La natation handisport se révèle être un domaine où la persévérance et le talent s'expriment avec une force remarquable, donnant naissance à des récits inspirants et à des palmarès extraordinaires. Les athlètes, confrontés à des défis uniques, démontrent une capacité exceptionnelle à repousser les limites humaines, transformant les bassins en scènes de triomphes inoubliables.
Des Bassins aux Légendes : Les Icônes Internationales de la Natation Paralympique
De nombreux nageurs et nageuses ont marqué l'histoire de la natation paralympique par leurs performances et leur détermination. Ces sportifs de haut niveau, qu'ils soient valides ou non-valides, sont source d'inspiration à travers les valeurs qu'ils véhiculent, les challenges qu'ils se lancent et les sommets qu'ils atteignent.
Parmi les figures emblématiques, on retrouve Trischa Zorn, nageuse américaine aveugle de naissance. Sa carrière exceptionnelle a posé les jalons de l'excellence en handisport.
Après elle se hisse la Française Béatrice Hess, nageuse paraplégique, dont le palmarès force l'admiration. Elle gagna 4 médailles d’or aux Jeux Paralympiques en 1984, une en 1988, six autres en 1996 et enfin 7 en 2000 à Sydney où elle battra rien de moins que 9 records du monde ! Elle conclura sa carrière sportive par 2 médailles d’or et 3 d’argent à Athènes en 2004. Ses exploits témoignent d'une domination rare et d'une longévité impressionnante au plus haut niveau.
À la suite de ce classement se trouve Michael Edgson, nageur canadien dont la vue est déficiente. Il gagna 18 médailles d’or Paralympiques entre 1984 et 1992, démontrant une constance et une supériorité remarquables durant près d'une décennie.
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Mike Kenny, nageur britannique paralysé des membres inférieurs, est l’athlète britannique le plus titré de tout temps aux Jeux paralympiques. Avec dix-huit médailles dont seize en or, il a marqué les Jeux de Toronto en 1976, ceux d’Arnhem en 1980, de New York en 1984 et ceux de Séoul en 1988. Son nom est synonyme de réussite et de performance durable.
Le Comité International Paralympique décrit Mayumi Narita, nageuse japonaise, comme l’une des meilleures nageuses de sa catégorie. Atteinte de myélite depuis l’âge de treize ans en plus d’avoir été victime d’un accident de la route, la rendant quadriplégique, elle a su transformer l'adversité en une force incroyable. Elle a gagné 20 médailles paralympiques dont 15 en or entre 1996 et 2004, incarnant une source d'inspiration majeure. Elle représente le Japon lors des Jeux paralympiques d’Atlanta (1996) où elle gagne deux médailles d’or, deux médailles d’argent et une médaille de bronze. Loin d’avoir exprimé tout son potentiel, elle participe aux Jeux paralympiques de Sydney (2000) où elle se distingue avec six titres et cinq records du monde. Sur les Jeux paralympiques d’Athènes (2004), elle est l’athlète la plus titrée, toutes nationalités et disciplines confondues, avec sept médailles d’or et six records du monde.
Daniel Dias Da Silva, nageur brésilien né sans mains ni pieds, est une figure incontournable de la natation handisport contemporaine. Dix fois champion paralympique (à Pékin en 2008 et à Londres en 2012), 11 fois champion du monde de natation handisport et 19 fois champion aux jeux parapanaméricains, il symbolise la puissance et la grâce dans l'eau.
L'Américaine Erin Popovich, atteinte depuis la naissance d’achondroplasie qui empêcha ses membres de bien se développer, a glané 19 médailles paralympiques dont 14 d’or durant sa carrière qui n’est pas finie. Son parcours est une démonstration continue de résilience et de talent.
Matthew Cowdrey, le nageur australien handisport le plus titré de l’Histoire, est le détenteur du plus grand nombre de records du monde. Amputé de son bras gauche, il a glané 23 médailles paralympiques dont 13 d’or entre 2004 et 2012. Ses performances stratosphériques redéfinissent ce qui est possible dans les bassins.
