Les Sept Voiles : Histoire et Symbolisme

L'expression "les sept voiles" évoque un imaginaire riche en symboles, en mystères et en quête spirituelle. De l'aventure humaine aux interprétations ésotériques, en passant par les références historiques et artistiques, les sept voiles se présentent comme un fil conducteur à travers divers domaines de la connaissance et de l'expérience humaine.

Une Épopée Intérieure : La Quête du Nom

Au début des années 2000, un groupe de jeunes en cure de désintoxication, accompagnés par Pierre-Yves Albrecht, entreprennent un voyage de plusieurs milliers de kilomètres autour de la Méditerranée. Cette aventure n'est pas seulement géographique, mais aussi intérieure. Chaque membre du groupe est à la recherche de son "Nom", celui qui reflète son essence et son énergie intérieure. Guidés par l'enseigneur Merlin, ils explorent les turbulences du désert et dialoguent sur le voyage de l'âme exilée derrière ses sept voiles. Cette marche devient une occasion d'échanger sur l'itinéraire alchimique et ses étapes transformatrices, où l'amour est perçu comme l'élixir qui restaure toutes les facultés.

L'Annonciation et les Voiles de la Révérence

José de Sigüenza, dans son histoire de l’Escorial, décrit une copie d’Alessandro Allori de la célèbre Annonciation florentine. Il se souvient que l'image était initialement exposée avec des voiles, contribuant à son caractère sacré et induisant des sentiments de terreur et de révérence face à la présence divine. L'auteur note une circulation de nouvelles concernant les images miraculeuses et leurs dispositifs d’exposition dans l’Europe catholique. Bien que la copie d'Allori n'ait pas conservé tous les attributs miraculeux du modèle, le souvenir des voiles de l'original persiste.

Sigüenza évoque une inexactitude : il imagine l'Annonciation florentine couverte de sept voiles, les associant aux jours de la semaine. En réalité, en 1439, la fresque n'était couverte que de deux voiles, un troisième étant ajouté en 1452. Le dévoilement de ces rideaux était un événement rare, soumis à l'approbation des ducs médicéens. Malgré cela, de nombreuses copies de l'Annonciation ont été réalisées depuis 1360, et les ducs offraient parfois ces copies en cadeaux diplomatiques. Outre les rideaux, des portes ou panneaux fermaient habituellement l'image, dont les clés étaient détenues par les autorités du couvent et de la ville. Le dévoilement devenait ainsi un événement politique exceptionnel.

L'inexactitude de Sigüenza reflète la rareté des dévoilements de l'Annonciation. Il augmente le nombre de voiles à sept, un chiffre qui, selon Pedro de Herrera, signifie l’infini. Sigüenza fait peut-être référence aux sept sceaux de l’Apocalypse, superposant ainsi le désir eschatologique au dispositif d’exposition. Contrairement à cette vision de voiles clos jusqu'à la fin des temps, Sigüenza imagine la fresque visible chaque semaine, "avec tant de voiles qu’ils correspondent aux jours de la semaine". Cette logique dévotionnelle place le dévoilement au croisement de la liturgie et de la théologie, entre le rite hebdomadaire et l’horizon eschatologique.

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Dévoilement Cultuel : Entre Régularité et Exception

L'étude du dévoilement cultuel révèle une tension entre la régularité et l'exceptionnel. Des exemples de dévoilements en contexte liturgique ou paraliturgique mettent en évidence leur unicité tout en dégageant une sérialité ou une structure. L'historicisation du dévoilement dans la liturgie post-Concile de Trente est essentielle.

Le voile du Temple est commenté à partir de sources patristiques. La tradition des "courtines" d'autel, les rideaux latéraux qui flanquaient la table des mystères anté-tridentine, disparaît progressivement, limitant le dévoilement à une occasion exceptionnelle : le Carême. Les "rideaux" de retable, employés pour occulter les images ecclésiales pendant le temps pénitentiel, se développent dans l'Espagne des xvie et xviie siècles. Le dévoilement devient ainsi la mise en scène d’une véritable mort et résurrection des images, orchestrée entre le Carême et Pâques.

D'autres dévoilements, s'écartant de la norme annuelle, existent :

  • Un sermon de Pedro de Valderrama où un Christ est dévoilé pendant le Carême, mais avant Pâques.
  • La translation de l’image miraculeuse de Nuestra Señora del Sagrario à Tolède en 1616, avec dévoilement quotidien pendant une neuvaine.
  • L’instauration d’un dévoilement hebdomadaire dans l’église du Caballero de Gracia à Madrid en 1601.

