Pen Duick : L'Épopée d'un Nom, du Cotre Originel à la Légende d'Éric Tabarly

L'histoire maritime française, et plus largement internationale, est jalonnée de navires emblématiques qui, par leur conception, leurs exploits ou la personnalité de leurs capitaines, ont su marquer leur époque. Parmi eux, le nom "Pen Duick" résonne avec une force particulière, indissociable de la figure légendaire d'Éric Tabarly. Cependant, l'odyssée du Pen Duick ne commence pas avec le célèbre marin ; elle prend racine bien avant, dans les chantiers navals irlandais de la fin du XIXe siècle, avant de devenir un symbole d'innovation, de persévérance et de passion pour la mer. Ce parcours unique, allant d'un élégant cotre aurique à une lignée de voiliers de course d'avant-garde, révèle non seulement l'évolution de la plaisance et de la compétition océanique, mais aussi l'empreinte indélébile laissée par un homme qui a repoussé les limites du possible.

Pen Duick, le Cotre Originel : Une Naissance Irlandaise et une Vie aux Multiples Noms

L'histoire du premier Pen Duick, qui donnera son nom à une illustre lignée, débute en 1898. Conçu par William Fife III, un architecte naval déjà reconnu à l'âge de 41 ans, pour Adolphus Fowler, membre du prestigieux Royal Cork Yacht Club, ce voilier est alors un "36' linear rater". Le talent de Fife, qui construisait dans ses hangars de Fairlie, un village situé au sud de l'embouchure de la Clyde, était déjà considérable, et il allait engendrer bien d'autres bateaux qui marqueraient leur temps. Toutefois, ce voilier précis, initialement nommé Yum, verra le jour au chantier Gridiron and Workers à Carrigaloe, près de Crosshaven en Irlande, ce qui témoigne de l'excellence de la construction navale irlandaise de l'époque.

Ses caractéristiques techniques reflètent la sophistication de sa conception originelle. Avec une longueur hors tout de 15,10 m et une longueur à la flottaison de 10,05 m, il présentait un déplacement de 11 tonnes. Sa largeur s'élevait à 2,93 m et son tirant d’eau à 2,20 m, des dimensions lui conférant à la fois élégance et stabilité. Son gréement, un cotre franc aurique, était typique des voiliers de performance de cette période, offrant une surface de voilure au près de 160 m². Le choix de William Fife III pour sa conception et sa construction en Irlande soulignait l'ambition de son premier propriétaire de posséder un voilier à la pointe de la technologie et de l'esthétique nautique de son temps.

Au fil des décennies, ce voilier élégant connut une succession de propriétaires et, avec eux, une kyrielle de noms qui retracent son passage à travers différentes époques. D'abord baptisé Yum, il fut ensuite connu sous les noms de Griselidis en 1902, Magda en 1908, Cora V en 1919, Astarté en 1922, Panurge en 1931, et Butterfly en 1933, avant de finalement devenir Pen Duick en 1935. Cette multiplicité de dénominations est un témoignage fascinant de son parcours historique, chaque changement de nom marquant une nouvelle étape dans sa longue existence. En 1938, une étape cruciale de son histoire se profile lorsque Guy Tabarly, le père d'Éric, acquiert Pen Duick auprès de la famille Lebec de Nantes. À cette époque, en France, la plaisance en était à ses prémices et les yachts étaient encore très peu nombreux, faisant de l'acquisition de ce cotre une démarche remarquable qui allait lier à jamais le destin de ce voilier à celui d'une famille, et plus tard, à celui d'un héros national.

