Checklist d'Hivernage pour Voilier : Une Préparation Essentielle pour une Saison Sereine

Lorsque les jours raccourcissent et que les températures diminuent, l’heure n’est plus à la balade en mer. L’automne pointe le bout de son nez, et avec lui, un rituel essentiel pour tout plaisancier : l’hivernage du bateau. Ce moment charnière, souvent sous-estimé par les plaisanciers occasionnels, conditionne pourtant la longévité de votre embarcation et la sérénité de la saison suivante. Un hivernage bien préparé assure sa longévité, évite les mauvaises surprises au printemps et préserve sa valeur. Il s'agit d'une étape importante pour votre bateau, car on profite généralement de ce moment pour le vérifier et le remettre en ordre. Ranger un bateau pour l’hiver, ce n’est pas seulement fermer un hublot et tirer la bâche. C’est le premier acte de la saison suivante, un bateau bien préparé redémarre dans la douceur. La rigueur, la méthode et une pointe d’anticipation font toute la différence.

Choisir le Bon Emplacement d'Hivernage pour Votre Voilier

Pour trouver l’hivernage approprié, vous devez d’abord vous demander ce qui est important pour vous et quels travaux vous souhaitez effectuer sur votre bateau pendant l’hiver. Il existe différentes façons d’hiverner son bateau ; vous pouvez soit le laisser à l’eau, soit le sortir. Il arrive que certaines compagnies d’assurance vous imposent de le sortir, ce qui nécessite de trouver un chantier naval ou une marina offrant ce service. Si hiverner à terre est souvent plus coûteux, cela comporte également des avantages non négligeables, car il est plus facile d’effectuer les entretiens et les réparations au sec.

Un bon emplacement d'hivernage est crucial. Un bon emplacement sous hangar protège non seulement de la pluie, mais aussi des variations de température et de la condensation. La ventilation, la circulation d’air et un taux d’humidité faible sont essentielles pour éviter moisissures et corrosion. Tous les bateaux n’ont pas forcément besoin d’un hangar, et tous les hivernages extérieurs ne se valent pas. Si vous n’avez d’autre choix que de le stocker en extérieur, protégez votre embarcation avec une housse surélevée en son milieu pour bien assurer l’écoulement des eaux de pluie. Uship propose deux types de housse pour les bateaux de 2,40 à 7,80 m, l’une plus économique et l’autre en tissu épais avec un intérieur anti-humidité.

Idéalement, le lieu d’hivernage doit disposer d'installations de grutage, de branchements électriques, d'un approvisionnement en eau et éventuellement de stations d’évacuation à proximité. L’hivernage ne sert à rien si son accessibilité n’est pas optimale. Disposer d’un interlocuteur parlant allemand ou anglais qui communique de manière claire et ouverte permet d’éviter les malentendus. Pouvoir compter sur une équipe de marina expérimentée rassure davantage.

Certaines marinas proposent des forfaits tout compris, incluant l'entretien du moteur, l'inspection de la coque, l'entretien des batteries ou les réparations - directement sur le site d’hivernage. Cela économise du temps, des efforts et des déplacements. Le stockage sous hangar suit un processus clair, en particulier lorsqu’il est accompagné par des professionnels et des contrôles réguliers. Ce niveau de service garantit la préservation de la valeur de votre bateau.

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Les Pays-Bas sont devenus une destination privilégiée pour l'hivernage. C’est pourquoi de plus en plus de propriétaires allemands choisissent volontairement un site aux Pays-Bas. Un hivernage n’est idéal que s’il est facilement accessible. Depuis la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la Basse-Saxe ou Hambourg, on atteint Lelystad en quelques heures - sans ferry, grâce à des autoroutes bien aménagées. Sur place, vous bénéficiez d’un excellent service. Votre bateau reste ainsi assez proche pour des visites régulières et est pris en charge par des professionnels. Aux Pays-Bas, la plaisance est plus qu’un hobby - c’est une culture. Le niveau des services, ateliers et marinas y est donc très élevé. En Allemagne, l’hivernage, l’entretien ou des services comparables coûtent souvent bien plus cher ou sont moins accessibles.

