La Danse des Sept Voiles : Origines, Significations et Représentations Culturelles

Introduction

La danse des sept voiles est une expression riche en significations, puisant ses origines dans des récits anciens et se manifestant à travers diverses formes d'art. Cet article explore l'histoire de cette danse, sa signification symbolique, et son influence dans la culture à travers les âges.

Origines Mythiques : Salomé et la Bible

L'expression "danse des sept voiles" est intrinsèquement liée à la légende de Salomé, une princesse juive dont l'histoire est narrée dans la Bible. Selon le récit biblique, Salomé exécuta une danse devant le roi Hérode Antipas. Envoûté par sa performance, le roi lui promit de satisfaire n'importe quel souhait. Sous l'influence de sa mère, Hérodias, Salomé demanda la tête de Jean le Baptiste, un prophète qui avait critiqué le mariage d'Hérode avec Hérodias.

Métaphore de la Révélation Progressive

Au-delà de son origine biblique, la danse des sept voiles est devenue une métaphore puissante. L'expression "faire la danse des sept voiles" est couramment utilisée pour décrire une situation où une information est révélée progressivement, par étapes successives, comme si l'on retirait un voile à chaque fois pour dévoiler un peu plus la vérité.

La Danse des Sept Voiles dans l'Art et la Culture

La danse des sept voiles a transcendé son origine mythique pour devenir un thème récurrent dans l'art et la culture.

L'Opéra Salomé de Richard Strauss

L'une des représentations les plus célèbres de la danse des sept voiles est l'opéra Salomé de Richard Strauss, basé sur la pièce de théâtre éponyme d'Oscar Wilde. L'opéra met en scène la célèbre danse de Salomé, où elle séduit Hérode pour obtenir la tête de Jean le Baptiste.

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Orientalisme et Danse au Cinéma Muet Italien

L'orientalisme, un courant culturel qui a idéalisé l'Orient, a également influencé la représentation de la danse des sept voiles. Au cinéma muet italien, des réalisateurs comme Ugo Falena ont mis en scène la danse de Salomé, interprétée comme une "vamp orientalisée". Dans son film Salomé (1910), Falena a inclus une séquence de la danse des sept voiles, laissant à l'interprétation visuelle l'essence de la performance.

Inspirations Orientalistes dans la Danse Moderne

Au début du XXe siècle, la danse moderne a été influencée par l'orientalisme. Des danseuses comme Loïe Fuller et Ruth St. Denis ont intégré des éléments de l'imaginaire oriental dans leurs performances. Loïe Fuller, avec sa "danse serpentine", réinterprétait la "danse des voiles", tandis que Ruth St. Denis mettait en scène une déesse indienne dans son chef-d'œuvre Radha. La danse des cinq sens.

Diversité des interprétations

La signification de la danse des sept voiles varie en fonction du contexte dans lequel elle est utilisée. Dans la légende de Salomé, la danse est un moyen d'obtenir la tête de Jean le Baptiste, mais elle est également perçue comme une danse sensuelle et séduisante. Dans l'opéra de Richard Strauss, la danse est utilisée pour montrer la fascination que Salomé exerce sur Hérode.

La danse des 7 voiles-Rita Tabbakh- SHEHERAZADE Les milles et …

La danse des sept voiles est une performance unique et passionnante qui provient d'une tradition arabe. Autrefois réservée aux femmes, cette forme de danse est aujourd'hui performée par des artistes de tous genres. La danse des sept voiles se compose de sept mouvements distincts, qui sont exécutés l'un après l'autre, avec le rythme et la musique en arrière-plan. La danse des sept voiles est une forme d'expression très spéciale qui permet à celui qui la pratique de s'exprimer pleinement, quel que soit son âge, son sexe ou son origine. Pour de nombreux artistes, cette forme de danse est un moyen de libérer leurs émotions et leurs sentiments et de se connecter avec leur audience.

Au Maroc, une tradition de mariage

Au Maroc, lors de la cérémonie de mariage, la mariée est mise à l’honneur avec la danse des sept voiles. Pendant cette danse, la mariée porte successivement sept tenues différentes, chacune représentant une région du pays. Ce rituel met en avant la beauté et la richesse culturelle du Maroc, ainsi que la fierté des origines de la mariée. Chaque tenue a ses propres couleurs et motifs, reflétant la diversité culturelle du pays.