L'Ère Tabarly : Une Symbiose entre un Homme et son Bateau

L'histoire de Pen Duick prend une dimension mythique lorsque, en 1952, Éric Tabarly, alors âgé de 21 ans, rachète le voilier à son père, devenant ainsi son quinzième propriétaire. À partir de cette date, une relation indéfectible s'établit : Éric Tabarly "ne le quittera plus", faisant de ce bateau un compagnon constant de ses aventures maritimes. Lorsque le jeune Éric suivait les cours de la Navale à Brest, la "mésange", comme on surnommait affectueusement Pen Duick, mouillait fidèlement au pied de l'École, dans l'anse de Lanvéoc-Poulmic, attendant le retour de son maître. Après son tour du monde à bord de la Jeanne d'Arc, où Éric terminait son apprentissage de marin de métier, son père vint à sa rencontre dans le goulet de Brest, accompagné du fidèle Pen-Duick. C'est avec ce voilier qu'Éric participa à ses premières courses du RORC dans les années 60, débutant ainsi sa carrière de compétiteur. Entre les voyages accomplis autour du globe et les grandes courses, Pen Duick demeurait le havre où il venait "se ressourcer à son bord", un lieu d'ancrage et de sérénité au milieu de ses défis.

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La vie de Pen Duick sous l'égide d'Éric Tabarly fut marquée par une série de transformations audacieuses, dictées par la nécessité et la vision innovante du marin. Au fil des milles et des expériences, Tabarly peaufina Pen-Duick pour en faire le voilier unique que nous connaissons, adaptant sans cesse ses caractéristiques aux exigences de la mer et de la performance. La plus radicale de ces interventions, une "chirurgie lourde" selon les propres termes, eut lieu en 1958. Face à une coque en bois pourrie menaçant la survie même du bateau, Tabarly prit la décision révolutionnaire de la plastifier au chantier Costantini de La Trinité-sur-Mer. Cette opération fit de lui le propriétaire du plus grand bateau en polyester de l'époque, un choix audacieux qui, bien que volontairement un obstacle à son classement en tant que "monument historique" à l'époque, le sauva indubitablement de la destruction. Cette rénovation majeure rendit sa coque "particulièrement solide et saine pour le restant de ses jours", prouvant la clairvoyance de Tabarly.

Cependant, les années d'intense navigation et les exigences de la compétition laissèrent des traces. Courant les mers en course, Tabarly laissa parfois son bateau exposé aux intempéries pendant de trop longues années. Le pont en contreplaqué fut totalement détruit, ainsi que les superstructures, nécessitant une nouvelle intervention majeure. Vingt ans plus tard, en 1983, Pen-Duick fut remorqué du Crouesty à Saint-Malo par Pen-Duick VI pour entrer au chantier de Raymond Labbé. Pendant six ans, un travail méticuleux fut entrepris pour refaire complètement le bateau, en commençant par les aménagements. Le chantier Labbé effectua "petit à petit les travaux adaptés à la bourse d'Eric", un témoignage de la persévérance et de l'ingéniosité déployées pour maintenir ce patrimoine flottant. Pen-Duick reprit la mer en 1989, à l'occasion des Voiles de la Liberté, un grand rassemblement de voiliers à Rouen. Basé à Bénodet, il continua ensuite de "labourer la mer bleue de Bretagne sud", témoin silencieux de l'héritage de son capitaine. Dans les années 90, il goûta également aux charmes des compétitions méditerranéennes, participant aux régates dorées de Monaco, Cannes et Saint-Tropez, où il côtoyait des bateaux issus de la même planche à dessin et qui, comme lui, célébraient leur centenaire, ou presque. Tous participaient alors au renouveau de la belle plaisance, Pen Duick en étant l'un des plus illustres représentants.

Un Patrimoine Vivant : Centenaire, Hommages et Classement Monument Historique

En mai 1998, Pen-Duick célébra son véritable centenaire à Bénodet, lors d'un événement grandiose honoré par une foule d'admirateurs et d'amis. Éric Tabarly lui-même avoua qu'il n'avait "jamais connu une peinture de coque aussi réussie", soulignant la beauté exceptionnelle du voilier. L'anniversaire du premier et du dernier bateau d'Éric Tabarly prit des allures de "noce bretonne", s'étendant sur trois jours pleins de festivités. Huit yachts du début du siècle, tous dessinés comme Pen Duick par l'architecte William Fife, firent honneur à l'ancêtre, formant un spectacle nautique d'une rare élégance. Le point d'orgue de cette fête unique fut la remontée de l'Odet, serpentant dans un écrin de verdure orné au printemps de bouquets de rhododendrons rouge sang. Sous voile de cape et trinquette, Pen Duick, entouré des siens, effectua un majestueux aller-retour sur la rivière, salué sur son passage par la foule enthousiaste et, de loin en loin, par le son des cors de chasse faisant écho sur les rives. Une semaine plus tard, Éric Tabarly, fidèle à son esprit de compétition et de passion, décida de participer avec son bateau à la fête donnée en l'honneur de l'architecte Fife. Il appareilla alors en direction de l'Écosse. Tragiquement, ce fut sa dernière navigation. Malgré l'absence du maître, un équipage de fidèles termina le convoyage, assurant la présence de Pen Duick à Fairlie. En le voyant naviguer "tout dessus parmi ses pairs", les observateurs émus n'eurent d'yeux que pour son barreur, même s'il n'était plus à la barre, le souvenir de Tabarly étant indissociable de son voilier.

