Le monde nautique est en constante évolution, marqué par des innovations qui redéfinissent la manière de naviguer et de pratiquer les sports de glisse, tout en soulignant l'importance cruciale de détails techniques pour la sécurité et la performance des équipements. Parmi ces avancées, le foil représente une véritable révolution, permettant aux planches de léviter au-dessus de l'eau. Parallèlement, la mise à l'air libre des systèmes, qu'il s'agisse de réservoirs de carburant ou d'équipements sportifs, demeure un aspect fondamental, souvent sous-estimé, garantissant leur bon fonctionnement et leur durabilité. Cet article explore ces deux domaines, dévoilant la magie et la technologie derrière le foil, ainsi que les principes essentiels et les impératifs de la mise à l'air libre.
Le Monde du Foil : Une Révolution Nautique et Ses Multiples Facettes
Le foil, ce truc qui permet à la planche de sortir de l’eau et qui révolutionne l’industrie des sports de glisse, est aujourd'hui une réalité omniprésente. Nous en sommes tous accrocs. Cette technologie est issue du monde nautique, notamment des voiliers de courses, où elle a d'abord été popularisée au Vendée Globe car elle permettait de gagner en vitesse en réduisant les frottements avec la coque. Le foil est apparu ensuite en Windsurf et Kitesurf avant de toucher finalement presque toutes les disciplines de glisse sur l’eau. Feu foil, ça décolle. Sur les mers, les océans et les lacs, de plus en plus de planches de glisse lévitent. Elles ne flottent pas sur l’eau mais sur l’air.
Lévitation sur l'Eau : Les Principes du Foil
Comment cela fonctionne-t-il ? Magie ? Télékinésie ? Que nenni. Juste de la technologie. Le foil interpelle, séduit, fascine et gagne un nombre croissant de pratiquants. Le foil est une partie amovible, une greffe sur le mot et sous la planche. Ce qui va permettre au foil de s’élever, c’est son décollage qui ne se fait pas dans les airs mais sous l’eau. Ce sont des concepts d’aéronautique appliqués aux sports nautiques ; le foil c’est une innovation avant tout. Bien que le foil avait déjà été greffé sur planche dans les années 2000. Sur la planche, sur la vague, on recherche des sensations uniques. L'Annecy Foil Team, par exemple, met en lumière le caractère enchanteur de cette pratique. S’il y a bien un peu de magie, c’est dans les sensations que procure la pratique. Le « foiler », c’est aussi un rêve blanc, rapprochement plutôt parlant pour les habitants des Savoie, puisqu’il pourrait s’apparenter à skier ou faire du snow en poudreuse.
Un Éventail de Disciplines Foil-Friendly
L'adoption du foil a engendré une multitude de disciplines, chacune avec ses spécificités. Le terme "foil" englobe plusieurs pratiques dont le Kitefoil, le Windfoil, le Wakefoil, le Surfoil, le SUP foil, et plus récemment le Pumping foil et le Wingfoil. Il faut noter qu'on utilise parfois mal le terme, bien que le principe reste le même. Par exemple, ‘Surffoil’ est synonyme de Surfoil, combinant le surf et le foil. Basés dans le Sud de la France, de nombreux passionnés pratiquent le foiling depuis de nombreuses années, si bien qu’aujourd’hui, ils parlent de Kitefoil, Windfoil, Wingfoil, SUPfoil, Surf-foil et Wakefoil. N’allez pas vous méprendre, le suffixe « -foil » n’est pas ajouté sur tous les mots, juste ceux qu’il embellit.
Le Wingfoil : La Nouvelle Vague des Sports de Glisse
Une rafale d’enthousiasme s’est levée à l’égard du Wingfoil. C'est le benjamin des sports nautiques, né et présenté il y a 3 ans sur la plage, sous les cocotiers d’Hawaï. C’est encore un jeune sport mais avec une croissance rapide et exponentielle. Le Wingfoil est le fruit d’un mariage entre Windfoil et Kitefoil. L’aile n’est plus ni accrochée, ni dans les airs, mais tenue dans nos mains. C’est remarquablement novateur. L’aile évolue rapidement, comme celles d’un papillon. Par exemple, on est déjà à la 5e génération d’aile depuis la première présentation de 2019 chez Boards&More. Le travail de recherche et de développement est constant et le nombre de pratiquants grandissant, avec une répartition équilibrée entre kiters, windfoilers et wingfoilers.
