Le monde de la voile légère, vibrant et en constante mutation, offre aujourd'hui un éventail de sensations et de défis adaptés à chaque marin, du débutant à l'expert. Tandis que certains supports se distinguent par leur rôle fondamental dans l'initiation et la démocratisation de la voile, d'autres redéfinissent les limites de la performance et de la glisse en introduisant des technologies innovantes comme le foil. Cette exploration nous mènera des dériveurs classiques, reconnus pour leur accessibilité et leur robustesse, aux pionniers du vol sur l'eau, promettant des expériences de navigation inédites.
Le Topper : Une Référence en Matière d'Initiation et de Polyvalence
Le Topper est un dériveur léger de 3,40 mètres, ayant pour vocation d’être un bateau d’initiation et un support de compétition. Reconnu comme classe internationale par World Sailing, il est particulièrement populaire au Royaume-Uni, en Irlande, et dans d’autres pays anglo-saxons, où il remplace parfois l’Optimist pour la formation des jeunes marins. Sa conception, alliant simplicité et efficacité, en a fait une figure emblématique des écoles de voile et des clubs.
Naissance et Caractéristiques Fondamentales
Conçu en 1976 par l’architecte naval britannique Ian Proctor, le Topper est devenu célèbre pour avoir donné naissance au Wayfarer. Ian Proctor est l’un des monstres sacrés du « dinghy sailing » britannique et était aussi fabricant de mâts. C’est au cours d’un voyage d’affaires aux États-Unis qu’il a conçu un enthousiasme débordant pour les carènes de scow. Sa première tentative, le Minisail, était très amusante, mais elle fut balayée par l’arrivée du Laser. La deuxième fut la bonne : ce fut le Topper, également transportable sur le toit d’une voiture. Initialement construit en stratifié verre-polyester (GRP), le bateau a vu sa production, dès 1977, basculer sur l’injection de polypropylène, une innovation majeure qui a permis de réduire les coûts et d’améliorer sa durabilité. Cette méthode de fabrication, pionnière à l’époque, a valu au Topper de remporter le Design Council Award en 1977. La construction est en polypropylène rotomoulé ou injecté dans un bateau robuste et léger (43 kg), facile à transporter sur tous les véhicules, et nécessaire au divertissement.
Un Bateau pour Tous les Niveaux
Le Topper est équipé d’un strict monotype dériveur, avec une voile de 5,3 m². Des versions avec des voilures de 4,2 m² et 6,4 m² ont également été introduites pour s’adapter aux différentes conditions marines et aux gabarits des marins. Son succès a été immédiat, notamment dans les pays anglo-saxons, où il est devenu un standard pour l’initiation et la compétition junior, remplaçant parfois l’Optimist grâce à sa taille plus adaptée aux adolescents et aux adultes légers. Le Topper a également joué un rôle social, en démocratisant l’accès à la voile grâce à son prix abordable et sa facilité d’utilisation. Il est utilisé dans plus de 40 pays, avec des flottes actives en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, attestant de son attrait universel.
Qualités Marines et Facilité d'Utilisation
Le Topper est un dériveur minimaliste, conçu pour la simplicité et l’efficacité. Le cockpit est optimisé pour une batterie de ce type, avec un fond plat facilitant les mouvements de l'équipage. La position du tapis de sol et la forme du génois assurent une bonne stabilité, même pour les débutants. Le Topper est réputé pour ses qualités marines équilibrées. Le grand format et la grande plaque favorisent une planification pour les petites durées, de sorte que la cuisson soit légère et que l’air soit suffisamment large pour permettre de conserver des résultats satisfaisants jusqu’à ce que le vent se lève. Sa stabilité initiale est rassurante pour les débutants, mais elle offre également des sensations suffisantes pour les régatiers confirmés. Le Topper est souvent décrit comme un bateau « pardonnant », capable de supporter les erreurs de manœuvre sans punir excessivement son équipage. Ses propriétés robustes et fiables sont un atout majeur : le polypropylène résiste aux chocs, aux vibrations et aux UV, ce qui en fait un bateau quasiment sans compromis. Les retours des propriétaires et des moniteurs de voile sont unanimement positifs. Le Topper est sain pour sa polyvalence, sa robustesse et son rapport qualité-prix. Les clubs de voile assurent sa durabilité et sa facilité de mise en œuvre, tandis que les parents soulignent sa sécurité et son accessibilité pour les enfants. Il est considéré comme le bateau idéal pour apprendre la voile, indestructible, facile à gréer et à transporter, et offrant suffisamment de performances pour motiver les jeunes à progresser. Ce bateau donne confiance et prépare bien à la compétition. En navigation, il encaisse tout sans broncher, des échouages aux chocs et aux chavirages.