Il existe des hivernages adaptés à tous les besoins. L'hivernage intérieur chauffé protège votre bateau de manière optimale : au sec, en sécurité et à température constante. L'hivernage en intérieur avec suivi personnalisé garantit que votre bateau est entreposé dans un hangar sec, propre et bien ventilé, idéal pour tous ceux qui apprécient le confort et la tranquillité. Un environnement calme est idéal pour les propriétaires qui ne souhaitent pas passer l’hiver au milieu de l’agitation du port. Les services supplémentaires sur demande, allant du stationnement des remorques à l’alimentation électrique en passant par l’entretien des voiles, complètent un ensemble de services bien pensé qui peut être flexible. Les infrastructures modernes et les bornes de recharge électriques répondent aux besoins de ceux qui souhaitent voyager de manière durable. L'hivernage extérieur bien organisé à des prix raisonnables est idéal pour les familles, les plaisanciers de longue durée ou les navigateurs soucieux de leur budget, offrant une ambiance familiale et un contact personnalisé, loin de l'anonymat d'un grand chantier naval.

Port Navy Service, par exemple, accueille chaque année plus de 1300 bateaux en hivernage sur son parc de 26 hectares, offrant avec ses infrastructures sécurisées et ses entreprises partenaires toutes les solutions pour un hivernage serein : manutention, stockage, entretien et remise à flot.

Préparation Générale du Voilier Avant l'Hivernage

L’automne est la période idéale pour penser à l’hivernage. Une bonne préparation de son bateau avant la mise à sec est essentielle pour éviter les mauvaises surprises au printemps et préserver sa valeur. Le maître mot est « l’organisation ». Prenez avec vous un petit carnet afin de noter les choses que vous devrez faire ou commander pendant l’hiver pour être prêt au printemps.

Avant tout, un nettoyage complet du bateau est essentiel : carène, pont, œuvres mortes et intérieurs. Le sel s’infiltre partout et peut corroder n’importe quel élément en un rien de temps. Il est important de bien nettoyer le bateau, le cockpit, les espaces de rangement, la coque et la carène, avec les produits adaptés aux différents matériaux. Pour aller au bout de ce grand nettoyage hivernal, vous pouvez polisher la coque. Elle retrouvera toute sa brillance et son éclat. Pensez à bien laisser sécher afin d’éviter les moisissures et les odeurs désagréables dans les espaces confinés. Utilisez un nettoyant multi-usage, vous pouvez aussi utiliser du savon noir et du vinaigre.

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Videz complètement la cabine : vivres, textiles, équipements de sécurité sensibles à l’humidité. Videz les coffres, les tiroirs, videz le frigo. Nettoyez les surfaces, videz les fonds de cale et essuyez toute eau résiduelle. Vous devez tout nettoyer de fond en comble ! Les consoles, les sièges, les coussins, n’oubliez rien. Débarquez sur le pont tout ce qui devra être emporté pour ne pas souffrir de l’humidité : les gilets de sauvetage, les extincteurs, les fusées éclairantes, etc. Enlevez tout le matériel coûteux qui peut être démonté pour le stocker à l’abri. Une fois le bateau arrivé sur son lieu de stockage, sortez les équipements de sécurité, de navigation et de confort afin de les nettoyer. Pensez à ranger les produits les plus sensibles bien au sec chez vous. Vous pouvez également en profiter pour en vérifier l’état, en contrôler les dates de validité et, le cas échéant, lister le matériel à remplacer pour la saison prochaine.

L'air doit pouvoir circuler. Aérez bien l’intérieur du bateau et vérifiez que toutes les ouvertures sont correctement fermées. Le mieux est de bien veiller à ce qu’il y ait une ventilation correcte des espaces de rangement durant les mois d’hiver. Laissez les coffres, les équipets et les portes de cabine entrouverts, et redressez les coussins pour aérer leur face inférieure. Installez des absorbeurs d’humidité ; une pratique qui se démocratise est l’utilisation d’un déshumidificateur ou d'un absorbeur d'humidité installé dans la cabine. Il en existe différents modèles, ils ont l’avantage d’absorber toute condensation et de prévenir ainsi l’apparition de moisissures. Des absorbeurs d'humidité complètent la ventilation.

