La plongée est une expérience incroyable qui ouvre les portes d’un tout nouveau monde. Mais pour en profiter pleinement, il est essentiel d’avoir le bon équipement et l’un des plus important est votre détendeur. Vous êtes sur le point d’acheter votre premier détendeur de plongée ? Ou vous souhaitez le changer car vous êtes montés en niveau ? Ce guide vous aidera à faire un choix éclairé en fonction de votre style de plongée, de votre environnement et de votre budget.
L’histoire et le rôle fondamental du détendeur
Le premier brevet de détendeur de plongée a été déposé en 1838, il y a bientôt 200 ans. C’est un siècle plus tard qu’un duo invente le détendeur autonome, l’ingénieur Emile Gagnan et Jacques Yves Cousteau : « le scaphandre Cousteau-Gagnan ». Chez Aqualung, nous avons révolutionné le monde de la plongée en inventant le tout premier détendeur en 1943. Depuis, nous nous consacrons à la conception et à la fabrication de détendeurs à la pointe de l’industrie, alliant performance, fiabilité et innovation.
Le détendeur de plongée, comme son nom l’indique « détend » l’air présent dans la bouteille de plongée sur laquelle il est connecté. À l’intérieur de la bouteille se trouve de l’air (un mélange gazeux composé en gros de 21 % d’oxygène et de 79 % d’azote). Le premier étage détend l’air de 200 bars à 10 bars, le deuxième de 10 bars à la pression ambiante. Cet ensemble permet de délivrer l’air compressé à l’intérieur de la bouteille à la demande du plongeur en inspirant par l’embout du détendeur mis en bouche. Votre détendeur est le lien entre votre bouteille et vos poumons. Il réduit l’air haute pression contenu dans votre bouteille à un niveau respirable et vous le délivre de manière fluide. Il est également chargé d’évacuer l’air expiré.
Anatomie et fonctionnement technique
Le premier étage se connecte directement à votre bouteille de plongée et régule le flux d’air vers vos flexibles. Il réduit la haute pression de l’air provenant de la bouteille (généralement entre 200 et 300 bars) à une pression intermédiaire (environ 8 à 10 bars), garantissant ainsi un apport d’air constant tout au long de la plongée. Le premier étage d’un détendeur est doté au minimum d’une sortie haute pression (HP), sur laquelle on fixe un manomètre, et d’une sortie moyenne pression (MP), qui délivre l’air détendu au 2ème étage.
Le deuxième étage est la partie du détendeur par laquelle vous respirez, via l’embout buccal. Il réduit encore la pression de l’air provenant du premier étage pour l’adapter à la pression ambiante de l’eau, ce qui facilite la respiration. Certains modèles sont équipés d’une molette de réglage permettant d’ajuster le débit d’air, pour une respiration plus personnalisée et confortable.
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Les types de mécanismes : Piston ou Membrane
Il n’est pas nécessaire en plongée loisir ou sportive de savoir précisément comment est construit un détendeur de plongée. C’est comme si on vous disait qu’il faut connaître l’entièreté du fonctionnement d’un moteur de voiture et les pièces qui le constituent pour pouvoir conduire ! Cependant, vous entendrez certainement parler de détendeur de plongée à membrane ou à piston.
Les détendeurs à piston sont plus simples d’utilisation et sont recommandés pour l’initiation. C’est ce type de détendeur que l’on retrouve dans les écoles de plongée ou les centres de plongée. Leur principe simple les rend très fiables et faciles d’entretien. Les modèles avec piston compensé ont d’excellentes performances. Le détendeur à membrane est plus performant et plus confortable qu’un détendeur à piston. Sur les détendeurs à membrane non compensée, la moyenne pression diminue à mesure que la pression baisse dans la bouteille. Les détendeurs à membrane compensée, au niveau du 1er et 2ème étage, ont un fonctionnement régulier quelle que soit la profondeur ou la valeur de la haute pression dans le bloc.
