Le Cercle de Voile de Valenciennes : Évasion nautique et passion de la voile au cœur du Vignoble

Au cœur du magnifique plan d’eau du Vignoble, le Cercle de Voile de Valenciennes, affilié à la fédération française de voile, vous accueille dans ses locaux de Mars à Novembre. Le club se situe dans un lieu surprenant à seulement 10 minutes du centre-ville. Frédéric, le président, souligne qu'il s'agit d'un lieu naturel et magique, idéal pour se ressourcer. Le club propose diverses activités nautiques, excluant la baignade, dans un cadre verdoyant avec un étang de 54 hectares. Ouvert au public, le cercle de voile offre une évasion nature à proximité immédiate de la ville. Que vous soyez débutant curieux ou amateur confirmé, le club propose la découverte et la pratique de la voile légère dans une ambiance conviviale et accessible.

Activités nautiques et offre de navigation

Le Cercle de Voile de Valenciennes se spécialise dans la voile légère, proposant des dériveurs, des catamarans et des planches à voile. Denis, le chef de base, explique que le club accueille différents publics, des scolaires aux centres aérés, en passant par les particuliers. Les activités varient de la location de matériel pour une heure à des cours de voile plus structurés.

L’école de voile vous propose des cours collectifs ou particuliers, des stages tout support dans le respect des valeurs sportives : Entraide, Solidarité, Partage, Dépassement de soi et Respect de l’autre. Optimist, dériveur, catamaran… chacun peut s’initier ou se perfectionner, encadré par des professionnels passionnés. Les stages enfants et adultes, les séances découverte et les événements nautiques rythment la saison pour offrir des moments uniques sur l’eau. Pour ceux qui souhaitent s'engager davantage, un abonnement annuel est proposé à 210 euros, incluant l'accès au matériel et des cours collectifs le samedi matin. Le club vous invite également à devenir membre pour pratiquer la voile radio commandée.

Parmi les autres embarcations disponibles, le club propose des supports variés pour profiter du plan d'eau :

  • Embarcation gonflable de 4 à 6 personnes.
  • Bateaux gonflables de 2 ou 3 personnes.
  • Une embarcation de 2 à 3 places qui permet d’évoluer sur l’eau en toute sécurité et en toute tranquillité grâce à une pagaie simple. Son apprentissage est rapide et convivial, permettant de jouer au rodéo aquatique dans les vagues.
  • La pirogue est une embarcation de 10 à 20 personnes, voir plus, en forme de drakkar.
  • Le Stand Up Paddle se présente sous la forme d’une planche de surf. La manipulation de cet engin se fait debout à l’aide d’une longue pagaie simple.

Formation et ambitions des jeunes talents

L’école de voile joue un rôle crucial dans la formation des jeunes navigateurs. Mathéo, un des aides-moniteurs et compétiteur passionné, partage son rêve de devenir le prochain Thomas Ruyant. Il souligne l'importance de la représentation médiatique et des performances en régate pour progresser dans ce sport exigeant. Il ajoute : "on peut rentrer en IMOCA à partir de 30-40 ans, avec un gros parcours bien construit et des beaux championnats remportés". Son rôle actuel est d'aider Denis à préparer les bateaux et d'accompagner les enfants lors de leurs séances.

Lire aussi: Activités du Cercle des Nageurs du Fiumorbu

Pour nous contacter, le formulaire dédié est le moyen privilégié. C’est s’attendre à ce que notre chef de base ou le président du club réponde à votre demande. Rédiger votre message en ce sens (politesse, et réponse qui peut « attendre » que l’on prenne connaissance et que l’on rédige un message). "On est pas des machines !" rappelle l'équipe.

Perspectives historiques : l’évolution du yachting en France

L'histoire de la voile en club, bien que distincte de celle du site du Vignoble, illustre la passion qui anime les pratiquants français. Sous l’impulsion de Lucien More, son président de 1876 à 1878, le Cercle de la Voile de Paris élabore ses premiers règlements et développe son activité. Vers 1880, la vogue des régates bat son plein à Argenteuil. Pour compléter son standing et maintenir la cohésion de ses troupes pendant l’hiver, le Cercle s’installe alors 11, rue Saint-Lazare à Paris. Le Cercle de la Voile de Paris est encore à l’origine de la définition des jauges et des séries modernes.

C’est également de ses délibérations et des initiatives de certains de ses membres que plus tard naissent et se développent certaines classes de yachts de course : les 6 n 50, les monotypes minima de la Manche, la Série des Rivières, les Chats, les monotypes nationaux, les Sharpies de 9 mètres carrés et, plus tard, les Bélougas. En 1893, le Cercle de la Voile de Paris quitte Argenteuil. Le chemin de fer de l’Ouest a jeté sur son bassin un pont qui le coupe en deux. C’est l’exode des habitués d’Argenteuil à la recherche du coin rêvé. Arrivé à la berge des Mureaux, le Cercle de la Voile de Paris mouille moralement ses ancres et reconstruit une nouvelle demeure inaugurée le 14 mai 1894 par l’amiral Baron Lagé, président de l’Union des Yachts français.

