L’éveil d’une passion : L’enfant du bassin
Sa vie, c’est le surf. Collin Martins, chef français, n’a qu’un seul but en tête : le surf. Le virus est né à l’âge de 3 ans lorsque ses parents le mettent sur une planche de surf. Dès l’âge de quatre ans, il était déjà sur une planche de surf. Collin était reconnu pour sa passion du surf, une activité qu’il pratiquait depuis l’enfance grâce à son père qui l’a initié dès l’âge de 4 ans. « On s’est installé au Cap Ferret il y a quarante ans pour le surf, se souvient François. J’ai mis Collin sur une planche de surf à l’âge de 4 ans. Il ne pensait qu’à ça, qu’au surf. Toute sa vie. » L’océan, Collin Martins avait ça dans la peau. Dans un documentaire vidéo, il racontait : « Les meilleurs moments de ma jeunesse, c’était sur la plage avec mes parents. C’est ce que j’essaie de reproduire. »
L’exil vers l’île-continent et la révélation indo## Collin Martins : L'Épopée d'un "Waterman" entre Vagues Légendaires et Profondeurs Océaniques
La vie de Collin Martins fut une odyssée dédiée à l'océan, un chemin tracé par l'amour inconditionnel des vagues et des horizons lointains. Surnommé "Waterman" en Australie, ce chef français était bien plus qu'un surfeur talentueux ; il incarnait une philosophie de vie, celle d'une quête inlassable de la vague parfaite et d'une connexion profonde avec le milieu marin. Sa passion dévorante, née dès l'enfance, l'a mené des plages du Cap Ferret aux spots mythiques d'Indonésie, transformant chaque choix en une étape vers la réalisation de son rêve. Son parcours, empreint d'aventure et de détermination, résonne encore aujourd'hui comme le témoignage d'un homme ayant vécu selon ses propres règles, dans le sillage de ses aspirations les plus profondes.
Une Enfance Bercée par l'Océan : Les Racines d'une Passion Indomptable
Collin Martins a grandi sur la presqu’île du bassin d’Arcachon, un environnement qui a façonné son destin et allumé la flamme de sa passion pour l'océan. C'est dès l’âge de 3 ans que le virus du surf le gagne, lorsque ses parents le mettent sur une planche de surf. Son père, François, se souvient avec émotion : « On s’est installé au Cap Ferret il y a quarante ans pour le surf. J’ai mis Collin sur une planche de surf à l’âge de 4 ans. Il ne pensait qu’à ça, qu’au surf. Toute sa vie. » Cette immersion précoce dans le monde des vagues a forgé une connexion indéfectible entre Collin et la mer. Dès l’âge de quatre ans, il était déjà sur une planche de surf, montrant une aisance naturelle et une détermination qui le caractériseront toute sa vie.
L'océan, Collin Martins avait ça dans la peau. Bien avant de dompter les vagues, sa mère se rappelle aussi que gamin, il s’exerçait à l’apnée dans la piscine de la maison familiale, une pratique qui préfigurait son autre grande passion. Dans un documentaire vidéo, il racontait : « Les meilleurs moments de ma jeunesse, c’était sur la plage avec mes parents. C’est ce que j’essaie de reproduire. » Cette citation illustre parfaitement la pureté de son désir : retrouver cette joie primordiale, cette liberté absolue qu'il avait connue enfant au bord de l'eau. Il cherchait à reproduire cette sensation à l'infini, en attendant la prochaine vague. Cette soif de vivre pleinement, de sentir vivre, se sentir vivre vraiment, comme quand on est enfant, était le moteur de toutes ses entreprises.
Le Chef-Surfeur : Un Destin entre Fourneaux et Vagues
Bien que le surf fût sa véritable vocation, Collin Martins a su concilier sa passion avec une profession exigeante : celle de cuisinier. Son job, cuisinier, était pour lui un moyen de financer sa quête incessante de la vague parfaite. Avec un diplôme de chef cuisinier sous le bras, il est parti de France à l'âge de 20 ans pour l'Australie. Cette décision marque le début d'une nouvelle ère, où son métier lui permettait de vivre et de voyager, toujours avec l'objectif de se rapprocher des meilleurs spots de surf. « Il a travaillé dans pas mal de grands restos là-bas », assure son père, témoignant de son talent et de son dévouement professionnel.
