Né le 5 juillet 1989 à Paris, Jérémie Mion incarne une figure emblématique de la voile française, dont la carrière sportive est marquée par une détermination sans faille et une quête constante de l'excellence. Ce champion de voile est un militaire aguerri, servant au sein du bataillon de Joinville, une institution reconnue pour former des athlètes de haut niveau. Parallèlement à son engagement militaire, Jérémie Mion est licencié à la prestigieuse Société des Régates du Havre depuis 2012, un club qui joue un rôle fondamental dans son développement sportif. Il est également l'un des ambassadeurs sportifs de la métropole, activement soutenu par Le Havre Seine Métropole, une collectivité qui reconnaît et valorise son engagement et ses performances. La Société des Régates du Havre, club doyen d'Europe continentale, est d'ailleurs un acteur incontournable œuvrant pour le développement de la pratique de la voile et des loisirs nautiques en Baie de Seine. Il s'agit du premier club de France avec plus de 2 700 licenciés à la Fédération Française de Voile, proposant à ses sociétaires une grande variété d'activités adaptées à tous les publics grâce à la mise en valeur et l'animation de deux sites exceptionnels et complémentaires en bord de mer.
Les Premiers Bords et l'Ascension en 470
Le parcours de Jérémie Mion sur les flots a commencé de manière peu conventionnelle pour un natif de la capitale. En effet, il a découvert la voile sur le lac de Cergy-Pontoise (95) à l'âge de 11 ans. Rien ne destinait un Parisien à faire de la voile, et pourtant, cette première expérience a allumé une flamme qui ne s'est jamais éteinte. C'est au Havre, ville portuaire par excellence, qu'il prend véritablement le large et se découvre l'envie de tout donner dans ce sport exigeant. Son talent et sa détermination le mènent à franchir une étape cruciale en 2007, lorsqu'il ouvre les portes du Pôle France de Brest. À partir de ce moment, il se lance à 100% dans la voile olympique, un engagement qui va structurer toute sa carrière future. Il jonglera par la suite entre sport et études, se spécialisant en voile olympique sur le dériveur 470, tout en parvenant à obtenir un diplôme de masseur kinésithérapeute, attestant de sa capacité à concilier des parcours exigeants.
Quatre années après son entrée au Pôle France, il intègre l'Équipe de France de 470 avec son premier équipier notable. Cette période marque le début d'une série de succès retentissants, où ils brillent en remportant deux titres Européens chez les juniors puis deux titres de champions du monde. Ces premiers trophées forgent son caractère de compétiteur et le positionnent comme un espoir majeur de la voile française.
Sa collaboration avec Sofian Bouvet est particulièrement fructueuse. Il est champion d'Europe en 470 en 2013, à l'âge de 24 ans, un titre significatif dans sa jeune carrière. Trois ans plus tard, en 2016, il remporte à nouveau ce titre avec le skipper français Sofian Bouvet, confirmant leur suprématie sur la scène européenne. Cette même année, 2016, s'avère être une période charnière pour le duo, puisqu'ils décrochent également la médaille de bronze aux championnats du monde et obtiennent leur ticket pour les Jeux Olympiques de Rio. Pour Jérémie Mion, ce sont ses premiers Jeux Olympiques. Le duo tricolore y réalise une honorable 7e place. L'année suivante, le jeune skipper participe à nouveau aux championnats d'Europe et obtient la médaille de bronze 2017, cette fois avec Guillaume Pirouelle comme co-équipier, démontrant sa capacité à s'adapter et à maintenir un haut niveau de performance.
Suite à cette période, Jérémie Mion s'associe en 2017 à Kévin Péponnet, un navigateur chevronné, double vainqueur du Tour Voile. Ce nouvel équipage ambitieux affiche clairement son objectif : une sélection aux Jeux Olympiques de Tokyo. Leur collaboration est immédiatement couronnée de succès, car ils montent rapidement sur les podiums internationaux. Ils deviennent notamment champions du monde en 2018 lors des championnats du monde de voile à Aarthus au Danemark, une victoire qui qualifie la France pour les Jeux de Tokyo. Son co-équipier sur ces championnats est Kevin Peponnet. Aux Jeux Olympiques de Tokyo, où il est sur l’eau avec Kévin Peponnet, son équipier avec qui il a partagé le titre de champion du monde en 2018, ils se classent onzième aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Bien qu'ils terminent en 11e position, cette participation constitue une expérience olympique supplémentaire pour Jérémie Mion.
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La Transat Jacques Vabre et la Transition vers le 470 Mixte
Au-delà des compétitions olympiques en dériveur, Jérémie Mion n'hésite pas à explorer d'autres facettes de la voile de haut niveau. En 2021, il réalise un détour plus que réussi par la course au large, participant à la Transat Jacques Vabre en Class 40, où il décroche une impressionnante 3e place. Ce résultat est d'autant plus remarquable que, comme il le souligne lui-même, il n’avait jamais passé une nuit en mer avant cette expérience. Cette incursion dans la course au large démontre son adaptabilité et sa polyvalence en tant que marin.