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Enfin, Ellie Simmonds, nageuse britannique atteinte de nanisme, fut la plus jeune championne paralympique à Pekin en 2008 à deux reprises, âgée à peine de 13 ans. Elle a captivé le monde par sa précocité et son talent hors normes. Fan inconditionnelle de Nyree Kindred - médaillée d’or aux Jeux paralympiques d’Athènes (2004) - elle prend la décision de concourir à haut niveau. Sur les Jeux paralympiques de Londres (2012), elle remporte quatre médailles et établit deux records du monde au 400 m et au 200 m 4 nages individuel.
La Force Française : Parcours et Palmarès des Nageurs Handisport Tricolores
La France a également vu émerger des talents exceptionnels dans la natation handisport, contribuant de manière significative au rayonnement de ce sport. Les nageurs français ont brillé lors des Jeux Paralympiques, ramenant pas moins de 14 médailles, dont deux en or. La délégation française de natation a une fois de plus prouvé son talent et sa détermination grâce à des performances exceptionnelles. Parmi ces succès, on compte une médaille d’or sur le 400m nage libre S9, une médaille d’argent sur le 100m dos S9, une médaille d’argent sur le 200m 4 nages SM9, une médaille d’or sur le 100m nage libre S10 et une médaille de bronze sur le 100m dos S10. Avec un total de 14 médailles dont 2 en or, la natation française s’affirme comme une véritable force aux Jeux Paralympiques. Grâce à des athlètes de talent comme Ugo Didier, Émeline Pierre, Alex Portal, et bien d’autres, la France peut être fière de ces performances qui témoignent de la puissance et de la persévérance de nos sportifs.
Élodie Lorandi, par exemple, a remporté plusieurs médailles aux Jeux paralympiques : l’argent à Pékin en 2008 sur 200 mètres 4 nages, l’or sur 400 mètres nage libre, l’argent sur 200 mètres nage libre et le bronze sur le 50 et le 100 mètres nage libre à Londres en 2012, et le bronze sur les 100 et 400 m à Rio en 2016. Son palmarès illustre une carrière riche en succès.
Théo Curin est un véritable ambassadeur du mouvement paralympique et pour lui “tout est possible”! Amputé des 4 membres à l’âge de 6 ans suite à une méningite foudroyante, Théo se met à la natation. Sa rencontre avec Philippe Croizon va être déterminante pour la suite de sa carrière. En 2016, il participe à ses premiers Jeux Paralympiques, à Rio, à l’âge de 16 ans seulement. En 2021, il renonce à participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo pour se lancer un défi hors du commun : la traversée du lac Titicaca à la nage ! Puis, seulement un an après, Théo se lance dans un second défi extrême : être le premier nageur en situation de handicap à participer au mythique marathon aquatique de Santa Fe-Coronda.
Les Championnats du Monde de Natation Handisport : Londres, Répétition Générale et Révélations
Les Championnats du monde de Natation handisport, organisés par le Comité international paralympique, constituent un rendez-vous majeur. Les premières éditions eurent lieu à La Valette à Malte en 1994 et ont lieu tous les 4 ans. Les championnats du monde sont des étapes cruciales pour les athlètes.
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Du 9 au 15 septembre, l’équipe de France de natation handisport s'est frottée à l’élite mondiale à Londres. Cette compétition représentait une répétition générale pour les Bleus à un an des Jeux Paralympiques de Tokyo du 25 août au 6 septembre 2020. Sami El Gueddari et son staff avaient dit, avant le début des épreuves mondiales de Londres, que gagner 9 médailles serait vraiment une performance de choix.