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Au-delà de la cuisine en tant que gagne-pain, cette profession reflétait également une part de sa personnalité. « Il cuisinait aussi ce qu’il pêchait, beaucoup de langoustes ! Et c’est pas étonnant ce métier, parce que c’est du partage, et Collin était un garçon de partage », explique son père. Cette dimension de partage, inhérente à la cuisine, résonnait avec son caractère généreux et son désir de connecter avec les autres. Cette capacité à se payer son plaisir en faisant le chef lui a offert l'autonomie nécessaire pour suivre son rêve, sans jamais sacrifier sa liberté. Il pouvait plonger pendant quatre heures et s’enquiller trois heures de surf dans la même journée, une preuve de son endurance et de son engagement total envers l'océan.
La Quête Indonésienne : Un Voilier pour les Vagues Parfaites
Le parcours de Collin Martins a pris une tournure décisive lorsqu'il a découvert l'Indonésie. Au cours d’un surf trip, il découvre les vagues indonésiennes. Ce fut un véritable coup de foudre du surfeur pour l’archipel. À partir de ce moment, plus rien ne sera jamais comme avant. Il va pousser sa quête des plus belles vagues très loin. Son obsession pour ces spots idylliques le pousse à prendre une décision audacieuse en 2017 : celle de franchir le pas et de partir en autonomie sur un voilier. Il ne connaissait rien à la voile, mais cette lacune n'a pas freiné son ambition. Il effectue alors une formation professionnelle de navigation maritime et achète un vieux Sun Shine 38 des années quatre-vingt. Et, forcément, il met le cap sur l’Indonésie. Cet acte symbolise la détermination sans faille de Collin à vivre son rêve. L'acquisition de ce voilier était la clé pour pouvoir se déplacer dans l’archipel indonésien en autonomie et surfer des vagues parfaites.
Cette aventure extraordinaire a été capturée dans le film « Sail for surf », réalisé par Ben Bireau, un de ses copains. Ce film raconte son aventure hors-norme, qui en fera rêver plus d’un. Ben a suivi en 2020 Collin pendant trois semaines sur son voilier, au milieu des vagues de l’Indonésie, fixant pour l'éternité cette quête, l’incarnation du « soul surfer ». Le film devait être diffusé cette année dans les festivals, mais le programme fut chamboulé suite à la pandémie. Pour clôturer le confinement, le réalisateur Ben Bireau avait alors décidé de l’offrir en avant-première et en diffusion gratuite sur la plateforme d’Outside, le 9 mai, pour 24h seulement. Bonne nouvelle pour tous ceux qui auraient manqué ce très beau documentaire, il est à nouveau accessible. Cependant, tout n’est jamais tout rose, et encore moins sur un bateau, mais ces défis ne faisaient que renforcer sa détermination.
"Waterman" : Vie de Famille et Aventures en Catamaran
Collin Martins, surnommé affectueusement Coco sur la presqu’île et « Waterman » en Australie, était un homme dont la vie était intrinsèquement liée à l'eau. Quand il ne domptait pas les vagues, le trentenaire passait son temps dans l’eau. Il était non seulement un surfeur passionné mais aussi un père de famille dévoué, partageant ses rêves avec sa femme Gabrielle et leurs deux fils, Sol et Louis, âgés de 4 et 2 ans. Leur histoire illustre un engagement profond envers un mode de vie alternatif et en accord avec la nature.
