L'Art et la Maîtrise des Techniques de Construction de Canoës en Bois

Pendant des milliers d'années, les hommes ont compté sur le canoë pour les trajets sur l'eau. Dans de nombreux cas, il s'agissait de simples canoës dont la technique de construction était transmise de génération en génération. À la base, les canoës étaient construits sommairement à partir d'un gros rondin. Cependant, il est possible de rendre un canoë plus sophistiqué en utilisant des lattes de bois ou d'autres approches modernes. La construction d'un canoë en bois, qu'elle soit ancestrale ou contemporaine, est un processus enrichissant qui mêle tradition, ingéniosité et passion pour le travail manuel.

Les Fondations Ancestrales : La Pirogue Monoxyle

La pirogue monoxyle représente l'une des techniques de construction les plus anciennes et les plus fondamentales, utilisant un seul tronc d'arbre évidé. Cette méthode exige une sélection rigoureuse du bois et une approche méthodique pour sculpter la forme désirée.

Sélection de l'Arbre et Préparation InitialeLa première étape consiste à rechercher quels sont les genres d'arbres qui poussent dans la forêt du coin. Les pirogues sont souvent faites de cèdre, de pin, de sapin, d'épicéa, de saule, de peuplier ou de séquoia. Une fois l'essence choisie, il faut se promener dans une forêt proche et trouver un arbre. Il est crucial de chercher un arbre qui soit assez large et assez grand pour faire une pirogue. Si l'arbre est toujours debout, quelqu'un vous aidera pour la première taille. Ensuite, il est nécessaire de faire deux coupures propres aux extrémités de votre rondin. Il est impératif de s'assurer qu'aucune branche ne pousse nulle part sur votre rondin. Votre rondin devra être aussi long que ce que vous souhaitez pour votre canoë. Si vous n'êtes pas encore décidé précisément sur la longueur de votre canoë, coupez un rondin un petit peu plus grand.

Vu la taille énorme de votre rondin, vous voudrez peut-être travailler dans la forêt elle-même, dans une clairière par exemple. Si vous choisissez de la déplacer malgré tout vers un autre lieu de travail, assurez-vous d'avoir de l'aide et d'avoir un moyen de transport adéquat. Une fois le tronc prêt, l'écorçage est la prochaine étape. Utilisez l'outil qui vous convient le mieux. Une pelle est sans doute le plus efficace pour retirer les grands morceaux d'écorce rapidement. Les morceaux d'écorces sont pratiques pour allumer le feu, ce qui peut être utile sur le site de travail.

Traçage et Évidage du RondinAvec le rondin dégrossi, la forme de la pirogue peut être tracée. En utilisant un crayon, dessinez le long des côtés du rondin ce qui sera la limite de votre pirogue. Au sommet du rondin, dessinez les extrémités coniques. Au centre, faites une marque pour localiser le centre de votre bateau. La délimitation de l'embarcation devra ressembler un petit peu à un ovale.

L'évidage commence par des coupures perpendiculaires à travers la largeur du rondin. Vous aurez besoin d'aide et de corde pour déposer délicatement la partie plate sur le sol. Ensuite, faites à nouveau des coupures perpendiculaires dans la largeur de la buche et séparez les sections entre les coupures. Pour retirer le bois, vous pouvez soit utiliser une tronçonneuse pour retirer grossièrement de larges morceaux de bois, soit utiliser une erminette ou une hache pour retirer autant de bois que vous voulez. Habituellement, les extrémités sont coniques. Il est essentiel de regarder les limites que vous avez tracées et de laisser au moins 2 à 2,5 cm de chaque côté. Cela devrait vous préserver de trous accidentels dans votre pirogue. Même si vous avez l'impression de retirer trop de bois, cette étape est nécessaire, car il vous faut réduire le poids de votre pirogue.

Affinement et FinitionJusqu'ici, votre canoë est encore un petit peu cubique. Même si vous avez déjà retiré l'essentiel du bois hors du centre de votre pirogue, vous devez encore donner un petit coup de canif, de hache ou d'erminette pour les finitions. Vous pouvez utiliser une petite erminette de charpentier pour plus de précision.

