Le fusil Mosin-Nagant, qu'il s'agisse du modèle 1891 ou du 1891 modifié 1930, représente une véritable galaxie d'armes. C'est le reflet des infinies variantes d'une arme exemplaire, de portée mondiale, qui est parvenue à devenir mythique. L'histoire personnelle de son concepteur, Serguei Mosin, est elle aussi exemplaire. Le "Mosin" constitue ainsi un thème de collection infini pour une arme et une munition qui ont marqué l'Histoire, de 1891 jusqu'à des conflits plus récents comme la Guerre d'Ukraine en 2022. Au-delà des modèles d'infanterie, l'histoire du Mosin-Nagant est également intrinsèquement liée au développement de ses versions courtes, les fusils courts et les carabines, et surtout à l'évolution de son système de baïonnette, culminant avec l'ingénieuse baïonnette pliante qui caractérise certains de ses modèles les plus emblématiques.
Les Origines et les Premières Adaptations du Fusil Mosin-Nagant
L'histoire du fusil Mosin-Nagant prend racine dans le contexte de la fin du XIXe siècle, marqué par des innovations militaires majeures. Durant le conflit russo-turc de 1877 à 1878, les troupes russes étaient principalement armées de fusils Berdan à un coup, tandis que leurs adversaires turcs disposaient déjà de fusils à répétition Winchester. Cette disparité technologique a mis en lumière la nécessité urgente pour la Russie de moderniser son armement. En 1882, le ministère de l'armement russe prit la décision stratégique de concevoir une arme alimentée par un chargeur de plusieurs cartouches. Après l'échec d'une tentative de modification du Berdan existant, une "commission spéciale pour l'expérimentation des fusils à chargeur" fut mise sur pied. Cette commission avait pour mission de tester diverses conceptions, un processus similaire à celui observé dans toute l'Europe à la même époque, où la révolution de la poudre sans fumée mena à la conception d'armes emblématiques telles que le Lebel, le Fusil Mannlicher M1895 ou le Lee-Metford.
En 1889, un jeune capitaine nommé Sergueï Mosin soumit son projet de fusil de calibre 3 lignes, ce qui équivalait à 7,62 mm (la ligne valant alors en Russie 0,1 pouce, soit 2,54 mm). Son design était en concurrence directe avec le fusil à 3,5 lignes de Léon Nagant, un ingénieur d'origine belge. Au terme de la période d'essais en 1891, bien que les divers testeurs aient initialement préféré le fusil de Nagant, le vote de la Commission pour l'approbation du fusil vit le fusil Mosin recueillir 14 voix contre 10. Néanmoins, des officiers plus influents firent pression pour un compromis historique : les fusils Mosin seraient finalement utilisés avec le système d'approvisionnement de Nagant, donnant ainsi naissance au nom composé "Mosin-Nagant". La production de cette nouvelle arme commença dès 1892, lancée dans les arsenaux de Toula, Sestroretsk et Ijevsk, jetant les bases d'une production massive et durable.
Entre son adoption en 1891 et l'année 1910, le fusil Mosin-Nagant connut plusieurs variantes et modifications afin d'améliorer ses performances et sa fiabilité. Ces évolutions incluaient notamment le changement des organes de visée, l'implantation d'une culasse renforcée - une nécessité due à l'adoption d'une balle de 147 grains plus puissante -, la suppression de certains doigts d'acier derrière le pontet, l'intégration d'un nouveau canon et l'installation d'un montage à galets. Avec l'entrée en guerre de la Russie en 1914, pour des raisons de simplicité et d'efficacité de production, la fabrication fut restreinte aux modèles M1891 cavalerie et M1891 infanterie. La robustesse de ces armes fut telle qu'un grand nombre de Mosin-Nagant capturés par les forces allemandes et austro-hongroises furent observés en service dans les lignes arrières du front et au sein de la marine allemande. Pendant la guerre civile russe qui suivit, les versions cavalerie et infanterie continuèrent d'être produites, bien qu'en nombre considérablement réduit.
