Les marins du Vendée Globe ont offert une compétition palpitante et partagé des valeurs de solidarité qui ont beaucoup touché le public, démontrant l'esprit unique de la course au large. Adversaires sur l’eau, ces skippers IMOCA et leurs équipes forment un groupe solide qui travaille aussi beaucoup, à l’année, sur l’évolution de leur sport et de leur machine. L'innovation constante est une pierre angulaire de cette classe de voiliers monocoques, transformant la performance et redéfinissant les limites de la navigation en solitaire. L’IMOCA est bien plus qu’un simple bateau ; il représente le fleuron de la technologie de la course au large, un voilier monocoque conçu par des ingénieurs pour affronter les océans les plus impitoyables. Ces voiliers sont utilisés lors de courses emblématiques telles que le Vendée Globe, ce qui en fait un synonyme de performance, de résistance et d’innovation. L'introduction et le perfectionnement des foils constituent sans doute l'une des avancées les plus significatives de ces dernières années, propulsant ces machines vers des vitesses inédites et modifiant profondément les stratégies de navigation.
L'IMOCA : Symbole de Performance et d'Ingénierie Océanique
L’IMOCA (International Monohull Open Class Association) est une classe de voiliers monocoques, généralement d’environ 60 pieds (environ 18 mètres), spécifiquement conçus pour la course au large en solitaire. Les designers conçoivent ces voiliers en recherchant un équilibre subtil entre légèreté, solidité et performance, des qualités indispensables pour endurer les conditions extrêmes rencontrées sur les parcours océaniques. La coque est souvent construite en matériaux composites ultra-légers comme la fibre de carbone, conférant aux bateaux une robustesse exceptionnelle tout en minimisant leur poids. La force de la Classe IMOCA réside d'ailleurs dans la diversité des tailles de projets qu'elle accueille, favorisant un écosystème d'innovation continu.
Ces bateaux ne sont pas seulement rapides ; ils sont également le fruit d'une ingénierie de pointe qui les rend capables de naviguer autour du monde. Les skippers sont seuls pendant toute la durée de la course, ce qui rend l'autonomie une priorité absolue pour ces voiliers. Les ingénieurs équipent les IMOCA de panneaux solaires et d’hydro-générateurs pour produire l’énergie nécessaire à bord, permettant aux marins de rester connectés et opérationnels sans assistance extérieure. L'innovation, permettant un meilleur équilibre entre l’activité humaine et son impact environnemental, met d’ailleurs au défi les ingénieurs, les sportifs et les organisateurs d’événements de toujours repousser les frontières technologiques de manière responsable. Les IMOCA symbolisent l’esprit de dépassement de soi, conçus pour être rapides, mais aussi suffisamment robustes pour résister aux tempêtes les plus violentes des mers du Sud. Pour les passionnés de voile, ils incarnent à la fois l’ingénierie la plus avancée et l’aventure humaine ultime, un véritable défi technologique et humain.
L'Émergence des Foils : Une Évolution Majeure dans la Course au Large
Parmi les innovations notables qui ont marqué l'évolution des IMOCA, les foils représentent probablement la révolution la plus significative de ces dernières années, transformant radicalement le comportement de ces monocoques. Cependant, tous les IMOCA ne sont pas équipés de foils ; il existe deux grandes catégories : ceux équipés de foils, généralement plus rapides mais potentiellement plus exigeants en termes de gestion, et ceux sans foils, qui misent sur la robustesse et une approche plus traditionnelle de la navigation. L'apparition des foils a été le fruit d'une démarche d'évolution plutôt que de révolution. Sur les IMOCA des éditions précédentes du Vendée Globe, les dérives-sabre étaient inclinées vers l’extérieur du bateau. Mais pour le Vendée Globe 2012-2013, le chantier VPLP a eu l’idée d’incliner les dérives de « Macif » et « Banque Populaire » plutôt vers l’intérieur pour qu’avec la gîte elles génèrent une force verticale, agissant ainsi comme des précurseurs de foils. Pour l’édition suivante, « Banque Populaire », rebaptisé « Maître CoQ », a remplacé ses dérives par de vrais foils, marquant un tournant technologique. VPLP a conçu les six autres foilers flambant neufs qui ont pris le départ du Vendée Globe 2016, aux côtés des 29 IMOCA engagés cette année-là.