Aujourd'hui, Pen Duick, propriété de la famille Tabarly, est confié depuis 2002 à l'Association Éric Tabarly. Cette association est garante de la préservation et de la valorisation de ce patrimoine maritime inestimable. Soigneusement désarmé à chaque automne, le cotre passe l'hiver sous un hangar à Lorient, où il bénéficie d'un entretien méticuleux. Chaque printemps, sous la houlette de l'Association Éric Tabarly, il est remis à l'eau, prêt à reprendre la mer. L'association non seulement l'entretient avec passion, mais elle organise également ses navigations, veillant à ce que Pen Duick continue de sillonner les eaux. En cours de saison, le bateau participe activement aux rassemblements de la "Belle Plaisance", des événements qui célèbrent les voiliers classiques et leur histoire. Il lui arrive même de pousser jusqu'en Méditerranée pour courir, aux côtés de bateaux de sa race, les régates prestigieuses de Cannes et de Saint-Tropez, perpétuant ainsi son rôle de compétiteur élégant.

La longévité de Pen Duick, conjuguée à ses restaurations successives, a permis d'assurer sa survie. En 2016, après des investigations approfondies, il fut constaté que la coque réalisée en 1958 par Éric Tabarly, bien que révolutionnaire à l'époque, était "rongée par les années". Son vieillissement nécessitait une rénovation complète pour garantir sa pérennité. Pour permettre le financement de ces travaux essentiels, une nouvelle entité, l'Association Pen Duick, fut créée, devenant propriétaire du bateau en 2019. Cette structure permit de mobiliser les fonds nécessaires à cette entreprise de grande envergure. Cet engagement collectif aboutit à une reconnaissance majeure : Pen Duick est aujourd'hui classé "Monument Historique". Cette classification officielle, obtenue en 2016, est une confirmation de son statut exceptionnel et assure sa protection pour les générations futures. Les travaux de restauration de la coque ont été menés à bien en 2019, assurant au voilier une nouvelle jeunesse.

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Éric Tabarly : Le Marin Visionnaire et l'Architecte du Futur

Éric Tabarly n'était pas seulement un grand marin ; il était un "marin visionnaire, inventeur, ingénieur et compétiteur acharné". Né en 1931 et disparu en 1998, Tabarly est bien plus qu'un navigateur ; il est une légende, dont l'influence a façonné le monde de la course au large. En remportant la Transat Anglaise de 1964 sur Pen Duick II, il a "bouleversé le monde de la course au large et inspiré toute une génération de marins". Il est d'ailleurs notable qu'il ne partait pas favori et que son nom ne résonnait pas encore internationalement. Derrière son humilité se cachait un perfectionniste, un pionnier dans la conception de bateaux de course au large toujours plus rapides et novateurs, cherchant constamment à repousser les limites de la performance et de la technologie. Lorient, avec sa base navale historique, fut son "chantier d’expérimentation" et le point de départ de certaines de ses aventures les plus marquantes, un véritable laboratoire à ciel ouvert pour ses innovations.