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Le Topper Cruz Classic : L'Innovation au Service de la Randonnée Nautique
Le Topper Cruz Classic a été imaginé par le Chantier Topper International dans les années 1990. Il fait partie d'une série de "nouveaux" dériveurs qui partagent tous les mêmes codes architecturaux et qui sont produits encore aujourd'hui selon ces critères. Ils marquent tous une rupture avec les codes traditionnels de l'architecture navale dans le domaine des dériveurs. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les fabricants de dériveurs s'inspirent des skiffs australiens pour concevoir une gamme de nouveaux dériveurs. Plus attractifs, plus rapides et plus performants, il s'agit alors d'une stratégie technique et commerciale de la part des chantiers pour continuer à vendre leurs dériveurs dans un marché difficile suite à l'arrivée de concurrents importants comme la planche à voile et le kite surf. Ces bateaux ont encore été produits à grands frais, de façon artisanale en polyester. Cette stratégie n'a finalement pas pu résister au temps. Les chantiers ont donc changé leur fusil d'épaule en produisant en masse des dériveurs de moindre qualité à base de polyéthylène, un matériau peu coûteux à la mise en œuvre. La fabrication est réalisée majoritairement par des machines et non plus à la main. Ces bateaux en polyéthylène à "usage unique", difficilement réparables, sont proposés majoritairement à destination des écoles de voile.
Le Topper Cruz Classic coche toutes les cases de la rando nautique. Il est simple : il se grée en quelques minutes et ne comporte pas de pièces d'accastillage, de gréement ou de réglages compliqués. Il est même possible de se passer du spi asymétrique, seul élément plus complexe à gréer. Il est léger : il est manipulable facilement sans effort sur une cale de mise à l'eau grâce à son chariot de plage (135 kgs). Il est stable et sûr : sa carène, son cockpit ouvert auto-videur et ses nombreux rangements et astuces le rendent accessible et rassurant pour toutes et tous. Il peut être utilisé par des adolescents en autonomie, par des personnes en solo, des débutants, des personnes plus âgées et sans capacités physiques hors normes. Il est flexible : il peut naviguer tant à la voile (avec prise de ris dans la grand-voile et foc sur enrouleur) qu'au moteur (jusqu'à 5 personnes). Enfin, il est fun : il permet de s'initier au monde de la glisse et du planning en hissant le spi asymétrique d'un seul bout continu. Ce seul bout rend le spi "automatique" et est établi ou rentré en quelques secondes sans manipulation complexe.
Pour profiter pleinement de l’expérience, voici quelques conseils pratiques pour organiser votre première sortie en Topper Cruz Classic. Gréer et prendre son bateau en main, hors saison, dans son jardin par exemple, est la meilleure façon de ne pas perdre de temps lors de la première sortie. Cela permet également de ranger et d’organiser les différentes pièces du bateau à sa guise. Il est aussi recommandé de prévoir des petites pièces de rechange. Un tutoriel vidéo de Diego sur YouTube peut aider à gréer le bateau et répondre aux éventuelles questions. Il est également essentiel de préparer une méthode personnelle pour sangler et transporter le bateau et ses affaires derrière la voiture, afin de ne jamais rien oublier et de mettre le bateau à l'eau beaucoup plus rapidement. Le temps disponible pour les loisirs est précieux, et le sauvegarder est un avantage. Il est primordial de veiller à sa sécurité et à celle de son équipage. Il ne faut jamais sortir avant d'avoir pris la météo et d'avoir planifié un itinéraire de navigation avec des points de replis et des abris. Prévoir également un gilet ou une aide à la flottabilité par personne, ainsi que des moyens de communication et de repérage et localisation étanches est indispensable. Enfin, il convient de respecter l’Environnement et les autres usagers, en ne barrant pas la route aux autres sur la cale de mise à l'eau et en garant la remorque à l'endroit prévu à cet effet.
