Fabien Barthez et la natation : Entre reconversion bien-être et soutien au prodige Léon Marchand

L'influence de la natation sur la vie de Fabien Barthez

Fabien Barthez, figure emblématique du football français et gardien de but légendaire, a entamé une nouvelle page de sa vie sportive, bien loin des pelouses. Ce jour-là, quand il a entendu fuser quelques critiques, sous prétexte que Léon Marchand ne s'était pas déplacé au Zénith de Toulouse, où son club des Dauphins recevait élus et partenaires, Fabien Barthez est monté à la tribune pour le défendre. « J'ai pris la parole parce que j'étais un peu en colère, dit-il. Lâchez-le ! Il ne vous appartient pas. »

L'histoire de son lien avec la natation est ancrée dans une nécessité personnelle. À la suite d'un malaise vagal, le docteur m'a dit : « Va nager ! Tu m'as toujours dit que tu aimais l'eau ». Mais compter les carreaux, aligner les longueurs sans paysage à regarder… Pour moi qui suis joueur, ça paraissait rébarbatif. Pourtant, je l'ai écouté. Et depuis, je suis accro. La natation est devenue une question d'équilibre, de bien-être physique et mental.

Le champion du monde 1998 a dû surmonter ses réticences initiales pour intégrer le milieu des Dauphins du Toulouse Olympique Employés Club (TOEC). Il n'a pas de suite poussé la porte des Dauphins sur l'île du Ramier. « Je ne me voyais pas envahir l'environnement des nageurs pros. Chacun à sa place », revendique l'homme de Lavelanet. Mais j'ai fini par oser, et découvert une famille, des gens qui me ressemblent. Cette transition du terrain de football au bassin, entamée en 2014, a transformé sa perception de l'activité physique : « Plus besoin de cachetons après avoir fait des longueurs ».

La relation privilégiée avec la famille Marchand

Au sein du club toulousain, Fabien Barthez a croisé la route de Xavier Marchand, le père de Léon Marchand, et s'est lié d'amitié avec le vice-champion du monde du 200 m 4 nages en 1998. Cette rencontre a permis au footballeur de mieux comprendre l'environnement dans lequel le futur prodige de la natation a grandi. « Léon a baigné dans ce milieu, il aurait pu être écoeuré de la natation mais ses parents ont su lui transmettre cette passion, sans l'étouffer », souligne Barthez.

Pour le gardien aux 87 sélections, la réussite de Léon Marchand n'est pas le fruit du hasard. « Quand vous parlez au père, que tu vois l'éducation qu'il a donnée à ses gosses, tu ne peux pas être surpris par la manière dont Léon aborde les choses. C'est un gamin fantastique ». Ce regard bienveillant, presque paternel, repose sur une compréhension mutuelle des défis imposés par une notoriété soudaine et écrasante.

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Comprendre le « Tsunami » de la célébrité

Barthez devine ce que le jeune homme de 23 ans traverse depuis ses quatre médailles d'or aux Jeux Olympiques de Paris. Et pour cause : lui a vécu « le même tsunami » quand la France a remporté à domicile sa première Coupe du monde, en 1998. « Ce gamin me touche, ce qu'il vit résonne avec mon histoire », confie-t-il, rappelant les similitudes entre leurs trajectoires de sportifs devenus les visages d'une nation.

La gestion de cette pression est un point central de ses échanges avec Xavier Marchand, notamment face à l'intrusion médiatique ou les commentaires sur les réseaux sociaux. Fabien Barthez, dont la vie privée a par le passé été très exposée, apporte un éclairage rassurant : « C'est un être humain, c'est normal qu'il fasse ces expériences. Ça fait partie du processus. Maintenant, le champion est surtout jugé sur sa capacité à rebondir ». Il met en garde contre les jugements hâtifs du public ou des partenaires, rappelant que le nageur ne doit rien à personne si ce n'est à son propre désir de performance.

La philosophie du plaisir dans la performance

L'ancien gardien de but, qui a marqué l'histoire du football par son style instinctif, reconnaît chez Léon Marchand la marque des grands champions : « Dans tous les sports, on joue, on doit préserver la notion de plaisir, de défi intrinsèque. J'ai toujours dit que mon principal concurrent, c'était moi ». Cette mentalité, Fabien Barthez l'a observée longuement avant même le départ de Léon pour les États-Unis.

Pour Barthez, la réussite de Marchand est due à sa capacité à rester focalisé sur ses objectifs personnels, loin des sollicitations extérieures. « Léon est de ces sportifs qui se battent contre eux-mêmes, sans regarder les autres. Ce qui lui a permis d'enchaîner les courses. S'occuper de soi prend déjà beaucoup d'énergie, de temps, de réflexion ». Le footballeur insiste sur le fait que le champion doit savoir dire non pour se protéger, quitte à être perçu comme distant par certains, une expérience qu'il a lui-même vécue après le sacre de 1998.

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