Guide complet : Le Long John et l'équipement pour le Stand Up Paddle

La pratique du Stand Up Paddle (SUP) a connu un essor fulgurant depuis une petite dizaine d'années. On en voit partout : lac, mer, océan, rivière. Plusieurs raisons expliquent cet engouement. Le Stand Up Paddle est facile à prendre en main. Tout le monde peut s'y essayer. Du sportif qui vise la performance au moins sportif qui veut juste profiter d'être à l'eau, il y en a pour tous les goûts. Avec la mode des sports de glisse et des réseaux sociaux, le paddle est devenu la bonne alternative pour pratiquer. Son image branchée, cool et saine rentre parfaitement dans ce courant d'une vie « healthy ». Mais le paddle, ce n'est pas que pour faire des photos cool sur Instagram. C'est une discipline à part entière et pour certains, un mode de vie.

L'importance de la tenue selon les conditions

Pour pratiquer le paddle en toute sérénité, comme pour toute activité nautique, votre tenue doit d'abord être choisie en fonction de la température de l'eau, avant même de considérer celle de l'air ou la saison. Le choix de la tenue est crucial pour votre confort et votre sécurité. Pour le paddle, il est recommandé de porter des vêtements adaptés qui assurent chaleur, protection contre le vent et visibilité. La question « que porter pour faire du paddle ? » se résume à une équation simple : plus l'eau est froide, plus l'isolation doit être importante. Par conditions froides, une combinaison étanche bien ajustée est la plus sécure.

L'astuce pour bien s'habiller réside dans la technique des couches : commencez par une première peau en lycra respirant, ajoutez une polaire fine si besoin, et terminez par une veste coupe-vent imperméable. Privilégiez des matières extensibles comme l'élasthanne ou le néoprène souple pour ne pas entamer votre amplitude de mouvement.

Le Long John : la solution polyvalente

Quand on pense aux sports nautiques, vient de suite à l’esprit la protection contre l’eau froide en cas de chute de son paddle et le choix de la combinaison néoprène pour que la sortie paddle ne se transforme pas en sortie galère. Si vous partez pour une balade sur eau calme par temps ensoleillé avec une planche que vous connaissez, votre choix de combinaison ne sera pas le même que si vous partez pour une après-midi SUP surf dans les vagues. Vous partez pour faire une longue ou moyenne distance, en hiver ou sur un lac où l’eau reste fraiche même à mi-saison ou l’été, la météo est clémente et votre risque de tomber à l’eau est faible. La combinaison idéale est dans ce cas-là la Long John (ou LongJane pour les femmes).

D’épaisseur assez faible (1 à 3 mm en général), cette combinaison néoprène couvre les jambes et le torse mais dégage les bras, permettant de ramer sans avoir trop chaud ou souffrir d’irritation au niveau des aisselles. La Long John est donc une combinaison intéressante et parfaite pour diverses conditions, et il est possible d’ajouter un lycra (en polaire l’hiver) et/ou une veste coupe-vent pour avoir une tenue polyvalente et parfaite en plusieurs occasions. En cas de coup de chaud, la Long John se roule à la taille sans être encombrante. Le long john est une tenue confortable pour la race et la balade sportive en eau tempérée/froide. Son port par-dessus sa combinaison n'apporte rien. En polypropylène, il a l'avantage d'être respirant.

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Variantes et autres protections néoprène

Une solution mixte pour aller faire du paddle est le pantalon néoprène auquel on ajoute une veste ou un top néoprène. Se rapprochant du Long John pour l’épaisseur, cette tenue ne se substitue malheureusement pas à une combinaison néoprène intégrale en raison des entrées d’eau qu’elle génère. Le shorty néoprène est une combinaison avec manches et jambes courtes. Ici encore l’épaisseur reste assez faible et le shorty est parfait pour l’intersaison. Il protège le corps du froid de l’eau mais permet d’avoir les jambes et les bras à l’air.

L'intégrale est la tenue qui offre la meilleure protection thermique si on doit tomber souvent ou rester dans l'eau. Elle est indispensable en surf en dessous de 14°C. Ces combinaisons en néoprène ont l'avantage d'être très étanches en cas de chute. À réserver aux frileux et au SUP surf en eau froide (moins de 10°C). Pour faire du paddle dans une eau inférieure à 12 °C, il est essentiel de bien s'habiller avec une combinaison intégrale en néoprène d'au moins 5 mm d'épaisseur, idéalement doublée d'une sous-couche en polaire pour un maintien optimal de la chaleur.

Accessoires de protection pour extrémités

En eau froide, il est primordial de protéger vos mains, pieds et tête, car ce sont les premières zones à perdre la chaleur corporelle. Des chaussons néoprène de 5 à 7 mm d'épaisseur sont parfaits pour l'hiver, tandis qu'une épaisseur de 2 à 3 mm suffit pour la mi-saison, tout en limitant les frottements avec la planche. Privilégiez des coutures thermo-soudées pour éviter les infiltrations d'eau et augmenter la durée de vie de vos accessoires.

On perd beaucoup de chaleur par la tête. Le bonnet représente une bonne option en balade ou surf tranquille lorsqu'il fait froid. La cagoule protège en plus de la casquette la gorge et la nuque. Les cagoules permettent aussi d'augmenter l'étanchéité de la combinaison au niveau du col. Pour la protection du haut du corps, il est préconisé en première ou deuxième couche, le sous-vêtement Bipoly. Il est hydrophobe et étudié spécifiquement pour les sports d’eau.

Matériel et critères de choix du SUP

L'attrait du SUP pour le grand public a poussé de nombreuses marques à s'essayer au paddle, au point d'en inonder le marché. Dans ces conditions, comment choisir son SUP ? Plusieurs critères rentrent en jeu : construction, programme, gabarit, niveau et évidemment budget. Un Stand Up Paddle rigide est super confortable sous les pieds. Il possède une meilleure glisse, va plus vite, absorbe mieux les clapots et permet de surfer. Grâce à ses rails affinés, mordez la vague et faites de vraies manœuvres.

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À l'inverse, le Stand Up Paddle gonflable a pour principal atout son côté pratique. Contrairement au rigide où il faut suffisamment de place pour le stocker, un modèle gonflable se range dans un gros sac à dos. Moins fragile que le rigide, le SUP gonflable est construit dans les mêmes matériaux que les bateaux de rafting ou les Zodiacs. Il peut s'utiliser en rivière sans crainte de l'abîmer.

Pour un paddle gonflable, nous recommandons un budget minimum de 450 €. Un véritable paddle gonflable doit être composé à l'intérieur de dropstitch. Il s'agit de fils verticaux qui solidifient la planche et rendent le gonflage parfaitement équilibré. Les SUP de mauvaise qualité sont assemblés sans dropstitch. Résultat ? Ils s'usent vite et sont mal gonflés. Ils peuvent vriller, perdre leur shape original et tourner tout seul à l'eau.

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