Aurélien Pradié : Parcours et Influence d'une Figure Politique Montante

Introduction

Aurélien Pradié est une figure politique française dont la carrière a été marquée par une ascension rapide et des prises de position parfois controversées au sein du parti Les Républicains (LR). Cet article explore sa biographie, ses engagements politiques et son influence grandissante dans le paysage politique français.

Jeunesse et Formation

Aurélien Pradié a grandi dans une famille où les livres occupaient une place importante, bien que ses parents ne fussent pas de grands lecteurs. Il décrit son premier rapport aux livres comme étant tactile, ce qui explique peut-être son incompatibilité avec les tablettes. Ses études à la faculté ont également contribué à étoffer sa relation avec la lecture, bien qu'il n'ait pas apprécié les lectures imposées.

Ascensions Politiques

Candidature à la Présidence des Républicains

La course à la présidence des Républicains a mis en lumière les ambitions d'Aurélien Pradié et ses divergences stratégiques avec d'autres figures du parti. Il s'est positionné comme un candidat porteur d'une vision sociale de la droite, cherchant à moderniser l'image du parti et à attirer un électorat plus large.

Secrétaire Général des Républicains

Avant de se présenter à la présidence du parti, Aurélien Pradié a occupé le poste de secrétaire général des Républicains. Cependant, son jeune âge et ses prises de position ont parfois suscité des tensions au sein du parti.

Démis de ses fonctions de vice-président des Républicains

Aurélien Pradié, en désaccord avec Éric Ciotti sur la réforme des retraites, a été démis de son poste de vice-président des Républicains le samedi 18 février. Au lendemain de la fin de l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites, le député Aurélien Pradié a été démis de ses fonctions de numéro 2 des Républicains ce samedi 18 février.

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Engagements et Prises de Position

Réforme des Retraites

Les désaccords d'Aurélien Pradié avec la ligne officielle du parti sur la réforme des retraites ont mis en évidence son indépendance d'esprit et sa volonté de défendre ses convictions, même au prix de sa position au sein du parti.

Handicap

Aurélien Pradié a fait des lois sur le handicap son principal cheval de bataille politique, démontrant son engagement envers les questions sociales et son souci de défendre les droits des personnes vulnérables.

Communauté LGBTQI+

Sommé de s'excuser après avoir tenu des propos offensants envers la communauté LGBTQI+ à l'Assemblée nationale, ce mardi 2 août, le député Aurélien Pradié était invité à se défendre sur RMC, ce jeudi. À l'Assemblée nationale, ce mardi 2 août, le député Aurélien Pradié s'est permis une remarque insultante envers les malades.

