Inventée dans les années 60, la planche à voile, ou funboard, est un sport de glisse qui a gagné en popularité. Pour que la navigation se déroule convenablement, elle doit disposer de divers composants performants. Cet article vise à explorer en détail la composition d'un gréement de planche à voile, les différents types de planches et les pratiques associées, ainsi que les éléments essentiels pour une navigation réussie.
Composition de la planche à voile
La planche à voile se compose d’une planche, à laquelle est relié un gréement complet : un pied de mât articulé, qui relie à la planche le mât, une voile et un wishbone pour manœuvrer l’ensemble. La planche à voile (ou funboard) est un sport-loisir. On utilise un flotteur (planche) et une voile (gréement). Ils permettent de se déplacer sur l’eau grâce au courant qu’apporte le vent. Ce sont donc les matériels les plus indispensables à la pratique du windsurf. Dans la voile, on trouve des lattes. La voile et la planche sont liées par un pied de mat. La planche est aussi composée du wishbone, un pied de mat, un ou plusieurs ailerons, les harnais, la housse et le tire veille. Le mât se trouve dans le fourreau de la voile qui sera plus tendues grâce aux lattes et le mat. Le pied de mat est le matériau de liaison entre la planche et la voile. Le tire veille, quant à lui, permet de lever la voile.
Les différents types de planches
On distingue deux grandes familles : les planches à dérive amovible et les planches sans dérive.
- Planches à voile à dérive : Ce sont les planches sur lesquelles il est préférable de débuter. Plus faciles à manœuvrer, elles sont plus larges, plus stables et permettent grâce à leur dérive de mieux remonter au vent (celle-ci se remonte au portant). Elles sont aussi moins rapides. La dérive est un élément plat et mobile qui limite la dérive de la planche tout en aidant à l’équilibrer.
- Planches à voile sans dérive : On trouvera ici les planches à voile appelées en France funboards. Mais attention si vous voyagez, cette appellation n’a pas dépassé les frontières ! Ces planches, caractérisées par un volume et un poids moindres, ont été développées pour optimiser les sensations de glisse et réaliser des acrobaties. Leur vitesse permet de naviguer au planing (ou de déjauger) et de “flotter” au-dessus de l’eau. Il faut pour cela des conditions fortes de vent et des voiles plus grandes, ce qui nécessite d’être accroché, au niveau des pieds par des footstraps, ainsi que par un harnais relié au wishbone. Elles sont en revanche plus difficiles à manœuvrer. Plus récemment apparues, les planches à foil permettent de naviguer toujours plus vite, grâce à un hydrofoil qui s’étend sous la planche dans l’eau et lui permet de voler au-dessus de la surface de l’eau à différentes vitesses. Très coupant, le foil est source de nouveaux dangers pour les baigneurs ou les autres planchistes, en navigation mais aussi en entrée et en sortie d’eau. Ces planches sont donc à manier avec précaution, notamment lors des premières prises en main. On peut également noter l’apparition de planches entièrement gonflables (planche, mât, voile), particulièrement pratiques pour voyager ! Autre avantage lorsque l’on débute, la voile gonflable reste à la surface lorsqu’elle tombe dans l’eau (au lieu de couler sur une planche classique) et se remonte plus facilement.
Le gréement
On appelle gréement l’ensemble de la voile, du mât et du wishbone. La planche, sur sa surface immergée, possède une dérive et un aileron placé à l’arrière. Sur le dessus de la planche, au centre, se trouve le pied du mât. Le devant de la planche se nomme le nez. Entre le nez et le pied du mât se trouve le pont. À l’arrière de la planche, les footstraps. Ils sont parfois appelés les straps.
Les composantes du gréement
Le mât
Depuis l'avènement de la planche à voile, les mâts ont évolué, passant de matériaux simples comme l'aluminium ou la fibre de verre à d'autres plus avancés tels que le carbone. Un choix qui dépend du niveau, des besoins et, bien sûr, du budget du pratiquant. Les mâts de planche à voile ne sont pas uniformément fabriqués en carbone.
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- Aluminium : ce matériau est couramment utilisé dans la fabrication des mâts de windsurf, notamment pour les débutants ou les utilisateurs qui privilégient la robustesse à la performance pure. Il est relativement léger et solide mais moins performant en termes de rigidité comparé à d'autres matériaux comme le carbone.