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Les avantages du Wingfoil sont nombreux, offrant une liberté inégalée. Tu peux aller surfer à des endroits où en temps normal tu ne pourrais pas. Il n’y a pas les interdictions du kite, les spots de levage autour du lac d’Annecy se comptent sur les doigts d’une main. L’aile en elle-même est très maniable ce qui te rend beaucoup plus libre de tes mouvements, alors qu’en kite par exemple, tu es solidaire du harnais. C’est plutôt sécurisant, car la voile, tu la tiens dans les mains. Si ça s’passe mal tu lâches et ça s’arrête. Enfin, hors de l’eau, c’est léger. En wing, la planche est plus petite et l’aile prend moins de place. La facilité est également un atout majeur, avec une mise à l’eau et une sortie de l’eau très rapide. À la fin de sa session, il a été observé que le matériel pouvait être plié en une minute.
De plus, le Wingfoil est moins tributaire des vents. Il y a un gros potentiel pour les lacs. En effet, les zones comme celles du bassin annécien ne disposent pas de vents constants. On n’est pas à Tarifa, il n’y a pas 30/40 nœuds tous les jours, ici, or pour faire de la Wing, tu peux partir avec 7/8 nœuds, ce qui est différent en Kite et en planche à voile. Le lac de Monteynard est un gros spot de Wingfoil, preuve de son adaptabilité à divers environnements. Le sport monte, ça devient un gros marché et ça ne fait que commencer.
Les Performances des Foils et leurs Caractéristiques
Le choix du foil est crucial et dépend des préférences et des conditions. Par exemple, le 540 est moins fun, mais il y a vraiment peu de portance ; il faut toiler et c'est compliqué de s'amuser en Free-fly. C'est un peu trop extrême comme profil (14mm) et comme surface. Le foil réplique tréééééés vite sans vitesse, ou sans power dans la wing. C'est quasiment le même foil que le foil de race de Kitefoil. En revanche, le 600 est un peu plus grand que le 540 (5cm plus large en envergure également), un peu plus épais mais beaucoup moins extrême. La plage basse pour un poids moyen et un petit matos est grosso modo 15-17nds régulier pour les deux foils (600 ou 800), par contre le 600 déjauge un peu plus difficilement donc il faut un pumping (foil+wing) plus "énergique" pour déjauger.
Le 600 va un peu plus vite, oui et c'est net. Du coup, il permet de prendre plus d'angle dans les courbes, plus rapide à basculer backside/frontside (même avec un mât de 96cm). Le foil "renvoie" vraiment bien dans les courbes, on sent vraiment ce petit foil accélérer dans les courbes en freefly, quelle évolution par rapport à un premier foil de wing (comme un Gravity 1400). Le freefly est jouissif, du moment où il y a de la vitesse au départ de la neutralisation de l'aile (par exemple, avec une houle de 50cm-1m et un vent de 20-25nds). En conclusion, si on veut déjauger plus "tranquille" sans avoir à s'exciter sur la wing au watersart, le 800cm est un bon choix. Il est aussi envisagé de commander le 1150, non pas pour le wingfoil, mais pour s'essayer au Downwind (DW) et peut-être au surfoil, sans les risques liés aux rochers, mais juste sur du sable.
Le Foil Assisté : L'E-Foil
Le foil assisté, ou E-Foil, pousse l'innovation encore plus loin. La batterie de ce foil assist se compose de quatre blocs de 97 Wh, pour un total de 388 Wh, chacun sous la limite réglementaire pour l’avion. Il est possible d'en associer deux pour atteindre 776 Wh. Cela permet de prolonger la session jusqu’à 80 minutes au lieu de 40 minutes. Une charge complète s’effectue en seulement 25 minutes grâce à une puissance de 18 A. Le pod moteur universel s’installe sur tout foil doté d’un rail de 90 mm. On peut même remplacer le mât par une version intégrée. Le montage se fait en moins de 5 minutes. La télécommande offre un contrôle précis avec retour télémétrique, verrouillage de sécurité et recharge sans fil. Le TakeOff Air permet de rider en prone foil, en downwind, en wing ou en e-foil. Le Manta TakeOff Air se distingue par sa batterie modulable, sa charge rapide, sa compatibilité étendue et sa légèreté. Le tout dans un design pensé pour toutes les disciplines du foil. Que l’on soit débutant ou confirmé, c’est un système fiable pour s’initier ou progresser sans contraintes.
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L'Importance Cruciale de la Mise à l'Air Libre dans les Systèmes de Carburant
Outre les innovations en matière de glisse, des aspects techniques fondamentaux garantissent le bon fonctionnement et la sécurité des équipements, notamment la mise à l'air libre des réservoirs. Lorsque un réservoir de carburant se vide, l’essence absorbée par le moteur est remplacée par de l’air. C’est le rôle de la mise à l’air libre des réservoirs de carburant d’assurer cette fonction. Une mise à l’air libre est généralement constituée d’un conduit reliant la partie supérieure intérieure du réservoir et une évacuation à l’extérieur de la cellule.
Fonctionnement et Risques d'Obstruction
Si ce conduit est bouché, ce peut être le cas avec des insectes qui se sont colmatés sur la sortie extérieure de la mise à l’air libre mais aussi de la poussière ou du givre, une dépression va se créer dans le réservoir. Cette dépression peut avoir des conséquences graves, comme l'arrêt du moteur, simulant une panne de carburant. Il est donc important de vérifier l’état des mises à l’air libre des réservoirs lors de la visite prévol. Les probabilités de mises à l’air libre bouchées restent faibles, mais le risque zéro n’existe pas.
Un rapport d’enquête du NTSB (National Transportation Safety Board) en atteste. Le pilote d’un Beech A36 était en croisière au-dessus d’une couche nuageuse quand soudain, le moteur s’est arrêté comme lors d’une panne de carburant. Alors que le monomoteur traversait la couche nuageuse, le pilote a rebasculé le sélecteur sur le réservoir gauche et s’est concentré sur les instruments pour contrôler la trajectoire. Il a retrouvé la vue du sol à environ 1 500 ft/sol et s'est préparé à un atterrissage forcé sur une route. Au toucher, le train principal droit a traversé une ornière et l’appareil a quitté la route, finissant dans le fossé. À l’enquête, le NTSB a noté que les deux réservoirs contenaient du carburant, que les bouchons de réservoirs étaient bien en place. À l’analyse du moteur, les pompes mécanique et auxiliaire étaient fonctionnelles. Un examen a montré que la mise à l’air libre du réservoir gauche était obstruée. La purge était en position fermée ne permettant pas à l’air de passer. Avec la mise sous pression de la canalisation lors de l’enquête, l’obstruction est partie, révélant des restes d’insectes. Les procédures d’urgence du constructeur de l’avion précisent que pour un redémarrage du moteur en vol après un arrêt, il faut mettre la pompe carburant auxiliaire en marche.
Différents Types et Localisations
Différents types et localisations sont possibles selon les constructeurs. Pour la mise en pression, ce peut être un simple tube placé verticalement sous le fuselage ou à l’intrados des voilures, avec une perforation latérale supplémentaire assurant bien la mise à l’air libre. Pour la sortie du conduit, ce peut être une sortie protégée par un petit carénage sur le dessus du dos de fuselage (DR-400, GY-80), mettant en dépression l’extraction pour accélérer l’écoulement de l’air, ou des sorties aux saumons de voilure si cette dernière a un dièdre important. On notera que, contrairement aux prises de pression statique et dynamique (Pitot), les pratiques ne prévoient pas de mettre de cache aux mises à l’air libre, suite sans doute aux faibles probabilités de les voir bouchées.
Sur les bateaux, des problèmes similaires de trop-plein peuvent survenir lors du ravitaillement. À chaque plein, certains déconnectent le tuyau de mise à l'air et le fixent dans le goulot d'une bouteille d'eau vide pour récupérer le trop-plein, mais c'est fastidieux. Ce problème est très gênant en Grèce ou pire en Turquie où les forces de l'ordre guettent à la pompe, comme les nôtres aux radars. Une solution existe grâce à un petit machin vendu tout fait chez les ships qui se branche sur le tuyau du trop-plein. Depuis, plus aucun problème. Il faut demander à un ship car le nom du bidule est souvent oublié. Une autre approche consiste à percer un trou sur la coque au plus haut possible pour y poser un évent de mise à l'air libre du réservoir. Sur certains bateaux, la seule possibilité est de la positionner sur le roof, nécessitant de trouver le cheminement adéquat. La mise à l'air libre peut se faire par un petit nable relié à un tuyau carburant d'environ 15-16mm de diamètre qui sort de la cuve à gazole et monte au-dessus du nable de remplissage. Un petit trou dans la coque en dessous du liston, à la jonction coque/pont, et le tour est joué. Comme cette mise à l'air libre est plus haute, il n'y a pas de problème de remplissage car lorsque le réservoir est quasi rempli, le nable "siffle" et avertit qu’il faut stopper. Cependant, même avec des tentatives de placer le nable plus haut, cela peut encore "pisser plus loin mais ça pisse quand même".
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Entretien du Matériel de Glisse Foil : Durabilité et Performance
La longévité et les performances de l'équipement de foil dépendent grandement d'un entretien méticuleux. Le matos est léger donc fragile. On n'est plus dans les années 70 avec du plastic increvable et à toutes épreuves.
Protection Contre les Éléments
Le soleil est un ennemi silencieux de l'équipement. Les boards comme les ailes n’aiment pas le soleil. Les boards de wing encore plus. Ce sont des gros volumes qui avec les changements de températures doivent décompresser. D’où la raison de leur valve de décompression. Lorsque vous faites une longue pause hors de l’eau ou lorsque vous avez fini de naviguer, rangez votre kite. L'exposition au vent sur la plage est également préjudiciable. En effet, comme avec le soleil, lorsque vous laissez votre kite sur la plage, nez au vent, le bord de fuite peut battre (flapper) et provoquer une usure prématurée du matériau et la création de marbrures.
L'humidité et le sel sont d'autres facteurs à surveiller. Il est important de sécher autant que possible son wing avant de la ranger. Le plus simple est de laisser votre wing sur la plage le temps qu’elle sèche. Ne surtout pas rincer votre aile si vous ne pouvez pas la faire sécher correctement. Ne stockez pas votre kite s’il est encore mouillé ou humide. Séchez-le toujours autant que possible avant de le ranger dans son sac. De fait, une aile mouillée laissée dans le sac est sujette à divers problèmes qui peuvent aller jusqu’au décollement des valves. Certains pensent que le sel préserve l'aile et l'empêche de moisir, mais le séchage reste primordial.
La température de stockage joue également un rôle crucial. Le stockage n’est pas à négliger si vous voulez prendre soin de votre matériel. Il est préférable de ne pas stocker votre matériel dans un endroit trop chaud. La colle utilisée pour les valves de votre wing est une colle thermique, qui risquerait de fondre sous une trop forte chaleur. Stocker correctement son kite est important pour éviter une usure prématurée de l’aile.
Conseils de Stockage et Manutention
Pour le stockage, il suffit de stocker votre wing en hauteur pour éviter que certains insectes ou autres nuisibles ne viennent l’abîmer. Pendant les sessions sur l'eau, un point important est de toujours avoir son wing sous le vent et sa board au vent, afin de minimiser les contraintes sur le matériel.
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