Attachement à la lecture

Aurélien Pradié : De l’enfance. Très tôt, j’ai été habitué à l’objet du livre. Je viens d’une famille où il y en avait toujours, sans que mes parents ne soient de grands lecteurs pour autant. Les livres étaient posés sur les tables basses, pas toujours bien rangés dans les bibliothèques. Mon premier rapport était donc le toucher, expliquant peut-être mon incompatibilité avec les tablettes… Je ne lis que sur papier. Ensuite, ce rapport s’est étoffé durant mes études, à la fac, même si je n’y ai pas passé un temps extraordinaire … Durant cette période, j’ai lu des livres qui m’étaient imposés, ce que je n’ai pas aimé faire - vraiment pas ! Souvent, plus tard, j’ai relu des livres auxquels je n’avais pas été réceptif au lycée. D’ailleurs, cela m’arrive assez souvent de ne pas avoir de réaction immédiate à la lecture d’un livre, mais qu’un sentiment plus profond renaisse plus tard, positif ou négatif. Reste que les fiches de lecture étaient pour moi quelque chose d’épouvantable… Comment résumer un livre, son ambiance, son monde, ses sensations ? C’est trop froid, trop technique, enlevant une part si essentielle, celle de la subjectivité. Aurélien Pradié : Les livres sont aussi devenus un outil de structuration de ma pensée politique, de compréhension historique, une forme d’intelligence et de perception. Pour autant, je n’aime pas les livres politiques. Certains sont peut-être passionnants et bien écrits… Mais je n’aime pas ça ! Si un jour je cède moi-même à la tentation d‘un livre politique, j’espère me souvenir qu’il devra être le moins politique possible. D’abord humain. Aurélien Pradié : C’est différent. Ma préférence va aux mémoires qui n’étaient pas forcément écrits dans une optique de publication. Par exemple, chez Georges Pompidou, ses « Notes, carnets et portraits », dont la vocation initiale n’était pas d’être lus. On y retrouve le soin des mots à travers une écriture continue, au fil des années. Président de la République, on découvre qu’il écrit une lettre manuscrite d’une dizaine de pages à son ministre de l’Aménagement du territoire pour évoquer l’entretien des bords de route, refusant l’abattage massif des platanes qui structuraient nos voies nationales. L’écriture était un effort, on s’y plongeait, comme en enfilant un costume ; on n’écrivait pas sur un coin de table, comme les textos aujourd’hui, en se brossant les dents. Ce que je n’aime pas, ce sont des livres politiques qui ne racontent rien, qui sont de purs exercices de style et de petite vanité. Aurélien Pradié : Mon rapport au livre a évolué. J’ai du mal avec les romans, mais je le sais. J’en ai d’ailleurs amené très peu pour notre rencontre… J’ai du mal à me plonger dans un imaginaire absolument total. Les livres vers lesquels je me tourne spontanément sont ancrés dans le réel. Par exemple, je n’arrive pas à lire de romans policiers, je n’en capte pas l’intérêt. Science-fiction, c’est encore pire… J’ai besoin de trouver dans le livre quelque chose qui me construit. Parce que je n’ai pas encore atteint une parfaite maturité, peut-être n’ai-je pas encore compris que le simple plaisir de lire pouvait me construire ! Mais je me vois évoluer à travers les livres. Par exemple, j’ai découvert les BD récemment. Aurélien Pradié : Souvent, ce sont des conseils, des rencontres, un intérêt pour un domaine. Parfois, c’est le simple hasard. J’ai commencé à lire Erik Orsenna lorsque je me suis intéressé à la question de l’eau, par exemple, alors que je le connaissais peu. A d’autres moments, je vais lire par mimétisme, dans le sens où je me tourne vers des livres qui ont nourri des femmes et des hommes que j’admire. Souvent, ce sont des rencontres très marquantes. Avant d’être une passion personnelle, j’ai dévoré des livres sur les Arts premiers pour mieux comprendre Jacques Chirac, pour qui c’était une passion profonde. Puis les Arts premiers sont devenus mon affaire intime, oubliant le mimétisme qui m’y avait conduit.

Influence de Jacques Chirac

Aurélien Pradié : Au départ ? Rien. Je ne viens pas d’une famille politisée. Mais mon grand-père était Corrézien, donc on parlait de Chirac à la maison de manière assez irrationnelle. C’était « le grand Jacques ». J’ai été bercé par ça. Quand j’étais gamin, Chirac, c’était Batman, quelque chose d’un peu mythique, d’assez dépolitisé. C’est propre à ma génération, je crois, celle qui n’a pas connu les années 1970 ou 1980… Président, je l’ai suivi de loin, en grandissant moi-même politiquement. Je me suis d’autant plus intéressé au personnage que les gens me disaient qu’il n’y avait rien à trouver politiquement chez lui ! Et puis, quand on s’intéresse à Chirac, on s’intéresse à Pompidou… L’image de Jacques Chirac qui pleure aux obsèques de Pompidou est très forte, on comprend toute la puissance d’un lien quasi-filial. Aurélien Pradié : Oui, je me demandais comment un type qu’on disait amateur de fanfare militaire et de bière pouvait regarder avec fascination des statuettes océaniennes auxquelles je ne comprenais rien. Pudique, Chirac avait une culture du secret et de l’intime, qui ont disparu de notre vie politique, et qui expliquent une part du respect des Français à son égard. J’ai donc commencé à lire sur les Arts premiers, encore et encore. Au départ, je n’y comprenais absolument rien ! Ce sont des livres extrêmement techniques. Et puis, après une première lecture approximative, à force de fréquenter le musée du Quai Branly, d’éduquer mon regard, en les relisant, j’ai appris à les considérer comme des manuels.

