L’univers des montres de plongée vintage constitue un terrain d’exploration fascinant pour les amateurs d’horlogerie. Parmi les pièces qui suscitent l’intérêt des collectionneurs, les montres de la marque Thales occupent une place singulière. Ces garde-temps, souvent imprégnés du charme brut des années 1960 et 1970, témoignent d’une époque où la montre outil (« toolwatch ») passait progressivement du poignet des professionnels aux bras des vacanciers.
La Thales Super Compressor : Une icône technique des années 60
La Thales Super Compressor s’inscrit dans la grande tradition des montres de plongée des années 1960, utilisant le légendaire boîtier Super Compressor signé EPSA (Ervin Piquerez S.A). Ce type de boîtier, reconnaissable à sa double couronne et son fond spécifique, était conçu pour renforcer l’étanchéité à mesure que la pression augmentait sous l’eau.
Dotée d’un mouvement automatique, souvent le calibre ETA 2472 réputé pour sa fiabilité et sa longévité, cette montre se distingue par des caractéristiques techniques robustes. Son boîtier de 36 mm (hors couronne) abrite une lunette interne tournante parfaitement fonctionnelle, élément typique de ces modèles. Le bracelet Tropic d’origine renforce son look sportif et rétro. Cette montre de plongée vintage au charme brut et authentique fonctionne parfaitement et demeure une pièce recherchée par les passionnés. Le calibre ETA 2472, présent dans de nombreux exemplaires retrouvés par les collectionneurs, s'avère être une mécanique aussi vaillante que si elle était neuve.
Le phénomène des « Skin Divers » : Une énigme industrielle
Il existe également des modèles de plongée Thales identifiés sous l’appellation « Skin Diver ». Ces montres soulèvent des interrogations passionnantes sur les méthodes de production de l’époque. Les recherches montrent qu’il existe des YEMA, des LIP et des HELBROS appelées « SKIN DIVER » qui partagent exactement le même fond, avec des inscriptions communes : « SKIN DIVER », « All Stainless Steel », « Antimagnetic », « 100% waterproof tested » et « 20 atmosphers ».
La question qui anime les forums de collectionneurs est de comprendre pourquoi plusieurs marques partageaient une même boîte et un fond commun. D’une marque à l’autre, la forme des aiguilles peut varier, mais la similitude des composants suggère une standardisation industrielle où des maisons horlogères s’approvisionnaient chez les mêmes sous-traitants pour répondre à la demande croissante des plongeurs amateurs. Cette Thales est en plusieurs points semblable avec les Superman ou Lejour, ce qui souligne l’interconnexion des catalogues horlogers de ces décennies.
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Évolution et usage des montres de plongée
Initialement, ces montres outils étaient destinées aux professionnels de la plongée, et notamment aux nageurs de combat. Avec l’essor du tourisme et des clubs de plongée dans les villages vacances, les plongeuses sont passées des hommes-grenouilles aux touristes. Aujourd’hui, les vraies plongeuses répondent à la norme ISO 6425, qui impose des critères stricts : lunette tournante unidirectionnelle, aiguilles et index luminescents, et une protection antimagnétique.
Si les montres de plongée étaient souvent des mastodontes horlogers aussi lourds qu’un fer à repasser, l’évolution technologique a permis des prouesses incroyables, comme des modèles pesant à peine 52 grammes ou des boîtiers utilisant des technologies « zéro oxygène » pour éviter la formation de buée. La diversité des designs est immense, allant des boîtiers de 38 mm plus unisexes aux pièces massives de 45 mm en titane étanches jusqu’à 600 mètres.
La lunette de plongée : Un outil de sécurité indispensable
La lunette tournante unidirectionnelle est un outil de sécurité permettant de mesurer un temps d’immersion. Elle ne peut tourner que dans un sens pour éviter toute erreur accidentelle. Avant l’immersion, il suffit d’aligner le repère de la lunette avec l’aiguille des minutes pour suivre en un coup d’œil la durée de la plongée. Sur certains modèles vintages, comme ceux utilisant des boîtiers Super Compressor, la lunette est interne et actionnée par une seconde couronne, une solution esthétique qui a marqué l’histoire de l’horlogerie.
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