Comparaison du Topper Cruz Classic avec d'Autres Modèles de Randonnée
Le Topper Cruz Classic fait partie des dériveurs de randonnée de taille intermédiaire et de niveau intermédiaire à expert. Il est adapté à la balade mais a aussi pour vocation de faire de la vitesse sous spi. D'autres modèles peuvent être comparés pour situer sa position dans la gamme. Le Topper Sport 14, par exemple, existe également pour naviguer jusqu'à 5 personnes, avec une carène identique mais un gréement et des voiles plus performants. Le Wanderer est un modèle de taille intermédiaire et plus sage, tandis que le Wayfarer, plus grand, est prévu pour un usage cool. Le Laser Stratos, plus grand et plus lourd, s'inscrit dans la philosophie du Topper Sport 16, mais provient du chantier Laser. Le Topper Cruz Classic reprend donc la carène qu'il partage avec le Topper Sport 14 et le Topper Cruz Ketch. Le Classic est l'intermédiaire entre le sage ketch et le Sport 14 plus joueur. Il comporte beaucoup de rangements, un gréement performant et un spi asymétrique. Il est le modèle du juste milieu.
L'Ère du Foiling : Quand le Dériveur Prend Son Envol
L'univers de la voile légère a connu une révolution avec l'avènement des foils, ces appendices profilés qui permettent au bateau de s'élever hors de l'eau. Le principe du vol sur l'eau repose sur la réduction drastique des frottements de la coque avec l'eau, ce qui se traduit par un gain de vitesse considérable et des sensations de glisse inédites. Cette technologie a ouvert la voie à une nouvelle génération de dériveurs, alliant performance et innovation.
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BirdyFish : Le Pionnier du Double Foil 2 en 1
Aujourd’hui, le BirdyFish est le premier et seul dériveur à foil double 2 en 1. Sa conception innovante est centrée sur la stabilité et la facilité d'accès au vol. Les deux foils en J ainsi que le safran en T offrent une grande stabilité, vous permettant de voler en sécurité et de vous concentrer pleinement sur les sensations du vol. La simplicité est un maître mot dans son utilisation : les voiles, la barre et la position de l’équipage sont les seuls réglages nécessaires en navigation sur le BirdyFish. Le poids de l’équipage permet de réguler l’assiette, faciliter le décollage ou d’accélérer. Les foils, quant à eux, facilitent le couple de redressement du bateau, ce qui signifie qu'il n'est pas nécessaire d’effectuer un rappel dans les sangles fort pour faire décoller le bateau.
La montée en puissance en BirdyFish est progressive, ce qui en fait un excellent support d’apprentissage. Une fois les bases maîtrisées, il révèle tout son potentiel de performance pour régater. C’est l’occasion de se confronter en compétition avec un voilier monotype, avec les mêmes armes. Les dériveurs classiques ou catamarans dépassent très rarement les 20 nœuds de vitesse instantanée, et ce, en étant plus pointus après des heures de pratique. Le BirdyFish est capable de s’adapter à un large éventail de conditions de mer et de vent. Dans beaucoup de vent, ses performances en vol s’offrent à vous avec la présence de Ris sur la Grand-Voile et son foc. Pour faciliter la manœuvre, le BirdyFish a un plan de pont simple avec tous les cordages renvoyés à portée de main. Cette année, un premier circuit composé de 4 régates, le BirdyFish Vaikobi Trophy, a été mis en place, offrant l'occasion de partager des moments sportifs et conviviaux entre propriétaires de BirdyFish.