L'Hivernage Spécifique du Moteur : Cœur de Votre Bateau

S’il est un domaine où l’on ne transige pas, c’est bien la mécanique. L’hivernage est aussi le moment de préserver la mécanique. Le moteur est sans doute la partie la plus sensible de votre bateau, le cœur de votre embarcation. Un hivernage bien réalisé vous évitera les mauvaises surprises au printemps : pannes, corrosion, batteries HS, joints fissurés, etc. Le plus souvent, c’est la corrosion, le défaut de graissage ou d’autres négligences qui viennent à bout des moteurs. C’est pourquoi vous devez prendre l’habitude de le vérifier régulièrement.

Un moteur doit toujours être propre et net ! Sur les pontons, les mécaniciens n’ont qu’un conseil : ne laissez jamais un moteur se reposer sur une huile usée. « C’est comme coucher dehors avec les vêtements mouillés », plaisante l’un d’eux.

Pour les moteurs hors-bord et in-bord, commencez par un dessalage du circuit de refroidissement en faisant tourner le moteur plus de 30 minutes à l’eau douce avec des « oreilles » de rinçage ou par l’intermédiaire du raccord constructeur prévu à cet effet. Le sel se cristallise en trois semaines. On comprend donc l’intérêt d’un rinçage du circuit de refroidissement du moteur pour éviter l’accumulation de sel, de microdébris ou d’algues, qui pourraient boucher ce circuit ou les ouïes d’entrée d’eau. Cette dernière technique est recommandée, car, dans la bassine, l’eau se chargera en sel qui sera alors réintroduit dans le circuit. Rincez le moteur pour enlever le sel et les saletés. Complétez avec un produit anticorrosion. Pour une efficacité maximale, le mieux est d’ajouter le produit de rinçage Stopsel : il éliminera le sel encore plus efficacement. Le must ? Placez un automélangeur Stopsel au niveau de l’admission d’eau douce. Lisez bien le mode d’emploi, il vous faudra peut-être vidanger le système de refroidissement si les températures descendent sous 0°.

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Procédez à la vidange de l'huile moteur et changez les filtres. Les vidanges ! L’huile peut concerner l’embase ou le carter de la tête motrice. Cette opération annuelle permet de diagnostiquer un éventuel problème, et l’état de l’huile peut apporter quelques informations : si elle est laiteuse, elle peut indiquer une fuite dans le joint de l’embase. Une pompe spécifique est nécessaire pour extraire l’huile. Dans tous les cas, le moteur doit être bien vertical. Le changement du filtre à huile est essentiel lors de l’entretien annuel du moteur et doit être réalisé avant les longs mois d’inactivité, plutôt qu’à la remise en service. Pour le changer, il faut d’abord vider l’huile moteur, retirer le filtre usé et installer un nouveau filtre en veillant à le graisser légèrement avec de l’huile neuve avant de le visser. À noter que, chez certains motoristes, ce filtre ne peut être enlevé et reposé qu’avec une clef spécifique. Nettoyez ou changez tous les filtres : carburant, huile, pompe à eau, etc.

Vérifiez les bougies. Elles produisent l’étincelle qui sert à enflammer l’essence dans le cylindre. Les mécaniciens recommandent de les remplacer une fois par an, car une bougie ne se répare pas, elle se change. Cette opération permet aussi de vérifier leur état : un démarrage difficile peut être le signe d’une bougie usée ou encrassée.

Les anodes servent à protéger le moteur de la corrosion galvanique. L’hivernage est le moment idéal pour vérifier leur état et les remplacer. Au regard de leur prix, il est inutile de faire l’impasse dessus. Elles sont à remplacer dès qu’elles dépassent plus de 50 % d’usure.

