Le Pardon des Surfeurs de Tronoën : Quand la Tradition Bretonne Embrasse les Vagues

La Bretagne, terre de légendes et de traditions ancestrales, est indissociable de ses célèbres Pardons, des cérémonies religieuses profondément enracinées dans l'identité culturelle de la région. Ces événements, alliant ferveur spirituelle et festivités profanes, se réinventent parfois pour s'adapter aux réalités contemporaines. C'est précisément le cas du traditionnel pardon de Tronoën, situé à Saint-Jean-Trolimon, qui a su créer un pont unique entre son héritage millénaire et l'engouement moderne pour les sports de glisse, accueillant désormais pour la quatrième fois les surfeurs et autres adeptes de ces disciplines. Cette intégration marque une évolution fascinante, où les bannières processionnelles côtoient harmonieusement les planches de surf, témoignant de la vitalité et de la capacité d'adaptation de ces rites séculaires.

Le Pardon de Tronoën : Une Symbiose Entre Patrimoine et Sports de Glisse

Le pardon de Notre-Dame de Tronoën, devenu depuis dix ans le pardon des surfeurs, incarne parfaitement cette fusion. Célébré à Saint-Jean-Trolimon, dans le Finistère, cet événement est le fruit d'une adaptation logique à l'environnement local. Jean-Édern Aubrée, maire de la commune où sont situés la chapelle et le calvaire de Tronoën, résume cette démarche : « Il ne faut pas hésiter à apporter les planches, paddles et tous les autres objets de glisse. C’est toujours un pardon traditionnel mais qui est associé, depuis dix années, à un pardon des surfeurs. C’est logique car nous sommes, ici, dans un environnement qui a vu se développer la fréquentation des spots consacrés à ces sports. »

La localisation de Tronoën est en effet stratégique. C'est un peu plus loin, à La Torche sur la commune de Ploemeur, que se trouve le spot n°1 du surf en Bretagne, mais la pratique des sports de glisse ne s'arrête pas là. La planche à voile, le paddle board, le kite-surf, le beach kite, le char à voile, se pratiquent dans toute la baie d'Audierne. Les sports de glisse et la voile sont devenus la première activité de détente en Bretagne, aux côtés bien sûr de la randonnée qui, elle, ne nécessite qu'une bonne paire de chaussures. Il est donc naturel que ces nouvelles passions trouvent leur place au sein des rituels ancestraux.

L'organisation de ce pardon unique est le fruit d'une coordination minutieuse. Jean-Edern Aubrée, avec Camille Talagas et Marie-Thérèse Lozac’hmeur, coordonnent l’organisation du pardon de Tronoën. Le déroulé de la journée, tel que précisé par Marie-Thérèse Lozac’hmeur et Camille Talagas, commence traditionnellement : « Cela commencera par une messe en plein air, sur le parvis, à 10 h 30. Elle sera célébrée par le père Jean-Paul Larvol. » Cette cérémonie religieuse est ensuite suivie d’une procession à la fontaine de Saint-Maudez qui était réputée pour guérir les piqûres d’insectes. Une chorale, le groupe Parenthèse gospel, participe également à l’événement, interprétant quelques chants sur le site, ajoutant une dimension musicale et contemporaine à la célébration.

Un événement spécifique, comme celui du dimanche 18 septembre 2022, illustre la richesse de cette adaptation. L’abbé Fañch Le Roux, assisté du diacre Gérard Françoise, a béni la vingtaine de surfeurs présente, avec leurs planches, au pardon de Notre-Dame de Tronoën, à Saint-Jean-Trolimon (Finistère). La cérémonie religieuse, présidée par l’abbé Désiré Larnicol et assistée de l’abbé Fañch Le Roux, ancien curé de l’ensemble paroissial du Guilvinec, a même débuté par une mise en scène originale, proposée par Youen de Tronoën, inventeur et champion du monde de surf round. Plusieurs surfeurs ont ensuite pris la parole pour évoquer ce qui les a frappés durant ces dix ans. Ces témoignages et cette implication active des surfeurs montrent comment le pardon est devenu un espace de partage et de réflexion, même si, comme l'a souligné Marie-Thérèse, « le changement des habitudes, qui a quelque peu dérouté les aînés. »

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Les Pardons Bretons : Origines, Histoire et Signification Profonde

Pour saisir pleinement l'originalité du pardon des surfeurs de Tronoën, il est essentiel de comprendre la nature et l'histoire des pardons bretons dans leur ensemble. Le mot « pardon » provient de l'idée de pénitence permettant de recevoir des indulgences le jour dédié au culte d'un saint. Parallèles aux indulgences, les pardons apparaissent au XVe siècle, connaissent un essor à partir de la Renaissance, puis perdent de leur importance au XVIIIe siècle pour renaître sous leur forme actuelle au XIXe siècle.