La phase finale implique le ponçage et la protection du bois. Passez du papier de ponçage abrasif sur toute la surface de votre pirogue. Il est important de travailler le papier de ponçage contre les grains du bois pour obtenir une surface lisse. Pour la protection, utilisez du vernis croisé et appliquez des couches successives. Appliquez un papier légèrement abrasif entre chaque couche pour assurer une adhérence optimale et une finition durable.

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La Construction à Lattes de Bois : Sophistication et Précision

La technique de construction à lattes de bois offre une méthode plus sophistiquée pour créer des canoës aux formes élégantes et aux performances nautiques améliorées. Elle implique l'assemblage minutieux de fines bandes de bois sur un moule pour former la coque.

Préparation du Projet et de l'Espace de TravailPour aborder cette méthode, la première étape est de rechercher une marque fiable et réputée et de choisir le modèle de canoë que vous souhaitez assembler. Faites votre commande et attendez que le kit vous soit livré. Le kit devrait contenir le bois pour le canoë, le plan et les instructions, de la quincaillerie et de la fibre de verre. Cela vous permettra d'être pleinement préparé. Cela pourra prendre de nombreuses heures selon la difficulté et la complexité du canoë que vous avez choisi. Prenez le temps de lire et de visualiser les instructions. Si vous ne comprenez pas l'une ou l'autre étape, contactez la compagnie de fabrication pour obtenir de l'aide.

Le plan de travail est fondamental : c'est là-dessus que vous allez construire votre canoë. Placez une longue table ou une planche sur des tréteaux ou des blocs. Si tout va bien, votre kit devrait contenir des modèles ou des lignes directrices pour les formes. Ces formes seront attachées à votre plan de travail et serviront à soutenir et à placer les lattes de bois étendues. Les formes devraient ressembler à un grand champignon lorsque vous les empilez. Certains kits incluent parfois des formes prédécoupées. Il est important de noter que vous ne devez pas attacher les formes aux blocs fixes. Vérifiez bien que la partie la plus large des formes soit en contact avec un bloc fixe. Attachez vos blocs et vos formes à environ 12 cm les uns des autres et assurez-vous que tout est bien centré. Utilisez à nouveau des vis à cloison pour attacher les extrémités au plan de travail. Assurez-vous qu'elles soient parfaitement centrées. Pour éviter que la colle des lattes de bois ne s'y attache, vous devez couvrir de scotch le sommet des formes. Vous attacherez les lattes de bois à la fin pour éviter qu'elles se collent accidentellement aux extrémités.

L'Assemblage des LattesLe processus d'assemblage commence par la fixation des lattes. Les lattes du canoë sont couvertes de colles, car c'est cela qui devrait leur permettre de donner forme au canoë par la suite. Commencez par placer les lattes de bois les plus fines directement sur les extrémités et sur les formes. Faites en sorte que les premières lattes que vous placez forment la partie la plus haute de votre canoë (elles seront donc les plus proches du plan de travail). Posez les lattes alternativement d'un côté puis de l'autre. Assurez-vous que les lattes soient placées tout juste les unes à côté des autres de manière très serrée. Continuez à agrafer et à engluer vos lattes des deux côtés, en veillant à maintenir la tension et l'alignement pour créer la courbure souhaitée de la coque.

Expérience Personnelle et Détails du ProcessusAprès une lecture assidue du livret envoyé par la Canoterie, un constructeur s'est lancé dans la recherche d'une poutre en red cedar et de quelques plaques de contreplaqué, qu'il a trouvées près de chez lui. Un transport pas très facile mais l'objectif fut atteint. Un coût certain à coup sûr, mettant un peu la pression de ne pas gâcher cette poutre. Un dimanche ensoleillé, la découpe a débuté, aidée par deux fils car la poutre faisait 4m90 de long et même si c'est un bois léger, la section était de 100 par 200.