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Ses lectures

Aurélien Pradié : (Un temps de réflexion, NDLR) François Cheng, car il s’agit sûrement de mon dernier vrai choc littéraire. Chez moi, il y a souvent un lien entre l’été et les révélations littéraires. C’est le moment où je prends du temps pour lire, sortir des sentiers battus. Celui-ci, je l’avais acheté par hasard, dans une librairie de la côte atlantique, en tête de gondole, à la caisse. Je joue donc le bon client ! Et ce livre tombe à un moment où j’avais besoin de passer à quelque chose de plus nourrissant que les seules passions politiques du moment. On y trouve un rapport au destin, à la foi, au rôle qu’on joue dans nos propres vies, ce n’est pas du tout directif, dogmatique. Autour d’Homère, j’ai lu beaucoup d’analyses, comme le « Poème de la force », de Simone Weil. Tout ce qui tourne autour de ce rapport au destin tel que le saisissaient les Grecs me passionne. J’aime m’intéresser aux choses mystiques, sans pour autant lire des livres religieux. Disons que je cherche… Mais que je n’ai pas encore trouvé. Aurélien Pradié : « In Waves », peut-être, qui est aussi un livre d’été. Je l’ai acheté au cours de vacances où je faisais beaucoup de surf, qui est une activité qui m’a beaucoup structuré. C’est un livre où je retrouve des valeurs auxquelles je crois : la patience, l’humilité, l’abnégation apaisée et la liberté, le lien au-delà de la mort surtout. Le surf est pour moi une des expériences les plus physiques de la liberté. Chez un libraire, on me présente donc ce livre qui, a priori, cumule tous les handicaps : c’est une BD, qui n’est pas chez moi un penchant naturel ; le titre est en anglais, c’est tout ce que je n’aime pas ; c’est une histoire d’amour, ce que je ne recherche pas du tout en littérature. Je l’achète donc presque contraint… Et je l’ai adoré ! C’est une histoire magnifique, de surf, de la trace qu’on laisse, d’amour et de transmission. Je l’ai beaucoup offert. Aurélien Pradié : Oui ! Etant donné que je n’ai pas été spécialement éduqué à la littérature, je n’ai aucun complexe à écouter les conseils gratuits, c’est-à-dire provenant d’un inconnu. Jack London, c’est un journaliste politique qui me l’a conseillé lorsque je suis arrivé à l’Assemblée nationale, il y a plus de six ans. Aurélien Pradié : On est d’accord. Reste que j’ai commencé par celui-ci. J’ai trouvé le début long, volontairement laborieux. J’ai mis du temps à rentrer dedans, on vous parle de moquette et de peinture, d’amour, de diners bourgeois. Mais très vite, cela raconte autre chose, et cela devient puissant. Ce que j’aime, c’est qu’il pénètre un monde inconnu, ce qui correspond un peu à mon expérience de la politique. D’ailleurs, je pense que c’est pour cela qu’il m’a été recommandé. J’étais comme Martin Eden, un intrus. Ce qui m’a légèrement vexé au début, disons les choses ! Aurélien Pradié : Je pense que sur une période, nous avons tous des obsessions qui nous poussent à lire, écouter, découvrir. C’est mon cas. Par exemple, prenons ce petit livre sur la prière de François Cheng. Quand je l’ai acheté, aucun raison objective ne m’y poussait. Et j’avoue qu’à la maison, je le cachais sous la table, de peur que mes proches pensent m’avoir un peu perdu, que je sois devenu « habité » ! C’est un livre que j’ai aimé parce qu’il n’est pas du tout prosélyte, il évoque des expériences très individuelles, très personnelles de la religion, loin des carcans collectifs imposés. Je l’ai acheté parce que j’étais préoccupé, et j’ai souvent tendance dans ces moments-là à chercher une sorte de manuel. Ce livre faisait partie d’un petit coffret de trois livres mis en avant par mon libraire, et c’est le titre qui m’attirait. Aurélien Pradié : Très ! Un souvenir, dans cette bibliothèque, qui est un rare lieu de silence, propice aux réflexions. Un jour, au début de mon premier mandat, je viens au cours d’une longue séance, demandant aux bibliothécaires un livre de la philosophe Simone Weil : « L’enracinement ». Le directeur le remonte de la réserve, m’indiquant qu’il ne peut me laisser sortir avec. Je lui dis : « Ecoutez, je suis en séance, je ne suis pas un voleur … » Il me le cède, en me faisant promettre de le ramener aussitôt la séance levée. Je le feuillette donc en séance, et un de mes collègues députés, qui a toujours fait preuve d’une condescendance absolue à mon égard, Conseiller d’Etat, se penche et me dit : « tiens, tu lis ça, toi ? » Je lui ai répondu : « oui, je lis ça, moi, mais rassure-toi, je ne le comprends pas ! » Cela nous a valu une inimitié qui a perduré. Bon, les choses sont bien faites puisqu’il a été battu aux dernières élections ! Et