Le départ du 8ème Vendée Globe a été donné le 8 novembre, où 29 marins se sont affrontés sur des monocoques de 60 pieds IMOCA, dont un nombre significatif était équipé de ces nouvelles appendices. Ces foils remplissent plusieurs rôles cruciaux. En premier lieu, ils génèrent une portance, permettant au bateau de « voler » partiellement au-dessus de l'eau, ce qui réduit la traînée et augmente considérablement la vitesse. La portance du « tip » du foil, associée à celle de la quille inclinable, génère une poussée verticale qui réduit notablement le déplacement du bateau, optimisant ainsi l'hydrodynamisme. De plus, la quille inclinable, bien que n'étant pas un plan anti-dérive très efficace, est complétée par ces dispositifs. C’est pourquoi les 60 pieds IMOCA étaient jusqu’ici équipés de deux dérives-sabre, dont l’une est abaissée pour que le bateau « cape » mieux, notamment au près. Mais comme le Vendée Globe se court principalement au portant, ces dérives sont avantageusement remplacées par des foils dont la partie plongeante (le « shaft ») fonctionne comme un petit plan anti-dérive, ajoutant à l'efficacité globale du voilier. On peut d’ailleurs voir ces foils non comme une révolution, mais comme une évolution logique et nécessaire dans la quête de performance. L’IMOCA Hugo Boss d’Alex Thomson, par exemple, dispose de grands foils, illustrant bien cette tendance vers des appendices de plus en plus performants.
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Toutefois, l'intégration des foils n'est pas sans défis. Ces appendices créent des forces énormes sur la structure du bateau, ainsi que des accélérations et des chocs auxquels aucun bateau ni homme n’a été soumis pendant une si longue période auparavant. La grande inconnue était de savoir si les bateaux et les marins pourraient survivre à ces conditions extrêmes, et si cela permettrait de battre des records comme celui de François Gabart en 78 jours. Le récent Vendée Globe a montré la fiabilité générale des bateaux, avec peu d’accidents majeurs. Néanmoins, Kevin Escoffier a perdu son bateau et trois autres concurrents ont abandonné suite à des collisions, soulignant la nécessité de continuer à renforcer la sécurité et la résistance de ces machines ultra-performantes. L’IMOCA PRB de Kevin Escoffier a disparu lors du naufrage du skipper breton pendant le Vendée Globe, un événement qui a rappelé la vulnérabilité des bateaux face aux forces de la nature et aux impacts. Le débat sur l'origine de ces technologies est également intéressant. Reste un petit mystère : sur les sites et forums anglophones, les foils de ce type sont souvent baptisés « DSS » comme « Dynamic Stability Systems », le nom d’une entreprise fondée par Hugh Welbourn pour exploiter son brevet. La question se pose de savoir si VPLP a acquis une licence de ce brevet ou s'ils ont déposé leur propre brevet, un point non éclairci.
La Jauge IMOCA et l'Encadrement de l'Innovation
La jauge IMOCA (International Monohull Open Class Association) est l’association qui gère la classe des monocoques de 60 pieds (18,28 mètres) en établissant les règles d'équité sportive et de sécurité des bateaux. Elle détermine des dimensions et des critères de puissance, ainsi que de stabilité, à respecter. La jauge impose également un nombre maximal d’appendices et standardise certaines pièces comme le mât ou la quille, par exemple, afin d'assurer une certaine parité et de contrôler les coûts. Les grandes orientations de travail avaient déjà été votées fin août, mais une partie des réponses allait forcément émerger durant le Vendée Globe. Tout l’enjeu pour les ingénieurs était de savoir réagir en temps réel aux faits de course, tout en gardant le cap fixé avant le départ, notamment par les skippers. Antoine Mermod, président de la classe IMOCA, a souligné l'importance de ce travail : « Au nom de l’IMOCA, je tiens à féliciter et à remercier l’ensemble des membres du Comité Technique pour leur investissement dans ce travail passionnant et complexe. La sécurité des marins demeure aussi notre priorité et tirer les enseignements de ce Vendée Globe était essentiel. En somme, nous avons une évolution technique et non une révolution. »
Une des évolutions majeures concerne la régulation des foils. Jusqu’ici, la taille des foils était libre, ce qui avait conduit à une course à l'armement avec des appendices de plus en plus grands et complexes. La règle adoptée propose désormais un mode de calcul permettant de comparer les foils entre eux afin qu’ils entrent dans une « boîte » (box rule), tout en restant de design et de géométrie différents. Antoine Mermod a précisé : « Nous allons limiter la taille du foil… », ce qui vise à contenir l'escalade des coûts et des risques, tout en encourageant l'innovation dans des cadres définis. Pour améliorer encore la sécurité, les critères de résistance au choc de la coque au niveau de la quille et des foils ont été encore relevés, une mesure directe des enseignements tirés des incidents, notamment le naufrage du PRB de Kevin Escoffier. Cette mesure vise à garantir que les bateaux puissent mieux résister aux impacts imprévus.