La construction du moule et du support est essentielle. Le manuel est très bien fait, il suffit de suivre les consignes et de ne pas se presser. Pour les étraves, il faut prendre six baguettes de 5 mm d'épaisseur, les mettre dans une étuve, puis sur le moule d'étrave avec tous les serres-joints disponibles. Laissez sécher, puis démoulez et remoulez avec de la colle PU. Si l'on n'a jamais fait le reste à part les lattes, des échecs peuvent survenir, mais avec des rectifications, on peut réussir à façonner les deux étraves. C'est la meilleure partie de la construction, le kayak prend forme. Chaque jour sa latte !

Finitions et Traitement de la CoqueUne fois que vous avez attaché toutes vos lattes et que vous avez laissé la colle sécher, retirez délicatement les agrafes des formes et des extrémités. Vous aurez sans doute un petit peu de bois qui dépasse aux extrémités. Utilisez une plane pour éliminer ce qui dépasse. Ensuite, utilisez de la fibre de verre ou du papier à poncer pour retirer les grains de bois. Passez partout sur le canoë en frottant longuement et précisément. Remplacez votre papier à poncer lorsqu'il commence à être usé. Avant tout, retirez les vis de cloisons qui sont attachées au plan de travail et aux blocs. Le papier collant en plastic devrait rendre la tâche plus facile.

L'étape du ponçage et de la mise en place des étraves externes est particulièrement appréciée par certains, qui aiment passer des heures avec leur ponceuse excentrique et l'aspirateur. C'est le kiffe total ! Beaucoup de plaisir à poser et mettre en forme les étraves externes, et sans vis en métal qui dépassent !

L'imperméabilisation est cruciale. Beaucoup de canoës à lattes utilisent une combinaison de fibre de verre, de l'époxyde et du vernis pour imperméabiliser et renforcer les lattes de bois. Il est impératif de suivre les instructions spécifiques indiquées et d'être prudent. Lors d'une tentative de stratification, après l'achat de résine chez Sicomin et de toile de verre sur un autre site, le résultat fut une catastrophe, toute la toile de verre ne disparaissant pas dans la résine. L'envie de prendre une tronçonneuse fut forte, mais après avoir appelé le technicien de Sicomin, le processus fut recommencé. Il a fallu tout arracher alors que c'était sec, et se remettre au ponçage. La ponceuse a même décédé lors de cette opération, nécessitant l'acquisition d'une nouvelle ponceuse avec tous les plateaux mousse et disques de ponçage, une note salée mais sans regrets.

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Un grand jour est celui où l'on démoule le canoë et on le stratifie avant de ne plus pouvoir utiliser la résine. Rien de compliqué, il suffit de savoir poncer, encore et toujours. Quelques sueurs tout de même pour enlever les deux moules d'étraves qui restaient collés à la coque. Un projet qui a débuté en février peut se terminer l'année suivante, compte tenu de l'impossibilité de travailler la résine à cause des températures froides, surtout si le sous-sol ne peut pas être chauffé.

Aménagements Intérieurs et Finitions DétailléesNormalement, cela ne devait pas être très difficile, mais les détails comptent. Il faut commencer par les plats-bords : un petit gabarit pour faire les « encoches », puis dégraisser un côté au rabot à main. Le plaisir que l'on peut prendre à raboter à la main est étonnant : pas de bruit, un rendu superbe, pas de poussières. Ensuite, l'autre côté est travaillé après l'avoir plaqué à grand renfort de serres-joints. Viennent ensuite les pontets, sans grande difficulté, laissant parler l'artiste. Les rabots à main sont de nouveau à l'honneur, mais aussi la ponceuse à bande au grain 40. Les listons nécessitent beaucoup de serres-joints.

Une fois la belle structure terminée, il restera à jouer de la ponceuse à bande et excentrique pendant plusieurs heures. Une idée originale peut être de canner les sièges à l'ancienne. Cela implique de commander de la canne de rotin en 2,5 mm et 5 mm, de faire plein de trous tout autour des sièges et de se lancer après lecture d'un bouquin et de vidéos YouTube. Le résultat final est souvent satisfaisant, même si le processus est très long et chronophage.