finalement, j’ai conservé ce bouquin pendant six mois. Je recevais tous les mois une relance, à tel point que je n’osais plus approcher de la bibliothèque, de peur qu’ils me séquestrent… Puis, un beau jour, le directeur appelle ma collaboratrice, lui fait comprendre que ce n’est plus possible. J’avais tout essayé, y compris de prétendre l’avoir perdu pour les dédommager. Aurélien Pradié : Je considère qu’un livre ne se vole pas. Un vol de livre, ça n’existe pas ! Aurélien Pradié : Vous allez aggraver mon cas ! (Rires) Il est vrai que je considère le livre comme un bien commun. Donc il se trouve quelque part ici, et sûrement ne me le reprêteront-ils jamais ! Ils ont accepté que notre entretien se déroule ici, ils ne semblent pas rancuniers. D’autres après moi pourront tenter la belle expérience de le voler. Aurélien Pradié : Ce fut un cadeau d’un de mes collaborateurs. Un matin, je le trouve sur mon bureau au siège du parti, qui n’est pas l’endroit où la bibliothèque est la plus garnie. J’ai mis deux semaines avant de savoir qui m’avait fait ce présent ! Ce livre est magnifique, esthétiquement d’abord. Ensuite, il parle de la dernière semaine avant la libération de Paris, avec des photographies incroyables, des textes extrêmement courts et ramassés. Et puis, il met côte à côte deux éléments qui pourraient jurer : photos et textes - c’est un exercice difficile, j’invite chacun à essayer de faire la légende vivante de photographies ! C’est donc un livre qui mêle histoire, photographie et de très beaux textes. Comme Malraux et Kessel, ce livre m’a aidé à comprendre la dureté de l’âme face à des temps difficiles, la fabrication de monstres politiques, la nostalgie de quelque chose que nous ne connaîtrons, je l’espère, plus. Ce n’est pas une époque où il fallait se construire une respectabilité. La communication politique n’existait pas encore. La vie s’en chargeait. Aurélien Pradié : Oui ! « Le petit prince », je ne l’avais pas lu gamin, mais adolescent. Je ne m’en souviens pas à l’école. J’y suis allé avec réticence, à cause de la mystique commerciale, les agendas, les porte-clefs… Mais je le lis, une fois, deux fois, trois fois - et je vis une expérience bizarre. Reste que, bien que je ne sois pas friand de livres de poche, j’avais acheté cette édition du 70ème anniversaire parce qu’elle offrait, croyez-le ou non, un petit porte-clef qui se trouve sur mes clefs de voiture ! Aurélien Pradié : (Un temps de réflexion, NDLR) … Craintif. Je ne suis pas sûr de savoir écrire, parce que je me suis nourri des livres assez tard, ce qui est à la fois une force et une faiblesse. Si j’avais été un élève plus studieux, si je n’étais pas parti aussi tôt de la fac, sûrement n’aurais-je pas eu ce temps à rattraper. Mais, dans le même temps, les livres lus l’ont été par choix. Cela m’a conféré un rapport à l’écriture très exigeant. Ecrivez-vous vos discours ? Aurélien Pradié : Non, c’est extrêmement rare. J’en prononce beaucoup, mais je n’écris pas, pour la bonne raison que je n’aime pas lire un discours. Chez moi, c’est une résistance physique ! J’en ai fait l’expérience au cours de la campagne pour la présidence des Républicains. L’exercice libre me va mieux même s’il ne nécessite pas moins de préparation en réalité. En revanche, à l’Assemblée nationale, la contrainte du temps m’oblige à écrire : si notre micro est coupé au bout de cinq minutes, cela incite à calibrer son propos. Mais cela nécessite un autre travail pour moi, de réflexion, de mémorisation. C’est une expérience des mots différente. A ce titre, mon souvenir de discours le plus fort fut le vote d’une loi sur la protection des femmes et des enfants victimes de violences conjugales, que j’avais l’honneur de porter. La préparation s’est passée ici-même, dans la bibliothèque. Comme rapporteur, je disposais de dix minutes de temps de parole. Deux heures avant, je relis mon discours préparé, et je le trouve affreusement en deçà des enjeux. Je me d…

Querelles et désaccords

Dans l’émission 13h15, le dimanche diffusée le 26 mars, nos confrères de France 2 se sont attardés sur une querelle entre Éric Ciotti et l’un de ses alliés en pleine Assemblée. Alors que le vote des motions de censure du gouvernement lundi 20 mars ont mis à jour des divisions profondes au sein du parti Les Républicains.

Début décembre, le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, et le député Les Républicains, Aurélien Pradié, se sont prêtés à des joutes verbales devant l’Assemblée nationale.

Aurélien Pradié, le jeune secrétaire général des Républicain, irrite au sein de son clan, souligne Le Point ce lundi 11 août.

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