GERYS 4.7 : L'Ingéniosité Bretonne au Service de l'Accessibilité
C’est il y a seulement 15 jours que le prototype du GERYS 4.7 posait sa coque sur l’eau, fruit d'un long processus de conception 100% Bretagne, là où vous trouverez tous les contacts de la team GERYS. Ce dériveur nouvelle génération arrive sur le marché avec succès. Le gerris est un insecte qui a la particularité de marcher sur l’eau, et c’est pourquoi le GERYS 4.7 porte si bien son nom. De par ses foils et sa grande voile de 4.7 m, il s’élève de l’eau. Sa coque n’étant plus immergée, il limite les frottements avec l’eau et gagne en vitesse.
La stabilité et la maniabilité sont ses points forts. Pour cela, le GERYS 4.7 a été conçu avec un foc autoriveur, autrement dit une voile qui tourne toute seule lors d’un virage. Il est également doté d'un gennaker sur enrouleur qui permet une allure de près et donc une meilleure adaptabilité au vent. De plus, il offre des sensations similaires au wing foil tout en étant plus stable, ce qui en fait l'amorce idéale à l’univers du foil. Erwan Censier, son créateur, veut le GERYS 4.7 comme accessible pour tous, tant pour son prix que pour son côté pratique. En effet, il est équipé d’un système de remorque de plage embarqué qui le rend facilement transportable, couplé à des foils rétractables. La team GERYS propose aussi quelques options : un GPS de bord, des pagaies, un marquage personnalisé et une remorque de route.
Autres Dériveurs Volants et Leurs Spécificités
Le paysage des dériveurs à foils s'enrichit constamment de nouvelles propositions, chacune apportant son lot d'innovations et de particularités.
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Skeeta et Nikki : La Facilité de Mise en Œuvre du Foil
Le Skeeta et son petit frère, le Nikki, respectivement destinés à un public adulte et enfants/adolescents, se démarquent de leurs concurrents par un système de montage de foil d'une pertinente ingéniosité et d’une facilité de mise en œuvre très appréciable, réalisable sur mise à l’eau à terre. L’avantage de ces scows australiens est de voler et de glisser en archimédien. En version foil, le Skeeta est allé à l’essentiel pour progresser vite. Il n'y a pas de réglage de foils complexe, juste celui de la hauteur via un palpeur que l’on monte ou descend via un retour sur le pont. Il faut de la puissance pour dompter les 8,50 m² de la voile du Skeeta.
Waszp : La Course à la Vitesse et l'Exigence du Pilotage
Dans la compétition qui fait rage entre les nouveaux foilers solitaires, le Waszp n’est pas le plus mal placé. C’est même lui qui pourrait bien emporter le morceau. Déjà vendu à 1 522 unités dans 45 pays, ce petit foiler australien est porté par une classe très animée, notamment en France où l’importateur, Manu Guédon (Activ’Sailing), fait feu de tout bois. C’est donc probablement le support à viser si vous avez des envies de vols à haute vitesse. Mais attention, le Waszp, comme les autres foilers à plan porteur central, est une sacrée école d’humilité. Il s'appuie sur une classe très active et très internationale, tirant actuellement le bon bord.
One Fly et UFO-Foiler : Variété des Approches et Accessibilité
Pour voler, certains se laisseront tenter par le One Fly avec trois tailles de Grand-Voile en option. Monté sur deux foils en carbone, le bateau peut aussi être utilisé en archimédien. Une version en aluminium des foils est désormais disponible et plus accessible. Jérémy Beyou l’a choisi pour ses entraînements d’hiver quand son Charal était en chantier, ce qui fut un bon coup de com’ pour le chantier. Reste que la concurrence fait rage.Le chantier US Fulcrum Speedworks a eu la bonne idée de développer début 2018 le UFO-Foiler, un petit catamaran à foils tout à la fois ludique et accessible. Il permet de commencer à voler en UFO-Foiler avec une grande facilité. En outre, près de trente coloris de coque différents et les lettrages qui vont avec sont proposés par le chantier pour coller aux besoins des structures qui en font l’acquisition. Enfin, pour s’adapter encore un peu plus aux petits équipiers d’une quarantaine de kilos maxi, Octopus propose depuis peu des Grand-Voiles de couleur orange de seulement 6 m².
