est contraint de faire une pause jusqu’au début 2020. John John ne baisse pas les bras : il prend le temps de se reconstruire, fait une pause bien méritée, part naviguer avec ses frères Ivan et Nathan… avant de revenir en 2023, plus fort que jamais. En 2024, il décroche son troisième titre mondial, une résurrection sportive digne des plus grands.

Stephanie Gilmore : La reine du style

Après son premier titre de championne du monde en 2007, il était déjà clair que Steph allait dépasser sa compatriote Layne Beachley, qui était jusqu’alors la pionnière incontestée du surf féminin. Et c’est ce qui s’est passé. Avec un mélange d’aisance, de contrôle constant et de style sans précédent (sur et hors des vagues), Gilmore a remporté huit titres mondiaux jusqu’en 2022, soit exactement un de plus que Layne Beachley. Stephanie Gilmore prouve une fois de plus qu’elle est la reine du style !

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Jordy Smith : Un talent sud-africain

Il n’y a personne sur la planète (à part John John Florence !) qui surfe le spot de surf hawaïen mondialement connu Pipeline avec autant de décontraction et d’habileté que « JOB »… ou qui allume sa combinaison avant de surfer Teahupoo à Tahiti. Mais ce surdoué de grande taille n’a jamais pu se résoudre à ne penser qu’au surf de compétition. Pendant des années, il a surtout livré une chose : des vidéos de freesurf incroyables. Mais aujourd’hui, il semble que Jordy soit prêt à faire un grand pas en avant. Après des années de médiocrité dans la WSL, « the big fella » se trouve à la première place du classement mondial avec seulement trois événements à venir en 2025 et Jordy pourra surfer l’un d’entre eux dans son propre pays, l’Afrique du Sud… Jordy Smith. Jeffreys Bay.

Gabriel Medina, Italo Ferreira et Filipe Toledo : La puissance brésilienne

C’est en effet grâce à lui que le Brésil est aujourd’hui une véritable puissance du surf : il a ouvert la voie aux meilleurs surfeurs de compétition brésiliens actuels, Gabriel Medina, Italo Ferreira et Filipe Toledo. Italo (2019, 2020), Gabriel (2018, 2021) et plus récemment Filipe (2022, 2023) l’ont remercié pour son travail préparatoire en se partageant six des sept derniers titres mondiaux.

Carissa Moore : Une source d’inspiration

Carissa, c’est bien plus que cinq titres WSL et une médaille d’or olympique en 2021. La surfeuse hawaïenne n’a, depuis ses débuts, qu’un seul véritable objectif : inspirer les autres. Comme si elle ne l’avait pas déjà fait tout au long de sa carrière, il suffit de penser à Caroline Marks, qui a commencé le surf en grande partie grâce à elle, Carissa Moore fonde en 2018 la Moore Aloha Foundation. Avec cette organisation à but non lucratif, « Riss » souhaite encourager les jeunes surfeuses à devenir des femmes fortes, sûres d’elles et bienveillantes. Depuis les Jeux olympiques de 2024 à Tahiti, Carissa a mis fin à sa carrière de compétitrice, mais elle reste une figure incontournable du surf féminin.

Kanoa Igarashi : Le ninja assassin

Né en Californie de parents japonais, il a naturellement représenté le Japon lors des débuts du surf aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021. Entraîné par la légende Jake « The Snake » Paterson, Kanoa, surnommé le « Ninja Assassin », est connu pour son sang-froid, sa technique aérienne et sa détermination sans faille. Tout semble possible pour lui dans les années à venir.

Autres légendes du surf

Outre les surfeurs susmentionnés, de nombreux autres athlètes méritent d’être reconnus pour leurs contributions au monde du surf. Parmi ces légendes, on peut citer :

  • Duke Kahanamoku : Considéré comme le père du surf moderne, Kahanamoku a contribué à populariser ce sport dans le monde entier.
  • Tom Curren : Triple champion du monde et connu pour son style élégant.
  • Gerry Lopez : Surnommé « Mr. Pipeline », Lopez est un maître du tube riding.
  • Andy Irons : Trois fois champion du monde et connu pour son style agressif et sa rivalité avec Kelly Slater.
  • Mark Richards : Quatre fois champion du monde et un pionnier du twin-fin surfing.
  • Layne Beachley : Sept fois championne du monde et l’une des surfeuses les plus dominantes de l’histoire.
  • Mick Fanning : Trois fois champion du monde et connu pour sa résilience et son éthique de travail.

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