Après cette aventure enrichissante, le navigateur a repris la course à la qualification olympique. C'est à la suite des Jeux de Tokyo que le format du 470 olympique évolue pour devenir mixte. Cette transformation ouvre un nouveau chapitre dans la carrière de Jérémie Mion. L'équipe de France peut désormais compter sur la formation d'un nouveau duo de choc : Camille Lecointre, double médaillée de bronze aux JO, et Jérémie Mion, qui compte déjà deux olympiades à son actif. En 2022, Camille Lecointre et Jérémie Mion décident de s’associer pour former un équipage mixte en 470, un choix qui s'avérera rapidement judicieux.
Leur collaboration démarre sur les chapeaux de roue. Deux ans après s'être associés, et alors que les deux skippers ne s'entraînaient ensemble que depuis quelques semaines, ils remportent la médaille de bronze aux championnats du monde en 2022. Les Français Camille Lecointre et Jérémie Mion terminent à la troisième place du Championnat du monde de 470 qui se déroulait à Sdot Yam (Israël), démontrant une synergie et une performance remarquables malgré le peu de temps passé ensemble. Cette association sans grande surprise voit le duo Camille Lecointre et Jérémie Mion porter les couleurs de la France en 470 aux Jeux olympiques de Paris.
Lors des Jeux de Paris, où il est associé à Camille Lecointre dans une épreuve de 470 devenue mixte, il réalise une 6e place. Bien que ce résultat marque une amélioration par rapport à sa précédente participation aux Jeux de Tokyo, Jérémie Mion est un athlète insatiable. Cette expérience olympique à Paris, qualifiée de "décevante" avec une sixième place, ne fait qu'alimenter sa motivation. Il revient ainsi de l'entraînement plus boosté que jamais, prouvant sa résilience et sa soif de victoire.
La Préparation Olympique et les Défis Quotidien du Sport de Haut Niveau
La collaboration entre Camille Lecointre et Jérémie Mion, bien que fructueuse, n'a pas été sans ses défis. Jérémie Mion explique : "Très bien. Même si c’est assez court pour vous raconter (rires) : une olympiade, normalement, ça dure 4 ans et là, elle a été tronquée d’un an à cause du Covid, ce qui a repoussé les Jeux de 2020 à 2021. Et Camille a voulu faire un deuxième enfant. Le timing était serré. Donc on a commencé ensemble en septembre 2022. Cela ne fait même pas deux ans qu’on navigue ensemble. Même si on avait préparé le projet en amont, il y avait d’autres choses à travailler." Cette contrainte de temps a nécessité une adaptation rapide et une rigueur accrue.
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Leur préparation est intensive et méticuleuse. "On passe beaucoup de temps ensemble, pas que sur le bateau. On discute nutrition, on débriefe nos courses…", confie Jérémie Mion. Il insiste sur l'importance de chaque détail : "En parlant de nutrition, plus l’échéance approche, plus il faut être rigoureux dans tous les domaines pour être prêt le jour J."
Une journée type, bien que souvent dictée par les conditions météorologiques, comprend des routines essentielles. "Ça commence avec un réveil articulaire et musculaire assez long, d’une heure, avec notamment du gainage. Je fais cela pour fortifier au maximum mon dos. Dans mon sport, c’est assez contraignant, on le sollicite beaucoup. À la fin du championnat d’Europe, j’ai ressenti une douleur. Je dois être très rigoureux là-dessus." La gestion de la douleur au dos est un véritable "chemin de croix" pour le skipper. Il avoue : "J’ai encore mal au dos. Pour moi, c’est un chemin de croix, les gens ne le voient pas, j’en parle très peu. Le matin, je me lève et j’ai du mal à me redresser. J’espère ne pas attaquer diminué."
Concernant l'alimentation, "le petit-déjeuner, je mange correctement même si le poids n’est pas une contrainte. Il faut savoir que sur le 470, le poids idéal est de 135 kg à deux. Camille pèse 56 kg, donc ça me laisse de la marge. Je suis plus détendu qu’avant sur cet aspect. Quand il y a plus de vent, on aimerait bien être plus lourd néanmoins (rires)." La journée se poursuit avec "une préparation physique au pôle le matin, soit musculation, soit cardio. L’après-midi, on navigue, on débriefe ensemble. Et en début de soirée, on passe du temps avec les kinés." Cependant, la flexibilité est de mise : "en réalité, c’est le vent qui détermine notre journée, on navigue quand c’est praticable donc on n’a pas forcément de journée type."
Malgré les défis physiques, la détermination de Jérémie Mion reste intacte : "Le défi est là : il faut qu’on s’adapte, ce n’est pas facile pour elle également, on ne peut pas s’entraîner comme elle le voudrait. Et en même temps, on est à la dernière ligne droite donc il ne faut pas lâcher. Mais le but est d’arriver à 100 % le jour J. Malgré tout, je suis persuadé que je peux décrocher une médaille d’or même dans cette situation."
Les conditions météorologiques jouent un rôle prépondérant dans la performance. "Sur le dernier championnat d’Europe, on a montré qu’on (Camille et moi) pouvait être à l’aise dans un petit temps. Dans ces conditions-là, la course est plus ouverte : le vent est plus erratique, si vous êtes sur un plan d’eau et que vous prenez du vent, vous passez devant tout le monde. Alors que dans un vent régulier, la hiérarchie est plus respectée." L'idéal serait d'avoir "un peu de tout" pendant les épreuves. Il se prépare à toutes les éventualités : "Maintenant, il faut être prêt à avoir une semaine de conditions typées : une semaine de brise ou une semaine de vent faible et je pense qu’on pourra s’en sortir. Néanmoins, je serai plus serein dans le vent fort. Parce que lorsque ça souffle, tu peux t’exprimer physiquement. Dans le petit temps, tu marches sur des œufs, c’est hyper stressant parce que tu ne maîtrises pas tout."
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Le Soutien Indispensable et l'Engagement Citoyen
Derrière chaque athlète de haut niveau, un réseau de soutien est essentiel. Jérémie Mion en est parfaitement conscient : "C’est grâce à eux que je m’accroche. Ils me rassurent beaucoup. Ma copine me soutient au quotidien. Passer du temps avec mes amis m’aide beaucoup également. Ça me fait du bien d’aller boire une bière avec des potes." La fédération joue aussi un rôle actif : "La fédération est présente aussi : les gens me demandent tous les jours des nouvelles, ils me conseillent." Les partenaires fidèles sont une ancre importante : "Nos partenaires sont là aussi, notamment au Havre, ils nous font confiance depuis des années. Même dans des moments où c’était compliqué, ils sont restés."
L'Armée des Champions, à laquelle il appartient, est également une source de stabilité : "L’armée des Champions est, enfin, importante. Mon contrat dure jusqu’en 2026, après les Jeux je ne me retrouverai pas sans rien, je pourrai continuer mes projets." Un autre soutien financier et moral vient du cabinet d’avocats Fidal Méditerranée, à travers le Fonds Héritage : "C’est un soutien énorme. Ils sont là moralement et financièrement. Notre sport est assez coûteux et peu reconnu. En vivre, c’est compliqué et grâce à eux, c’est possible." La particularité de cette collaboration l'a d'ailleurs surpris : "Notre collaboration m’a surpris, ce n’est pas souvent que je n’ai pas à démarcher quelqu’un : j’ai reçu un message m’informant que j’avais été sélectionné pour un soutien." Cette relation est fondée sur des valeurs partagées : "Nous partageons également des valeurs communes : ne rien lâcher, toujours se remettre en question pour être encore meilleur."
Au-delà de ses propres ambitions sportives, Jérémie Mion est un ambassadeur engagé. "J’ai la chance d’évoluer au plus haut niveau, et d'avoir déjà pu représenter Le Havre et la Communauté urbaine sur 3 olympiades dont une en France." Son objectif dépasse la simple performance individuelle : "J’espère décrocher la médaille en 2028, afin de donner encore plus envie aux jeunes du territoire de sortir de chez eux, bouger, s’ouvrir et s’investir dans des projets sportifs. C’est pour moi le rôle important des ambassadeurs et j’espère continuer à partager mes exploits sportifs avec Le Havre Seine Métropole." Cette vision s'inscrit dans une démarche citoyenne, visant à inspirer les jeunes générations.
La Projection vers Los Angeles 2028 et les Nouveaux Défis
L'esprit de compétition de Jérémie Mion est insatiable. Son objectif ultime est clair : décrocher la médaille d’or aux Jeux Olympiques. Après avoir participé aux Jeux de Tokyo en 2021, et à ceux de Paris en 2024 en duo avec Camille Lecointre, il vise désormais ceux de Los Angeles en 2028. La frustration de sa sixième place à Paris ne l'a pas découragé, bien au contraire. Frustré par son expérience olympique à Paris, le Havrais Jérémie Mion s'est déjà projeté sur Los Angeles en 2028, embrassant un nouveau bateau, un nouveau coéquipier et un nouveau challenge.
Pour cette nouvelle aventure olympique, il s'est associé avec son ami Jean-Baptiste Bernaz, un spécialiste reconnu du Laser. Ils se lancent ensemble dans une nouvelle discipline : le 49er. Jérémie Mion décrit ce nouveau support : "Pour résumer, c'est un bateau plus gros (4,99 m de long) et plus instable qu'en 470 (sa spécialité) que l'on découvre tous les deux. Depuis les Jeux, on n'arrête pas." Le 49er est un dériveur plus long que le 470, et cette transition représente un défi technique majeur. Jean-Baptiste Bernaz, qui a 5 participations aux JO dans son sillage en Laser et qui est aussi champion du monde, partage également cette soif de revanche, ayant lui aussi "raté ses Jeux".
Cette nouvelle association est mûrement réfléchie : "On y pensait déjà aux JO de Rio mais c'était un peu tôt pour moi. J'avais encore de belles choses à faire en 407. On est aussi frustrés de ne pas avoir décroché de médaille donc on a l'impression qu'ensemble, on est capable d'y arriver. C'est la première fois que je fais équipe avec un ami, ce n'est pas forcément plus évident mais on se complète."
Le 49er demande une technique et une coordination accrues. "L'équilibre est beaucoup plus compliqué. Il doit y avoir une grosse synchronisation entre celui qui tient la barre, dirige le bateau et celui qui contrôle les voiles. On est tout le temps debout sur le bateau, ça demande plus d'énergie." Jérémie Mion aborde cette phase d'apprentissage avec enthousiasme, malgré les difficultés : "On a fait quelques cabrioles (rires) ! On se concentre sur la technique pour ne pas dessaler. On prend petit à petit nos marques. C’est passionnant car on apprend et on voit la progression jour après jour." Il reconnaît la prise de risque : "Oui, c'est une prise de risque. Je repasse sur un bateau où je dessale et où je me casse la figure. Ça fait 15 ans que je faisais du 470, je pourrais en faire les yeux fermés pendant une heure, je m’en sortirais très bien. Mais les compétences sont transmissibles d’un bateau à l’autre. Jean-Baptiste est très intelligent et rigoureux. J’ai bon espoir qu’on arrive à faire quelque chose de top rapidement. La difficulté, c’est qu’on est des compétiteurs et on aimerait gagner tout de suite."
Le duo s'entraîne avec les meilleurs du monde sur le plan d’eau de Marseille, collaborant avec d'autres équipages français de haut niveau. Cependant, la route vers Los Angeles est semée d'embûches, car il n’y aura qu’un seul 49er pour représenter l’hexagone. "La maîtrise de ce support est un gros défi technique mais on progresse à chaque nouvelle compétition." Leur calendrier est déjà chargé : "On a une compétition fin mars à Palma de Majorque puis à Hyères en avril. La première grosse échéance, ce sont les championnats d'Europe en Grèce, en juin. Et ensuite, on aura les Mondiaux en octobre à Cagliari où on fera un premier point d'étape. Pendant un an, la priorité est de nous aligner, de ne pas nous blesser, de comprendre comment fonctionne la tactique sur ces bateaux, et ne pas prendre trop de risques s’il y a du vent."
Ils sont conscients de la concurrence nationale, avec des champions du monde en titre français et deux équipages français de très bon niveau. Mais ils sont soutenus par la Fédération française de voile, ayant entamé les discussions dès septembre. Des exemples de réussite, comme Charline Picon et Sarah Steyaert aux JO de Paris (l'une était spécialiste de planche à voile, l'autre du laser, et elles ont décroché une médaille de bronze en 49er FX), montrent que de telles transitions sont possibles. Les Jeux de Los Angeles s'annoncent prometteurs : "Ça peut être de très beaux Jeux. A priori, le plan d'eau sur place est super. On sait que la culture du sport aux USA n'a rien à voir avec celle dans les autres pays, ça fait rêver. Et puis la médaille aux Jeux olympiques, c'est tout ce qu'il me manque."
En ce qui concerne l'après-carrière olympique, Jérémie Mion est mesuré. "Notre sport n’est pas le plus lucratif mais c’est un sport qu’on peut pratiquer pendant longtemps. Il y a plein de manières de faire de la voile : faire de la plaisance, faire de la course au large." Il reste cependant prudent : "En revanche, je suis prudent car les gens qui ont quitté l’olympisme pour se lancer dans d’autres projets l’ont regretté. Si j’ai les ressources, je partirai sur une nouvelle olympiade. Ma limite sera mon dos." L’objectif serait de faire du 49er, un bateau plus grand que le 470, toujours pour deux personnes, idéalement avec Jean-Baptiste Bernaz. Jean-Baptiste Bernaz, qui fait du Laser (classe de dériveur monotype) aujourd’hui, a fait tous les Jeux depuis Pékin et entame son cinquième, en plus d'être champion du monde. Cette perspective d'une nouvelle olympiade est une source de motivation puissante.