L’avant-dernière journée des championnats du monde de Londres, disputée dans le bassin olympique et paralympique des Jeux de 2012, a permis au clan tricolore de décrocher une 9e médaille. Il s'agissait de la 3e de la semaine en argent. Après deux jours sans médailles, les Bleus, comme l’avait espéré le DS Sami El Gueddari, n’ont pas lésiné ce vendredi dans le bassin des Jeux de Londres 2012. La France a marqué de son empreinte ce vendredi londonien. « Les nageurs sont récompensés de tout le travail effectué au quotidien dans leurs structures et ce depuis plusieurs années, pose d’entrée Sami El Gueddari, qui peut être fier de cette jeune et talentueuse équipe. »
Laurent Chardard (S6) a brillé sur le 50 m papillon. Il s’est classé 2e de sa série en 31″46, établissant un nouveau record d’Europe. Le Réunionnais a confirmé en remportant la médaille d’argent en 31″41 et améliorant par la même occasion son record d’Europe, à 9 centièmes du Chinois Wang Jingang, champion du monde et 2 centièmes devant le Colombien Crispin Corzo. « C’est une belle médaille. Pour la première fois de la semaine, il a amélioré son temps en finale. Il a montré ce dont il est capable. Au regard de son vécu en natation, assez récent, ces championnats du monde ouvrent des perspectives prometteuses pour l’avenir. Il lui faudra continuer à redoubler d’efforts parce que la concurrence au plus haut niveau, elle, n’attend pas, » a commenté un membre de l'équipe. Laurent Chardard (S6) a décroché une belle médaille de bronze pleine de promesse sur 50m NL, après la disqualification du nageur chinois en finale. Le Français qui a nagé la finale en 30″74 a été devancé par le Colombien Nelson Crispin Corzo, champion du monde en 29″19, devant l’Italien Antonio Fantin (29″92). « C’est la bonne surprise et c’est une belle médaille. C’est une performance encourageante qui doit l’encourager à gagner en continuité et en constance à l’entraînement tout au long de la prochaine saison, ce sera la clef pour rivaliser pour la médaille d’or, » a expliqué Sami El Gueddari. « Il a encore éprouvé des difficultés pour enchaîner l’après-midi puisque son temps fut meilleur le matin. » Ce samedi, pour l’avant-dernier jour de ces championnats du monde, Laurent Chardard (S6), fort de sa première médaille mondiale, était au départ du 50 m papillon.
Alex Portal (SM 13 / S13), 3e de sa série sur 100 m papillon (en 59″96), a terminé 6e de la finale (en 58″79). Le Biélorusse Ihar Boki s’est imposé en 53″95. « Il a fait une belle course. Il savait que pour aller chercher le podium, il devrait tenter et donner tout ce qui lui restait à donner au terme de cette semaine où il a décroché une médaille d’argent et une autre de bronze. Sur ce 100 m papillon, une médaille passait par un coup d’éclat. Il a sans doute payé sa longue saison au cours de laquelle il cumule les compétitions FFN et FFH. » À tout seigneur, tout honneur ! Alex Portal (S13) s’est paré d’argent sur le 200 m 4 nages ce vendredi (2’12’’14, soit un temps amélioré de 3 secondes). Il n’a été devancé que par le Biélorusse Ihar Boki, en or avec un chrono de 2’05’’04. Mais il a aussi devancé l’Ukrainien Kyrylo Garashchenko, 3e à 10 centièmes seulement du Tricolore. Alex Portal, comme Ugo Didier, a ouvert un quota non-nominatif pour les Jeux Paralympiques de Tokyo (25 août - 6 septembre 2020). « Il a été à l’image de ce qu’il est depuis qu’il a rejoint l’équipe de France, souligne Guillaume Domingo. » Alex Portal (S13), pouvait s’exprimer sereinement sur le 100 m papillon ce samedi.