Après la victoire de l'Armée rouge et la consolidation de l'Union Soviétique, un département spécifique fut créé en 1924 dans le but de moderniser le fusil Mosin-Nagant, anticipant une utilisation prolongée de cette arme pour encore une trentaine d'années. Cette initiative mena au développement du modèle 1891/30, qui se basait sur la conception du modèle cavalerie original, tout en y apportant des améliorations significatives. Les changements incluaient la réintroduction d'organes de visée arrières plats, le rééchelonnement de la hausse en mètres (remplaçant l'ancienne mesure en archines du temps du tsar) et un raccourcissement du canon de 9 cm. De plus, une nouvelle baïonnette à ressort fut spécifiquement conçue pour ce nouveau modèle. Conformément à la doctrine russe du combat d'infanterie, la mise à zéro du fusil était effectuée avec la baïonnette déployée, une particularité qui permettait des tirs de précision même lorsque celle-ci était fixée sur le canon. Dans les années 1930, le Mosin-Nagant connut également une version de précision, introduite en 1932. Cette version, souvent équipée de lunettes spécifiques, fut largement utilisée par les tireurs d'élite soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Des figures emblématiques comme Vassili Zaïtsev, Lioudmila Pavlitchenko ou Roza Chanina devinrent des héros grâce à leur maniement de ces fusils, notamment lors de la bataille de Stalingrad. Ces armes étaient réputées pour leur résistance exceptionnelle, leur fiabilité, leur précision et leur facilité d'entretien sur le terrain.
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L'Émergence des Versions Courtes et la Question de la Baïonnette
Très tôt dans son histoire, Serguei Mosin avait déjà compris la nécessité d'armes plus courtes et plus maniables, particulièrement pour les soldats dont les activités pouvaient être entravées par un fusil de 130 cm, la taille du Mosin-Nagant 1891 non modifié 1930. Les artilleurs, les troupes de transmissions, le personnel de l'aviation, les cheminots, et au premier chef la cavalerie, avaient besoin d'une arme moins encombrante. C'est dans ce contexte que les premiers fusils courts firent leur apparition, mesurant 6,5 cm de moins que le fusil d'infanterie standard. Deux variantes principales furent développées : l'une pour les dragons, qui acceptait une baïonnette, et l'autre pour les cosaques. La principale différence résidait dans le fait que l'arme pour le fier cosaque ne recevait pas de baïonnette, ce dernier préférant se fier à sa shashka. Plus tard, une véritable carabine courte, sans baïonnette, fut introduite en 1907, mesurant 29 cm de moins que le modèle 1891 d'infanterie. Ce modèle 1907, plus court et plus léger de 0,95 kg que le M1891, s'avéra excellent pour la cavalerie, les sapeurs et les artilleurs.
Après l'adoption du fusil Mosin-Nagant 1891 modifié (que l'on pourrait plutôt qualifier de "simplifié") en 1930, l'Union Soviétique entreprit de créer une arme courte pour ses troupes techniques, une carabine conforme au nouveau standard simplifié. C'est ainsi que fut développée la fameuse carabine 1938, ou M38. Plusieurs millions d'exemplaires en furent produits. Cependant, une tradition vivace, ou plus prosaïquement le constat implacable des réalités du combat sur le front de l'Est, fit que toutes les troupes dotées de la carabine modèle 1938 réclamèrent à corps et à cri le retour… de la baïonnette ! En effet, la carabine M38, bien que conçue pour les troupes techniques, était de plus en plus fréquemment utilisée au sein de corps de troupes classiques, y compris la cavalerie de reconnaissance, les unités de transmissions et les équipages de blindés. Ces unités se retrouvaient souvent en première ligne et devaient occasionnellement faire usage de la baïonnette dans les féroces combats de rencontre, très fréquents sur cet immense front caractérisé par des marais, des routes forestières et des villages transformés en points d'appui.
La Baïonnette Pliante : Innovation et Généralisation
Le défi était de réintégrer la baïonnette sans pour autant compromettre la maniabilité des versions courtes. Une baïonnette, en plus de son poids supplémentaire, peut se révéler encombrante, notamment au ceinturon ou à l'intérieur d'un véhicule. La solution qui satisfit toutes les exigences fut finalement trouvée avec l'introduction de la carabine Mosin-Nagant modèle 1944, connue sous le nom de M44. Cette carabine était équipée, à l'extrémité de son canon, d'une baïonnette pliable qui pouvait être déployée en un instant, grâce à un système de fixation très solide et ingénieux.