Graissez les pièces mobiles. Les pièces mobiles - au niveau de la direction, de l’embase ou de l’arbre d’hélice - sont nombreuses sur un hors-bord. Un graissage est crucial pour éviter leur usure prématurée, mais aussi pour les protéger contre l’humidité et la corrosion. Observez les instructions de graissage (Pistons, cylindre, etc.). Mais, avant de repasser une couche de graisse, pensez à retirer l’ancienne, avec un pinceau imbibé d’essence. Généralement, chaque motoriste recommande une marque de graisse qu’il est conseillé d’appliquer. Cette étape est importante, car elle permet de vérifier l’état de la pignonnerie, des roulements et de la turbine de refroidissement (cette petite étoile noire qui ne doit pas être craquelée, ni amputée d’un ou plusieurs bras), et de surveiller le joint d’étanchéité et de le nettoyer. Attention lorsque vous dévissez les vis qui maintiennent l’embase, car, avec son poids, elle peut vous échapper des mains.

Même constat pour les réservoirs de carburant, que l’on remplit pour éviter la condensation. Le carburant peut moisir avec le temps, d’où l’importance de le traiter ou de s’assurer qu’il est plein pour limiter l’air.

Aujourd’hui, le diagnostic d’un moteur hors-bord récent se réalise à l’aide d’un ordinateur. Raison pour laquelle un particulier pourra difficilement intervenir sur son moteur. C’est heureux, car il est recommandé de passer par un professionnel, en particulier pour les moteurs de dernière génération. La plupart des motoristes obligent même les propriétaires à faire leur hivernage chez un mécanicien agréé par la marque, pour conserver la garantie. Ce qui n’empêche pas de profiter du moment où le moteur est hors de l’eau pour procéder à un diagnostic visuel : filtres, courroies, huile, circuits d’essence et de refroidissement. Les moteurs de dernière génération (et même les précédents qui ont vu le jour au début des années 2000) peuvent être connectés à un ordinateur. Les concessionnaires effectuent cette opération pour avoir un diagnostic précis et connaître l’historique : durée d’utilisation aux différents régimes, nombre d’heures moteur, surchauffes éventuelles, alarmes éventuelles, etc. Chez Lacydon Services, par exemple, l’hivernage complet de votre bateau est réalisé directement à quai (Vieux-Port de Marseille) ou dans les autres ports des Bouches-du-Rhône. Oui, c’est possible de le faire soi-même si vous avez les compétences et le matériel adapté.

Système Électrique et Batteries : Protection Essentielle

Côté électricité, débranchez les batteries, stockez-les dans un endroit sec et rechargez-les régulièrement. La quasi-totalité des moteurs actuels est incapable de démarrer sans impulsion électrique. Ceci vous permettra de la mettre en charge régulièrement. On prête trop souvent à une batterie déchargée un défaut de qualité alors que l’on n’y a tout simplement porté aucune attention pendant les longs mois d’hiver ! Enlevez la batterie, rechargez-la et entreposez-la à l’abri de l’humidité. Les batteries sont déconnectées, contrôlées et, si nécessaire, conservées dans un local tempéré. Déconnectez les batteries et contrôlez leur état de charge. Si votre bateau dispose de panneaux solaires, d’un chargeur de quai ou d’un dessalinisateur, vérifiez leur état avant la mise en hivernage.

Les instruments fixes peuvent rester à bord, mais les appareils amovibles, comme un GPS portable, une VHF portative ou les écrans non protégés, se rangent de préférence au sec.

La Particularité de l'Hivernage d'un Voilier : Mât, Gréement et Voiles

Un voilier ne s'hiverne pas comme un bateau à moteur. Sa hauteur, son mât, son gréement et la répartition particulière de son poids imposent une préparation plus complète et une logique de support spécifique.