En début d’année, Waterman avait carrément vendu sa maison à Margaret River pour vivre sur un catamaran avec sa femme Gabrielle et ses deux enfants. Le nom de ce nouveau foyer flottant, « Le Firmament », symbolisait leur aspiration à un avenir sans limites, ancré dans l'aventure maritime. Cette décision radicale de vendre tout ce qu'ils avaient pour embrasser la vie en mer reflétait l'audace et la vision de Collin. La famille allait au bout du rêve que Coco poursuivait depuis toujours : naviguer vers l’Indonésie et au-delà, pour « chercher la vague parfaite ». Et la surfer. Encore et encore. Cette existence sur l'eau, même si elle n'est pas toujours facile - comme le souligne Ben Bireau en disant que « tout n’est jamais tout rose, et encore moins sur un bateau » - représentait la liberté ultime pour Collin, un moyen de rester en totale autonomie et de poursuivre sa passion sans contraintes.
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Au-delà du Surf : La Passion de la Chasse Sous-Marine
Si le surf était l'expression la plus visible de sa connexion à l'océan, Collin Martins nourrissait également une autre passion, celle de la chasse sous-marine et de la pêche en apnée. Cette activité, qu'il pratiquait avec brio, révélait une facette différente de son identité de « Waterman », une plongée dans les profondeurs de l'océan. Avec son harpon, il arrivait à attraper des poissons à plus de 20 mètres de profondeur, démontrant une maîtrise et une endurance remarquables. Le père de Collin, François, raconte : « Il pouvait plonger pendant quatre heures et s’enquiller trois heures de surf dans la même journée. On l’appelait Waterman en Australie. » Ben Bireau ajoute : « Presque un poisson ».
Cependant, derrière la beauté et la prouesse de cette discipline, se cachent des risques importants. La chasse sous-marine est une activité à risques, souvent pratiquée en apnée, qui exige une grande préparation physique et mentale. La mère de Collin, Pascale Martins, a accepté de témoigner auprès d’actu Bordeaux pour alerter sur les dangers de cette activité. « Depuis le décès de Collin, on s’intéresse beaucoup au sujet et on s’est rendu compte qu’il y a énormément d’accidents d’apnéiste. En Australie, il y a un mort par semaine », affirme-t-elle, même s’il est difficile de corroborer ces chiffres. Ces témoignages soulignent la tension constante entre la liberté et le danger inhérents aux passions extrêmes de Collin. Les parents de Collin avaient toujours la peur au ventre quand ils le voyaient partir au large. « On lui disait d’être prudent mais on a toujours respecté ses choix. »
Le Tragique Destin d'une Légende : Une Disparition en Pleine Mer
La vie de Collin Martins, entièrement dédiée à l'océan, s'est tragiquement achevée dans les eaux qu'il aimait tant. Le mardi 17 septembre dernier, au large d’une plage située à l’ouest de l’Australie, Waterman a été avalé par l’océan. Collin Martins est décédé à 37 ans dans un accident de chasse sous-marine. Les circonstances de sa mort sont malheureusement celles que craignent tous les adeptes de cette discipline : victime d’une syncope, il n’est jamais remonté à la surface. Le corps du trentenaire a été retrouvé deux jours plus tard. Red Bluff, en Australie, est devenu le lieu de sa dernière plongée, un endroit qui, quelques jours auparavant, lui avait offert les meilleures vagues de sa vie.
Le père de Collin, François, a partagé le récit déchirant des derniers instants : « Il veut récupérer un poisson au bout de sa flèche. Mais il ne remonte pas. Il a une syncope. » Et il meurt. Ce fut une fin brutale pour un homme qui avait toujours vécu en harmonie avec la mer. La mort de Collin a résonné dans le petit monde du surf, marquant profondément ceux qui le connaissaient et ceux qui admiraient sa trajectoire. « Quelques jours avant, il avait raconté à sa mère qu’il avait surfé à Red Bluff les meilleures vagues de sa vie, qu’il n’en avait jamais eues d’aussi belles. » Ainsi s’est arrêtée la vie de Collin Martins, dans cet océan où il passait ses journées, laissant derrière lui une femme, Gabrielle, et deux fils, Sol et Louis, âgés de 4 et 2 ans.
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