La jauge encadre également d'autres aspects techniques cruciaux. La quille obligatoire chez les IMOCA doit avoir un angle de rotation compris entre 4° et 9°. Cet axe de rotation, que l'on appelle le « tilt », permet ainsi de créer un angle d'attaque sur la quille et donc de soulager le bateau. Par contre, une des conséquences défavorables de ce tilt est la perte du couple de redressement, en raison de la force qui s'exerce au vent. En outre, afin d’avoir une attitude un peu plus « 4x4 » dans le Grand Sud, la quête du mât passe de 4 à 6 degrés (d’avant en arrière), ce qui signifie que les skippers pourront encore mieux adapter leur plan de voilure aux conditions extrêmes, optimisant la performance et la sécurité dans les mers les plus hostiles.
L’électronique embarquée (télémétrie) s’est beaucoup développée ces dernières années, et il est important de veiller à ne pas creuser de fossé technologique trop profond au sein de la flotte. La classe IMOCA cherche à encadrer ces avancées pour maintenir l'équité sportive. Enfin, afin de simplifier la liste des sujets de R & D des équipes, de nouvelles pièces seront standardisées. Actuellement cela concerne le mât, le voile et le vérin de quille. Cette approche collaborative entre skippers, équipes techniques et l'association IMOCA vise à assurer un développement continu, sécurisé et équitable de la classe. L’imoca L’Occitane en Provence, aux mains du skipper Armel Tripon pendant le Vendée Globe, appartient désormais à Louis Burton, illustrant le cycle de vie et de réutilisation des bateaux au sein de la classe.
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L'Engagement Environnemental de la Classe IMOCA : Vers une Course au Large Durable
La Classe IMOCA s'est fortement engagée dans une démarche de développement durable, intégrant des mesures concrètes pour réduire l'impact environnemental de la course au large. Cet engagement se manifeste par une série de règles et d'initiatives visant à promouvoir des pratiques plus écologiques à tous les niveaux de la construction et de la vie des projets. L’innovation, qui est au cœur de l'IMOCA, est désormais orientée vers un meilleur équilibre entre l’activité humaine et son impact environnemental, un défi relevé par les ingénieurs, les sportifs et les organisateurs d’événements.
Premièrement, la jauge favorise l’utilisation de matériaux biosourcés pour les éléments non structurels et démontables du bateau. Cela inclut des composants tels que la table à cartes, les sièges, les bannettes, et les cales. Ces éléments, s'ils sont fabriqués à partir de matériaux durables, seront supprimés du poids de jauge du bateau dans la limite de 100 kilos, incitant ainsi les équipes à adopter des solutions plus respectueuses de l'environnement.
Deuxièmement, d’ici 2023, chaque concurrent devra embarquer une « Green Sail » parmi les 8 voiles autorisées sur les courses du Championnat IMOCA Globe Series. Cette voile pourra être en matériaux alternatifs ou entièrement recyclable, marquant une étape importante vers la réduction de l'empreinte écologique des équipements. Sur le Vendée Globe, Pip Hare et Ari Huusela ont d'ailleurs déjà bouclé le tour du monde avec une voile certifiée ISO 14040 et 100 % recyclable, prouvant la faisabilité et l'efficacité de cette initiative. Le système RISE, une initiative de la Classe IMOCA, continue de progresser dans la course au large en cherchant à réduire l’impact environnemental lié à la fabrication des voiles, montrant un engagement profond et continu.
Troisièmement, un IMOCA actuel navigue autour du monde quasiment en autonomie énergétique grâce aux hydrogénérateurs et à l’énergie solaire et éolienne. Cette capacité à produire sa propre énergie à bord réduit considérablement la dépendance aux combustibles fossiles et minimise l'empreinte carbone des bateaux durant les courses, un aspect essentiel pour les épreuves en solitaire et sans assistance.
Quatrièmement, il devient désormais obligatoire pour les équipes de procéder à une Analyse de Cycle de Vie (ACV) pour toute construction d’un nouveau bateau ou de nouveaux éléments, qu'il s'agisse de pièces standards, de la coque, du pont, de la bôme, du safran ou du bulbe. L’objectif de cette mesure est de récolter des données comparables afin de mieux connaître l’impact environnemental de chaque composant et de déterminer, de façon concrète, les objectifs de réduction futurs. Noémie Provost, coordinatrice technique à l’IMOCA, en charge en particulier des analyses du cycle de vie, et Katia Merle, ingénieure structures chez VPLP, ont notamment abordé ce sujet dans le cadre de l’évolution des règles de construction.
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Enfin, la Classe a rédigé la « Charte Teams IMOCA » qui se concentre sur sept thématiques clés de la vie quotidienne des projets. Cette charte vise à encourager des comportements et des pratiques durables au sein des équipes, allant de la gestion des déchets à la consommation d'énergie, pour une approche holistique de la responsabilité environnementale. Ces initiatives démontrent que la course au large est un véritable laboratoire d'innovation pour les matériaux alternatifs et les pratiques durables.