Claire Supiot (S8) a pris la 3e place de sa série sur 200 m 4 nages, en 2’53″33. L’Angevine (2’51″44) s’est classée 6e de la finale, remportée par la Britannique Brock Whiston en 2’35″50. « Claire, déjà deux médailles de bronze en poche, a fait cette course pour clôturer ces championnats du monde, sans avoir de réelles chances de podium. Néanmoins, elle améliore encore son temps personnel et une nouvelle fois abaisse son temps entre le matin et l’après-midi. En matière de progression, Claire signe des championnats stratosphériques à 51 ans et demi. » Claire Supiot (S8) a décroché une médaille de bronze sur 50 m NL avec un chrono de 30″54, se classant 3e de la finale, derrière sa rivale la plus coriace, l’Anglaise Alice Tal (29″55), à nouveau championne du monde, et la Brésilienne Cécilia Jeronimo de Araujo, 2e avec un chrono à 30″45. « Elle est dans la lignée de ce qu’elle a fait durant ce championnat du monde. Très concentrée et très centrée sur sa perf. Cette médaille de bronze, sa deuxième depuis le début des épreuves londoniennes, est une source de satisfaction. » Lors de ce 4e jour des championnats du monde, Claire Supiot (S8) a terminé 4e du 400 m NL. En série à 5’02″59, elle a su trouver le bon dosage pour cacher un peu son jeu tout en mettant l’engagement indispensable pour prendre des repères dans l’optique d’une finale où les quatre favorites attendues se retrouvaient. Au terme d’une finale riche en émotion et rebondissement, l’Angevine n’a rien lâché et s'est battue jusqu’au bout pour boucler la distance en 4’52″07. Ce temps n'était pas suffisant pour monter sur le podium de cette course remportée par Alice Tai (4’49″01). L’Anglaise a devancé l’Italienne Francesca Palazzo (4’51″21) et l’Américaine Jessica Long (4’51″45). « Il n’y a pas de regret à avoir. Claire a fait sa course et le spectacle entre ces quatre nageuses fut à la hauteur de l’évènement. Les deux enseignements forts sont les suivants : Claire va au regard de sa performance du jour réellement pouvoir lutter à l’avenir pour le titre sur les grandes échéances internationales. Et avec Maxime Baudry, son entraîneur, ils ont trouvé les clés pour être prêt le jour J et performer lors des grands rendez-vous ( moins 5 secondes sur son records personnel troisième Record de France déjà lors de ces championnats du monde», a commenté Guillaume Domingo. Deux nageurs de l’équipe de France étaient en lice ce mercredi lors des championnats du monde. Claire Supiot (S8) a pris la 5e place du 100 m papillon. Claire Supiot (S8), médaillée de bronze sur le 100 m NL lundi, a terminé 5e du 100 m papillon, remporté par l’Anglaise Alice Tai. « Claire a fait un bon temps le matin (1’16’’98). Elle a ressenti une petite gêne sur les jambes, développe Sami El Gueddari, le directeur sportif de la natation française handisport. Un travail spécifique pour activer ses jambes a été mis en place lors de l’échauffement de l’après midi. » L’Angevine a couru la finale en 1’16’’01 et a donc établi un nouveau record de France. « On savait la concurrence très forte mais cette 5e place mondiale, avec ce chrono, est un supplément de confiance pour Claire, dont le handicap, malgré le plaisir qu’elle prend en papillon, ne lui permet pas de rivaliser pour le moment avec les leaders de l’épreuve. Chaque profil de handicap a ses spécialités. » Claire Supiot continue donc d’avancer dans ces championnats du monde londoniens de la meilleure des manières.
David Smétanine (S4), 7e en série du 200 m NL en 3’15″50, a pris la même place en finale en 3’17″07. Le titre mondial est revenu au Russe Roman Zhdanov en 2’53″06. « Il a été dans la lignée de sa semaine… en difficulté. En recherche de bonnes sensations et de solutions pour performer. Il lui faudra trouver les évolutions à apporter à son projet pour redevenir performant. » En S4, David Smétanine a terminé à la 5e place de la finale du 50 m NL (41″41). L’or est revenu au Néo-Zélandais Cameron Leslie. En série, le champion paralympique 2008 avait nagé en 41″98. « Ça reste une 5e place mondiale. David a perdu beaucoup de poids et remis pas mal de choses en place dans sa préparation. Il est encore en quête de sensations et repères pour revenir au niveau des podiums internationaux. Il va lui falloir trouver les clés désormais pour pouvoir à nouveau rivaliser avec les meilleurs de sa classe. »
Ugo Didier (S9), 3e de sa série sur 200 m 4 Nages en 2’21″65, a finalement pris la 4e place de la finale en 2’19″81. Le champion du monde 2019 est Russe et s’appelle Andrei Kalina, sacré en 2’16″67. « Il a connu une matinée difficile, payant son 400 m nage libre d’hier (3e). Il ne savait pas trop à quoi s’attendre pour la finale mais Ugo est un combattant, un nageur qui aime les challenges et la compétition. Alors, il a encore fait une belle finale, abaissant son record personnel de près de 3 secondes. » Ugo Didier (S9) a décroché l'argent sur 100 m dos et le bronze sur 400 m NL. Ugo Didier (S9) a terminé en bronze avec un chrono de 4’17″53 sur le 400 m NL. Il est à un rien de l’Australien Brenden Hall, 2e en 4’17″44 et très près aussi du nouveau champion du monde, l’Espagnol Jacobo Garrido Brun sacré en 4’17″17. Son record personnel sur cette course était à 4’26″06 avant ce rendez-vous anglais. L’Italien Federico Morlacchi, lui, a échoué au pied du podium en 4’17″86. « Cette finale a permis à l’équipe de très bien entrer dans les finales de cette journée que l’on avait annoncée décisive. Elle a aussi conforté les bonnes séries du matin qui avaient annoncé la couleur, » a décrypté l’entraîneur de l’équipe de France Guillaume Domingo, une nouvelle fois ravi de voir six des sept nageurs engagés sur la journée améliorer leur marque personnelle. Un signe de l’excellent état d’esprit de cette équipe. Ugo Didier (S9), déjà en argent et en bronze, s’est attaqué au 200 m 4 nages ce samedi.
Anaëlle Roulet (S10), 3e de sa série en 1’11″01 sur 100 m dos, a dû se contenter de la 5e place en finale (1’12”12). C’est la Néerlandaise Lisa Krüger qui s’est imposée en 1’09″22. « Anaëlle a signé une belle série, bien maîtrisée, ce matin. » En 100 m papillon, Anaëlle Roulet (S10) n’a pas réussi à intégrer la finale. Elle a bouclé sa série en 1’13″37 et a amélioré son record personnel elle aussi. Anaëlle Roulet (S10) a pris part au 100 m dos ce samedi, course de référence pour elle cette semaine.
Florent Marais (S10), lui, a terminé 4e de sa finale directe en 1’01″12, sur 100 m dos. « C’est une nouvelle meilleure performance française. Il est forcément un peu déçu car il aurait aimé, lui aussi, ramener une médaille. Mais il peut être content de lui parce qu’il a bien mis en place ce qu’il a travaillé tout au long de la saison à Antibes, avec Régis Gautier. Il n’a que 19 ans et en classe 10 la maturité est plus tardive. » Florent Marais (S10) a terminé 6e de la finale remportée par l’Ukrainien Maksym Krypak (54″83). Il a abaissé encore son temps (59″48). « Il est un peu déçu mais son entraîneur Régis Gauthier et le staff sommes très contents de lui. Il peut s’appuyer sur ce qu’il a fait depuis le début de ces championnats du monde pour aborder avec envie et confiance le 100 m dos, samedi, sa course de prédilection. » Florent Marais (S10), lui, a pris part au 100 m dos ce samedi, course de référence pour lui cette semaine. Deux nageurs de l’équipe de France étaient en lice ce mercredi lors des championnats du monde, disputés dans la piscine olympique et paralympique de Londres 2012. Florent Marais, qui effectuait lui, son entrée dans la compétition, a terminé 8e du 400 MN en classe S10. Florent Marais 8e en série du 400 m NL, en 4’26’’57, a livré une très belle finale. « Entrer au jour 3 n’était pas simple. Ce matin, il était partagé entre la volonté d’assurer sa qualification pour la finale et celle de lâcher un peu les chevaux, explique Sami El Gueddari. Florent rongeait son frein. » Le Granvillais (Basse-Normandie), pour qui cette course n’est pas sa spécialité, a enfin pu goûter aux plaisirs d’un championnat du monde… Et d’une finale. Une finale rondement menée. Il est passé à un souffle de la 5e place en 4’18’’45. « Florent signe lui aussi un nouveau record de France et améliore sa marque personnelle de plus de 4 secondes, se réjouit Sami El Gueddari. C’est vraiment une bonne entrée en lice. C’est très bien pour sa confiance. Cela valide son travail de la saison. »
Ce dimanche, un seul nageur engagé. Théo Curin (S5) aura derrière lui toute l’équipe de France pour son 100 m nage libre. « Il a très bien négocié ses deux jours de repos au cours desquels il a réalisé de bonnes séances d’entraînements. Le podium sera difficile à aller chercher, mais il doit essayer d’abaisser son record personnel et tenter sa chance. » Théo Curin (S4) a obtenu une médaille de bronze sur 200 m NL. Trois Tricolores étaient dans le bassin londonien lors de ce 4e jour des championnats du monde. Si Théo Curin (S5) n’a pas réussi à se qualifier pour la finale du 50 m papillon, il a tout de même signé un beau 50 m papillon, en 40″05. Comme ses deux coéquipières, le nageur de Lunéville a abaissé son chrono perso. « Sa prestation ouvre de vraies perspectives. »
Le récapitulatif des 8 médailles françaises à Londres comprenait 2 argent et 6 bronze. Ugo Didier (S9) a obtenu l'argent sur 100 m dos et le bronze sur 400 m NL. Alex Portal (13) a remporté l'argent sur 200 m 4 nages et le bronze sur 400 m. Claire Supiot (S8) a glané le bronze sur 100 m NL et sur 50 m NL. Laurent Chardard (S6) a décroché le bronze sur 50 m NL. Théo Curin (S4) a complété ce palmarès avec le bronze sur 200 m NL.