Il est important de noter que cette innovation n'était pas un coup d'essai isolé. Dès 1943, l'arsenal d'Ijevsk avait déjà produit 45 000 fusils Mosin-Nagant 91/30 "classiques" qui intégraient déjà ce même dispositif de baïonnette pliante. Ce prototype ou cette pré-série permettait d'éviter le port de la baïonnette au ceinturon. Ce fusil est parfois désigné, notamment sur des forums spécialisés, comme le "Mosin 43L" ou "prototype 1943", bien qu'il puisse être plus précisément décrit comme une production de test. Le concept s'était révélé viable, pratique et, selon les tests officiels, sans incidence négative sur la qualité du tir. La seule contrainte était une légère complexité accrue dans le processus de production.
Le succès de cette phase de test ouvrit la voie à la production à grande échelle de la carabine M44. Complète avec sa baïonnette intégrée et pliante, la M44 était jugée pratique pour le transport et l'utilisation, puissante et très précise. À l'instar de la carabine M38, son aînée, le modèle 1944 fut produit à plusieurs millions d'exemplaires. Sa fabrication fut quasiment l'apanage d'un seul arsenal, Ijevsk, bien que de rares carabines M44 estampillées "Tula" existent, mais leur production fut limitée à environ 100 000 exemplaires, et ce, uniquement durant l'année 1944.
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Les carabines M44 produites à partir de 1944 par Ijevsk bénéficièrent également d'une modification notable au niveau de la crosse. Elles furent réalisées en deux parties, avec un bec de crosse (le "Toe") assemblé et collé ("splice") au reste de la crosse. Cette technique permettait un sens de fil du bois fatalement différent, mais avait pour but de rendre les crosses plus résistantes aux fractures longitudinales et plus facilement réparables. On en connaît d'ailleurs trois types selon les matériaux assemblés : bois sur bois, lamellé-collé sur lamellé-collé, et bois sur lamellé-collé. Les amateurs et collectionneurs américains, grands fans inconditionnels des armes Mosin-Nagant au point d'avoir acquis la majeure partie des stocks d'ex-Union Soviétique à partir de 1990, distinguent plusieurs modèles de ces armes M44. Les exemplaires des années 1946, 1947 et 1948 (année de l'arrêt définitif de la production), réputés pour leur meilleure finition, sont particulièrement recherchés aux États-Unis, souvent désignés par l'appellation "blonde stock" en raison de la couleur très claire, tirant sur le blond, de leur bois.
Caractéristiques et Expériences de Tir de la M44
Une carabine M44, telle qu'un exemplaire splendide de 1946 sortie d'Ijevsk, peut présenter des bois magnifiques dans leur belle couleur blonde d'origine, conservant parfois encore quelques tampons de crosse discernables. Les parties métalliques ont souvent conservé leur bronzage d'origine, dont la qualité est parfois jugée supérieure aux bronzages de guerre plus sommaires. L'absence d'oxydation et de "peau d'orange" (même "rafistolée") est un signe de son état exceptionnel. Les marquages sont généralement nets et bien lisibles. Un poinçon d'épreuve allemand, fréquemment apposé lors de l'importation, confirme que l'arme conserve son calibre d'origine, le 7,62 x 54R. La hausse et le guidon sont parfaitement fonctionnels. Le canon peut être plus que miroir, avec de splendides rayures internes, au point de "brûler la rétine" en y passant une lampe pour en vérifier l'état, signe d'un état quasi neuf. Le mécanisme, notamment pour les productions d'après-guerre, est souvent décrit comme un "mécanisme de rêve", d'une souplesse sans commune mesure avec les productions de guerre, et la détente est excellente.
Le mécanisme de dépliage et de repliage de la baïonnette fonctionne parfaitement et, contrairement à ce que l'on pourrait penser ou à certaines expériences initiales, ne gêne pas du tout le tir sur ces modèles bien réglés. La carabine M44 est bien plus maniable et agréable au tir que le fusil 91/30 standard. Elle est considérée comme idéale pour des tirs entre 50 et 400 mètres. En somme, c'est un produit de "top qualité Made in défunte URSS". Au-delà de son aspect collection, elle constitue une excellente arme de tir, une pièce de la galaxie Mosin bénéficiant d'une fabrication de qualité peu courante, dotée d'une mécanique qui invite au tir, en parfait état et représentant un modèle qui ne fera que se raréfier.