La mer était son domaine, et il en connaissait les humeurs avec une rare intimité. Un récit poignant, tiré de ses navigations, illustre la force et le caractère de Pen Duick et de son maître. Lors d'une navigation, alors que le soleil était encore présent, le vent a fraîchi subitement au travers des Birvideaux, en route sur Groix. Éric, assis en avant du cockpit, "les bras croisés, contemple son vieux compagnon". L'incertitude planait : "Pense-t-il aux cavalcades de l'hydrofoil lancé à trente nœuds? Au calme équatorial de la mer des Sargasses? Savoure-t-il simplement le bonheur du moment présent? Son visage est impénétrable". Puis, une vague plus forte éclate à l'étrave, "douchant le pont tout entier tandis que le barreur est emporté un instant sous le vent". Un grain, porté par un nuage noir, se lève. Pen-Duick accélère "sous la poussée, puis gîte fortement". Une manœuvre d'écoute soulage brièvement le gréement, mais le vent ne faiblit pas. Le pont est envahi par la mer, et le bateau, de plus en plus gîté, perd de la vitesse, se retrouvant "littéralement stoppé". Le voilier se redresse, passe "subitement sur sa barre", et se retrouve "sur l'autre amure", sous "cinquante nœuds de vent". Face à la puissance de la grand-voile aurique, "décidément géante", Éric hésite à manœuvrer. "À la manière des chevaux rétifs pour lesquels les supplications du maître ne peuvent rien, Pen-Duick ne répond plus". Il faut alors "saluer en grand et rentrer toute la toile", ce qui implique une série de manœuvres précises : "raidir la balancine, donner du pic et du guindan en même temps pour amener la vergue horizontalement au pont". Une fois le cotre redressé, il ne peut faire route sous sa trinquette seule au près, mais le gréement est soulagé. En abattant, il "prend rapidement de l'erre". Ce passage d'une "folle sarabande", avec un moment "sans bastaque", montre la résistance du mât de pitchpin qui "a tenu bon". Alors que le sombre grain "continue vers Quiberon", la lumière renaît avec une brise redevenue maniable. Le Pen Duick, inlassablement, "fouillant l'eau de son bout-dehors, progresse de toute la masse de ses onze tonnes", faisant route à nouveau sur le port de Groix sous grand-voile à un ris et trinquette. Cet épisode illustre non seulement la robustesse du voilier, mais aussi le talent et le sang-froid de Tabarly face aux éléments déchaînés.

La Dynastie des Pen Duick : Innovation et Performance

La famille des Pen Duick ne se limite pas au cotre aurique originel. Elle est composée de six voiliers exceptionnels, chacun témoin d’une époque et d’une étape de l’aventure d'Éric Tabarly. Ces bateaux, fruits de son génie et de sa quête incessante de perfection, ont marqué des jalons importants dans l'histoire de la course au large. Le Pen Duick (1898) est le voilier d’origine, "un élégant cotre à coque en bois, que Tabarly restaure lui-même". C’est à bord de ce bateau que sa passion est née, marquant le début de cette extraordinaire saga.

Le Pen Duick II (1963) est le bateau de la victoire historique d'Éric Tabarly lors de la Transat Anglaise de 1964. Cette traversée en solitaire propulsa Tabarly au rang de héros national, consacrant à la fois le marin et son nouveau voilier comme des icônes.

Le Pen Duick III (1967) représente une véritable révolution technique. Construit en aluminium, ce voilier arborait un design novateur, caractérisé par une quille pivotante qui permettait d'optimiser ses performances selon les allures. Éric Tabarly l'avait conçu pour participer à la Transat anglaise en solitaire de 1968, ralliant Plymouth à Newport, mais aussi pour naviguer sur les courses anglaises du RORC (Royal Ocean Racing Race) en équipage, répondant ainsi à la jauge anglaise. Contrairement à Pen Duick II, construit en contreplaqué, Pen Duick III sera en duralinox, un alliage d'aluminium très peu utilisé en course-croisière à l'époque, mais permettant de gagner en légèreté tout en assurant la solidité de la coque. Cette légèreté était un allié important pour la navigation en solitaire. Son gréement goélette, généralement composé de mâts mais pouvant aller jusqu'à 7, avec un mât de misaine et un grand-mât, permettait de diviser la voilure, rendant ainsi les manœuvres plus faciles pour un seul homme. Il fut d'ailleurs "le seul bateau de toute la flotte de 1967 à posséder la configuration d'une goélette avec deux mâts de hauteur identique". Son cockpit court et étroit, ainsi que sa carène à double bouchain, dessinée par Éric Tabarly lui-même, constituaient une "petite révolution". C'était l'un des premiers bateaux océaniques à "planer au vent arrière par forte brise", une avancée majeure pour la vitesse en course.