Systèmes de connexion : DIN vs Étrier
La plupart des détendeurs de plongée actuels possèdent les deux systèmes de connexions : DIN ou Étrier. Le système monté en étrier (ou INT) est le modèle le plus commun. Ce système est plus rapide à visser et dévisser que le DIN. Le joint étant sur la robinetterie du bloc, son entretien n’est pas fait avec celui du détendeur. La conception du système en étrier rend la connexion moins précise que son homologue en DIN, ce qui peut se traduire par de petites fuites d’eau. Il est limité à 232 bars et reste le standard en plongée loisir et en location.
Le détendeur monté en DIN est composé d’un pas de vis venant se fixer directement sur la robinetterie du bloc. L’étanchéité au niveau de la robinetterie est effectuée grâce à un joint torique. Le système DIN est plus léger et provoque moins de fuites que le système étrier. La pression de service du système DIN peut monter jusqu’à 300 bars. Le joint est sur le détendeur et non pas sur la bouteille. Selon les marques, il existe des particularités parfois bien utiles comme le clapet qui ferme l’entrée du premier étage DIN une fois qu’il est dévissé du robinet de la bouteille.
Choisir selon sa pratique et son niveau
Il existe une offre très variée de détendeur, le budget varie pour un ensemble complet de 250 euros à un millier d’euros. Si s’agit de votre premier achat, nous vous conseillons de vous orienter vers les packs détendeurs complets. Ils disposent de l’ensemble des éléments obligatoires pour plonger : le détendeur principal, l’octopus (le détendeur de secours) et le manomètre pour surveiller votre autonomie.
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Le détendeur « club » est non compensé : il faudra fournir un effort supplémentaire au fur et à mesure que la pression diminuera dans votre bloc et que la pression ambiante augmentera. Il est en revanche ultrarésistant et facile d’entretien. Il est idéal pour un usage intensif et parfaitement adapté aux débutants. Le détendeur « cœur de gamme » est compensé et bon marché : le confort respiratoire sera de meilleure qualité que sur les détendeurs non compensés. Quelle que soit la pression dans le bloc et la pression ambiante, l’effort inspiratoire à fournir sera identique. Ces détendeurs sont parfaits pour les plongeurs réguliers, niveau 2, 3, 4 ou futurs moniteurs.
Le détendeur « haut de gamme » offre une haute qualité, un confort respiratoire, un design soigné et de beaux matériaux. Des ingénieurs passionnés à la recherche de la performance respiratoire optimale imaginent pour les plongeurs exigeants des petits bijoux de mécanique et de technologie.
Spécificités environnementales et techniques
Le lieu de plongée joue un rôle crucial. Dans les eaux chaudes à tempérées (10-24°C), un détendeur non étanche convient parfaitement. Pour la plongée en eau froide (en dessous de 10°C), il est indispensable de choisir un modèle de détendeur spécifique « eaux froides » pour éviter le givrage et garantir un débit d’air constant. Pour ce type de sortie, il vous faut privilégier des détendeurs dédiés qui répondent à la norme EN250:2014.
Le détendeur de voyage, plus léger et compact, est plébiscité par les globes-trotteurs. Le détendeur Nitrox est obligatoire si vous respirez un mélange suroxygéné au-delà de 40%. Ils sont conçus sur la même base que les détendeurs classiques, mais ils ont été nettoyés et assemblés dans un milieu stérile pour garantir toute présence de corps gras. En France, ces détendeurs sont repérables par leur couleur verte. Ils possèdent une connexion DIN (M26x2) spécifique.
La pièce mécanique appelée « volet venturi » permet d’éviter la mise en débit continu de votre détendeur en surface. En position pre-dive, le volet venturi vient obstruer en partie le flux d’air. Présente sur certains détendeurs haut de gamme, la molette permet de régler le confort respiratoire. L’Auto Closure Device, brevet déposé par Aqualung, est présent sur les détendeurs à partir du cœur de gamme.
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