Les Fondations de la Compétition : Histoire et Organisation du Sport Adapté en Natation
La structuration du sport adapté et, par extension, de la natation handisport, a des racines historiques profondes, témoignant d'une volonté d'inclusion et d'équité. La toute première forme de compétition d’handisport dans l’Histoire remonte à 1924 avec la première compétition internationale de sport pour malentendants qui fut organisée à Paris. Appelé « The Silent Games », elle est reconduite tous les 4 ans et deviendra par la suite les « deaflympics » actuelles, soulignant l'engagement précoce en faveur des athlètes sourds.
Dès 1960 apparaissent les Jeux Paralympiques à Rome en parallèle des Jeux des valides. Cet événement a marqué un tournant majeur, offrant une plateforme mondiale aux athlètes en situation de handicap pour démontrer leurs capacités. Seuls sur 5 éditions, les paralympiques ne sont pas organisés sur les mêmes lieux que les Jeux Olympiques de 1968 à 1984, allant de Tel Aviv en 1968, Heidelberg en 1972, Toronto en 1976, Arnhem en 1980 et New York en 1984. Cette période a été une phase de développement et d'autonomisation pour le mouvement paralympique.
Plus récemment fut créé les Championnats du monde de Natation handisport, toujours par le Comité international paralympique. Les premières éditions eurent lieu à La Valette à Malte en 1994 et ont lieu tous les 4 ans. Ces championnats offrent une compétition de haut niveau entre les Jeux Paralympiques.
Parallèlement, il existe aussi des compétitions continentales comme les Jeux Parapanaméricains pour l’ensemble du continent Américain qui se déroulent tous les 4 ans. L’Euro de Natation Handisport se tient tous les deux ans (les années impaires) tout comme l’ASEAN ParaGames qui concerne les pays d’Asie du Sud Est. Ces événements régionaux sont essentiels pour le développement et la promotion de la natation handisport à travers le globe.
L'Impératif d'Équité : Le Système de Classification des Nageurs Handisport
Un aspect fondamental pour garantir la justice et l'équité dans la natation handisport est le système de classification des athlètes. Vu l’ensemble des différences d’handicap, des spécificités de chaque déficience, il y a le soucis de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité au départ de chaque course. Ce principe est au cœur de l'éthique sportive paralympique.
Pour que la nageuse ou le nageur Handisport puisse se retrouver dans toute cette palette de catégorie, ils doivent passer par un protocole d’évaluation rigoureux. Ce protocole est composé d’un test médical, qui permet d'évaluer la nature et l'étendue du handicap, suivi d’un test en situation dans l’eau, qui mesure les capacités fonctionnelles de l'athlète dans l'environnement de la compétition. Ces deux premières étapes sont complétées par une confirmation de ces deux derniers tests pendant une épreuve, garantissant que la classification est appropriée aux conditions réelles de la compétition. Ainsi la nageuse ou le nageur handisport sera classé dans une catégorie spécifique, permettant des compétitions équitables entre athlètes présentant des niveaux de fonctionnalité similaires.