Le mât est le premier facteur. Laissé en place, il expose le bateau à la prise au vent pendant tout l'hiver et complique la mise sous bâche. Pour un hivernage à terre de longue durée, le démâtage est généralement recommandé. Mât en place, le voilier offre une forte prise au vent pendant tout l'hiver et la mise sous bâche est plus difficile. Si vous sortez le bateau pour l’entreposer, il vous faudra sans doute démâter. Dans ce cas, faites appel aux copains ; vous ne serez pas trop de 3 ou 4 pour cette opération. Une fois déposé, le mât se stocke à l'horizontale sur plusieurs supports régulièrement espacés, à l'abri des chocs et des intempéries, pour éviter toute déformation et qu'il ne fléchisse ou ne vrille. Un mât mal soutenu, en appui sur deux points trop éloignés, peut se déformer durablement. Le démâtage reste à apprécier selon le bateau et les contraintes du lieu de stockage. Il se fait généralement à la grue, au chantier ou en marina. Avant l'opération, repérez et étiquetez les haubans, les drisses et les connexions électriques afin de faciliter le remâtage au printemps. Le mât est démâté, étiqueté et stocké à l'horizontale sur plusieurs supports régulièrement espacés, à l'abri des chocs et des intempéries, pour éviter toute déformation. Regrouper tous les éléments de gréement au même endroit évite les pertes et facilite nettement le remontage au printemps. La bôme et les petits espars se déposent et se stockent à l'abri avec le mât, étiquetés de la même façon.

Le gréement (dormant et courant) et les voiles représentent une part importante de la valeur d'un voilier. C’est aussi l’occasion de vérifier le gréement dormant et courant. Profitez-en pour rincer tout correctement. Les haubans et le gréement dormant se rincent à l'eau douce pour éliminer le sel. Détendez légèrement les ridoirs avant le stockage. Le gréement courant, c'est-à-dire les drisses et écoutes, se dépose, se rince, se sèche puis se range à l'abri. Les haubans, drisses et écoutes sont rincés à l'eau douce et séchés.

Les voiles se déposent systématiquement. Nettoyez-les, faites-les sécher, pliez-les et rangez-les dans leur housse. Lavées à l'eau douce, parfaitement séchées, puis pliées ou roulées sans plis marqués, elles se stockent dans un local sec et ventilé. Une voile rangée humide développe rapidement des taches et des moisissures difficiles à éliminer. Si vous constatez quelques dégâts, c’est le moment de les reprendre à la maison pour les réparer. Elles seront prêtes pour la prochaine saison. Certains plaisanciers retirent systématiquement les voiles pour les stocker au sec.

Nettoyez et dégonflez l’annexe une fois sèche. Pensez à mettre à l’abri le petit matériel qui se vole facilement (poulies, bouées, manivelles de winch…). Les poulies, winches et bloqueurs profitent d'un rinçage à l'eau douce et d'un entretien léger avant le repos hivernal. Les winches peuvent être dégraissés et regraissés selon les préconisations du fabricant.

Préparation de la Coque et des Appendices

Un bon rinçage de la coque, un carénage anticipé, le contrôle des anodes et des appendices : ces opérations permettent d’éliminer sel, algues et dépôts qui s’incrustent plus qu’on ne le pense. Nettoyez la carène, le pont, les œuvres mortes. Cela permet d’identifier d’éventuelles fissures ou traces d’osmose. Profitez-en pour vérifier les anodes, les passes-coques, le safran et l’hélice. Si nécessaire, prévoyez un carénage ou une nouvelle peinture antifouling. Sur place, plusieurs entreprises partenaires à Port Navy Service peuvent réaliser ces interventions avant l’hivernage.

La Mise à Terre et le Calage du Voilier

Une fois le bateau allégé de son gréement et de ses accessoires, il ne reste plus qu'à le mettre à terre correctement, étape décisive pour un hivernage sans mauvaise surprise. La mise à terre est l'étape qui conditionne la sécurité du voilier pendant tout l'hiver.

Le deuxième facteur particulier aux voiliers est la quille. Sur un voilier, le lest concentre une part importante du poids dans le bas de la coque. Cette particularité détermine la manière dont le bateau doit reposer une fois à terre. Sur un voilier, c'est la quille lestée qui doit porter l'essentiel du poids, via un support de quille placé sous le lest. Ce poids repose sur un support de quille placé sous le lest, dimensionné pour reprendre cette charge concentrée, de façon concentrée et stable.