L'Art de la Voile sur un IMOCA : Un Arsenal de Propulsion
La performance d'un voilier IMOCA ne repose pas uniquement sur la technologie de sa coque et de ses foils, mais aussi sur l'efficacité de son plan de voilure. La jauge IMOCA impose aux marins un nombre maximum de voiles à embarquer sur le Vendée Globe, soit huit. Parmi ces huit voiles, on retrouve nécessairement la grand-voile, qui reste hissée pendant toute la course, et le tourmentin, une petite voile d’avant de tempête de 25m² maximum d’une couleur fluo, qui est obligatoire (parfois appelée J4). Pour le reste, les skippers sont libres de choisir les voiles qu’ils souhaitent embarquer, ce qui donne lieu à des stratégies très variées et adaptées aux préférences de chaque marin et aux spécificités de leur bateau. Chaque marin travaille avec différentes voileries pour confectionner des voiles 100% sur mesure, affinant leur arsenal de propulsion. Les navigateurs et leurs équipes choisissent où mettre le curseur en termes de surface, de forme (plus ou moins creuse) et d’installation sur leur bateau (en tête de mât ou sur un autre point de fixation, sur le pont ou sur le bout-dehors…).
Parmi les voiles les plus courantes et stratégiques, on retrouve :
- Le J2 : C'est une voile très importante, installée sur l’étai principal (câble tenant le mât) qui est fixe. Il peut être roulé mais pas affalé et reste donc tout le temps « en l’air ». Cette voile fait un peu plus de 100m². Elle s’utilise surtout au près mais aussi au vent de travers et éventuellement au portant lorsque le vent est très fort, offrant une polyvalence essentielle.
- Le J3 : C'est un foc de brise, une trinquette que l’on utilise au près et au reaching (vent de travers) lorsqu’il y a du vent fort. Il mesure un peu plus de 50m². Quand le vent est très fort au portant, il est aussi possible de naviguer sous J3, démontrant sa robustesse dans les conditions extrêmes.
- Le Spi ou A2 : Il s'agit d'une très grande voile de portant très ronde, une voile « ballon ». Sur les IMOCA, il s’agit d’un spi asymétrique qui s'amure sur le bout dehors. On le retrouve de moins en moins sur les nouveaux bateaux à foils, car ces derniers, plus rapides, ont des angles de vent apparents différents. Cependant, Paul Meilhat par exemple, a déclaré en avoir embarqué, qu’il définit comme son « arme secrète » ! Cette voile fait près de 400m², et malgré sa rareté sur les foilers récents, elle reste un atout puissant pour certains skippers.
- Le Mast head 0 ou MH0 (grand gennaker) : Appelé aussi MH0, c'est un grand gennaker amuré au bout dehors allant en tête de mât. Cette voile est fixée sur les « jockey poles », qui sont des sortes de « bras/tangons » pour écarter l’écoute de la coque du bateau. Elle mesure près de 300m², soit l’équivalent de 1,5 fois un terrain de tennis, et est utilisée pour les allures de reaching dans des vents faibles à modérés.
- Le Code 0 : C'est un grand gennaker amuré au bout dehors et qui va en tête de mât. Il est utilisé sur des allures portantes, dans le petit temps et le vent médium. Il est plus facile à manier que le Mast head 0 car il n’est pas amuré au « jockey pole », ces bras/tangons qui écartent l’écoute de la coque du bateau. Cette voile mesure environ 200m², et sa maniabilité en fait un choix prisé.
- Le J0 : C’est une voile un peu hybride, utilisée sur des allures de vent de travers, mais aussi sur des allures portantes avec du vent fort et au près lorsqu’il n’y a pas beaucoup de vent. Elle est amurée sur le bout dehors et monte en tête de mât. Elle mesure environ 180m², offrant une grande polyvalence dans une gamme variée de conditions.
- Le FR0 (Fractionnal Code 0) : Pour « fractionnal Code 0 », il est amuré sur le bout-dehors mais ne monte pas en tête de mât. Il est fixé un peu plus bas, au niveau de l’étai de J2. Cette voile est creuse, elle mesure environ 150m². C’est un petit gennaker, optimisé pour certaines allures spécifiques.
- L'A7 et Jib top ou mule : L'A7 est un très petit gennaker pour les grosses conditions, amuré au bout dehors et au niveau de l’étai de J2. On le retrouve notamment sur les bateaux à dérives droites. Le Jib top ou mule est une voile assez semblable au A7 : une petite voile de portant amurée au bout dehors. La règle générale est que plus le chiffre de la voile est grand, plus la voile est petite, indiquant une logique de numérotation liée à la surface ou à la force du vent pour laquelle la voile est conçue.
Cette diversité de voiles permet aux skippers d'adapter précisément leur plan de voilure aux conditions météorologiques rencontrées, qu'il s'agisse de vents faibles ou forts, d'allures de près, de travers ou de portant, maximisant ainsi la performance du bateau.