Le Canoë Cousu-Collé (Stitch-and-Glue) : Simplicité et Légèreté

La méthode du "stitch&glue", ou cousu-collé, est une technique de construction de bateaux légers particulièrement adaptée aux débutants. Elle est reconnue pour sa simplicité et sa capacité à produire des embarcations robustes et transportables.

Principes et Matériaux ClésAvec leurs formes fluides, les bateaux ont toujours séduit. Un bateau est une source de beauté, mais s'il est construit de vos propres mains, et surtout s'il est en bois, les choses peuvent devenir incontrôlables et entrer dans le domaine de l'addiction et de l'extase. Pour ceux qui sont prêts à prendre le risque, cette méthode est une excellente entrée en matière. Étant donné que pour la plupart des Roumains, les eaux sont loin, une construction légère, moins de 20 kilogrammes, un canoë qui peut être facilement transporté sur les barres d'une voiture jusqu'à la rivière ou au lac le plus proche, est un choix judicieux. Il existe plusieurs méthodes de construction de bateaux légers, mais en raison de sa simplicité, la méthode "stitch&glue" a été privilégiée. Cette méthode peut être abordée même par un constructeur débutant et s'apparente à de la couture.

La première étape consiste à trouver un modèle. Une fois que nous avons le dessin, nous devons nous procurer nos matériaux. Pour un modèle comme le Kymi River, nous avons besoin de deux feuilles de contreplaqué de 4 mm d'épaisseur, d'une surface de 1220/2500 cm. Si nous parlons de bateaux, nous parlons automatiquement de contreplaqué nautique. Le contreplaqué nautique a la qualité de ne pas s'écailler sous l'action de l'eau ou de l'humidité, tant en raison de l'essence de bois (okoumé) que de la colle avec laquelle les feuilles de placage ont été collées. En Roumanie, le placage d'okoumé peut être acheté chez Holver à un prix d'environ 120 lei le litre.

Nous avons également besoin de fibre de verre et de résines époxy (époxy, pas polyester !) pour imprégner le tissu de fibre de verre. La fibre de verre est vendue sous forme de tissu d'un mètre de large. Elle est tissée en différentes épaisseurs et son poids spécifique permet de la différencier. La résine époxy est un composé chimique à deux composants (la résine elle-même et le « durcisseur »). La résine est préparée pour l'imprégnation peu avant l'utilisation en mélangeant les deux composants dans les proportions indiquées dans la fiche technique du produit (EPIPHEN RE 4020 + CATALYST DE 4020), environ 5 litres étant nécessaires pour un bateau léger. Le tissu de fibres de verre et la résine époxy peuvent être achetés chez Polydis. Un mètre linéaire de fibre de verre coûte environ 10 lei et un kit de 5 litres de résine + durcisseur coûte environ 600 lei.

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Outils et Espace de TravailAvec ces matériaux, nous pouvons nous occuper des outils. Pour couper le contreplaqué, nous avons besoin d'une scie pendulaire, et pour le reste, nous avons besoin des outils habituels : une défonceuse, une scie à main, une scie égoïne, un brevet, une perceuse, etc. Nous avons également besoin d'un espace couvert de 6x3m, à l'abri des intempéries.

Découpe, Assemblage et StratificationLa première opération consiste à tracer les éléments du bateau sur le contreplaqué. Il y a plusieurs façons de procéder, mais les plans du Kymi River 16 sont décrits par un ensemble de coordonnées X-Y indiquées dans un plan. En transposant ces points sur le contreplaqué par des mesures à la règle, on obtient un ensemble de points que l'on relie ensuite par des lignes droites. À la fin de l'opération de découpe, on obtient des bandes courbes appelées filets. Comme le canoë mesure 5 m de long et que le contreplaqué ne mesure que 2,5 m, il faudra coller deux filets bout à bout, l'un dans l'axe de l'autre.