- Fibre de verre : la fibre de verre est un autre matériau populaire, notamment pour les mâts destinés aux débutants ou à ceux qui recherchent un bon compromis entre performance et coût. La combinaison de fibre de verre avec de l'époxy permet de créer des mâts à la fois résistants et suffisamment souples pour encaisser des surventes sans compromettre la stabilité.
Le mat se place dans le fourreau de la voile et permet de la garder tendu. Il est fait principalement de carbone.
Le Wishbone
Élément essentiel de votre gréement, le wishbone est une pièce fondamentale dans toutes les disciplines de la planche à voile. Le wishbone est la bôme spécifique de la planche à voile. Sur un bateau, une bôme se compose d’un simple espar (un espar étant une pièce de gréement )sous la voile afin de la tenir. En windsurf, le wishbone est un double espar qui à la double utilité de tenir la voile, mais aussi de la tendre. Premièrement utilisé pour des voiliers légers au début du XIXième siècle car il permettait d’augmenter la courbure de la voile (le creux), il fut adapté sur les gréements de planche à voile pour pouvoir maintenir la voile avec les mains des deux cotés (des deux amures).
Les « wish » en carbone sont majoritairement dédiés à un équipement plus compétitif, notamment les grandes voiles de course, mais pas seulement. En comparant les deux technologies, on remarque immédiatement une nette différence de rigidité et de légèreté en faveur des wishbones en carbone. En réalité, le poids n’est pas un facteur à prendre en compte, la différence de poids entre un wishbone aluminium et carbone étant minime. Ils sont généralement fabriqués en alliage d’aluminium T8. Ils sont disponibles dans différentes constructions et configurations. La construction monocoque est très largement plus qualitative. Il convient également de noter la poignée de fixation pour attacher le wishbone au mât. Une poignée moderne doit permettre de fixer un wish sur les deux types de mâts: RDM (diamètre réduit) et SDM (diamètre standard). Sans cet adaptateur, un wishbone conviendra uniquement à un mât SDM. Lorsque vous placez l’adaptateur RDM à l’intérieur de la poignée, vous pouvez utiliser un mât RDM. Il faut également noter que sur les constructions monoblocs, la poignée de wishbone peut se changer facilement, alors que ce n’est pas forcement le cas pour les modèles à deux bras. Ils sont beaucoup plus rigides que les wishbones en aluminium. Lorsque vous naviguez, ils offrent donc une réactivité instantanée à votre gréement et aident à maintenir un meilleur profil de voile.
La rigidité du wishbone est l’un des indicateurs de performance les plus importants. Lorsque vous exercez une pression sur votre gréement, donc sur votre wishbone, ce dernier va se déformer. Si vous vous accrochez au harnais, vous exercez une force verticale sur le wish. Celui ci va donc se déformer, il va descendre de votre coté, et donc, remonter de l’autre amure. La rigidité longitudinale va influencer les performances du gréement. Si la rigidité transversale est plutôt une histoire de confort, il est plus intéressant dans tous les cas de naviguer avec un wishbone rigide longitudinalement. Le planchiste doit être réactif lors de sa navigation. Il reste dynamique, s’adapte aux rafales, aux déventes, au clapot, aux vagues, à la houle, bref, l’eau est un terrain de jeu vivant. Un wishbone trop souple se déformera et atténuera les mouvements du rider. Pendant une rafale, le vent va appuyer sur la voile. On constate donc qu’un wishbone souple créera exactement l’effet inverse que celui escompté, la voile deviendra lourde et incontrôlable.
Il permet de tendre les lattes et de tenir la voile durant la navigation.
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La voile
Concernant le gréement, il est important d’opter pour des voiles débutant, de vague sans camber ou freeride. Selon la force du vent, il faut réguler la puissance de la voile grâce à la tension du wishbone. En cas de vent faible, on tire peu à l’arrière du wishbone et, en appuyant avec la main sur la voile, elle touche le wishbone. En cas de vent fort, il faut de la tension pour faire baisser la puissance, et en appuyant fort avec la main, la voile rejoint à peine le wishbone.