« La Bretagne est le pays des Pardons. Défiant les modes, ils y célèbrent huit cents saints légendaires dotés de pouvoirs mystérieux et avec lesquels ils entretiennent des relations bien particulières. Davantage qu'un pèlerinage, le Pardon breton mélange la fête religieuse et la foire profane. » Ces événements sont alors dédiés à des lieux précis, qu'il s'agisse de chapelles, d'églises, d'oratoires ou même de simples calvaires. Le XVIIIe siècle et la période révolutionnaire mirent à mal les pardons, mais la piété de la seconde moitié du XIXe siècle les a multipliés, chaque fête patronale devenant un pardon. La ferveur actuelle provient de cette époque, témoignant de leur résilience et de leur ancrage dans le paysage culturel breton. Autrefois, et parfois encore de nos jours, les fidèles se dirigeaient à pied vers le lieu d'un pardon sous forme de pèlerinage, accentuant la dimension de dévotion et d'effort personnel.

Le Déroulement et les Composantes d'un Pardon Traditionnel

Un pardon en lui-même comporte au moins une messe et une procession, un trajet entre l'église et un lieu déterminé. La messe et la procession peuvent avoir lieu à des moments différents de la journée, et des messes peuvent aussi avoir lieu la veille ou après le pardon, comprenant ou non une célébration eucharistique. Le lieu d'arrivée de la procession est immuable. Il est marqué ou non par une construction telle qu'un calvaire, une église, une fontaine sacrée, un menhir ou une simple route.

La procession, élément central du pardon, suit un ordre précis et symbolique. Elle comprend dans l'ordre une croix de procession, la bannière du saint du lieu, les croix et bannières des paroisses ou congrégations voisines, puis enfin les reliques du saint, entourées par le prêtre responsable de la cérémonie et des autres religieux. Les étals des marchands au pardon de Saint-Fiacre au Faouët, dans le Morbihan, montrent également la dimension profane et commerciale qui a toujours accompagné ces rassemblements. La présence d'une fontaine est très fréquente et joue souvent un rôle rituel important.

Les grands pardons, d'une envergure particulière, durent au moins trois jours, et les paroisses voisines s'y rassemblent avec un empressement où la religion et l'amour du plaisir ont peut-être une part égale. La veille, les autels sont surchargés d'ornements, les Saints sont revêtus du costume du pays, et les offrandes sont déposées à leurs pieds. Ces offrandes, parfois du beurre, des œufs, ou des oiseaux comme des poules blanches, sont apportées sur un brancard entouré de rubans et de fleurs, précédé par le tambourin du village, au bruit des cloches sonnées à toute volée, et des chants de joie de la multitude. Toutes les têtes se découvrent au passage de ces offrandes, marquant le respect et la dévotion.

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À l'issue des Vêpres, la procession sort de l'église avec ses bannières, ses croix et ses reliques, que portent sur des brancards, après en avoir acheté le droit, des hommes en bonnet blanc, en chemise de même couleur, ceints d'un ruban de couleur vive, et escortés de gardes costumés. Après les reliques, viennent les porteurs de bâtons coloriés, surmontés de divers Saints sculptés plus ou moins artistement, puis une multitude d'enfants avec des clochettes qu'ils agitent de toutes leurs forces. Quand la procession est arrivée à la croix du cimetière, le vieillard le plus vénérable prononce, au pied de la croix, la prière pour les morts et la rénovation des promesses du baptême, ancrant le pardon dans le cycle de la vie et de la mort, du passé et de l'avenir.

Les pardons ont une taille différente suivant le saint et la zone d'influence de celui-ci, allant du pardon à un saint vénéré dans un endroit unique aux grands pardons liés aux saints principaux de Bretagne, comme saint Yves, sainte Anne ou Notre-Dame. La finalité des pardons peut aussi influencer la fréquentation, comme l'imploration pour préserver les vaches de la maladie. De nos jours, c'est plus la ferveur d'un rassemblement ou le maintien d'une tradition qui motive les participants d'un pardon, plus que la foi. Certains pardons sont plus rares, comme les pardons mud ("muets") où les fidèles doivent observer le silence, ou les troménies, des pardons dont le parcours est circulaire, passant par différentes étapes.