Si le Cercle de la Voile de Paris compte 12 membres en 1868, en 1877 ceux-ci sont 119. En 1881, 117 bateaux et 200 membres sont inscrits. Lors des régates de l’exposition universelle de 1900, il y a plus de 100 yachts en course. Aux bateaux de Paris, Rouen, Cannes, Nantes et Arcachon se joignent des yachts d’Angleterre, d’Allemagne, des États-Unis et de Hollande. En 1914, avant la première guerre mondiale, le Club parisien est à son apogée. Sa Coupe internationale, restée en Allemagne très longtemps, est détenue par l’Angleterre, à qui le Cercle de la Voile de Paris livre de furieux assauts. Le Roi d’Espagne, Alphonse XIII, membre Haut Protecteur du Cercle, vient de créer à son intention la Coupe du Roi d’Espagne. Cette même année les 6 mètres, 8 mètres et 10 mètres du Cercle sont engagés dans toutes les rades françaises et étrangères où se tiennent des régates.

Héritage olympique et renouveau des pratiques

En 1919, au sortir de la guerre, le Cercle de la Voile de Paris est en panne et la remise en route est longue et pénible. Malgré la présidence d’Albert Glandaz qui restaure et améliore le club house et le fameux “rallye” devenu salle à manger, le Cercle végète tristement. Mais une petite flamme va bientôt jaillir. La Coupe du Cercle de la Voile de Paris dormait dans les armoires du Royal Thames Yacht Club depuis 1913. L’accord se fait en 1920 avec les Anglais pour la courir de nouveau sur les 6 m 50. On recommence à construire. En même temps les séries des 6 mètres et des 8 mètres renaissent doucement de leurs cendres.

Lire aussi: Le Cercle de Voile : un lieu de passion

Les Jeux Olympiques de 1924, organisés à Paris et au Havre, vont donner le départ des temps nouveaux avec l’équipe dirigeante composée par Michel Houyvet, président, et Serge Paulmier, secrétaire général. Virginie Hériot, Louis Bréguet, les frères Lesieur, Maurice et Georges Draeger font construire de nouveaux bateaux malgré la concurrence d’un nouveau club voisin, le CNC, qui devait donner naissance plus tard à l’YCIF. Sous l’influence de la commission des courses, le nombre de séries admises est rigoureusement limité. Il faut attendre 1938 pour que soit introduite au Cercle une nouvelle série, le Sharpie de 9 mètres carrés, correspondant aux besoins croissants de la régate en solitaire.

Le Cercle de la Voile de Paris est alors spécialisé dans des séries monotypes très internationales permettant de nombreux contacts avec l’étranger. La grande équipe du C.V.P. court partout, on invente des formules nouvelles. Le “Bol d’Or” de 1930 est une révélation et un succès. Chaque année, l’Italie, l’Allemagne, la Hollande, l’Angleterre, la Belgique voient les équipages du Cercle défiler, seuls Français représentés. En 1932, comme en 1936, l’équipe olympique française sera entièrement composée par les membres du Cercle de la Voile de Paris et leurs bateaux. Et c’est Jacques Lebrun qui en 1932 fait monter le pavillon tricolore sur le stade olympique de Los Angeles.

En France, la vieille garde du Cercle - Bréguet, Desouches, Boyd, Piquerez, Draeger, puis Gaudennen et Cadot - maintient le flambeau du grand yachting. Après la seconde guerre mondiale, le Cercle de la Voile de Paris n’a plus de 6 mètres ni de Chats, mais se spécialise dans trois séries : les Stars, les Sharpies et un nouveau monotype dessiné par Jacques Lebrun et Cornu, le Bélouga. Sous l’impulsion de l’équipe d’avant-guerre, Perrissol, Lebrun, Herbulot, André Plé, et des nouveaux, Guy Baudoin, Philippe Chancerel, Jean Berthelot, les régates internationales reprennent à Meulan où on se prépare aussi aux Jeux Olympiques de 1948. Peu à peu le club-house s’améliore et prend sa forme actuelle.

En 1953, les Sharpies font place au Finns, les Bélougas, si florissants pendant dix ans, disparaissent peu à peu mais la flotte des Stars est renouvelée. En 1954, c’est le lancement du 505 qui éclipse bientôt le Caneton à Meulan. En 1958, le Cercle de la Voile de Paris fête son centenaire. De nombreuses cérémonies, associant les Clubs alliés et des clubs étrangers, se déroulent tout au long de l’année. À partir de 1960, l’activité sportive s’oriente vers le dériveur, alors en plein développement. Les Bélougas, dont le nombre continue de décroître, sont provisoirement abandonnés en 1963 au profit de séries nouvelles, les Highlanders et les Raz, qui auront elles-mêmes du mal à s’imposer.

Des équipes brillantes remportent de nombreuses épreuves sur Finn, Europe, Flying Dutchman et 505. À chaque championnat de France, d’Europe et du monde, de même qu’aux Jeux Olympiques, le Cercle de la Voile de Paris fournit son contingent de médaillés : Buffet-Nottet et Poulain-Groudou en 505, Verneuil en Finn, Draeger-Gravier en FD, Choudrye et de Bokay en Star, parmi beaucoup d’autres. Ces deux séries seront, aux côtés des dériveurs toujours plus nombreux, les fers de lance de l’activité sportive du Cercle jusqu’à la fin des années 70. C’est encore en 1970 et 1974 que le Cercle de la Voile de Paris relève le défi de l’America Cup auprès du New York Yacht Club. Les 505, toujours animés par Marcel Buffet, et les Europe continuent à témoigner à l’extérieur du dynamisme du Cercle et de son activité dériveur. Avec plus de 300 membres fin 1990, le Cercle de la Voile de Paris sort renforcé de la période difficile des années 75-85.

Lire aussi: Avantages de l'aquabike Cercle de la Forme

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *