L’île de Groix, le paradis des plongeurs ! D’avril à octobre, l’île de Groix est un site de plongée très apprécié des amateurs. Certains passionnés sont même capables de traverser la France pour passer plusieurs jours sur l’île pour plonger en mer. De nombreuses épaves et sites de roche sont à découvrir, notamment celles datant de la seconde guerre mondiale. Pour une expérience passionnante et inoubliable, encadrée par des moniteurs, vous pouvez pratiquer cette activité directement au départ de l’île, au club de plongée Subagrec à Port-Lay ou via le centre nautique Kerguélen Sports Océan basé en face de l’île à Larmor-Plage. L’île de Groix permet aux débutants en plongée (Niveau 1 : jusqu’à 20 m) comme aux plongeurs plus aguerris (Niveau 2 : entre 20 et 40 m ; puis Niveau 3) de pratiquer leur sport favori.
Sur cette si belle île, on a coutume de dire : « qui voit Groix, voit sa joie ! ». L’Ile de Groix - « Enez Groe » en breton - est une île française de 1500 hectares, située au Nord-Ouest de la France sur la côte bretonne, à 45mn en bateau de la ville de Lorient. Aujourd’hui, l’île vit principalement du tourisme saisonnier. Elle accueille de nombreux habitants en résidence secondaires, ainsi que des touristes de passage, notamment des passionnés de plongée sous-marine. On la surnomme aussi « l’île aux grenats » car très prisée pour sa richesse minéralogique : elle est le fruit d’un phénomène géologique très rare et regorge de trésors : plus de 60 minéraux y ont été répertoriés. On y trouve des grenats, des albites et du schiste vert et bleu, entre autres minéraux. Certains sont même spécifiques à l’île ! Groix offre aux visiteurs et à ses habitants des paysages époustouflants, aujourd’hui protégés par la Réserve Naturelle François Le Bail. Mais ce que vous allez surtout apprécier, ce sont bien sûr ces fonds marins et ces nombreux spots de plongée, dont plusieurs épaves, pour la plupart vestiges de la 2nde Guerre Mondiale.
La biodiversité sous-marine de l'île de Groix
L’eau est généralement claire et les algues poussent en profondeur, abritant de nombreuses espèces sur de grands espaces sous-marins. Vous êtes sur la côte Atlantique française : les fonds marins sont constitués de sable, de rochers, des grottes, des tombants, d’herbes marines et d’algues. Ce paysage aquatique permet une grande biodiversité : aujourd’hui plus de 700 espèces ont été inventoriées. Cette riche biodiversité de la faune et de la flore s’explique par la situation géographique de l’île de Groix : on y trouve des espèces de l’Atlantique Sud qui cohabitent avec des espèces de l’Atlantique Nord. Vous y observerez - entre autres espèces - des éponges, de limaces, des poulpes, des gorgones, des champs de laminaires, des congres, des tacauds, des homards, des langoustes, des araignées de mer, des vieilles et des tourteaux - ce crabe typique de notre côte atlantique. Les plongeurs auront le plaisir de rencontrer des poissons colorés, comme le mâle coquette (Labrus mixtus), des anémones vertes (Anemonia viridis), des anémones marguerites (Actinothoe sphyrodeta) et des anémones bijoux (Corynactis viridis).
Les épaves emblématiques de la Seconde Guerre mondiale
L’épave phare à découvrir à Groix est celle du U 171, un sous-marin allemand, qui a été torpillé au large de Pen Men par une mine en revenant à la base des sous-marins de Keroman. Cette épave est à 38 mètres de fond, et nécessite un niveau 2. C'est un U-Boot du type IX-C, construit à Brême aux chantiers Deschimag AG Wesser, mis en service le 25 octobre 1941. Il repose à plat, orienté Nord-Sud. On se rend compte immédiatement que l’épave a souffert. L’infortuné sous-marin a sauté sur une mine le 09/10/1942. Longueur : 40 m, hauteur : 6,30 m (kiosque), repose à plat.
Une autre épave est accessible aux Niveau 1, celle du Cyrano, un remorqueur situé à 18 mètres de fond, pas très loin de Port-Lay. Le Cyrano était un remorqueur allemand coulé en 1944 après avoir heurté une mine. Sans oublier l’épave du Sperrbrecher 134 (20 mètres de fond), cargo de commerce à vapeur réquisitionné par l’armée allemande en 1940 pour des opérations de déminage, et bombardé en 1944. Ce bateau avait pour mission d’escorter les sous-marins à travers le champ de mines qui protégeait la passe de Lorient.
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Le V709, ex-Guido Mohring (25 mètres de fond), est appelé l’« épave du canon » en raison du canon situé sur la proue et qui semble viser la surface. C’est un dragueur de mine allemand, coulé le 14 mars 1944 par l’explosion d’une torpille qu’il transportait. Dans son ensemble l’épave est cependant assez abîmée, surtout l’arrière, elle est habitée par de nombreux congres. Le Chasseur 16 (27 mètres de fond), bâtiment de la Marine Nationale, a été coulé avant que son armement ne soit terminé. Enfin, le Philip K. est un cargo allemand coulé le 8 août 1944.
Exploration technique et conseils aux plongeurs
Le littoral sous-marin de l’île de Groix vous offre, en plus de ses spots d’épaves, un paysage sous-marin très varié, avec des fonds sableux, des tombants, des rochers et même des grottes. Vous pourrez ainsi diversifier vos excursions subaquatiques, afin de ne jamais vous lasser de vos plongées sur ce petit paradis sous-marin préservé. Nota bene : pensez à vous munir d’une lampe sous-marine pour les excursions de plongée autour de l’île, car les eaux peuvent être troubles ou sombres à mesure que l’on descend en profondeur.
La sécurité avant tout : Un binôme vigilant est non négociable. La météo et les marées sont reines : On ne s’aventure jamais sur une épave sans connaître les courants, les horaires de marée et la météo. On regarde avec les yeux : Une épave est un artefact historique et souvent une sépulture. Par respect pour les marins et pour l’écosystème qui s’y est créé, on ne touche à rien, on ne pénètre jamais à l’intérieur et on ne remonte aucun « souvenir ».
Au-delà de Groix : La richesse des fonds du Morbihan
Plonger dans les eaux du Morbihan jusqu’à ses épaves sous-marines, c’est pénétrer dans un univers parallèle. Ici, l’agitation littorale laisse place, en quelques minutes, au silence des profondeurs. Avant même que vous ne vous immergiez, Belle-Île-en-Mer vous plonge dans un décor à couper le souffle, et l’arrivée sur Le Palais procure un véritable dépaysement. Sous la surface de ses eaux cristallines, les paysages sous-marins sont d’une beauté tout aussi saisissante.
Le club Angelus Plongée, situé sur le port, vous emmène sur plusieurs épaves sous-marines fascinantes :
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- Le Philippe Éric (20 mètres de fond) : un chalutier péri en 1983, aujourd’hui investi par une colonie de congres.
- L’Hanan (24 mètres de fond) : coulé dans les derniers jours de la Seconde Guerre Mondiale avant de réussir à atteindre le continent.
- L’escorteur de l’Hanan (28 mètres de fond) : également abattu par des bombardiers anglais.
- Le Kansan (24 mètres de fond) : une épave de cargo américain dont les restes s’étendent sur plus de 100 mètres.
Avec l’équipe de Quiberon Plongée, vous pourrez descendre sur :
- L’Angers (18 mètres de fond) : un cargo vapeur anglais qui heurta une roche et sombra dans la nuit du 4 novembre 1918.
- Le Cuirassé France (25 mètres de fond) : devenu après la Guerre navire-école pour les élèves de la Marine Nationale, coulé en 1922 après avoir, lui aussi, talonné une roche alors inconnue sur les cartes.
- L’Artiglio (20 mètres de fond) : au large de l’île de Houat, navire bien connu dans le monde des scaphandriers qui intervenait sur les épaves… avant de l’être, à son tour, en 1930 : il coula en moins de 45 secondes.
L'expérience de l'apnée sur épave
Explorer une épave en apnée est une expérience à part. C’est un dialogue intime avec le passé, un vol silencieux au-dessus d’une histoire figée dans le sel et le temps. À 10 mètres, par exemple, l’épave de l’Édouard Gougy est devenue un véritable récif artificiel. Ses tôles éventrées sont le refuge de bancs de tacauds qui dansent en nuage, de congres timides cachés dans les recoins sombres et de bouquets d’anémones-bijoux. Voir la lumière du soleil jouer sur sa coque colonisée par les algues est un spectacle d’une poésie folle. À 18 mètres, l’effort est récompensé par une sensation d’isolement et de privilège intense dans le bleu plus profond. Enfin, à 20 mètres, l’exploration relève plus du « survol » rapide, une plongée empreinte d’humilité et de puissance où l’on ne fait que passer, comme un fantôme rendant visite à un autre.
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