La biodiversité marine de Nouvelle-Calédonie : Des récifs coralliens aux mollusques fascinants

La Nouvelle-Calédonie possède le deuxième plus grand récif corallien du monde qui s'étend sur 1600 kilomètres autour du continent, formant le plus grand lagon du monde. Des îles plus petites entourent le récif, notamment les îles Loyauté et l'île des Pins. La plongée est spectaculaire, attendez-vous à des eaux claires et à une vie marine abondante, notamment de grands poissons pélagiques, des dugongs, des requins, des raies manta et une vie macro. Il existe également de nombreuses épaves, plongée souterraine, sites de plongée en dehors de la barrière de corail. Bref, la Nouvelle-Calédonie offre quelque chose pour chacun. La ville de Hienghène offre une grande diversité de plongée avec une visibilité dépassant 30 mètres dans de bonnes conditions. Les grottes, les tunnels et les traversées de nage regorgent de coraux durs et mous de toutes les couleurs.

La plongée peut être pratiquée toute l'année en Nouvelle-Calédonie, mais mars-septembre offre la meilleure chance d'apercevoir des mantas et des requins. Les plongeurs auront besoin d'une combinaison de 3 mm à 7 mm, selon la période de l'année et la tolérance au froid. En accédant à cette page, vous reconnaissez et acceptez que les informations affichées ont été fournies par un ou plusieurs tiers. La mise à disposition de ce contenu est destinée à des fins d'information générale et ne constitue pas une recommandation ou une sollicitation à effectuer un achat ou à prendre une décision de quelque nature que ce soit. PADI ne garantit pas l'exactitude ou l'exhaustivité de ces informations et ne peut pas non plus garantir que ce contenu sera exempt de tout élément que vous pourriez trouver répréhensible ou autre. PADI vous rappelle de respecter les standards PADI d'adhésion aux règles de sécurité en matière de plongée et vous recommande de consulter un professionnel de la plongée connaissant le site et ses conditions actuelles avant de plonger.

Exploration scientifique et inventaire de la faune marine

Cette mission a eu pour objectif d’améliorer les connaissances de la faune des turridés (mollusques gastéropodes) du lagon sud-ouest de Nouvelle Calédonie. Les turridés (sensus lato), sont constitués d’un ensemble de familles précédemment rassemblées dans la famille des Turridae. La Nouvelle-Calédonie est une région de très haute diversité biologique et les turridés ne font pas exception. En effet, un état des lieux établi par le Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN) en 2007 faisait état de 231 espèces de turridés d’eau peu profonde (<100m) alors que plus de 500 morphotypes étaient inventoriés. Précédemment à mon affectation au Muséum de Genève, j’ai passé une dizaine d’années comme biologiste marin dans le Pacifique et plus notamment en Nouvelle-Calédonie. Cela m’a permis d’acquérir une bonne connaissance de la faune marine et de tisser un réseau local susceptible de favoriser ma recherche sur le sujet. Cette mission a été réalisée sur fonds personnels et conjointement avec le Dr. La collecte des spécimens s’est faite presque exclusivement en plongée bouteille, sans moyens destructifs.

La mission devait initialement se concentrer autour de Nouméa, zone réputée riche et qui présente un vaste ensemble de biotopes. Le projet original était d’échantillonner sur l’ensemble de la zone faisant face au grand Nouméa. Des problèmes de logistique (skipper et bateau indisponibles) nous ont amenés à réviser notre planning et nous a décidé de partir prospecter à l’ile des Pins pendant la première quinzaine. Nous avons rejoint le Kunié Diving Resort, seul club de plongée de l’ile qui nous a permis d’effectuer nos récoltes, avec l’autorisation coutumière, en s’intégrant à des palanquées de loisir. La deuxième partie de la mission, basée à Nouméa a été contrariée par une météo défavorable (vents violents liés à un cyclone sur le nord la Nouvelle Calédonie), ce qui ne nous a pas permis de sortir des abords immédiats de Nouméa, protégés par la chaine montagneuse des forts vents d’est. Aussi, les zones les plus riches du lagon et de la pente externe n’ont pas pu être prospectées, bien que notre hôte, M. Pierre Laboute, ait fait son possible pour favoriser nos récoltes. Pierre est un ancien directeur de plongée de l’ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer) de Nouméa, formidable plongeur avec plus de 10’000 heures de plongées bouteille et autant en recycleur, qui a fait partie des premiers explorateurs du lagon dès les années 70 et qui a écrit de nombreux livres de référence sur la faune du lagon. Pierre Laboute préparant son recycleur avant la plongée. Au total nous avons réalisé 16 sorties de prospection en plongée. Une trentaine de kilos de sédiments ont été récoltés, dont une moitié environ a été conservée après lavage, séchage et tamisage pour ne garder que les fractions comprises entre 1 et 5 mm.

La vie nocturne du lagon : une activité invisible le jour

La plongée de nuit c'est une ambiance particulière. Généralement la mer est plus calme, les contrastes thermiques sont plus faibles. A la nuit tombante, alors que les poissons, pour la plupart, s'endorment, toute une vie cachée se réveille et s'active. Mollusques et crustacés se mettent en quête de nourriture, et sortent pour brouter ou chasser leurs proies. En quelques minutes, de nombreuses espèces, comme les mitres, les térèbres, les murex ou natices, invisibles en journée, s'activent et sortent de leur cachette. Tous partent en quête d'une proie et tous sont des proies potentielles : certains ne passeront pas la nuit ! Toutes les traces ne se ressemblent pas et toutes ne conduisent pas à un mollusque. Les traces mènent aussi à des oursins, des pagures ou des crevettes. Mais les plongeurs expérimentés reconnaissent les traces des spécimens qui les intéressent, les suivent et, à leur extrémité, en surface ou enfouis, trouvent les organismes recherchés. Au-delà de 23h, chacun a déjà retrouvé un abri pour passer la fin de la nuit et la journée suivante.

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