Une description datant de 1894, par Le Braz, illustre la prévalence et la diversité de ces événements : « Tous les villages, en Bretagne, ont leurs pardons, et non point tous les villages seulement, mais toutes les chapelles, tous les oratoires et quelquefois jusqu'aux simples calvaires eux-mêmes. » Il raconte qu'en allant en voiture de Spézet à Châteaulin, il vit, sur le bord du canal, à l'endroit où la route franchit l'Aulne, une grande foule assemblée : "Que fait-là tout ce monde ?" demanda-t-il au conducteur. "C'est le pardon de Saint-Iguinou" lui répondit-on. Il chercha des yeux la chapelle, il ne la vit pas. Il y avait seulement, en contrebas du pré, une fontaine que voilaient de longues lianes pendantes et, un peu au-dessus, au flanc du coteau, dans une excavation naturelle en forme de niche, une antique statue sans âge, presque sans figure, un bâton dans la main, dans l'autre un bouquet de digitales fraîchement coupées. Nul emblème religieux, pas l'ombre d'un prêtre. Le recueillement cependant était profond.

L'atmosphère des processions est souvent décrite avec une richesse de détails. « Sur la route, pas une âme. Tout le monde est à la procession. Devant un humble débit de cidre, deux enfants, gardiens de la maison, lutinent un gros chien. Cependant la sonnerie de cloches redouble. (…) Une longue file d'hommes, de femmes et d'enfants, un millier d'êtres ondulent entre les deux ornières, viennent à moi. Au-dessus des têtes, se montrent la croix de l'église paroissiale, les bannières des confréries. De loin cela rappelle à s'y méprendre les saisissants cortèges du Moyen Âge quand toute une ville allait, en un pèlerinage fameux, supplier le saint d'intercéder en faveur de la cité. (…). On ne m'a point trompé : les riches vêtements de fête, aux couleurs éclatantes, aux broderies originales et laborieusement ouvrées, passent sous mes yeux, comme la plus extraordinaire débauche de couleurs, le plus bariolé des rêves. (…) En tête, portant les plus belles bannières, ou tenant dévotement les glands et les cordonnets, marchent les anciens, les patriarches du village, groupe inoubliable et superbe. Vingt ou trente vieillards, presque tous octogénaires, et dont les cheveux flottants, telles les chevelures dénuées des aïeules, blanches comme l'argent ou la neige, cachent le dos et les épaules et ne s'arrêtent qu'au bragou-bras, ou large braie du pays. (…) Des costumes vénérables (…) assemblage exquis de vestes bleu de ciel ou brunes, de culottes bouffantes en velours rouge ou vert, de vastes chapeaux enjolivés de rubans noirs, d'épais ceinturons en cuir blanc, sur la large plaque desquels apparaît la croix, le double cœur ou la face d'un saint local (…) À ce fouillis surprenant de nuances masculines, vient bientôt s'ajouter celui des costumes de femmes : les jupes jaunes ou écarlates s'étageant sous l'ample robe de coupe surannée mais encore élégante ; les tabliers de laine ou de soie, les mouchoirs brodés en batiste ou en mousseline, et les blanches coiffes ornées de dentelles, et dont les barbes tombent sur les épaules, avec une incomparable majesté. (…) La cloche maintenant s'arrête. Avec un bruissement de chapelets et de crucifix de cuivre, un exquis bourdonnement de voix enfantines, la procession s'éloigne, dévale la lande et disparaît à l'horizon. Elle s'en va vers Roc'hquilliou et s'en reviendra par Roc'hquérézen. »

L'affluence lors de ces rassemblements était autrefois considérable : « Comme de coutume, on est venu de loin, en voiture, à pied, voire (sic) en bateau, de Concarneau et de Rosporden, de Bénodet et de Quimper, d'Elliant et de Clohars, de Saint-Evarzec et de Pont-l'Abbé, de Melgven et de Perguet, de Mousterlin et de Saint-Ivy ; mais cependant c'est la guerre, l'affluence est moins considérable que jadis. (…) Tout autour, grand concours de peuple, véritable foule qui se presse, et parfois se bouscule légèrement. Beaucoup de beaux costumes bretons. Les couleurs foncées dominent naturellement. Les cols et les coiffes, avec leurs rubans variés, font des taches blanches, claires ; les tabliers relèvent l'ensemble de leurs notes gaies. Les hommes ont maintenant des coiffures bien différentes de celles d'autrefois. Elles ne s'ornent plus de rubans de velours pendant par derrière sur les épaules. La calotte, particulièrement haute, de ces chapeaux nouveau style, est ceinte de velours noir plis haut encore, rehaussé d'une boucle d'argent. Beaucoup d'enfants. » Ces descriptions soulignent la richesse visuelle et la ferveur populaire qui caractérisent ces pardons.

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Les Pardons des Chevaux : Une Dévotion Animale Spécifique

Au-delà des pardons traditionnels centrés sur des saints patrons humains, la Bretagne célèbre également des pardons dédiés aux animaux, en particulier les chevaux, reflétant une profonde connexion entre les habitants et leur bétail. Les pardons des chevaux ont comme saint patron saint Éloi à Quistinic, Guiscriff, Guidel, Louargat, Saint-Péver, Plérin, Bothoa, Ploudaniel, Plougastel-Daoulas, Montauban-de-Bretagne ; saint Alar à Paule, Plouarzel, Plozévet, Lanhouarneau, Landébia ; saint Télo à Landeleau ; saint Hervé à Gourin, Pédernec ; saint Gildas à Penvénan ; saint Salomon à Plouyé.

Ces célébrations se retrouvent dans diverses régions : « Cornouaille, Poher, Léon, Tréguier, Goëlo, Vannes ont leur "pardons de chevaux", anciens ou de création plus récente comme Baye, Guilligomarc'h. » Que ce soit à Saint-Hervé en Gourin, à Ploudaniel et Brélès en Léon, à l'île Saint-Gildas face à Penvenan en Trégor où les cavaliers à marée basse rivalisent de vitesse pour y accéder, entrant parfois à cette fin dans le flot à peine retiré (de même qu'à l'île Saint-Maudez), à Saint-Gildas de Carnoët en pays carhaisien, à Guiscriff où sont offerts en ex-votos de petits chevaux de bois, à Merlevenez, au Drennec en Clohars-Fouesnant, ou tout autre lieu sacré, le coup d'œil, dans le matin printanier, estival ou même automnal, bien que l'époque la plus généralisée soit la Saint-Jean d'été, est des plus curieux, de ces pèlerins d'un genre spécial accourant nombreux, par centaines, des fermes et des villages.

Les chevaux, préparés avec soin pour l'occasion, arrivent « à nu, bien étrillé, un flot de ruban à l'œillère, la queue tressée avec paille et ruban ou « caparaçonnés de dentelles, de guipures blanches posées sur des transparents de couleur ». Ainsi les décrit à Merlevenez Madeleine Desroseaux dans Bretagne inconnue. En Poher, la couverture du lit de laine verte fait tous les frais. »

Le rite de ces pardons équins diffère peu dans sa forme essentielle. Le premier soin des cavaliers est de faire opérer à leurs bêtes trois fois le tour de l'église ou de la chapelle en marchant contre le soleil, « a eneb an heol », les dirigeant donc par le côté de l'Évangile pour finir par celui de l'Épître, un sens différent des processions ordinaires. Selon la dévotion du lieu, ce rite est précédé, de la part du maître de l'animal, d'une offrande au saint patron : quelques pièces de monnaie, une poignée de crins, ou même une queue entière.

Après cette première étape, vient le moment de se rendre à la fontaine. Le trajet s'effectue librement ou en procession. La pieuse cavalerie est alors précédée, ou suivie, selon la coutume de l'endroit, des croix et bannières que, seuls, à l'exclusion des femmes, les hommes ont le privilège de porter ce jour-là. Quelquefois le tambour précède le cortège comme à Naizin, pour se rendre aux trois fontaines de Saint-Côme, Saint-Damien et de la Vierge. Il serait oiseux d'insister sur le pittoresque de ce défilé où chevaux de races et d'usages différents, suivant le travail auquel ils sont soumis, trait ou selle, et la contrée d'où ils viennent, souvent de loin, manifestent chacun d'après son caractère, ses habitudes ou son absence de discipline. Enfin, on arrive à la fontaine. De vieilles femmes y sont déjà à leur poste : elles ont descendu les degrés, et par-dessus le muretin de pierre courant, à l'ordinaire, autour du bassin, présentent aux cavaliers, contre menue monnaie, des écuelles pleines d'eau qu'ils déversent sur le dos, la croupe, les jambes, la poitrine, les oreilles de leurs destriers, en priant saint Éloi, le grand patron des chevaux. Ainsi que tout à l'heure autour du sanctuaire, c'est maintenant autour de la fontaine que se feront les trois tours rituels, toujours à l'encontre du soleil. Ces queues, de même que les bêtes offertes au saint, en tout ou partie, sont vendues aux enchères au profit de la chapelle. Le bon saint, couché dans sa robe monacale, sur son tombeau de granit, les pieds s'appuyant à un lion de pierre, doit encore veiller au produit des laitières et leur procurer du beurre, en qualité et quantité.

La portée de ces bénédictions s'étend à une grande variété d'animaux. « Seigneur, notre Dieu, que ces chevaux que protège saint Éloi, et les bovins que protège saint Cornély, les agneaux que protège saint Jean-Baptiste, les brebis que protège saint Drogon, les chiens de chasse que protège saint Hubert, les porcelets que protège saint Antoine, les coqs que protège saint Gall et les chats que protège sainte Gertrude reçoivent ta bénédiction ; et que les personnes qui possèdent ces animaux, en tirent profit, les font travailler ou dont ils sont les compagnons… » Cette prière souligne l'importance des animaux dans la vie rurale bretonne et la dévotion qui leur est associée.

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