Ces exemples illustrent une finalité conversionnelle et institutionnelle du dévoilement. L'inflation spectaculaire du culte révèle l’étendue du dévoilement pénitentiel et pascal dans l’Espagne de la Semaine Sainte.

La Poétique du Dévoilement : Au-Delà de l'Occasion

La poétique du dévoilement réside dans sa régularité, sans occasion particulière. La relique, souvent parée de rideaux, voiles et taffetas, est un objet sacré en lui-même. Des récits de voyage décrivent des monstrations de reliques, selon un schéma répétitif d’ouverture de voiles, présents également dans des inventaires de reliquaires et dans la littérature normative du culte.

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Indiana Jones et les Sept Voiles : Une Aventure Romancée

Indiana Jones et les Sept Voiles de Rob Mac Gregor est le troisième roman américain qui raconte une histoire inédite autour du personnage d'Indiana Jones.

Rob Mac Gregor, passionné d’archéologie, a créé six romans basés sur des mythes existants, situés chronologiquement avant les films. Dans Indiana Jones et les Sept Voiles, il s'éloigne des vérités historiques en imaginant une ville fictive, Ceiba, liée à des druides européens réfugiés dans la jungle amazonienne. Les habitants auraient acquis un pouvoir, les Sept Voiles, leur permettant de cacher la vérité aux non-initiés.

Mac Gregor intègre des éléments réels, comme les villes de Rio de Janeiro et de São Salvador da Bahia de Todos os Santos. Sa cité perdue s'inspire de la croyance de Percy Fawcett, un explorateur qui cherchait une cité perdue en Amazonie. Mac Gregor fusionne le père et le fils Fawcett dans son roman.

Indiana Jones et les Sept Voiles est un roman passionnant, où Mac Gregor s'amuse à refermer des portes ouvertes dans les précédents opus. Le lecteur découvre que Deirdre CampbeIl va épouser Indiana Jones, ce qui explique pourquoi l'aventurier aura du mal à s'investir dans une relation par la suite.

La Danse des Sept Voiles : Mythe et Féminité

La danse des sept voiles est un fantasme associé à la danse orientale, parfois reliée à la danse de Salomé pour obtenir la tête de Saint Jean-Baptiste.

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L’action se situe en Mésopotamie, peuplée depuis 12.000 ans avant notre ère. Akkadiens et sumériens admettent l’existence d’un grand nombre de dieux et de déesses. Inanna/Ishtar, déesse célébrée dans de nombreux temples, symbolise une force complexe, liée à la fertilité, au désir et à la sexualité. Elle est une déesse du changement et de l’union des contraires.

Les civilisations mésopotamiennes sont patriarcales et opposent les hommes et les femmes. Le Féminin est perçu comme l’expression de forces que les hommes veulent dominer. Le culte rendu à la déesse est une façon de composer avec ces forces. Inanna/Ishtar possède une maison dans la ville, gère ses terres et est servie par des prêtres et prêtresses.

Le mythe le plus connu est celui de sa descente aux enfers. Elle décide de détrôner sa sœur Ereshkigal, déesse des enfers. Mais Ereshkigal lui demande de se défaire d’un vêtement et d’un bijou à chacune des sept portes menant au monde inférieur. Nue et fragile, Inanna/Ishtar est mise à mort par les démons. Les dieux intercèdent et obtiennent sa libération à condition qu’elle envoie un autre dieu à sa place. Inanna/Ishtar choisit Dumuzi, devenu dieu de fertilité. Sa sœur obtient qu’il passe une moitié de l’année à la surface du monde, et l’autre aux enfers. Quand Dumuzi est à la surface de la terre, la végétation renaît. Voilà l’origine de la danse des 7 voiles.

Hérodias et la Danse Envoûtante

Dans un autre registre, la figure d'Hérodias et sa danse évoquent la séduction et le pouvoir. Sous un voile bleuâtre, elle dévoile sa beauté. Elle retire son voile et danse, envoûtant l'assistance. Ses mouvements expriment des soupirs et une langueur. Elle danse comme les prêtresses des Indes, comme les Nubiennes des cataractes, comme les bacchantes de Lydie. Ses brillants, l’étoffe de son dos, ses bras, ses pieds, ses vêtements, tout jaillit d’invisibles étincelles qui enflamment les hommes.

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