Les accessoires indispensables
Les accessoires du véliplanchiste sont également obligatoires. Elles permettent d’avoir une meilleure sécurité et d’être à l’aise. Il y a la combinaison. Elle protège le corps contre le vent et réchauffe dans les eaux à température moins élevée. De ce fait, elle varie selon ces critères notamment la température de l’eau. Le harnais est accroché à un bout qui se trouve sur le wishbone. Il existe 3 sortes de harnais dont le wave en bretelle ou ceinture, le free ride qui est ergonomique et le run qui est une culotte à bas crochet. Les gants et les chaussures réchauffent également dans les eaux froides.
- Les chaussures, des gants réchauffent également dans l'eau.
- Combinaison ( pour les eaux supérieur à 18°). donc de naviguer plus longtemps.
- Harnais relié au wishbone.
- manchons évite le frottement entre les mains et le wishbone.
- Couteau de secours !!
Différentes pratiques de la planche à voile
On peut bien-sûr faire de la planche à voile juste pour le plaisir de naviguer. Si l’on devient accro, voici les différentes disciplines vers lesquelles évoluer. Chacune d’entre elles nécessite un matériel spécifique : nombre de dérives, longueur, largeur et volume de la planche, forme du flotteur, taille du mât, surface de voiles, etc. Sans oublier les indispensables combinaisons et accessoires néoprène (gants, boots, bonnet, etc.). Pour bien s’équiper, notre meilleur conseil consiste à vous orienter vers un revendeur professionnel près de chez vous.
Les principales disciplines
- Le freeride : c’est souvent la première option. On trouve un plan d’eau et on fait des aller-retour, juste pour le plaisir.
- Le freestyle : c’est une discipline de compétition, dans laquelle les véliplanchistes sont jugés sur des figures de style.
- Le slalom : c’est une compétition de type régate, où il faut naviguer contre des concurrents autour d’un parcours marqué par des bouées. Les parcours sont plus ou moins longs. Pour ces derniers, on parle de “longue distance”, avec des parcours pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres. La compétition la plus renommée est le Défi Wind de Gruissan (deux aller retours jusqu’à Port-la-Nouvelle pour plus de 40 km de distance).
- La speed : la règle est simple : une course en solo de 500 mètres qu’il faut parcourir plus vite que les autres compétiteurs.
- La vague : elle se pratique dans une mer bien formée, avec un vent bien établi (au-dessus de 15 nœuds), dans laquelle il est demandé de surfer les vagues et de réaliser sauts et figures devant un jury.
Marques populaires
Parlons de Duotone. Il est anciennement appelé « North Windsurf ». Il offre des produits de qualité avec un design élevé. Teijin, premier fournisseur mondial de tissus en polyester, est associé à cette entreprise. Une autre marque est également très connue et réputée : Neil Pryde. C’est la marque d’une société de voilerie, fabricant de voile, de gréement et divers équipements pour véliplanchistes et surfeurs. Elle a été fondée en 1970 comme étant un fabricant traditionnel. Ce fournisseur de la planche à voile olympique RSX est très apprécié tout comme Z fins qui est surtout prisé par les apprenants comme les riders professionnels tels que Peter Volwater. Il y a la version ZSL qui est idéale et combine parfaitement la vitesse, l’appui et la remontée d’eau. Il est connu pour le S - mais le S - -. D’autre part, ZSF a été conçu pour les eaux plates, mais il s’adapte également aux eaux agitées.
Préparation et sécurité
Avant de commencer à pratiquer le windsurf, il est indispensable de bien connaître son matériel. Vous arriverez mieux à vous projeter dans la pratique de ce sport et l’apprentissage n’en sera que plus facile.
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Avant toute chose, il convient de visser l’aileron et la plaquette dans le rail du pied du mât. Pour amener votre planche au bord de l’eau, pensez à vous aider du vent en plaçant la carène vers lui pour qu’il soulage le poids de la planche. Plantez l’aileron dans le sable en veillant à disposer l’arrière de la planche en direction du vent. Pour que vous ayez plus de facilité à réunir la voile et la planche, placez-les d’abord perpendiculairement l’une par rapport à l’autre sur le sable.
De façon générale, prenez le temps de bien connaître votre matériel, manipulez-le et habituez vous au vocabulaire employé.