Les bers latéraux, eux, ne sont pas là pour porter tout le poids du bateau. Leur rôle est de stabiliser la coque et d'empêcher le voilier de basculer. Au minimum, un voilier repose sur un support de quille placé sous le lest et sur quatre bers latéraux disposés deux par deux de part et d'autre de la coque. Les bers latéraux ne portent pas tout le poids : ils stabilisent la coque et empêchent le bateau de basculer, avec une pression mesurée et répartie. Les bateaux plus longs ou plus lourds demandent des supports de quille supplémentaires et des bers additionnels, selon la longueur, le poids et la forme de la coque. La configuration minimale courante est un support de quille complété par quatre bers latéraux, à adapter à la taille et au poids du voilier. Le nombre exact dépend de la longueur, du poids et de la forme de la coque, et doit toujours respecter la capacité de charge documentée du matériel. Au minimum quatre bers latéraux stabilisent la coque sans porter tout le poids. Leur pression est mesurée et répartie, et leur nombre est adapté à la longueur et au poids du voilier.

KIPAC est un fabricant européen, basé en Croatie, de supports de quille et de bers certifiés CE, d'une capacité de 1 à 40 tonnes selon le modèle, en acier et en aluminium. Cette gamme couvre les voiliers de plaisance comme les unités plus lourdes hivernées en chantier ou en marina, avec une logique de calage où la quille porte et les bers stabilisent. KIPAC propose des solutions techniques de support de quille pour la répartition de charge lors du stockage. Ils offrent également des bers pour voiliers en combinaison avec un support de quille pour l’hivernage à terre, et des berceaux de stockage pour maintenir la coque dans une position stable pendant le transport ou l’hivernage. Un système hydraulique de levage de bateaux KIPAC est aussi disponible pour lever et positionner les bateaux dans les chantiers navals et ports de plaisance.

Aménagements Intérieurs et Circuit d'Eau : Contre l'Humidité et le Gel

Le troisième facteur spécifique à un voilier est le volume intérieur. Un voilier habitable renferme une cabine, des coussins, des équipements et souvent un circuit d'eau. Sans assèchement ni ventilation, l'humidité et les moisissures s'installent rapidement pendant les mois de fermeture. L'intérieur d'un voilier est l'endroit où l'humidité fait le plus de dégâts pendant l'hiver. L'enjeu est de contrer l'humidité. Videz et nettoyez la cabine, asséchez les fonds de cale et laissez circuler l'air en ouvrant coffres, équipets et coussins. Des absorbeurs d'humidité complètent la ventilation naturelle. Cette préparation limite la condensation, les odeurs et les moisissures pendant les mois de fermeture du bateau. Les toilettes devront être nettoyées et vidangées. Si la région est soumise à des températures très basses et que vous ne pouvez pas vidanger, ajoutez de l’antigel.

Si le voilier dispose d'un circuit d'eau douce, videz les réservoirs, les canalisations et le chauffe-eau pour éviter tout dégât dû au gel. Les circuits d’eau douce doivent être complètement vidangés. Les réservoirs et canalisations d’eau sont vidangés ou protégés contre le gel. Ceux qui ont déjà retrouvé une pompe éclatée par le gel ou un réservoir envahi par les bactéries savent que l’hivernage n’est pas un luxe.

Bâchez votre vaisseau avec une housse adaptée. Et veillez à ce que le bateau reste bien aéré tout au long de l’hiver.

Le Timing et les Coûts de l'Hivernage

L’hivernage doit être effectué avant les premières gelées, généralement entre octobre et décembre selon la région. Un bon départ de saison se prépare dès l’automne. Idéalement entre mai et octobre, les réservations pour l’hivernage commencent tôt, en particulier pour le stockage intérieur, qui est rapidement complet en raison de la forte demande.

Les prix dépendent de la longueur du bateau, du type de stockage (intérieur ou extérieur) et des services supplémentaires. Le stockage commence à partir d’environ 550 € - vous pouvez obtenir des devis précis directement auprès de la capitainerie. Si vous optez pour un emplacement annuel incluant le stockage hivernal, vous bénéficiez en plus du programme de fidélité Port Adhoc. Le montant de l’emplacement hivernal sera déduit de la facture du stockage hivernal !

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