Cependant, il est intéressant de noter que l'expérience de tir avec la baïonnette peut varier et susciter des observations nuancées parmi les utilisateurs. Certains estiment que, bien que pratique, la carabine M44 "pousse assez fort sur l'épaule". Concernant la précision, il est souvent dit qu'il n'est pas question de prétendre aux mêmes performances qu'un Mosin long. Des retours d'expériences indiquent même que pour obtenir un groupement "potable", il est parfois nécessaire de démonter la baïonnette, sans quoi un "important décalage des tirs sur la droite" peut être observé. Cela contredit partiellement l'affirmation selon laquelle la baïonnette pliante n'avait "aucune incidence sur la qualité du tir" lors des productions de test de 1943. Un utilisateur d'un Mosin long note d'ailleurs que sur ce modèle, c'est l'inverse : le fusil est plus précis avec la baïonnette fixée. Lors d'essais initiaux avec une M44, les tirs "avec la baïo nous sommes nettement à gauche à 10 heures sur C50 (50m)", et il faut une contre-visée pour approcher le centre, bien que les trois dernières balles puissent ensuite être placées dans le 10. Ces observations soulignent l'importance des réglages spécifiques et des habitudes de tir avec ces armes.
Pour l'acquisition de ces pièces d'histoire en France, la carabine Mosin-Nagant M44 est généralement classée en catégorie C au CSI, ce qui requiert une licence de tir en cours de validité (y compris l'avis médical) ou un permis de chasse avec sa validation pour l'année en cours ou l'année précédente, ainsi qu'une carte nationale d'identité ou un passeport en cours de validité. L'ouverture d'un compte SIA (Système d'Information sur les Armes) est également obligatoire.
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L'Héritage Mondial du Mosin-Nagant
Dans les années de l'après-guerre, l'Union Soviétique cessa la production de tous les Mosin-Nagant pour les remplacer progressivement par la série des fusils semi-automatiques SKS et des célèbres fusils d'assaut AK. Malgré cela, le Mosin-Nagant continua d'être utilisé dans le bloc de l'Est et dans le reste du monde pendant plusieurs dizaines d'années, jouant un rôle significatif notamment durant la Guerre Froide dans des conflits tels que ceux du Vietnam, de Corée, en Afghanistan et tout le long du rideau de fer.
Son impact international fut considérable, avec de nombreuses nations adoptant, modifiant ou produisant des variantes du Mosin-Nagant :
Europe de l'Est et Pays Baltes :* Pologne : Dans les années 1920, la Pologne recalibra environ 77 000 Mosin-Nagant pour tirer la cartouche de 8 mm Mauser (8x57S). De nombreuses modifications furent apportées : les canons furent rechambrés en 8 mm et raccourcis à 23 pouces de longueur. D'autres ajustements furent faits aux culasses et aux chargeurs pour permettre l'utilisation des lames-chargeurs et assurer un approvisionnement correct. La hausse fut modifiée pour s'adapter à la trajectoire de la balle de 8x57S. La crosse fut raccourcie et un support pour baïonnette de type Mauser fut ajouté pour accueillir les lames produites par Perkun. Ces fusils étaient désignés sous le nom de Karabinek wz. 91/98/23 ou wz. 91/98/25. Les wz. 91/98/25 équipèrent des unités de cavalerie et d'artillerie à cheval au sein de l'armée régulière jusqu'à ce que des fusils Mauser de fabrication polonaise soient disponibles en quantité suffisante. Ces fusils sont reconnaissables à un petit aigle polonais et au calibre de l'arme frappés sur l'arrière du fusil. L'aigle et le numéro de série sont également frappés sur le côté gauche du magasin et sur toutes les parties de la culasse. Après la Seconde Guerre mondiale, la Pologne produisit une grande quantité de carabines M-44 (désignées Kb. wz M48) à l'arsenal de Radom. Beaucoup d'entre elles ne furent pas directement mises en service, mais furent plutôt stockées dans des entrepôts, prêtes à être utilisées en cas de besoin. Ces Mosin-Nagant polonais peuvent être identifiés par un chiffre "11" inscrit dans un cercle frappé sur le magasin du fusil, ce marquage étant leur "code de pays" qui identifie le pays d'Europe de l'Est qui les a fabriqués.
- Hongrie : La Hongrie a également produit des copies de haute qualité de carabines M44, ainsi que des modèles 91-30 et 91-30 avec lunettes PU, à des fins commerciales.