Des Dériveurs Classiques aux Nouvelles Générations : Un Paysage Diversifié
Au-delà des Topper et des innovations à foils, le monde des dériveurs regorge de modèles qui ont marqué leur époque ou qui continuent d'offrir des expériences uniques.
L'Optimist : La Fondation de l'Apprentissage
La célébrissime caisse à savon de Clark Mills reste le dériveur d’initiation par excellence, et ce depuis 1947. Différents modèles sont construits, pour la régate en stratifié de verre chez Devoti et surtout chez le Danois Winner, référence en la matière, ou en polyéthylène rotomoulé pour l’école de voile chez 2Win, Erplast et d’autres. Ces Optimist d’école bénéficient pleinement des progrès réalisés par les nouveaux polyéthylènes désormais moulés en trois couches pour former une sorte de sandwich. Pour le reste, rien n’a changé. Un safran, une dérive à remonter au portant tout en s’appliquant à la contre-gîte, et cet indémodable gréement à livarde.
L'O'Pen Skiff : La Glisse Ludique pour les Jeunes
Cette nouvelle marque axée sur la glisse est le fruit de la fusion entre Bic Sport et Tahé Outdoors, entreprise spécialisée dans le kayak. Si Bic Sport n’existe plus, l’accessibilité qui a fait le succès de l’entreprise perdure. L’Open Bic est devenu l’O’Pen Skiff mais reste identique. On retrouve une petite coque planante ouverte, autovideuse, propulsée par un gréement au profil bloqué par quatre lattes. Destinée aux enfants à partir de 9 ans pour le loisir ou la compétition en monotypie, ce petit bateau ludique et réactif se veut l’école de la glisse par excellence pour les plus jeunes.
La Pram : Design et Écologie pour l'Amateur
Elle est belle la Pram avec son étrave inversée et ses bordés en CP d’okoumé. On l’avoue, on a eu un gros coup de cœur pour ce petit cat-boat qui allie un design très contemporain et une construction en contreplaqué-époxy aussi respectueuse que possible de l’environnement. Le procédé imaginé par Youri Guedj et Alan Le Calvez, du cabinet BOW (Be On Water), comporte des clés d’assemblages des panneaux qui faciliteront la tâche des constructeurs amateurs. Plusieurs Pram ont d’ailleurs été construits par des lycées ou des associations d’insertion. Ceux qui veulent un bateau fini peuvent aussi s’adresser au chantier Nicolas Arnoult, à Saint-Philibert, qui a d’ailleurs commencé la construction d’un Canot’, le grand frère du Pram - toujours sur plan Bow.
Le Laser et le RS Aero : Performance et Simplicité Redéfinies
Au départ, c’est-à-dire en 1969, il n’était question que de concevoir un dériveur capable de voyager sur le toit d’une voiture du Flying Dutchman. Mais on restait dans l’idée d’un dériveur de loisir, éventuellement éligible aux régates de club du vendredi soir mais guère plus. Et personne n’imaginait que le Laser, officiellement présenté en janvier 1971, serait diffusé à 15 000 unités dès les deux premières années, ni qu’il deviendrait série olympique masculine en 1996, puis féminine en 2008 dans la version Radial (un peu moins toilée). Il est indétrônable du fait de sa diffusion, de son implantation dans les clubs et de sa stricte monotypie.En 2015, RS a mis sur le marché une petite bombe, le RS Aero, qui a manqué de peu la sélection en tant que support officiel pour les JO 2024. Son poids est aussi un point fort pour la mise à l’eau. Très rapidement, on acquiert les bons repères de réglages et de positionnement. Au près ou aux allures portantes, vent léger, médium ou fort, l’Aero a la capacité d’aller vite et offre une accélération notable.
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