Pour passer à la forme 3D du bateau, il faut coudre le périmètre des filets de contreplaqué avec du fil de cuivre. La préparation se fait en faisant des trous équidistants (tous les 15 cm) dans le contour des filets, qui sont cousus par paires, deux par deux, avec des boucles de fil de cuivre torsadées ensemble. À la fin de ce travail, nous pourrons voir le bateau pour la première fois dans sa taille réelle et nous imaginer en train de nous y promener, ce qui soutiendra notre enthousiasme et nous incitera à continuer.

Une fois la forme cousue, la stratification peut commencer. Posez le tissu de fibre de verre sur le corps en contreplaqué et séchez-le à l'aide d'une brosse jusqu'à ce qu'il soit parfaitement plat et sans plis. Puis, versez le mélange de résine et de durcisseur dessus, en l'étalant uniformément sur toute la surface à l'aide d'une raclette, d'une brosse ou d'un trafalquet. La résine devenant visqueuse au bout de quelques minutes de mélange, il est important de préparer des doses successives, suffisamment petites pour avoir le temps de s'étaler avant de durcir. Une fois imprégné, le tissu de fibre de verre devient parfaitement transparent, de sorte que le bateau ressemble à du bois verni. Deux jours après la dernière application, la résine est suffisamment polymérisée pour continuer le travail.

Finitions Structurelles et AménagementsAprès la stratification, on peut procéder au renforcement des bords en collant des lattes de bois de 25x25mm appelées margelles le long des bords. Des ponts triangulaires peuvent être réalisés à l'avant et à l'arrière à partir de lattes ou de planches de bois. Le canoë est terminé et prêt à être mis à l'eau, mais pour une première pagaie, nous avons encore besoin de sièges pour les pagayeurs et, bien sûr, de rames. Traditionnellement, les sièges sont fabriqués sous forme de cadres en bois à l'intérieur desquels le siège est tissé avec un fil synthétique non extensible. Les pagaies sont constituées de lattes de pin collées en forme de panneau, puis moulées avec du papier de verre et du moulage au papier de verre. Pour protéger le bois de l'eau, les pagaies sont entièrement laminées avec de la fibre de verre et recouvertes de résine époxy comme le corps du canoë.

Voilà, c'est fait. Nous sommes les heureux propriétaires d'un bateau de plaisance qui nous a donné satisfaction et nous a permis d'améliorer notre estime de soi.

Considérations Générales et Plaisirs de la Fabrication

La construction d'un canoë, quelle que soit la technique, implique des choix de conception et des plaisirs propres au travail du bois. Des modèles "historiques" comme le Chestnut Prospector 16 et 14 pieds, ou le Seyler Hirondelle, continuent d'inspirer, tout comme les plans disponibles en France, en Europe, dans les Dom-Tom et au Canada, qui contribuent à améliorer l'esthétique, les qualités nautiques et la facilité de construction.

Aspects de Conception et PerformancesLors de la conception et de la construction d'un canoë, certains phénomènes physiques sont à prendre en compte. Tu as peut-être déjà constaté ce phénomène : une meuleuse de 2200 W, avec un disque à meuler de 230 mm est lourde, mais se manie facilement à l'arrêt. Par contre, dès qu'elle est stabilisée en rotation, la faire changer de position dans l'espace demande un effort bien plus important. Ce phénomène s'appelle le "couple gyroscopique". Par contre, ce couple doit être combattu, dans sa version "inertielle", sur un voilier régatier (il faut que le bateau vire le plus vite possible autour d'une bouée), et sur les canoës (le canoë doit répondre le plus rapidement possible pour que le pagayeur puisse éviter le caillou). Le couple est directement proportionnel aux deux premiers éléments. C'est pourquoi l'idée de coffre étanche à une extrémité peut être une fausse bonne idée : tu accroîtras la masse de ton canoë sans augmenter sa solidité, et, en plus, cette masse supplémentaire se trouvera loin du centre du bateau. La position normale d'un pagayeur sur un canoë monoplace est sensiblement au centre, optimisant ainsi la maniabilité.

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