- Autres pays d'Europe de l'Est : La Bulgarie, la Tchécoslovaquie, l'Estonie, la Roumanie et la Serbie ont tous utilisé le Mosin-Nagant à un moment ou à un autre durant le XXe siècle. Les Mosin-Nagant dans ces pays ont souvent subi des modifications et furent fréquemment utilisés comme fusils d'entraînement jusque dans les années 2000-2006. De nombreux fusils furent même produits localement pendant les années de la Guerre Froide.
Asie :* Chine : Durant les années 1920 et 1930, les forces communistes de Chine reçurent des Mosin-Nagant de l'URSS pour contrer les forces nationalistes pendant la guerre civile chinoise. La Chine commença ensuite à fabriquer ses propres M1944 sous l'appellation de Carabine Type 53. Les machines nécessaires à leur production furent fournies par l'Union Soviétique au début des années 1950. Ces modèles chinois diffèrent légèrement des modèles soviétiques, notamment par l'équipement d'un manchon lance-grenade amovible, une caractéristique que reprendra plus tard la Carabine Type 63 (utilisée en Corée du Nord). Bien que remplacées dans l'armée principale chinoise vers 1957, ces carabines continuèrent de rester en service dans les milices provinciales jusqu'après 1970.
- Corée du Nord : L'Union Soviétique et la République Populaire de Chine ont fourni un nombre important de Mosin-Nagant à la Corée du Nord pendant la guerre de Corée. Cependant, la politique d'autarcie, encore en vigueur aujourd'hui, a conduit la Corée du Nord à produire ses propres fusils.
- Vietnam : Les États-Unis et les forces militaires alliées ont rencontré des fusils et des carabines Mosin-Nagant en action dans les mains de la guérilla Viet Cong et des soldats de l'armée nord-vietnamienne. Un certain nombre de M-1944 russes et de Type 53 chinois furent utilisés comme fusils lance-grenades, souvent avec des copies locales du lance-grenade US M7. Des fusils de sniper PU-scoped M91/30 furent également aperçus sur ce théâtre d'opérations.
- Afghanistan : Le Mosin-Nagant a aussi été vu en action dans les mains des moudjahidines en Afghanistan durant l'occupation soviétique dans les années 1970-1980. Ces armes servirent également aux forces de l'Alliance du Nord dans les années 1990 et au début du XXIe siècle.
Europe de l'Ouest :* Finlande : Après avoir conquis son indépendance, la Finlande acheta de nombreux Mosin-Nagant à l'étranger, principalement des fusils autrichiens et allemands capturés aux Russes pendant la Première Guerre mondiale. Ces fusils, plus anciens, étaient généralement rénovés, un processus qui pouvait être aussi minime que l'apposition des poinçons de l'armée finlandaise (SA) et l'ajout d'une nouvelle bretelle, ou très important, allant jusqu'à une refonte totale avec de nouveaux montages, organes de visée, détentes et un canon plus précis au diamètre .308 et non .311. L'armée finlandaise, ainsi que la Garde Civile, conçurent et produisirent plusieurs nouveaux modèles de Mosin-Nagant, utilisant les chargeurs français, russes et américains. Il est à noter que la Finlande n'a jamais produit de chargeurs, se fournissant dans les stocks de fusils achetés ou capturés. Pendant la guerre d'Hiver (1939-1940) et jusqu'en 1944, la Finlande saisit des quantités gigantesques de Mosin-Nagant à l'ennemi. La Finlande a également acheté à l'Espagne les fusils restants de la guerre civile espagnole et des stocks de l'Allemagne nazie. Les Mosin-Nagant finlandais sont réputés pour leur précision et leur fiabilité. Le modèle M39 est souvent considéré comme le Mosin le plus abouti, tant par son ergonomie (notamment sa crosse pistolet) que par sa qualité de finition et sa précision. Ses organes de visée sont équivalents aux meilleurs fusils de l'époque (comme le K31 suisse), finement réglables dans toutes les directions, et la détente est d'une franchise parfaite.
- Espagne : Les Républicains espagnols achetèrent des dizaines de milliers de Mosin-Nagant de tous types pendant la guerre civile espagnole, démontrant la polyvalence et la disponibilité de cette arme sur le marché international.