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Le Pen Duick IV (1968) fut le premier trimaran de course français. Conçu pour être ultra-rapide et battre des records, il incarne l'esprit d'avant-garde de Tabarly. Malheureusement, ce bateau, renommé Manuréva et barré par Alain Colas, disparaît tragiquement pendant la 1ère édition de la Route du Rhum en 1978, laissant un vide immense dans le monde de la course au large.

Le Pen Duick V (1969) est un monocoque léger, taillé spécifiquement pour les courses en solitaire. Ce voilier illustre la quête constante de performance d'Éric Tabarly, sa capacité à adapter ses bateaux aux défis spécifiques des compétitions.

Enfin, le Pen Duick VI (1973) est un grand ketch construit initialement pour participer à la Whitbread, le premier tour du monde en équipage, en 1973-1974. C'était le premier classe 1 d’Éric Tabarly, qui avait un petit faible pour ce voilier. Cependant, toutes ses chances de gagner furent ruinées par deux démâtages survenus lors de la 1ère et de la 3ème étape, un coup dur pour l'équipage. Malgré ces revers, Pen Duick VI prouva sa valeur. En 1974, la course Les Bermudes-Plymouth fut la première des nombreuses victoires que le ketch allait remporter par la suite. En 1976, il s'illustra en gagnant le Triangle Atlantique et la Transat en solitaire, une course sans aucun doute la plus dure qu’Éric Tabarly ait jamais courue, en affrontant "cinq tempêtes consécutives à bord d’un voilier conçu pour 14 équipiers sans pilote automatique", ce dernier étant tombé en panne quatre jours après le départ. Ce grand maxi repartit en 1981 pour un tour du monde sous le nom d’Euromarché. Aujourd'hui encore, Pen Duick VI continue de parcourir les mers du monde, naviguant en école de voile et explorant des régions lointaines comme l'Islande, le Groenland, les Antilles, la Patagonie et l'Antarctique. Plus récemment, Marie Tabarly, la fille d’Éric, a participé à la course Ocean Globe Race en 2024 avec Pen Duick VI, perpétuant ainsi l'héritage familial et la vie active de ce voilier emblématique.

L'Héritage à Lorient : Cité de la Voile et Préservation

L'héritage des Pen Duick est aujourd'hui ancré à Lorient. La flotte des Pen Duick est basée à Lorient La Base, sur les pontons de la Cité de la Voile Éric Tabarly. Leur port d'attache est ici, mais les voiliers naviguent encore, illustrant le dynamisme de cette collection historique. Restaurés et entretenus avec passion par des équipes dédiées, ils participent à des courses pour certains, ainsi qu'à des rassemblements et des événements nautiques partout en Europe, portant haut les couleurs de la navigation française. Entre deux navigations, ils sont visibles au ponton, véritables joyaux amarrés dans un écrin portuaire chargé d’histoire : Lorient La Base.

À la Cité de la Voile Éric Tabarly, l'expérience ne se limite pas à la simple contemplation des bateaux ; elle offre une immersion complète dans leur univers. Grâce à des simulateurs, des espaces interactifs, des vidéos d’archives et des objets personnels d'Éric Tabarly, les visiteurs peuvent plonger dans l'univers fascinant du navigateur. Une réplique fidèle du cockpit de Pen Duick II est même accessible, permettant de ressentir l'atmosphère des courses en solitaire. Un espace entier est consacré à Tabarly et à sa flotte, présentant des maquettes détaillées, des témoignages émouvants et des secrets de conception. Pendant les vacances, des animations spéciales permettent d’en apprendre encore plus, guidées par des médiateurs passionnés, faisant de la Cité de la Voile un lieu de transmission et de découverte pour toutes les générations.

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