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Danse orientale

La danse des 7 voiles est un des fantasmes attachés à la danse orientale. Elle est parfois reliée à la danse exécutée par Salomé pour Hérodote Antipas afin d’obtenir la tête de Saint Jean-Baptiste. L’action se situe en Mésopotamie, région qui s’étend entre les cours du Tigre et de l’Euphrate, jusqu’au golfe Persique. Actuellement, ce territoire de plaines et de collines se trouve en Iraq et au nord-est de la Syrie. Les hommes le peuplent depuis 12.000 ans avant notre ère, et au VIIIème millénaire avant JC, le mode de vie agricole y fait son apparition. Au nord, se trouvent les sémites, ou akkadiens, qui peuplent les cités-états de Babylone, Sippar, Kish, Opis, Akshak, Kouta et Akkad. Au sud, les non-sémites dits sumériens, avec Uruk, Nippur, Larsa, Lagash, Eridu et Ur. Les hégémonies d’une ville sur l’autre sont éphémères, jusqu’à ce que toutes soient réunies sous la domination de la cité-état d’Akkad où règne Sargon 1er, vers 2300 avant JC. Akkadiens et sumériens admettent l’existence d’un grand nombre de dieux et de déesses. Chaque ville a le sien. Inanna/Ishtar est célébrée dans de nombreux temples, et son culte domine celui des autres déesses mésopotamiennes. Inanna/Ishtar symbolise une force complexe. Certaines sources la disent mâle le matin, et femelle le soir. Elle est liée à la fertilité de la terre et des animaux, en tant que principe à l’origine de l’accouplement. Elle est la déesse du désir et de la sexualité libérés de toute subordination à l’ordre humain où règnent les conventions établies par les hommes. Elle est une déesse du changement, du cycle, du franchissement, de l’opposition et de l’union des contraires. Elle ne préside pas à la naissance, mais elle accompagne les êtres dans toutes les étapes de leurs existences. Les civilisations mésopotamiennes sont patrilinéaires et patriarcales. Elles opposent les hommes et les femmes. Le Féminin est perçu comme l’expression de forces que les hommes veulent dominer sans jamais y parvenir. Le culte rendu à la déesse est une façon de composer avec ces forces, tout en les excluant de la vie réelle et sociale. Les dieux mésopotamiens vivent comme les êtres humains. Inanna/Ishtar possède une maison dans la ville, elle gère, par l’intermédiaire d’intendants, ses terres et sa fortune, elle mange et elle éprouve les mêmes passions que les hommes. Plusieurs prêtres et prêtresses la servent quotidiennement. Les enfants de la haute noblesse ne dédaignent pas de s’engager au service de la déesse. Certains des desservants pratiquent des rituels érotiques, mais l’existence de « prostituées sacrées » n’est pas prouvée. Des sacrifices d’animaux se font régulièrement à l’extérieur du temple. Le temple est la maison de la déesse. Mais c’est aussi un centre d’administration temporelle. Les actes de la vie courante donnent souvent lieu à des contrats qui sont authentifiés par le personnel du temple, et notamment par les scribes qui constituent une caste privilégiée et respectée. Le mythe le plus connu où apparaît Inanna/Ishtar est celui de sa descente aux enfers. Déesse des conflits et des inversions, elle décide un jour d’aller taquiner sa sœur Ereshkigal déesse des enfers, et de la détrôner pour prendre sa place. Mais sa venue éveille la méfiance d’Ereshkigal qui lui demande de se défaire d’un vêtement et d’un bijou à chacune des 7 portes menant au monde inférieur. Ainsi, Inanna/Ishtar apparaît nue et fragile devant sa sœur qui la fait mettre à mort par les démons. Les dieux intercèdent à temps, et obtiennent d’Ereshkigal qu’elle laisse partir sa sœur à la condition qu’elle lui envoie un autre dieu pour prendre sa place. Aspergée des eaux de la vie, Inanna/Ishtar revient à la surface de la terre et choisi une de ses nombreuses conquêtes pour la remplacer au royaume d’Ereshkigal. Il s’agit de Dumuzi, Tammuz pour les akkadiens, pasteur et héros mythique devenu dieu de fertilité. La sœur du malheureux obtient qu’Ereshkigal le laisse demeurer une moitié de l’année à la surface du monde, tandis qu’il passe l’autre moitié aux enfers. Quand Dumuzi est à la surface de la terre, la végétation renaît. Voilà l’origine de la danse des 7 voiles.

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